dimanche 18 novembre 2018

Etats-Unis : Amazon choyé par les pouvoirs publics




Seuls leurs profits comptent

Amazon, N°1 mondial de la vente en ligne vient d’annoncer qu’il implanterait son second siège social à New York. Il envisage d’investir 5 milliards de dollars et de créer 25 000 emplois.
       Mais les New-Yorkais viennent aussi d’apprendre que pour cela l’État et la ville reverseraient à Amazon 3 milliards de dollars de ristournes fiscales et de subventions, soit 100 000 dollars par emploi créé si tant est qu’ils seront vraiment créés.
       Après ça on nous expliquera que les capitalistes sont des bienfaiteurs car ils n’hésitent pas à prendre des risques en investissant de grosses sommes d’argent… Peut-être, mais d’argent public !



Salon des lanceuses et des lanceurs et du livre d’alerte à la maison des Métallos aujourd’hui encore


Alerte sur les lanceurs d’alerte


Un salon du livre consacré aux « lanceurs d’alerte » rappelle que pour quelques-uns qui sont médiatisés, après avoir chèrement donné de leur personne comme la doctoresse Irène Frachon ou Edward Snowden, beaucoup ont vu leur vie complètement précarisée.
L’un d'entre eux ayant dénoncé Arcelor Mittal qui l’obligeait à déverser de l’acide dans la nature, un autre ayant dénoncé les pratiques barbares de son abattoir, ont perdu leur emploi et n’ont jamais retrouvé de travail.
Le gouvernement fait, à peine, mine de défendre les lanceurs d’alerte mais dans la réalité, il leur laisse subir licenciements, pressions et harcèlements des employeurs.

Arabie saoudite : « Notre ami le prince »


Blanc comme neige

  

La « justice" saoudienne a blanchi son dirigeant, le nouvel homme fort du régime, le prince Mohammed Ben Salman, dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashogghi le 2 octobre dernier. Cinq lampistes des services saoudiens ont été condamnés à mort pour ce meurtre barbare, mais de forts soupçons pèsent toujours sur le prince, qui aurait commandité le meurtre.
S’il en est un que cette farce de jugement satisfait, c’est le gouvernement français, qui a fait savoir jeudi que l’enquête saoudienne « va dans le bon sens ». Ben oui, ce ne sont tout de même pas quelques meurtres qui vont ternir une relation avec un si bon client des marchands d’armes français.

samedi 17 novembre 2018

17 novembre. Hausse des salaires, des pensions, et des allocations, Lutte ouvrière avec sa couleur rouge aux carrefours ce matin à Argenteuil pour faire entendre la voix des intérêts du monde du travail. Ci-dessous, le tract que nous distribuerons aux automobilistes et aux autres habitants bien sûr.


Lutte ouvrière s’adresse à vous

Les prix augmentent, le pouvoir d'achat diminue... Il faut augmenter les salaires et les indexer sur le coût de la vie !

Malgré tout ce que Macron peut dire concernant une prétendue augmentation du pouvoir d’achat, les travailleurs savent compter et voient bien qu’ils ont de plus en plus de mal à finir le mois !
Face au mécontentement qui est apparu ces dernières semaines, Macron a été obligé de faire quelques annonces, comme la généralisation d’une petite aide au transport pour certains, l’augmentation du chèque énergie ou encore la baisse du prix du permis de conduite, mais sans revenir sur l’augmentation sur les taxes sur le carburant.
Sous Macron aujourd’hui, comme sous ses prédécesseurs, la politique de l’État consiste à imposer des sacrifices à la population afin de pouvoir arroser de subventions et de cadeaux fiscaux le grand patronat et une minorité de bourgeois.
Comme Macron se refuse à prendre sur les profits et les fortunes des plus riches pour les financer, même les « mesurettes » annoncées seront payées au bout du compte, d’une façon ou d’une autre, par les travailleurs.
Pour tenter de désamorcer la contestation, le gouvernement peut faire aussi des gestes en direction des catégories sociales qui ont fait entendre leur voix, comme les patrons routiers, ou les artisans taxis. Ces patrons de différents secteurs défendent leurs intérêts.
Eh bien, il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en défendant eux aussi leurs intérêts et les revendications qui leur sont propres ! Personne ne le fera à leur place ! S’ils ne le font pas, c’est à eux que le gouvernement fera payer les concessions qu’il pourrait être amené à faire aux autres catégories sociales.
Le monde du travail a mille raisons de se mobiliser pour son propre compte. Actuellement, la contestation s’exprime en particulier, et à juste titre, contre la hausse des carburants. Mais, en fait, tout augmente : le fioul, le gaz, l’électricité, les loyers… Il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en mettant en avant leurs exigences, à commencer par l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût de la vie.
Les inquiétudes manifestées par Macron montrent que ceux qui veulent exprimer leur mécontentement ont raison. Mais c’est en se mobilisant sur leur propre terrain et avec leurs armes de classe que les travailleurs pourront faire prévaloir leurs intérêts. Ce combat-là, aucune organisation d’extrême droite ne pourra le récupérer. Pour se faire entendre, le monde du travail dispose d’une arme puissante, celle de la grève qui permet de bloquer l’économie et de frapper le patronat à son point sensible, son portefeuille. C’est la seule voie et la seule façon de se faire craindre du gouvernement.

Mobilisations du 17 novembre : extrait du discours de Nathalie Arthaud à la fête de LO de Dijon

SDF ? Terme mal choisi. Seulement des femmes, des hommes, et parfois des enfants que l’on doit aider en priorité


Prenons sur les profits pour les « sans abri » !
Arrêtons l’armement, construisons des logements !


