mardi 1 octobre 2019

Ford : licenciements, mais des subventions publiques non récupérées


Les élus de Bordeaux Métropole à plat ventre devant Ford



Les collectivités de Bordeaux Métropole ont passé un accord avec Ford Aquitaine Industries qui vient de fermer son usine de Blanquefort. Elles ont accepté de renoncer au remboursement de 50 millions d’aides publiques empochées par Ford entre 2013 et 2018. En échange, pour solde de tout compte, Ford s’engage à verser 18 millions d’euros pour la réhabilitation du site.
Les élus versent donc à Ford une prime de licencieur de 32 millions d’argent public, alors que ce serait à lui de payer aux près de 900 travailleurs du site, plus 2000 emplois induits, les dégâts occasionnés par la fermeture.
C’est ce que le représentant de Bordeaux Métropole appelle « une sortie honorable et acceptable ».  Le mot "honneur" est à réserver à ceux qui se battent contre l’inacceptable, les travailleurs de Ford et ceux qui les soutiennent. Le contraire des larbins de Bordeaux Métropole.

Pénurie de médicaments : la santé malade du profit. Un article de notre hebdomadaire de cette semaine


Pénurie de médicaments : la santé malade du profit

25 Septembre 2019

Édouard Philippe a reçu, jeudi 19 septembre, les représentants des laboratoires pharmaceutiques, « afin de les engager à prendre des mesures contre les pénuries de médicaments ».
Ces pénuries sont en effet devenues chroniques, au point de devenir un véritable problème de santé publique. Alors que 44 pénuries avaient été signalées en 2008, il y en a eu 868 en 2018, et l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) prévoit qu’en 2019 elles pourraient concerner 1 200 médicaments aussi indispensables que des vaccins, des antibiotiques, des antiparkinsoniens, des anticancéreux…
Ces pénuries sont la conséquence des pratiques des industriels du secteur pharmaceutique. Comme n’importe quels groupes capitalistes, les laboratoires cherchent par tous les moyens à augmenter leurs profits, en diminuant le plus possible les coûts, en limitant les stocks. Par souci de rentabilité, certains médicaments sont produits par une seule usine dans le monde, avec le risque que le moindre problème de production ou de transport entraîne une pénurie. Les laboratoires peuvent aussi décider d’arrêter la production d’un médicament qui ne leur rapporte pas assez, mettant ainsi en danger la vie des malades.
À l’issue de la réunion avec les industriels, le gouvernement a annoncé qu’il voulait imposer aux entreprises de constituer entre deux et quatre mois de stocks pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Il prévoirait aussi des sanctions financières pour les laboratoires n’ayant pas prévenu suffisamment à l’avance l’ANSM d’une pénurie, ou ne proposant pas de solutions alternatives.
Ces sanctions n’ont pas encore été fixées et il faudra attendre début octobre pour en savoir davantage. Mais on peut douter de la réelle volonté du gouvernement de s’en prendre aux géants de l’industrie pharmaceutique, quand on voit qu’il a confié le soin de réfléchir à des solutions concrètes à un prétendu expert, Jacques Biot, qui a fait toute sa carrière comme dirigeant et lobbyiste de ces entreprises. Il est vrai qu’on n’est jamais aussi bien servi que par les siens.

                                          Hélène COMTE (Lutte ouvrière n°2669)

Chiens d’avalanches et de secours en montagne, leurs maîtres obligés à faire la manche


Pour une poignée d’euros



L’association des maîtres-chiens d’avalanche de l’Isère vient de lancer une souscription en ligne afin d’acheter le matériel qui leur est nécessaire pour intervenir en montagne et sauver des vies. Les subventions de l’Etat sont insuffisantes et les maîtres-chiens doivent trouver… 5 000 euros ! C’est une somme bien mince, à comparer aux bénéfices que peuvent engranger les stations de skis, alors qu’une grande partie des accidents sont en hors-piste autour de ces stations.
     Jusqu’au dernier endroit perdu de montagne, la loi du marché s’applique : les fortunes sont privées, mais ce qui ne rapporte pas d’argent est public ou… confié à la charité.

Conseil municipal d’Argenteuil et affaire Jean Vilar : Georges Mothron décide une suspension du processus


« Une mise entre parenthèses », certes provisoire, mais qui ne peut que satisfaire les opposants que nous sommes

 
A l'appel du Comité Jean Vilar



Comme tout le laissait à prévoir depuis plusieurs mois, la municipalité n’a pas envie que la question de la défense du complexe municipal jean Vilar et de la sauvegarde de L’Île Héloïse vienne perturber une campagne électorale des prochaines municipales qui s’annonce très difficile pour elle. Certes, le préfet du Val d’Oise, en infirmant dernièrement les conclusions très défavorables du commissaire enquêteur, lui a compliqué la tâche. Mais elle vient de trouver la parade. C’est bien ce que nous disions, elle va mettre entre parenthèse le sujet dans les mois qui viennent, et on peut imaginer, jusqu’aux élections municipales.
         C’est ce que le maire d’Argenteuil a annoncé hier au soir dans son intervention préliminaire au conseil municipal.
         Bien évidemment, il a fallu qu’il justifie ce qui ne peut apparaître tout de même que comme une reculade.
         D’abord, il a indiqué qu’il n’était « ni sourd  ni aveugle », ce que nous sommes contents d’apprendre à propos de son état de santé. Il décide donc « un sursis à statuer » et repousse la délivrance d’un permis de construire, ce que lui permettait pourtant la décision préfectorale. Il s’engage à organiser une consultation publique, à l’aide d’un cabinet « indépendant » (comme de bien entendu !). Il s’agira d’opérer un sondage sur la transformation de la Ville et bien sûr sur le projet Cap Héloïse… Ce que sera ce dernier, mystère et boule de gomme !
         En tout cas, tout ce qui allonge les délais est une victoire pour les opposants à ce projet sans queue ni tête. Ce dernier devait être achevé en 2019. Nous pouvons constater le résultat de notre mobilisation.
         De nouveaux obstacles certes nous attendent. Mais avec la population informée et mobilisée, tous les espoirs sont permis. D’autant plus que l’affaire Jean Vilar, très révélatrice des manières de ce types d’édiles, sera au cœur de la campagne électorale qui s’annonce. DM

