lundi 14 octobre 2019

SNCF, banlieue de Paris : Argenteuil, maltraitée, comme bien d’autres villes populaires


Les plus aisés et le populaire



A Argenteuil, de tourniquet en tourniquet, c’est blindé pour arriver sur les quais. Mais à Asnières, le passage souterrain est toujours ouvert comme autrefois ici.
Et cela pose-t-il des problèmes ? Cela aurait même tendance à les éviter. Alors, pourquoi ? Vive Asnières !

Apparemment, il faut des embauches


Puisque nous parlons tourniquet, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à la gare d’Argenteuil. Vous êtes en règle, vous avez votre ticket. Arrivé à Argenteuil, vous voulez sortir sur le quai, côté bus, en haut. Mais votre ticket ne vous permet pas de sortir, et vous êtes obligé de sortir en bas. L’appareil du haut n’a pas été réglé pour qu’il n’y ait pas de problème.
Un coup de Pécresse qui paraît-il n’aime pas les tickets-papier ?



Concours

Le maire d’Argenteuil a déclaré, selon Le Monde, que les trains pouvaient mettre moins de 10 minutes pour arriver à Argenteuil de Paris-Saint-Lazare.
         C’est peut- être vrai sur le papier pour les directs, et encore. Mais dans la réalité, jamais.
         A vos chronos. Si on a tort, on le dira.
         Quant au maire d’Argenteuil, pour le savoir, prend-il vraiment le train ?

dimanche 13 octobre 2019

Michelin en guerre contre les emplois


1,6 milliard de profit et ils licencient ?



Michelin a annoncé la fermeture de l'usine de la Roche-sur-Yon en Vendée. 619 emplois sont directement menacés sans compter les nombreux travailleurs sous-traitants. Premier fabricant mondial de pneus, Michelin roule sur l'or avec des profits qui ont atteint 1,6 milliard d'euros. Quand Michelin invoque le manque de rentabilité, c'est un mensonge grossier. Quant à la concurrence des autres fabricants, si elle fait rage dans cette économie en crise, ce n'est pas la faute des travailleurs. Ce n'est donc pas à eux d'en payer conséquences.
Des dizaines d'ouvriers rassemblés devant l'usine ont crié cela au directeur de Michelin France. La mobilisation ne fait que commencer !

Lutte de classe : Travailleurs français, travailleurs immigrés, une classe ouvrière ! Notre tract de rencontre avec les habitants lors de nos activités d’hier sur Argenteuil


LUTTE OUVRIERE                                                                                 
Macron et Le Pen : deux ennemis des travailleurs
Travailleurs français et immigrés, une seule classe ouvrière
Profitant de l’attentat à la préfecture de police de Paris et du débat sur l’immigration à l’Assemblée nationale, le Rassemblement National est reparti dans sa surenchère sécuritaire et ses amalgames contre les musulmans et les immigrés.
Pour Le Pen fille, tout est toujours la faute de l’étranger, de l’immigré, du musulman. Jamais du grand patronat ! Jamais des fabricants de chômage, jamais des exploiteurs qui baissent les salaires et imposent la précarité pour augmenter les dividendes et les fortunes d’une minorité.
Comme Macron, Le Pen ne mettra jamais en cause le parasitisme des capitalistes. Par contre, ils ont en commun leur dévouement aux plus riches et à la société bourgeoise. Et désormais, ils ont un autre point commun : l’utilisation de la démagogie anti-migrants.
Les macronistes répètent également les âneries des lepénistes et de la droite sur les prétendus abus de l’aide médicale d’État (AME), qui permet aux étrangers sans-papiers d’accéder à certains soins. En fait, cette « aide » rembourse uniquement les tarifs de base de la Sécurité sociale, et sert, pour 70 %, à des soins hospitaliers liés à la tuberculose, au sida et aux accouchements. Comme l’expliquent tous les médecins, l’AME relève de la santé publique.
S’il y a un problème, il concerne les femmes et les hommes forcés de migrer parce qu’ils ne peuvent pas vivre dans leur pays, qui risquent leur vie pour atteindre l’Europe et que le gouvernement transforme en parias. Il concerne ces travailleurs qui, des années durant, font tourner les cuisines des grands restaurants, blanchissent les draps des palaces, acheminent les colis de Chronopost ou livrent des repas, pour des salaires de misère. Ils font fonctionner l’économie, cotisent et payent des impôts sans avoir de droits en retour. Alors, dire que l’immigration coûte cher est une sinistre plaisanterie.
Les travailleurs immigrés forment depuis toujours la partie la plus exploitée de la classe ouvrière. Sans eux, pas un chantier du bâtiment, pas une société de nettoyage ou de sécurité, pas une usine automobile ne fonctionnerait.
Il n’est pas rare de compter 10, 20 nationalités différentes dans une seule usine. Cela fait autant de langues et de cultures différentes. Mais c’est la même fatigue, les mêmes galères financières pour tout le monde. Et quand on est travailleur, on partage les mêmes intérêts fondamentaux : conserver son emploi, défendre son salaire et ses conditions de travail. 
Cette même condition ouvrière nécessite de faire bloc et de s’opposer au patronat qui, lui, cherche à diviser les travailleurs et à les affaiblir. Il faut s’opposer à tous ceux qui, par bêtise raciste ou par communautarisme, contribuent à cette division et font le jeu du patronat.
Politiquement, cela nécessite de rejeter dos à dos les Macron et les Le Pen. Désigner un bouc émissaire, diviser le monde du travail, c’est vieux comme l’exploitation. Ceux qui jouent à cela sont les ennemis du monde du travail. 

