lundi 6 mai 2019

Mai 2019 : notre agenda militant


Le 9 mai

Les travailleurs de la fonction publique en grève

 
 

Le 10 mai

Avec Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER
 

 

Le 16 mai, à Argenteuil

Une belle réunion à venir

 

Le 26 mai

Contre le grand capital, faire entendre le camp des travailleurs

 


Argenteuil : renouvellement du conseil des sages et autres, quand la démocratie locale se réduit à pas grand-chose


Cela existe… surtout sur le papier

 


Ce ne sont pas les organismes de « démocratie » dite « participative » qui manquent sur Argenteuil. Du conseil des enfants au conseil des sages, il n’y en a pas moins de 7, et pour tous les âges.
         Il serait intéressant de connaître le bilan de ces différents organismes, en particulier des comités de quartier, et celui des anciens, pardon des « sages », qui ont sans doute l’activité la plus réelle.
         Ce dernier est en cours de renouvellement. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 15 mai prochain. Apparemment, cela ne se bouscule pas au portillon.
         Des habitants qui sont prêts à passer du temps pour suivre les affaires municipales, il y en a de tous âges. Mais encore faut-il qu’ils aient l’impression, à défaut même de tenir compte de leur avis, qu’on le leur demande, et non pas sur des sujets totalement annexes, mais sur des questions de fond concernant l’avenir de la Ville.
         Des sujets comme la question des implantations commerciales, celle des limites d’une urbanisation à tout crin, celle des services publics utiles non seulement aux anciens mais à tous, l’avenir de l’île Héloïse, celui de la salle Jean Vilar…
         Quand on a l’impression de se réunir pour des questions totalement annexes, alors que les vrais sujets sont discutés ailleurs et jamais en amont, on se réunit, puis on se réunit de moins en moins, et ces organismes finissent par n’« exister » plus alors que sur le papier.
           A ce moment-là, il reste à prendre la parole directement, individuellement bien sûr, mais surtout collectivement.

dimanche 5 mai 2019

Castaner : premier flic et premier menteur de France


Pris la main dans le sac des témoignages et des images



Devant l’évidence des faits révélés par les témoignages et les images sur les incidents survenus le 1er mai dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le ministre de l'Intérieur a concédé qu’il n’aurait « pas dû employer le mot attaque ». Mais c’était pour ajouter qu’il aurait dû parler d' « intrusion violente ». La seule violence en l’occurrence venait des charges policières. Répéter 100 fois un mensonge n’en fera pas davantage une vérité.


Et comme chaque samedi, deux photos de notre ami H.


 

1er mai : des « bavures » policières qui révèlent une politique


Encouragés, des policiers qui s’en donnent à cœur joie



Avec la multiplication des images et des plaintes contre les agissements des policiers lors de la dernière manifestation du 1er mai à Paris, les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) vont avoir du travail. Un CRS lançant… un pavé, un policier giflant un manifestant, une matraque introduite dans le pantalon d’un autre manifestant. Avec le discours type guerre civile de Castaner et le sentiment d’impunité transmis à des troupes qui ne sympathisent pas toutes, loin de là, avec le mouvement ouvrier, il ne faut pas s’étonner de ces comportements.
La seule réponse du gouvernement à la colère  populaire, c’est la matraque pour défendre les classes riches. C’est ce qu’on appelle l’ordre social.

Carrefour, Auchan,… pour toujours plus de profits


Carrefour veut positiver encore plus ses profits



Après Auchan, c’est Carrefour qui confirme une saignée des emplois. S’appuyant sur la réforme du code du travail entré en vigueur en 2018, son PDG, Bompard, entend imposer le départ de 3000 salariés par la procédure de rupture conventionnelle collective. C’est un chiffre double de celui circulant jusque-là. Une nouvelle étape dans la guerre contre les travailleurs du groupe lancé notamment par le plan « Carrefour 2022 » approuvé par son conseil d’administration où siégeait un certain Bernard Arnault, un des principaux actionnaires du groupe, et où siégera désormais son fils. Donateurs généreux pour Notre Dame un jour, licencieurs toujours.

Fnac Metz : la direction espionnait les salariés


Quand on est un spécialiste de la caméra…



La Fnac ne vend pas seulement des caméras, elle en utilise pour fliquer ses propres salariés.
Des caméras dirigées vers les toilettes, vers le local syndical… voilà ce que dénoncent des salariés de la Fnac de Metz. Et cela a duré pendant six ans où les patrons locaux ont donc espionné les faits et gestes des salariés, et savoir ceux qui sollicitaient les syndicats.
Depuis septembre 2017, le slogan de la Fnac, c'est : « Fnac, c’est bon d’être curieux ». Fliquer les salariés ce n'est pas être curieux, c'est du flicage. Les salariés ne comptent pas en rester là.

Fake news : ce qui s’est passé mercredi 1er mai dernier : un cas tellement grossier qu’il fera école


Fake news !



Dernièrement, dans le cadre de son programme « Passerelle citoyenne », la municipalité organisait à la salle Jean Vilar une rencontre de jeunes avec la participation de spécialistes du sujet. L’intitulé exact de la rencontre était : « Fake news : Vrai ou faux ? Réalité ou manipulation ? ».
         Nous espérons que les jeunes présents auront été conquis par l’argumentation et la discussion de cet après-midi-là. En tout cas, ces derniers jours, ils auront pu mettre à l’épreuve ce qu’ils ont pu apprendre à cette occasion. Castaner, l’affaire de la Pitié-Salpêtrière, et le rôle des médias, leur ont proposé un beau sujet d’étude de « Fake news ».
         Vrai ou faux ?  Réalité ou manipulation ?  En tout cas, la réponse ne fait aucun doute.

Faux et manipulation. Vrai pour Castaner, et pour l’essentiel des grands médias.

Minable.

samedi 4 mai 2019

Niches fiscales : Macron Pinocchio et Medef Gepetto


Faire payer le monde du travail pour financer les profits



Lors de sa conférence de presse, destinée à conclure son « graaand débat », Macron avait laissé entendre que pour baisser l’impôt sur les revenus de 5 milliards d’euros, il s’en prendrait aux niches fiscales des entreprises. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir ce qu’il en était. Lors d’une rencontre avec le  Medef dans les locaux de l’organisation  patronale, le ministre de l’économie Le Maire a tenu à faire savoir qu’il ne toucherait ni à la manne du CICE, ni à celle du crédit recherche (CIR), ni à la baisse du taux d’impôt sur les sociétés. Il a affirmé que « la réduction des niches fiscales des entreprises n'est qu'une des sources de financement » et qu’il y a aussi pour financer ces 5 milliards la « réduction des dépenses publiques et l'augmentation du temps travaillé, avec une incitation à partir plus tard à la retraite… »  C’est-à-dire le rétrécissement des services au public et l'augmentation du temps de travail des salariés.
Faire payer les travailleurs, les chômeurs et les retraités pour financer les profits des capitalistes, c’est toujours la même politique. Là Macron n’avait pas menti !