mercredi 28 novembre 2018

Macron : « je vous ai entendu mais je ne change rien ». Pas une surprise, alors on continue...


Il faut autre chose que des parlottes qui visent à noyer le poisson. Il faut la force collective des travailleurs



Bousculé par la colère des gilets jaunes qu'il dit « entendre et comprendre », Macron ne leur a rien proposé sinon du baratin sur une « transition écologique plus juste socialement ».
Rien sur les questions qui préoccupent les travailleurs ou les retraités qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois. A ceux qui ne peuvent plus faire le plein pour aller au travail, Macron annonce une prime à la conversion pour acheter une voiture neuve à 15 ou 20 000 €, inaccessible pour nombre de salariés. Quand les salaires ou les pensions de misère obligent les gens à accepter des logements vétustes et mal isolés, Macron propose des primes pour changer les fenêtres. C'est un cadeau aux professionnels du bâtiment, hors de portée pour la majorité.
Espérant noyer la révolte dans d'interminables discussions, il propose, grosse ficelle, trois mois de concertation avec des élus locaux, des responsables associatifs ou syndicaux et même des représentants des gilets jaunes.
          Pour mettre effectivement un terme aux fins de mois difficiles, il faudra bien autre chose que des parlottes qui visent à noyer le poisson. Il faudra oser prendre sur les profits des capitalistes qui voient leur fortune grandir en pompant toutes les richesses produites par les travailleurs. Cela, seule la force collective des travailleurs peut l'imposer.

Hôpital de Beaumont-sur-Oise : importante suppression de services. Mobilisons-nous, le 5 décembre pour commencer


Hôpital en danger, ce sont tous les malades qui sont visés

On nous informe Lutte ouvrière sera bien évidemment présente.

Total : Raffinerie Feyzin dans le département du Rhône


Les grévistes ne veulent pas céder. C’est bien la seule voie



Les travailleurs postés de la raffinerie sont en grève depuis mercredi 21 novembre. Ils refusent les propositions des Pétroliers de modifier la Convention collective pour rendre non obligatoires les primes d’équipe, d’ancienneté et de panier. Total et les autres auraient désormais le droit de les baisser ou les supprimer.
      Les installations sont au minimum technique et plus rien n’est livré. La poursuite de la grève a été décidée d’abord jeudi 22, à l’appel de la CGT et de FO. Et lundi 26 c’est une assemblée générale de 300 salariés qui a décidé de continuer jusqu’aux résultats des négociations avec Total mercredi. Car Total dit ne pas vouloir toucher aux primes mais refuse de le mettre par écrit !
      Pour les grévistes, il n’est pas question de faire confiance à un rapace comme Total, qui prévoit 16 milliards de $ de bénéfices pour 2018, gagnés avec le travail des salariés qu’il emploie dans le monde entier. Comme dans plusieurs autres raffineries du pays, la grève continue !

Education, Réforme du bac.Une analyse pertinente qui intéressera de nombreux parents


Remplir les classes, économiser ainsi des postes de profs !



Le point de vue pertinent d’un de nos proches, parent d’élèves

« La réforme du bac concerne les élèves de seconde de cette année !

Quand ils passeront leur bac, en 2021, ils passeront le nouveau bac : 60% du bac sur des épreuves passées en fin d'année, 30% d'épreuves passées au fil des années de première et de terminale, et 10% avec la moyenne des bulletins de notes de première et terminale : le bac commencera donc dès le 1er jour de première ! Détaillons un peu : les "épreuves de fin d'année" seront en fin de première le français (écrit et oral), et en fin de terminale : la philo, 2 "spécialités"(matières principales, j'y reviens plus loin), un grand oral de 20mn. Les "épreuves sur les 2 ans" sont en histoire-géo, 2 langues vivantes, une matière appelée "enseignement scientifique", une autre "spécialité (matière), et le sport. En pratique, il y aura 3 contrôles pour chaque matière : 2 en première (2è et 3è trimestre) et 1 en terminale (fin du 1er trimestre).
Les spécialités ?
Si l'élève s'oriente en filière technologique, pas vraiment de changement, les spécialités sont imposées. Par contre, si l'élève s'oriente en filière générale, il y en a 12 différentes, chacune autour d'un axe tel que littérature/philo, histoire-géo/sciences politiques, maths, physique-chimie, SVT, langues, économie... et l'élève en choisit 3 qu'il étudiera en première, puis en gardera 2 en terminale, ces 2 spécialités étant le plus gros coeff du bac (voir au début de l'article).
Voilà pour les explications simplifiées (vous pouvez aller sur le site de la fcpe95 pour avoir plus de détails, une présentation y est en ligne).

