lundi 6 mai 2019
Argenteuil : renouvellement du conseil des sages et autres, quand la démocratie locale se réduit à pas grand-chose
Cela existe… surtout sur le papier
Ce ne sont pas les organismes de « démocratie »
dite « participative » qui manquent sur Argenteuil. Du conseil des
enfants au conseil des sages, il n’y en a pas moins de 7, et pour tous les
âges.
Il
serait intéressant de connaître le bilan de ces différents organismes, en
particulier des comités de quartier, et celui des anciens, pardon des « sages »,
qui ont sans doute l’activité la plus réelle.
Ce
dernier est en cours de renouvellement. Les candidatures peuvent être déposées
jusqu’au 15 mai prochain. Apparemment, cela ne se bouscule pas au portillon.
Des
habitants qui sont prêts à passer du temps pour suivre les affaires
municipales, il y en a de tous âges. Mais encore faut-il qu’ils aient l’impression,
à défaut même de tenir compte de leur avis, qu’on le leur demande, et non pas
sur des sujets totalement annexes, mais sur des questions de fond concernant l’avenir
de la Ville.
Des
sujets comme la question des implantations commerciales, celle des limites d’une
urbanisation à tout crin, celle des services publics utiles non seulement aux
anciens mais à tous, l’avenir de l’île Héloïse, celui de la salle Jean Vilar…
Quand
on a l’impression de se réunir pour des questions totalement annexes, alors que
les vrais sujets sont discutés ailleurs et jamais en amont, on se réunit, puis
on se réunit de moins en moins, et ces organismes finissent par n’« exister »
plus alors que sur le papier.
A ce moment-là, il reste à prendre la parole directement, individuellement bien sûr, mais surtout collectivement.
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Nouvelles d'Argenteuil
dimanche 5 mai 2019
Castaner : premier flic et premier menteur de France
Pris la main dans le sac des témoignages et des images
Devant l’évidence des faits
révélés par les témoignages et les images sur les incidents survenus le 1er mai
dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le ministre de
l'Intérieur a concédé qu’il n’aurait « pas dû employer le mot attaque ».
Mais c’était pour ajouter qu’il aurait dû parler d' « intrusion
violente ». La seule violence en l’occurrence venait des charges
policières. Répéter 100 fois un mensonge n’en fera pas davantage une vérité.
Et comme chaque samedi, deux photos de notre ami H.
Et comme chaque samedi, deux photos de notre ami H.
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Macronneries,
Mensonges
1er mai : des « bavures » policières qui révèlent une politique
Encouragés, des policiers qui s’en donnent à cœur joie
Avec la multiplication des images
et des plaintes contre les agissements des policiers lors de la dernière
manifestation du 1er mai à Paris, les enquêteurs de l’Inspection générale de la
police nationale (IGPN) vont avoir du travail. Un CRS lançant… un pavé, un
policier giflant un manifestant, une matraque introduite dans le pantalon d’un
autre manifestant. Avec le discours type guerre civile de Castaner et le
sentiment d’impunité transmis à des troupes qui ne sympathisent pas toutes,
loin de là, avec le mouvement ouvrier, il ne faut pas s’étonner de ces
comportements.
La seule
réponse du gouvernement à la colère populaire, c’est la matraque pour
défendre les classes riches. C’est ce qu’on appelle l’ordre social.
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violences policières
Carrefour, Auchan,… pour toujours plus de profits
Carrefour veut positiver encore plus ses
profits
Après Auchan, c’est Carrefour qui
confirme une saignée des emplois. S’appuyant sur la réforme du code du travail
entré en vigueur en 2018, son PDG, Bompard, entend imposer le départ de 3000
salariés par la procédure de rupture conventionnelle collective. C’est un
chiffre double de celui circulant jusque-là. Une nouvelle étape dans la guerre
contre les travailleurs du groupe lancé notamment par le plan « Carrefour
2022 » approuvé par son conseil d’administration où siégeait un certain
Bernard Arnault, un des principaux actionnaires du groupe, et où siégera
désormais son fils. Donateurs généreux pour Notre Dame un jour, licencieurs
toujours.
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licenciements,
profits
Fnac Metz : la direction espionnait les salariés
Quand on est un spécialiste de la caméra…
La Fnac ne vend pas seulement des
caméras, elle en utilise pour fliquer ses propres salariés.
Des
caméras dirigées vers les toilettes, vers le local syndical… voilà ce que
dénoncent des salariés de la Fnac de Metz. Et cela a duré pendant six ans où
les patrons locaux ont donc espionné les faits et gestes des
salariés, et savoir ceux qui sollicitaient les syndicats.
Depuis
septembre 2017, le slogan de la Fnac, c'est : « Fnac, c’est bon
d’être curieux ». Fliquer les salariés ce n'est pas être curieux,
c'est du flicage. Les salariés ne comptent pas en rester là.
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Méthodes patronales
Fake news : ce qui s’est passé mercredi 1er mai dernier : un cas tellement grossier qu’il fera école
Fake news !
Dernièrement, dans le cadre de
son programme « Passerelle citoyenne », la municipalité
organisait à la salle Jean Vilar une rencontre de jeunes avec la participation
de spécialistes du sujet. L’intitulé exact de la rencontre était : « Fake
news : Vrai ou faux ? Réalité ou manipulation ? ».
Nous
espérons que les jeunes présents auront été conquis par l’argumentation et la
discussion de cet après-midi-là. En tout cas, ces derniers jours, ils auront pu
mettre à l’épreuve ce qu’ils ont pu apprendre à cette occasion. Castaner,
l’affaire de la Pitié-Salpêtrière, et le rôle des médias, leur ont proposé un
beau sujet d’étude de « Fake news ».
Vrai
ou faux ? Réalité ou manipulation ?
En tout cas, la réponse ne fait aucun
doute.
Faux et
manipulation. Vrai pour Castaner, et pour l’essentiel des grands médias.
Minable.
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police
samedi 4 mai 2019
Niches fiscales : Macron Pinocchio et Medef Gepetto
Faire payer le monde du travail pour financer les profits
Lors de sa conférence de presse,
destinée à conclure son « graaand débat », Macron avait laissé
entendre que pour baisser l’impôt sur les revenus de 5 milliards d’euros, il
s’en prendrait aux niches fiscales des entreprises. Il n’a pas fallu attendre
longtemps pour voir ce qu’il en était. Lors d’une rencontre avec le Medef
dans les locaux de l’organisation patronale, le ministre de l’économie Le
Maire a tenu à faire savoir qu’il ne toucherait ni à la manne du CICE, ni à
celle du crédit recherche (CIR), ni à la baisse du taux d’impôt sur les
sociétés. Il a affirmé que « la réduction des niches fiscales des
entreprises n'est qu'une des sources de financement » et qu’il y a aussi
pour financer ces 5 milliards la « réduction des dépenses publiques et
l'augmentation du temps travaillé, avec une incitation à partir plus tard à la
retraite… » C’est-à-dire le rétrécissement des services au public et
l'augmentation du temps de travail des salariés.
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