vendredi 8 novembre 2019

Logement insalubre : aucune urgence pour les autorités


L’argent public ? Réservé au grand patronat et à la bourgeoisie


Rue d'Aubagne à Marseille

L'effondrement de Marseille avait mis en lumière le scandale des logements vétustes et insalubres dans lesquels vivent des centaines de milliers de familles populaires. Deux jours après ce drame, un bâtiment s'était effondré à Charleville-Mézières dans les Ardennes. A l'échelle du pays le nombre de logements insalubres est estimé entre 400 000 et 600 000, un chiffre parfaitement connu des autorités publiques.
Depuis un an rien n'a été entrepris, aucun plan d'urgence n'a été déclenché. Comment s'en étonner ? Pour le gouvernement, l'urgence est de baisser les allocations chômage, remettre en cause les retraites déjà insuffisantes et montrer du doigt les migrants. Quant à l'argent public, il est réservé au grand patronat et à la bourgeoisie.

5 décembre, on en discute, on le prépare


Du 5 décembre, partout, à Argenteuil comme ailleurs, nous devons discuter, échanger, préparer




À l’origine de militants syndicaux ou pas, de nombreuses initiatives se développent actuellement pour discuter de la journée de grève interprofessionnelle du 5 décembre et de ses suites. Car la question qui se pose aujourd’hui est celle de la construction du rapport des forces nécessaire pour imposer l’arrêt des attaques du gouvernement, porte-parole du grand patronat.
         Comme nous l’écrivons cette semaine dans un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière : « La journée de lutte interprofessionnelle du 5 décembre a été appelée au départ sur la seule question des retraites mais elle pourrait devenir l’occasion d’exprimer le mécontentement accumulé dans de nombreux secteurs et de nombreux domaines face à la politique du patronat et du gouvernement. En tout cas ce dernier craint visiblement que cette journée soit l’occasion de l’explosion de la cocotte-minute sociale, selon l’expression de certains commentateurs. C’est pourquoi non seulement il préfère ne parler que de la question des retraites, mais il cherche à la faire paraître moins explosive par l’annonce de quelques reculs.
Au contraire, pour les travailleurs, la journée du 5 décembre peut être l’occasion de se retrouver tous ensemble, de manifester massivement contre la politique du patronat et du gouvernement. Elle peut être l’occasion de rassembler leurs forces et de se préparer au combat nécessaire pour mettre cette politique en échec. »
         De cela, il nous faut effectivement discuter. Demain matin vendredi, devant la mairie, à partir de 10 heures 30, l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil sera ainsi présente face à la mairie. Et l’initiative de se rassembler le samedi 16 novembre devant le bureau de poste aujourd’hui à louer au 27 rue Antonin-Georges Belin sera aussi l’occasion de ces échanges nécessaires, non seulement pour la défense des services publics utiles à la population dont le recul est un aspect de la dégradation de la condition ouvrière, mais aussi de tous les autres aspects de ce recul.

EuropaCity : projet abandonné = victoire de la combativité et de la détermination


Bravo à tous les militants qui se sont opposés au projet



Le gouvernement a annoncé l’abandon du projet EuropaCity, ce projet pharaonique qui concernait un espace encore rural au nord de Paris, sur la commune de Gonesse, même s’il n’abandonne pas en revanche l’idée d’urbaniser ce « Triangle de Gonesse ».
         Certes on ne connaît pas les dessous de cette affaire initiée par le groupe Auchan qui connaîtrait actuellement des difficultés financières.
         Mais en tout cas, c’est une belle victoire pour les opposant à ce projet qui ont agi avec obstination pour l’abandon dudit projet. Sans eux, sans leur action déterminée, l’annonce d’aujourd’hui n’aurait pas eu lieu. Bravo à eux.
         Mais cela est en encouragement pour tous ceux qui luttent contre les projets socialement inutiles.
         C’est un encouragement, ici à Argenteuil, pour les militants dont nous sommes, et les habitants, qui depuis 2016, se sont mobilisés pour l’abandon du projet « Cap Héloïse » et la défense de la salle des fêtes communale Jean Vilar. DM

jeudi 7 novembre 2019

5 décembre : Retraites, salaires, emplois : pour un mouvement d’ensemble ! Un article dans le numéro de cette semaine de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Retraites, salaires, emplois : pour un mouvement d’ensemble !

06 Novembre 2019

Les projets gouvernementaux en matière de retraite sont clairs comme de l’encre pour les modalités concrètes, et limpides comme de l’eau de roche quant aux intentions politiques. Si chaque travailleur se demande à quelle sauce il sera mangé, tous savent qu’elle sera amère. 



