vendredi 18 janvier 2019

Monsanto s’occupe de tout


« Experts » et parlementaire vraiment pas regardant



Dans son rapport d’évaluation du glyphosate en 2017, l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques a repris, souvent mot pour mot, le dossier d’homologation transmis aux autorités européennes par le groupe Monsanto. Et c’est sur la base de cette prétendue expertise que l’Union européenne s’est fondée, fin 2017, pour ré-autoriser l’herbicide, pourtant jugé cancérigène par un grand nombre de scientifiques.
Monsanto fournit à la fois le produit… et les expertises qui permettent à des parlementaires pas trop regardants de voter les autorisations de ce produit. Facile !

Dassault-Argenteuil : bientôt fini ?


Quand le PDG et les actionnaires décident



Selon nos informations, la direction de chez Dassault vient d'annoncer que l’usine d’Argenteuil fermerait en 2021, au profit d’un nouveau site aménagé dans l’agglomération de Cergy.
     Dassault est la dernière unité industrielle d’importance localisée à Argenteuil. Au-delà de ses effectifs propres, elle a induit longtemps des milliers d’autres emplois sur la commune et dans des communes environnantes.
       Nous attendons de savoir comment réagiront les travailleurs qui travaillent aujourd’hui sur Argenteuil.
         Dans tous les cas, si la nouvelle se confirmait, cela serait un mauvais coup pour la commune marquée par la présence de cette entreprise et par l’histoire de l’industrie aéronautique depuis plus d’un siècle. DM


Voilà ce que nous écrivions le 26 février 2017, il y a moins de deux ans. La preuve de ce que valent les déclarations des PDG.

Crédulité à bon compte

Le parisien de vendredi, sans doute suite à cette conférence de presse consacrait un article à ce sujet qui était intitulé : « Le maire confiant sur l’avenir de l’usine Dassault ». Pour cela, ce dernier s’appuie ce que lui a dit le PDG de chez Dassault : « Il m’a assuré qu’il n’y aurait pas de fermeture de l’entreprise d’ici dix à quinze ans et m’a parlé de 230 personnes transférées et non de 300 ».

         Comme si ce PDG allait lui dire autre chose et lui faire de vraies confidences… Dans la réalité, le PDG décide, et l’édile écoute. D’autant plus que celui-ci apparemment veut bien entendre que ce l’on veut bien lui dire.

Otis à Argenteuil : restera pas ? Restera ?


Ah bas le secret des affaires, surtout de ce type !

 
Il n'y a pas si longtemps...

Selon les déclarations de la municipalité qui reprend les informations que l’entreprise lui a fournies, Otis présente de longue date dans la zone industrielle de la gare y restera, même si une partie de ses locaux a déjà été murée.
         En revanche, selon des informations syndicales, il n’en serait rien, et l’ensemble des activités seraient sur le départ, dans l’année qui vient.
         Qu’y croire ?
         Plus que jamais, pour réaliser la transparence, il faudra le contrôle des travailleurs qui ont les moyens collectivement de trouver les informations nécessaires. Ensuite, la volonté de tous permettra de mettre sur la place publique toutes ces dernières, nécessaires aux travailleurs eux-mêmes, et à la population.

jeudi 17 janvier 2019

Nathalie ARTHAUD sur LCI hier midi au « Débat » : "La dictature,c'est ferme ta gueule, la démocratie, c'est cause toujours" (Slogan de Mai 68)

Hôpital Lariboisière : le « manque de moyens » pointé dans la mort d’une patiente


Économies meurtrières dans les hôpitaux



L’enquête interne de l’AP-HP sur le décès d’une patiente, survenu aux urgences de l’hôpital parisien de Lariboisière en décembre dernier, pointe notamment un « manque de moyens ». La patiente est restée douze heures dans une salle d’attente surchargée, avant d’être retrouvée morte au petit matin.
Ce manque de moyens est devenu la règle dans tous les hôpitaux, du fait des politiques d’économies menées par les gouvernements depuis des années. Et le gouvernement Macron-Philippe prévoit, lui, de supprimer 800 à 1000 postes par an pendant cinq ans à l’AP-HP, continuant d’aggraver la situation. C’est criminel au plein sens du terme !

Italie : Cesare Battisti extradé : vengeance et service entre amis de l'extrême-droite


Une justice politique



Cesare Battisti, accusé de quatre meurtres dans les années 70 en Italie, vient d’être arrêté en Bolivie. Cet ex-membre d’un groupe de l’extrême gauche de l’époque a été extradé vers l’Italie, où il risque la prison à perpétuité. Clamant son innocence, cela faisait 40 ans qu’il s’était exilé. Après avoir longtemps vécu en France, il avait trouvé refuge au Brésil.
Son extradition a été décidée par le nouveau président brésilien, Bolsonaro, qui se revendique ouvertement de la dictature militaire brésilienne. Il a permis au ministre de l’Intérieur italien Salvani, lui aussi d’extrême droite, de parader… Mais cette extrême droite italienne pratiquait, elle aussi, une politique d’assassinats et de provocation violente pendant ces mêmes « années de plomb ». Ils n’ont, eux, jamais été inquiétés. Et leurs héritiers sont aujourd’hui au pouvoir.

Zimbabwe : manifestations contre le prix de l'essence


Un pays exsangue



Lundi 14 janvier, des manifestations ont éclaté dans les deux plus grandes villes du Zimbabwe pour protester contre le doublement des prix des carburants. Cette mesure touche de plein fouet les classes populaires, alors que les prix du riz, du maïs, du sucre et de l'huile se sont envolés ces dernières semaines. La principale centrale syndicale a appelé à une grève de trois jours.
Après avoir été pillé par la colonisation britannique, puis par le dictateur Mugabe pendant 37 ans, le Zimbabwe est exsangue. Voilà le seul avenir que le capitalisme en crise offre aux pays dont il a pillé les richesses et exploité jusqu’à la corde la population.

Argenteuil : le personnel territorial boude les vœux du maire. Etonnant ?


Lorsque l’on trinque, on n’a vraiment pas envie de trinquer

 
Fin 2014 ? 2015 ?

La cérémonie des vœux aux travailleurs de la Ville a connu encore moins de succès vendredi dernier que celle aux « personnalité locales » qui elle-même avait été un échec avant noël.
         Prudente, la municipalité avait vendredi dernier délaissé la salle Jean Vilar qui peut contenir jusqu’à 1500 personnes debout pour l’ensemble de l’espace public du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville qui lui peut recevoir jusqu’à un millier d’invités comme cela s’est fait dans le passé.
         Il y avait vendredi deux centaines d’employés municipaux sur les 2500 à 3000 que compte la collectivité.
         Et même les présents ont eus bien du mal à écouter les orateurs au point que le maire d’Argenteuil a tenté –sans succès- de jouer le maître d’école.
         Lorsque la municipalité reviendra sur les mauvais coups qu’elle a imposés au personnel communal après 2014 -le licenciement de centaines d’employés contractuels, et l’allongement du temps de travail entre autres- elle retrouvera peut-être l’assistance d’antan et un public tout ouïe. En attendant, elle est condamnée à organiser ses agapes à la tente Quechia du Val-Nord, dite l’Atrium, qui est tout à fait dimensionnée au désamour actuel des travailleurs territoriaux à son égard.