Un rassemblement à la mémoire de l’homme sans domicile mort devant les « Bains-douches » à Argenteuil dans la nuit de lundi à mardi s’est tenu jeudi soir. Malade, je n’ai pu y assister, mais j’étais en pensée aux côtés des présents. 


A Argenteuil, il existe un centre d’hébergement de « sans domicile », celui de la rue du Moulin qui a été créé au début du mandat de maire de Philippe Doucet, suite à une vague de froid. Des locaux de l’ancien commissariat de police ont été cédés pour l’installation de ce centre. Longtemps, son fonctionnement et le recrutement des personnes hébergées a reposé uniquement sur le service communal d’aide sociale de la Ville.
Ce sont ces liens directs entre ce dernier et le centre d’hébergement d’urgence qui tendent à se distancier. Aujourd’hui, le recrutement des personnes à héberger a échappé à la Ville et est dorénavant dans les mains du « 115 » et de l’association qui le gère. Ce recrutement s’est beaucoup élargi en conséquence au Val d’Oise, ce qu'explique le sous-équipement de tels centres dans le département.
Cela entre dans une contraction des financements qui ne dépend pas uniquement des collectivités qui, elles, doivent assumer. Mais, cet éloignement des décideurs du terrain local n’est jamais bon. Et l’on croit savoir qu’il n’est pas fini pour ce centre d’Argenteuil.
Il reste que ces centres au plus près des communes sont des nécessités absolues. De nombreux dévouements y agissent. Sans eux, il n’y aurait rien. Grâce à eux, ce centre de la rue du Moulin a même connu, parfois, des réussites inespérées.DM

La Réunion : Muriel Pénicaud, prétendue courageuse, mais certainement pas téméraire


Quand la ministre du Travail se débine...


 
Comme un modèle... (DVDClassik)

Arrivée à La Réunion jeudi 15 novembre au matin, Muriel Pénicaud, a répondu à un journaliste qui la questionnait sur ce qu'elle entendait faire pour lutter contre le chômage : « J'ai l'habitude de parler une fois que j'ai rencontré les gens. Je me fais une idée et je vais tenir compte de tout cela ».
         Jolie méthode, évidente, un rien langue de bois tout de même.
Et ça tombait bien. Rencontrer « les gens », l'occasion s'en est présenté à elle peu de temps après, quand elle s'est rendue à l'Inspection du Travail. Là, elle y a retrouvé plusieurs travailleurs de l'entreprise Bourbon Bois menacés de licenciement et des salariés du GIHP en souffrance pour cause d'insuffisance d'effectifs !
Voilà une occasion en or de « rencontrer les gens » et de connaître ce qu’ils pensent. Mais là, elle a préféré filer droit devant. Entourée de toute sa garde prétorienne, elle a superbement ignoré ces travailleurs victimes de l'exploitation et du mépris patronal, pour ensuite descendre à la préfecture où l'attendait un déjeuner organisé en « bonne compagnie », celle des patrons et des hauts fonctionnaires !

Maroc : TGV et… misère


Le TGV pour les plus fortunés… 


Maroc : le train à grande vitesse n'est pas pour tout le monde

Macron et le roi du Maroc ont inauguré la première ligne TGV d'Afrique, qui mettra Tanger à 2h10 de Casablanca au lieu de 5h actuellement. C'est un progrès, mais avant tout pour Alstom, Cegelec et Vinci, entre autres, qui empochent les bénéfices de l'opération.
La ligne profitera surtout à une clientèle fortunée. Le reste de la population devra se contenter d'un réseau de transport vétuste, avec des retards quotidiens et des écoulements d'eau dans les wagons par temps de pluie. 

La mort pour d’autres 

Maroc : les mines de Jerada continuent de tuer 

Ces jours-ci, au Maroc, cinq habitants sont encore morts en essayant d’extraire du minerai près de Jerada.
Dans cette cité minière dont les mines ont fermé en 2001 et où d’importantes manifestations se sont succédé durant plusieurs mois pour réclamer, entre autres, de vrais emplois, rien n’a bougé en faveur des habitants. La contestation avait débuté après la noyade en décembre 2017 de deux frères, qui cherchaient du charbon dans un des boyaux désaffectés. Ils exploitaient les mines, comme la plupart des habitants, au péril de leur vie, pour quelques dizaines d’euros. L’indignation et la colère avaient soulevé durant des mois tous les habitants des villages proches des mines. Ils s’étaient organisés en comités de quartier pour agir. En février dernier, le roi Mohamed VI avait envoyé ses conseillers et ministres pour, en définitive, demander à la population d’attendre que des fonds soient débloqués pour divers projets à venir.
En mars, des manifestations ont repris pour demander du concret et aussi la libération de dizaines de prisonniers. Car, si le gouvernement refuse de proposer aux habitants de Jerada un vrai travail et des infrastructures publiques correctes, comme un dispensaire pour les malades de la silicose, il n’hésite pas à réprimer. Des procès de dizaines de manifestants des derniers mois sont en cours, et des condamnations pleuvent, y compris de la prison ferme, pour certains.
Le pouvoir voudrait faire taire la contestation par la peur. Mais les familles des détenus ne se laissent pas intimider et font pression lors des procès. Ces cinq derniers décès font encore plus réagir la population.

                                                Malika FARES (Lutte ouvrière n°2624)