(Demain, une brève sur l’étonnante attitude de l’ancien maire d’Argenteuil lors de ce conseil, sur ce sujet)

lundi 30 septembre 2019

Conseil municipal d’Argenteuil et affaire Jean Vilar : Georges Mothron décide une suspension du processus


« Une mise entre parenthèses », certes provisoire, mais qui ne peut que satisfaire les opposants que nous sommes

 

Comme tout le laissait à prévoir depuis plusieurs mois, la municipalité n’a pas envie que la question de la défense du complexe municipal jean Vilar et de la sauvegarde de L’Île Héloïse vienne perturber une campagne électorale des prochaines municipales qui s’annonce très difficile pour elle. Certes, le préfet du Val d’Oise, en infirmant dernièrement les conclusions très défavorables du commissaire enquêteur, lui a compliqué la tâche. Mais elle vient de trouver la parade. C’est bien ce que nous disions, elle va mettre entre parenthèse le sujet dans les mois qui viennent, et on peut imaginer, jusqu’aux élections municipales.

         C’est ce que le maire d’Argenteuil a annoncé hier au soir dans son intervention préliminaire au conseil municipal.

         Bien évidemment, il a fallu qu’il justifie ce qui ne peut apparaître tout de même que comme une reculade.

         D’abord, il a indiqué qu’il n’était « ni sourd  ni aveugle », ce que nous sommes contents d’apprendre à propos de son état de santé. Il décide donc « un sursis à statuer » et repousse la délivrance d’un permis de construire, ce que lui permettait pourtant la décision préfectorale. Il s’engage à organiser une consultation publique, à l’aide d’un cabinet « indépendant » (comme de bien entendu !). Il s’agira d’opérer un sondage sur la transformation de la Ville et bien sûr sur le projet Cap Héloïse… Ce que sera ce dernier, mystère et boule de gomme !

         En tout cas, tout ce qui allonge les délais est une victoire pour les opposants à ce projet sans queue ni tête. Ce dernier devait être achevé en 2019. Nous pouvons constater le résultat de notre mobilisation.

         De nouveaux obstacles certes nous attendent. Mais avec la population informée et mobilisée, tous les espoirs sont permis. D’autant plus que l’affaire Jean Vilar, très révélatrice des manières de ce types d’édiles, sera au cœur de la campagne électorale qui s’annonce. DM

 

(Demain, une brève sur l’étonnante attitude de l’ancien maire d’Argenteuil lors de ce conseil, sur ce sujet)

Rouen, Lubrizol : une inquiétude plus que justifiée


Pour la sécurité comme pour le reste, ah bas le secret des affaires !




A Rouen, après l’incendie de l’usine Lubrizol et la pollution qui est retombée sur tout l’environnement, l’inquiétude règne parmi la population. Les déclarations des autorités, qui expliquent qu’il n’y a pas de risque grave, n’ont rien de rassurant.
L’inquiétude est légitime. La recherche du profit conduit les industriels à prendre des risques vis-à-vis de tous, tout en cultivant le secret sur leurs affaires.
Imposer la transparence complète sur leurs agissements est une nécessité et la première disposition permettant de mesurer exactement les risques… et de les prévenir.

Voir l’article du site Lutte ouvrière.org que nous avons reproduit sur notre blog hier

Risques Seveso, l’Ile de France pas épargnée


Pas moins de 7 sites classés Seveso à proximité d’Argenteuil




Argenteuil se trouve en proximité directe du port de Gennevilliers qui présente de très nombreuses sources de dangers et de pollutions. Celle en particulier dues à la diffusion d’énormes quantités de particules fines. Les entreprises de traitement des déchets et autres centrales à béton sont nombreuses sur le port. Mais ce n’est pas tout…
         Cette partie du département des Hauts de Seine concerne à elle seule 7 sites répertoriés Seveso dont un au moins à seuil haut, celui de Total justement dans le port de Gennevilliers.
         L’enquête environnementale du préfet de région, très négative quant au projet Cap Héloïse, et nous-mêmes, avions rappelé que l’usine Safran-Snecma à 300 mètres face à la rive Héloïse était classé Seveso, certes « seuil bas », mais tout de même risque Seveso.
         Cela devrait donner à réfléchir à ceux qui veulent densifier à l’extrême l’espace de ce côté-là du fleuve, et exposer le public visé encore plus en proximité du site Safran-Gennevilliers !
         Mais peut-être que le préfet du Val d’Oise n’est pas au courant…

Aigle Azur, les salariés victimes des vautours du transport aérien


Quand le malheur des uns fait les profits des autres.



Aucune offre de reprise n’ayant été acceptée par la justice, les 1 150 salariés d’Aigle Azur se retrouvent jetés à la rue après la liquidation de l’entreprise. Le sort de ceux de la compagnie XL Airways se trouve également suspendu au bon vouloir des financiers et des juges.
Mais les compagnies aériennes, elles, se frottent déjà les mains, et notamment Air France, qui va récupérer la plus grosse partie des 10 000 créneaux de décollage à Orly dont disposait Aigle Azur. Le malheur des uns fait les profits des autres.