Quelques commentaires tout de même :pour commencer, c'est une réforme faite dans la précipitation. On ne sait pas le contenu des "spécialités", leur programme ! Idem pour "l'enseignement scientifique". Espérons que les parents de cette année en sauront plus au moment de choisir ! Par ailleurs, chaque lycée ne proposera pas toutes les spécialités, mais sans doute entre 7 et 9 sur les 12. Enfin, les lycées proposeront des "combinaisons à l'avance" pour les spécialités, un élève voulant une combinaison non proposée par son lycée devra soit changer de choix, soit changer de lycée. Enfin, avec ParcoursSup, dont on ne connait pas le fonctionnement, comment savoir si son choix de spécialités sera compatible avec son désir d'études supérieures ? Et bien d'autres points sont flous. Bref les parents de seconde de cette année, et surtout les élèves, vont être des "cobayes" de cette réforme. C'est dire l'intérêt porté par l'Etat à ces jeunes. Car l'intérêt annoncé par le gouvernement est autre et il est clairement annoncé : mieux remplir les classes, c'est à dire les remplir encore plus, et économiser des postes de profs ! Ce n'est pas avec cette réforme que l'enseignement des lycéens sera efficace et bienveillant. »

Conseil municipal d’Argenteuil du mardi 27 novembre. (A suivre)


La municipalité fait peu de cas des travailleurs territoriaux

 
Si loin des travailleurs

Nous reviendrons demain sur le conseil municipal d’Argenteuil d’hier au soir, mais en attendant, nous voulions déjà évoquer à ce sujet deux points, l’un qui figurait à l’ordre du jour, et un autre qui était systématiquement présenté naguère lors de ces conseils mais qui a une fâcheuse tendance ces derniers temps à ne plus y être abordé. Ces brèves sont extraites du bulletin des « Territoriaux d’Argenteuil et l’ex-Agglo » qui s’adresse aux travailleurs de la collectivité, et qui paraît tous les quinze jours parmi eux.

Ce sont les conditions de travail qu’il faut réformer

Un autre point de l’ordre du jour porte sur le remboursement des émoluments des médecins du CIG chargés des dossiers de réforme présentés par la Ville, au prorata de leur nombre.
         Au vu de la dégradation des conditions de travail dans la collectivité et des moyens de la médecine du travail, ces dossiers sont de plus en plus nombreux, il faudrait donc que la Ville débourse davantage ?
         Et si l’on inversait la donne…

(Le CIG, centre interrégional de gestion est un organisme chargé de suivre un certain nombre de problèmes concernant les agents des communes, en l’occurrence de la Grande couronne qui y adhèrent. C’est le cas d’Argenteuil)

Tableau noir

Une nouvelle fois, il n’y aura pas lors du conseil municipal de présentation du « tableau des effectifs » de la collectivité.
         Cachez ce tableau que nous ne saurions accepter, quand les effectifs réels sont en chute libre !

mardi 27 novembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 26 novembre 2018





Augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations !

« Peste brune », « séditieux » : sous prétexte qu’une minorité de voyous d’extrême-droite étaient présents sur les Champs-Elysées, voilà comment Castaner et Darmanin ont qualifié les manifestants de ce samedi !
Toute la semaine, de nombreux travailleurs, retraités, chômeurs se sont retrouvés dans les rassemblements et barrages des gilets jaunes à travers le pays.
Du jeune salarié d’une fromagerie industrielle contraint de dépenser 400 euros de carburant sur une paie de 1700 pour aller travailler, à l’auxiliaire de vie payée 900 euros, en passant par la retraitée dont la pension n’atteint pas les 1000 euros mensuels et le couple au chômage dont la famille ne finit pas le mois sans les Restos du cœur, tous disent la même chose : ils n’en peuvent plus de se contenter de survivre. Ils ont décidé de se battre et ils ont raison !
Et que leur répond Macron ?  Après avoir fait la leçon aux manifestants, il parle de mesures d’accompagnement et de la mise en place d’un Haut conseil pour le climat.  « Ils nous parlent de fin du monde quand on leur parle de fin de mois », disait un manifestant samedi, résumant le décalage entre les discours du gouvernement et les revendications des manifestants.
Si nous voulons que notre sort de salarié, d’ouvrier, d’employé, de soignant ou de cheminot change, il faut nous engouffrer dans la brèche en luttant sur nos lieux de travail, pour nos salaires. Parce que si les prix augmentent, les salaires, eux, restent bloqués à des niveaux bien trop bas !
Les hausses à deux chiffres s’accumulent, pas seulement pour l’essence, mais pour le gaz, les mutuelles et la nourriture. Quel salaire, quelle pension de retraite, quels allocations et minima sociaux ont augmenté dans les mêmes proportions ? Même les primes de transport ou les indemnités de déplacement versées par les entreprises ne suivent pas !
Stopper cette dégringolade de notre niveau de vie, cela signifie engager le combat non seulement contre le gouvernement, mais aussi contre la classe capitaliste.
Aujourd’hui, tous condamnent Carlos Ghosn, le pdg de Renault et de Nissan-Mitsubishi au Japon, accusé d’avoir fraudé le fisc japonais pour un montant équivalent à 38 millions d’euros.
Pourtant les représentants de la classe capitaliste s’extasiaient devant ce « tueur de coûts » lorsqu’il décidait les milliers de licenciements, le blocage des salaires, l’augmentation des cadences et qu’il permettait aux actionnaires du groupe de se partager cinq milliards d’euros pour la seule année 2017. Aux yeux des capitalistes, il était alors un « capitaine d’industrie » qui méritait ses 16 millions d’euros de rémunération pour 2017, alors que pour les travailleurs, c’était depuis longtemps un ennemi juré. La politique anti-ouvrière du gouvernement lui est dictée par cette classe capitaliste.
Aujourd’hui, Macron recule en paroles sous la pression du mouvement. Si les travailleurs s’y mettaient sur leur terrain, le rapport de force serait multiplié !
Sur les barrages et les rassemblements des gilets jaunes, des manifestants évoquent Mai 68 pour dire ce qu’ils espèrent de leur mouvement. Mais ce qui a donné toute sa force à Mai 68, ce qui a permis l’augmentation de 35 % du SMIC et la hausse générale des salaires, c’est la grève générale qui a entraîné des millions de travailleurs. C’est ce rapport de force, imposé par la classe ouvrière se dressant ensemble contre le grand patronat, qui a permis de faire reculer la classe capitaliste et le gouvernement, au profit de tout le monde du travail.
Il n’y a pas d’autre voie pour les travailleurs, s’ils veulent défendre leur niveau de vie. Pour le monde du travail, il ne suffit pas de s’opposer au gouvernement et à ses taxes. Ce n’est pas un hasard si c’est un terrain sur lequel l’extrême droite se sent de jouer les contestataires proches du peuple : il ne cible pas la classe capitaliste !
Les travailleurs peuvent agir là où est leur force, là où ils peuvent se faire craindre, à la source des profits des capitalistes : dans les entreprises. C’est leur travail qui fait tourner toute la société, c’est leur travail qui est à la base des fortunes immenses accumulées dans les poches d’une minorité de très riches.
Samedi prochain, 1er décembre, même la CGT se joint à la manifestation annuelle contre le chômage et la précarité, pour les augmentations nécessaires au monde du travail. Il faut en être et y faire entendre nos exigences.
Pour notre survie, augmentation générale des salaires, des pensions et des minimas sociaux, qui doivent suivre l’évolution des prix !

La Réunion : Le mouvement s’approfondit


Augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût réel de la vie



Lundi 26, au 10ème jour du mouvement, le nombre de barrages est plus important. La semaine va être marquée par la venue de la ministre de l’Outre-mer mercredi.
Tous les secteurs d’activité sont ralentis ou à l’arrêt.
L’intersyndicale du BTP appelle les travailleurs, qui ne peuvent se rendre sur les chantiers, à venir renforcer les GJ. Il est plus que légitime que parmi la floraison de revendications celles du monde du travail ne soient pas étouffées. Au contraire.
La vie chère est la source principale de toute la colère accumulée. Contre l’appauvrissement qui résulte des politiques du grand patronat et des gouvernants à leur service, il est vital que les travailleurs exigent une augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût réel de la vie.
C’est une mesure de sauvegarde pour l’ensemble des classes populaires.

Les "Gilets Jaunes" à Limoges


Du rouge sur le jaune



Ce sont près de 1600 "gilets jaunes" qui ont manifesté à Limoges samedi 24 novembre.
Pendant que certains groupes occupaient divers ronds-points autour de Limoges, à plus d'un millier, ils se sont rassemblés devant l'hôtel de Région, et après en avoir muré l'entrée, ils se sont rendus en cortège jusqu'à la préfecture.
Là des forces de police les attendaient, en empêchant l’accès. Après quelques jets de lacrymogènes et sous les invectives, la police les a finalement laissé avancer.
Retraités peinant à finir les fins de mois, jeunes enchaînant stage sur stage sans trouver de boulot, mère de famille isolée à temps partiel, travailleurs aux très bas salaires de toutes petites entreprises du bâtiment, ils étaient venus majoritairement de communes autour de Limoges : Pierre-Buffière, Feytiat, Couzeix etc...
Comme ils le disaient : "l'essence c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". Les revenus, salaires, pensions de retraites, allocations chômage, ne permettent plus de vivre décemment alors qu'à l'autre bout de la société une minorité fait valser les milliards. Les frasques de Carlos Goshn revenaient souvent dans les discussions !
Ceux qui exprimaient l'idée que derrière la politique de Macron, il y a l'intérêt des capitalistes, et la nécessité pour les travailleurs de se battre pour un salaire décent qui devrait augmenter lorsque les prix augmentent, tout cela était bien compris par certains.