Le combat contre le projet « Cap Héloïse » continue. Le complexe Jean Vilar, complexe municipal des fêtes, est toujours debout. Rien n’est perdu. Pour être tenu informé régulièrement de ce combat, lisez notre blog « lo argenteuil » !

Lutte ouvrière participera aux élections municipales de mars 2020 à Argenteuil comme dans de nombreuses villes du pays, pour faite entendre notre camp, le « camp des travailleurs », ses intérêts, ses luttes, son organisation nécessaire.

Lisez le blog Lutte Ouvrière Argenteuil : « lo argenteuil »
Contact avec LO-Argenteuil :
MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64
                                                                                              Impr. Sp. LO le 11.10.19   

Extrême droite, mais pas seulement : le bacille de la peste brune


Ceux qui entretiennent la xénophobie, que d'autres traduisent par des actes criminels odieux



Lundi 7 octobre, des graffitis anti-migrants et antisémites ont été découverts sur une mairie en Alsace. En Allemagne, mercredi 9, un homme se revendiquant d'extrême droite a abattu deux personnes dans un restaurant turc après avoir tenté d'entrer dans une synagogue pour provoquer un carnage. La haine des juifs et des étrangers, au nom de la protection de la nation et de la défense de la « race blanche », fait des ravages.
Les dirigeants politiques au pouvoir en Allemagne et en France ont condamné ces actes de façon unanime. Mais de la part de chefs d'État qui reprennent à leur compte les discours présentant les migrants et l'immigration comme « un problème », c'est d'un cynisme sans nom. Par leur politique anti-ouvrière et par leur démagogie contre les travailleurs immigrés, ils entretiennent la xénophobie, que d'autres traduisent par des actes criminels odieux.

La Réunion, Mayotte : eau potable à Mayotte : un luxe et bientôt... un rêve !


Un accès à l’eau potable problématique



À Mayotte au moins un tiers de la population n’est toujours pas raccordée à l’eau au robinet : certains s’approvisionnent sur des bornes fontaine (installées après une épidémie de choléra il y a quelques années), d’autres dans des rivières ou des puits. Selon une experte, dans un quartier de Tsoundzou, commune de Mamoudzou, les gens puisent dans une rivière pleine de déchets : ils sont tous malades ! En fait, quelle que soit la source d’approvisionnement une grande partie des habitants se plaint fréquemment de nuisances plus ou moins graves : maux de ventre, vomissements ou diarrhées.
L’Agence régionale de Santé se contente d’assurer qu’au vu des prélèvements effectués, l’eau du robinet et des bornes fontaines (60 seulement en état de marche sur 100) est de bonne qualité.
Pour ceux qui sont connectés au réseau, les coupures sont très fréquentes. Elles peuvent parfois durer des mois. Ainsi, pendant l’hiver 2016/2017, une partie des habitants n’a eu accès à l’eau potable au robinet qu’un jour sur trois. Actuellement, la production est au maximum. Les deux retenues collinaires de Dzoumogné et de Combani sont en train d’être vidées. Conséquence : le distributeur SMAE, filiale de Vinci, procède déjà à des coupures par endroits et cela ne va pas s’arranger, s’il ne pleut pas en forte quantité très prochainement.
Après les coupures de 2016/2017, les autorités, jamais avares de belles promesses, avaient prévu, dans leur « plan d’urgence eau », de construire une troisième retenue collinaire, d’ouvrir une nouvelle usine de désalinisation, de relier les réseaux du Nord et du Sud et de réhabiliter quatre forages. Cela n’a toujours pas été fait. Et ce alors que la consommation d’eau augmente tous les ans.
L’eau est une machine à profit pour une grande multinationale, qui exploite les travailleurs mahorais et facture l’eau beaucoup plus cher que partout ailleurs en « France ».
En attendant c’est la population qui paie l’incurie manifeste des pouvoirs publics et ce sont les actionnaires de Vinci qui empochent.
C’est ça le capitalisme pourrissant.

Argenteuil, des hauts cadres territoriaux de la Ville qui quittent le navire


Sauve qui peut

 
En l'occurrence extrêmement dommageable

A Argenteuil, de nombreux employés de la Ville, membres de la fonction publique territoriale aimeraient muter dans une autre commune, mais c’est loin d’être possibles. En revanche, bien d’autres possibilités s’offrent apparemment pour le haut encadrement de l’administration municipale.
         Ainsi, à une encablure des élections municipales, la directrice générale des services a quitté le navire pour des lieux climatiques plus clément.
         Autre poste important dans une collectivité locale, celui de la direction dite des « ressources humaines », et bien, il n’est plus occupé par sa titulaire qui l’occupait depuis guère de temps. Elle est sur le départ. C’est pourtant un poste essentiel pour les régularisations d’embauches, et autres problèmes administratifs.
         Au niveau symbolique encore plus grave si l’on peut dire, le départ de la directrice des médiathèques. En quelques années, quatre titulaires ont occupé ce poste, alors qu’auparavant, il avait été occupé par la même personne durant près de 18 ans !
         En tout, une instabilité préjudiciable au fonctionnement d’un service public essentiel pour la population. Il est vrai que cela est à l’image d’une instabilité municipale qui, à ce niveau, bat tous les records de départs ou de ruptures, en tout cas en comparaison avec la municipalité précédente. DM