Les réformes envisagées se résument en effet à reculer l’âge de départ en retraite et à diminuer les pensions. Il s’agit de faire encore baisser la part de la richesse produite qui revient aux travailleurs, actifs ou retraités, et par là même d’augmenter celle qui revient aux capitalistes Tous les discours, débats et discussions, sur les régimes spéciaux, l’équité, l’âge pivot, le trou dans les caisses et la démographie, ne sont que littérature pour masquer ce qui est une attaque patronale.
Le problème de Macron est de faire accepter ce recul aux travailleurs, sans à-coups et sans révolte. Mais cette attaque vient après de nombreuses autres. Elle est de plus le fait d’un gouvernement et d’un président particulièrement durs aux pauvres et doux aux riches. Les fortunes de ces derniers sont insolentes, alors même que les vagues de licenciements continuent et que les services publics, santé, enseignement, transports, sont au bord de l’explosion. Après les coups de colère à la RATP et à la SNCF, avant la manifestation de la Santé le 14 novembre et la journée interprofessionnelle du 5 décembre, le gouvernement se montre donc quelque peu prudent.
Delevoye, rapporteur du projet sur les retraites et chargé de le faire appliquer, parle désormais de la « clause du grand-père », qui ferait que le nouveau système ne s’appliquerait, au moins à la SNCF, qu’aux nouveaux embauchés. Il laisse même entendre, appuyé en cela par des représentants patronaux, que cette clause pourrait s’appliquer à d’autres secteurs. Certains de ceux-ci conseillent en effet la prudence, considérant qu’une épreuve de force du genre de celle de l’hiver 1995 serait inutilement coûteuse.
La journée de lutte interprofessionnelle du 5 décembre a été appelée au départ sur la seule question des retraites mais elle pourrait devenir l’occasion d’exprimer le mécontentement accumulé dans de nombreux secteurs et de nombreux domaines face à la politique du patronat et du gouvernement. En tout cas ce dernier craint visiblement que cette journée soit l’occasion de l’explosion de la cocotte-minute sociale, selon l’expression de certains commentateurs. C’est pourquoi non seulement il préfère ne parler que de la question des retraites, mais il cherche à la faire paraître moins explosive par l’annonce de quelques reculs.
Au contraire, pour les travailleurs, la journée du 5 décembre peut être l’occasion de se retrouver tous ensemble, de manifester massivement contre la politique du patronat et du gouvernement. Elle peut être l’occasion de rassembler leurs forces et de se préparer au combat nécessaire pour mettre cette politique en échec.

                                          Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2675)

Travailleurs immigrés : Macron court après l'électorat de Le Pen. Nathalie ARTHAUD en débat sur LCI hier midi

LVMH : Voilà où se trouve le « pognon de dingue »


Et tout cela sans rien faire


Bernard Arnault, patron de LVMH

L'industrie du luxe et la fortune de ses actionnaires atteignent des sommets. La valeur en bourse du groupe LVMH a augmenté de 50% en 2019 et vient de dépasser les 200 milliards d'euros. Du coup, la fortune personnelle de Bernard Arnault, son principal actionnaire, a bondi de 30 milliards depuis janvier. Elle approche les 100 milliards. En 2019, sans rien faire, Arnault a gagné 100 millions chaque jour, soit le SMIC chaque seconde même en dormant.
Il est le digne représentant de cette classe qui s'enrichit sans limite grâce à l'exploitation de ses employés. Exproprier ces grandes fortunes est le seul avenir possible.

Balkany toujours à la Santé : une sorte de « Balkanython » est lancé


Des gens qui n'ont jamais de mots assez durs contre les pauvres



« Nous n'avons plus un rond, ni en France, ni à l'étranger » : voici le cri de détresse qu'ont osé les Balkany. Pour payer la caution de 500 000 euros nécessaire à la sortie de prison du maire de Levallois-Perret, ils ont lancé des cagnottes en ligne. Ces politiciens de droite qui n'ont jamais de mots assez durs contre les chômeurs qu'ils appellent des assistés font maintenant appel à la charité.
Une association de soutien vient même d'être déposée en préfecture, pour éviter, comme l'a expliqué Isabelle Balkany, que des donateurs se fassent « gruger »... On se demande bien par qui : des margoulins plus culottés que les Balkany eux-mêmes ? On en trouve ?

Argenteuil, piscine Gagarine, une ouverture qui tarde et qui ne réussira pas à faire face aux besoins d’une ville de 115 000 habitant.


Ne pas confondre vitesse et précipitation


Jolie piscine Gagarine, mais c'est à Villejuif...

Le vieux bassin de la piscine Youri Gagarine, ouvert en 1969, mais fermé depuis des années, est en passe d’être rénové et d’être utilisé à nouveau. Ce ne sera pas trop tôt. La situation des équipements aquatiques de la commune est indigne d’Argenteuil, ville de 115 000 habitants, en particulier du fait que la piscine Gagarine sert prioritairement à l’apprentissage de la natation pour les scolaires. Un équipement supplémentaire sur la Ville ne serait vraiment pas de trop.
Après des reports successifs, le maire d’Argenteuil promettait début octobre que l’ouverture du bassin rénové était dorénavant pour bientôt. Il parlait de décembre prochain. Aux dernières nouvelles, elle n’aura lieu qu’en mars 2020… au moment des prochaines élections, histoire sans doute de tenter de ferrer dans le bassin quelques électeurs.
Chacun espère cette réouverture, mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.
Ainsi, on nous informe que la peinture des vestiaires de cette partie de la piscine qui viennent eux aussi d’être rénovés présentent déjà des malfaçons avec des cloques en guise de peinture ! DM (Quant à l’ouvrier blessé il y a plusieurs semaines en tombant de la toiture, il va apparemment mieux, avec une jambe cassée tout de même)