lundi 11 novembre 2019
Française des jeux : piège à gogo et martingale pour la finance
Faites vos jeux, il y a tout à perdre
L'opération
de vente de 50 % des actions de la Française des jeux possédées par l'État
s'est ouverte le 7 novembre. Bruno Le Maire fait la promotion de l'actionnariat
populaire et joue les camelots pour appâter le client : il promet une
action offerte pour dix achetés avec une ristourne de 2 %. Certains
particuliers qui ont quelques économies se laisseront peut-être prendre à la
loterie du boursicotage.
Mais le
principal cadeau est destiné aux milieux financiers qui vont rafler le pactole
en mettant la main sur les milliards drainés par les jeux de hasards. Au jeu de
la privatisation, tout le monde peut jouer, mais à la fin, c'est la spéculation
qui gagne.
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actionnaires,
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SNCF : guichets SNCF en déshérence
Le parcours du combattant
L’existence d’un guichet grandes lignes n’est plus à Argenteuil qu’un lointain souvenir. Il faut aller dans quelques gares du réseau et dans les gares parisiennes, pour la ligne J, la gare Saint-Lazare.
Mais même
dans ce dernier cas, il est de plus en plus difficile d’acheter un
billet dans les grandes gares parisiennes. Quand un voyageur se présente
pour acheter son billet TGV, il lui est désormais demandé s’il a pris
rendez-vous ! La SNCF a supprimé tant de postes de vente qu’elle
n’est même plus en mesure de répondre à la demande dans des conditions
acceptables.
Pour les
vendeurs, cette situation est devenue complètement ingérable. Il y a bien sûr
les voyageurs qui ne savent pas qu’il faut prendre rendez-vous et qui décident
d’attendre qu’il y ait un guichet libre. Résultat, les voyageurs sont excédés
et c’est invivable pour les vendeurs.
La SNCF a
deux objectifs : généraliser la vente sur Internet pour faire baisser le
coût des guichets de vente des billets et réserver l’espace dans les gares à
des boutiques qui lui payent des loyers particulièrement élevés. L’intérêt
des voyageurs et des agents, ce n’est évidemment pas son problème.
Réseau routier du Val d’Oise : le conseil départemental décide, mais fait payer en partie la commune d’Argenteuil via la municipalité consentante
Largesse étonnante, ça ne tourne vraiment pas rond
Régulièrement, nous mettons
l’accent sur le peu d’intérêt porté par le conseil départemental du Val d’Oise
à Argenteuil, à travers la place minimum qu’elle octroie à cette dernières dans
son magazine Val d’Oise.
Mais
le numéro de ce mois-ci, d’une façon marginale certes, fait exception. Ainsi
dans la mini brève « un giratoire pour l’entrée de ville
à Argenteuil », celui-ci évoque le rond-point mis en place par le
conseil département pour la sortie et l’entrée sur l’A15. On y apprend que si
le coût du chantier est estimé à 1,5 million d’euros, la ville d’Argenteuil y
contribuera pour 437 500 euros. Une belle somme tout de même.
Mais
pourquoi une telle générosité de la part de la municipalité pour des travaux
qui relèvent uniquement de l’autorité et donc du budget départemental ?
dimanche 10 novembre 2019
Manifestation aujourd’hui contre les campagnes antimusulmans et contre tous les racismes
Manifestation
contre les campagnes antimusulmans et contre tous les racismes
Lutte ouvrière appelle à
participer aux manifestations organisées le 10 novembre contre le racisme et
l’islamophobie. A Paris, le cortège de Lutte ouvrière a rendez-vous à 13h
à Gare du Nord, à l'angle de la rue de Dunkerque et du boulevard de
Magenta.
Depuis plusieurs mois, un
concours de démagogie à fond raciste et xénophobe bat son plein dans le monde
politicien et médiatique, notamment sous forme d’attaques répétées contre les
musulmans.
Pour faire diversion face à la
montée du mécontentement social, Macron et ses ministres ont repris à leur
compte une partie des thèmes de campagne et du vocabulaire du Rassemblement
national, entretenant la confusion entre terrorisme, immigration, islam et la
question du voile. Ils sont relayés par tous les politiciens qui, à droite et à
l’extrême droite, cherchent à capter les voix de l’électorat le plus
réactionnaire.
La surenchère odieuse à laquelle
se livrent tous ces politiciens ne peut que renforcer les préjugés et les
comportements racistes, et encourager les plus violents à passer à l’acte,
comme cela a été le cas lors de l’attentat commis contre la mosquée de Bayonne.
Il est indispensable de s’opposer à ces pousse-au-crime !
En participant à ces
manifestations, Lutte ouvrière tient à affirmer sa solidarité avec tous ceux
qui sont injustement pointés du doigt. Plus que jamais, il faut affirmer que
les travailleurs, quelle que soit leur origine ou leur religion, constituent
une même classe, avec les mêmes intérêts à défendre et un même combat à mener
pour s’émanciper et changer la société.
Départ
des amis de Lutte ouvrière d’Argenteuil
À 12 heures
15 devant le « Café des 2 gares »
Sortie
Orgemont gare d’Argenteuil-centre
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islamophobie,
racisme
1989-2019 : les murs anti-migrants ont remplacé le rideau de fer
Leur promesse d’ère de liberté… et la réalité
Une
clôture à Calais
Le 9 novembre 1989, lorsque le
mur de Berlin est tombé, commentateurs et dirigeants politiques promettaient
une ère de paix et de liberté. Trente ans plus tard, les murs se sont
multipliés dans le monde, notamment pour empêcher les migrants de franchir des
frontières : entre le Mexique et les États-Unis, entre l'Inde et le
Bangladesh...
En
Europe, il y a les clôtures de Ceuta et Mellila de l'Espagne face au Maroc, les
barrières anti-migrants en Grèce, en Bulgarie, en Hongrie ou encore à Calais
pour tenter d'empêcher des exilés de rejoindre le Royaume-Uni.
Un monde
où les pays riches s'entourent de barbelés pour empêcher les plus pauvres de
chercher un avenir meilleur, c'est un monde à renverser !
Libellés :
Guerre froide,
Seconde guerre mondiale
Football féminin : la révolte des joueuses pour l’égalité salariale
Footballeuses de tous pays, unissez-vous !
En Espagne, les joueuses de
première division ont voté une grève reconductible à partir du 16 novembre pour
l'égalité salariale avec les hommes. De plus en plus de clubs leur font des
contrats à temps partiel, payés 8 000 euros par an en moyenne. Elles
réclament un minimum de 12 000 euros par an.
Les footballeuses danoises,
elles, ont refusé de jouer un match déterminant avec la Suède pour obtenir les
mêmes droits que les hommes. Dans plusieurs pays, des joueuses ont dû se
mobiliser pour être simplement payées, comme au Nigeria. Et au printemps
dernier, les joueuses jamaïcaines avaient popularisé le slogan "No pay,
no play" (pas de salaire, pas de jeu). Comme le disent les
footballeuses espagnoles : "Unidos, somos màs fuertes". Cela
se traduit, au féminin comme au masculin, « Unis nous sommes plus forts !
»
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sports
Argenteuil : rassemblement samedi 16 novembre pour la défense des services nécessaires à la population
Services publics en déroute, comme DAB
Dans nos rencontres avec les d’Argenteuillais
à propos de la situation des services publics et autres nécessaires à la
population, un habitant nous a raconté la galère qu’il avait connu un matin
pour retirer de l’argent à un distributeur automatique, il y a plusieurs
semaines.
Ce
matin-là, il découvre successivement que les DAB de l’ancienne poste de la
rue de la poste et ceux de la poste Carême-Prenant ont été fermés. Avenue de
Stalingrad, celui de feu la poste, il constate qu’ils ont connu le même sort. Il
se dirige alors vers le nouveau bureau du premier étage du centre commercial
Côté Seine. Fou de rage, il constate alors que les deux distributeurs sont à ce
moment-là « en panne ».
Ce
n’est ni un gag ni un clip, cela illustre malheureusement le recul drastique de
ce type de services dont la population ne peut pourtant pas se passer. DM
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