jeudi 25 octobre 2018

Migrations, Honduras, Mexique : travailleurs fuyant la pauvreté et la violence


« Nous ne sommes pas des criminels, nous sommes des travailleurs »

 

Frontière entre le Mexique et les États-Unis

C'est ce que clamaient des milliers de travailleurs du Honduras fuyant leur pays, ravagé par la pauvreté et la violence. Après avoir traversé le Guatemala, ils ont forcé la frontière mexicaine, malgré les policiers anti émeutes mexicains qui leur ont lancé des gaz lacrymogènes. La plupart de ces migrants veulent s'installer aux États-Unis, dans l'espoir d'y trouver une vie décente.
Trump a aussitôt réagi en menaçant de couper les aides financières aux pays concernés et de faire appel à l'armée pour sécuriser la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.
Mais pas plus que tous les autres dirigeants des grandes puissances, Trump ne réussira à empêcher que des hommes et des femmes fuient par milliers la misère et les violences pour tenter de trouver un lieu où ils puissent travailler et vivre, tout simplement.

Argenteuil. Médecine généraliste privée, dans les centres de santé ou dans les maisons médicales : il faut d’urgence des médecins en nombre


Jeune praticien, voilà une superbe voie de vie. On a besoin de vous !

 
Depuis le 1er octobre, à l’entrée de l’hôpital Victor-Dupuy, une maison médicale permet d’accueillir de 10 heures à 20 heures les patients dont la pathologie ne relève pas précisément des urgences totalement encombrées, mais qui ont du mal à trouver une consultation de généraliste. Il faut dire que si la situation de l’offre de santé de la part de ces médecins est devenue très difficile à Bezons, Argenteuil n’est pas loin, elle aussi, d’entrer à ce niveau dans le rouge.
         Le nombre de médecins généralistes par rapport au nombre d’habitants, qui lui ne cesse pas de croître, lui, en revanche, ne cesse pas de diminuer, en particulier dans le centre d’Argenteuil. Et ce n’est pas le départ d’un médecin très apprécié dans le quartier de la cité Allende qui va partir en retraite fin décembre qui va arranger les choses.
         Il y eut une période où de jeunes médecins en nombre n’hésitaient pas à venir s’installer dans les quartiers populaires, en cabinet privé ou dans les centres de santé créés par les municipalités.
         Voilà aussi la voie à suivre pour que la situation de l’offre de soin n’y devienne pas dramatique.

Fête et banquet 2019 de Lutte ouvrière à Argenteuil


Dès maintenant, on réserve !





Au début de l’année 1989, dans la salle de restauration de l’école Joliot-Curie eut lieu le premier banquet des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil. Cela fait 30 ans, et au fil des ans, ce banquet a perduré, maintenant cette tradition du banquet ouvrier, née au XIXème siècle et que le mouvement socialiste et communiste ont maintenu au fil des décennies jusqu’à aujourd’hui.
         Cette année, il aura lieu le samedi 2 février 2019. Retour cette fois dans le complexe Jean Vilar qui convient totalement pour ce type d’évènements.
                                                                        

        
          Organisé par les militants de Lutte ouvrière, il s’adresse à tous ceux qui nous connaissent, et au-delà des divergences que nous pouvons avoir les uns et les autres, à tous ceux qui pensent qu’un peu de fraternité n’est jamais de trop dans les milieux populaires, au sein de notre classe, particulièrement dans la période difficile que nous vivons.
         Le rock sera présent ce soir-là, mais aussi la musique classique dans les heures qui précéderont le fameux banquet précédé de son non moins fameux apéritif. Culture  et politique seront bien évidemment de la partie, puisque la fête commencera à 16 heures.
         En ces temps d’inflation, les tarifs n’ont pas changé : 15 euros pour les adultes, et 7 pour les enfants de moins de 14 ans.
         C’est dès maintenant qu’il faut réserver. Chèques à l’ordre de Dominique MARIETTE. Invitez vos proches et vos amis.

mercredi 24 octobre 2018

Budget 2019 : des faveurs, mais aux plus riches !


Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière 

                  Budget 2019 : au plus grand profit de la bourgeoisie

L’Assemblée nationale a commencé lundi 14 octobre l’examen du projet de loi de finances 2019, avec 2 000 amendements à la clé.Le gouvernement déclare que son projet est destiné à « ceux qui travaillent ». Mais dans les faits il accélère les coupes dans les dépenses publiques et amplifie les cadeaux au capital.
Dans sa présentation, le ministre des Comptes publics a mis en avant la poursuite de la baisse de la taxe d’habitation, que tous les locataires n’ont pas vraiment constatée. Il met en exergue le petit coup de pouce donné aux heures supplémentaires alors que bien des travailleurs voudraient déjà simplement avoir un travail, et à temps plein pour pouvoir espérer en vivre. Les prétendus six milliards de baisse d’impôts annoncés par Darmanin sont largement compensés par les hausses de tous les prélèvements, de la CSG aux taxes sur l’essence.
Tout ce qui, dans les dépenses budgétaires, sert à la population est en baisse. Ce sont d’abord plus de 4 100 suppressions de postes dans la Fonction publique, dont 1 800 à l’Éducation nationale, 1 600 au ministère du Travail, en particulier à Pôle emploi. Elles s’ajoutent à la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, moins 70 000 dès l’année prochaine. Et le gouvernement promet d’aggraver encore la tendance avec 120 000 suppressions de postes d’ici la fin du quinquennat.
Sous prétexte de résorber le déficit, le gouvernement a décidé de faire des économies massives sur tout, les pensions de retraite, les aides personnalisées au logement amputées d’un nouveau milliard d’euros. Les diverses allocations ne suivront même pas la hausse officielle de l’inflation.
Mais cette nécessité de combler le déficit de l’État que le gouvernement présente comme un impératif incontournable pour justifier les suppressions d’emplois et de services utiles à la population, devient très secondaire lorsqu’il s’agit de distribuer des faveurs aux plus riches.
Le budget 2019 prévoit ainsi d’augmenter de 1,7 milliard les dépenses du ministère des Armées, pour financer l’achat d’engins de mort dernier cri.
La bourgeoisie peut se réjouir de ce budget qui va se traduire par la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pérenne. Cette simple mesure va coûter 40 milliards d’euros cette année, l’équivalent des quatre cinquièmes du budget de l’Éducation nationale. Le patronat touchera non seulement le remboursement du CICE pour 2018, mais va bénéficier en sus de la baisse des charges à partir de janvier 2019. Cerise sur le gâteau, l’impôt sur les sociétés devrait passer de 33,3 % à 31 % au cours de l’année.
L’État, que certains continuent de présenter comme le garant d’une forme de redistribution, montre à travers ce budget qu’il est là pour servir d’abord les plus riches, et de façon de plus en plus ouverte, aux dépens de l’ensemble des classes populaires.

                                                                         Gilles BOTI (Lutte ouvrière n°2620)

 


Un ministre à la niche, mais qu'elle soit de taille, une vraie !

Selon le quotidien Ouest-France, un amendement voté contre l’avis du gouvernement prévoyait pour ce budget une réduction de 5 euros par nuit pour les particuliers hébergeant des réfugiés. Il avait été proposé par une cinquantaine de députés LERM. Mais leur nouveau chef a indiqué qu’il ne serait pas retenu dans le texte final. Selon ce monsieur peu regardant lorsqu’il s’agit de favoriser « l’optimisation fiscale » des capitalistes et des riches, ce petit avantage s’apparenterait à une « niche fiscale ». En somme, il a dit à ses troupes : « à la niche ! ». On verra bien qui parmi eux n’obtempérera pas à cette injonction lors du vote final de ce budget 2019.

Musée d’Argenteuil, feu musée, vraies questions


La « démocratie » du fait accompli

 


C’est la moindre des choses que les habitants concernés par la vie municipale aillent se rendre compte de ce que deviennent des lieux importants de la commune. Ces derniers temps, je l’ai fait à différentes reprises rue Pierre Guienne pour constater l’état du site de l’ex-musée. J’en ai rendu compte sur le présent blog. C’est ce que j’ai renouvelé samedi dernier. Cette visite a donné lieu à des échanges aigre-doux entre des personnes qui s’affirment être du groupe des nouveaux occupants, et moi-même. Il semble que ces dernières trouvent légitimes uniquement les soutiens qu’ils rencontrent, mais pas les interrogations que cette affaire suscite de diverses parts.
         Bien évidemment, sur cette base, je n’ai pas à continuer un échange qui n’en est pas un. J’ajouterai qu’à leur encontre, il n’y a rien à dire. Les associations concernées qu’elles représentent semblent avoir bénéficiées d’une aubaine qu’elles ont saisie. A elle de mesurer vers quoi elles s’engagent, mais la suite relève de leur seule responsabilité, et nous verrons ce que tout cela deviendra. Tant pis si elles ne comprennent pas aujourd’hui ce que nous disons ci-dessous. Nous espérons sincèrement qu’elles le comprendront un jour.
         En revanche, les habitants que nous sommes ont bien d’autres choses à dire à la municipalité. Car cette opération dont elle porte l’entière responsabilité pose bien des problèmes : ceux en particulier de l’avenir de cet espace, de l’avenir du bâtiment de l’ex-hôpital du XVIIIème, de l’existence même d’un musée à Argenteuil, des associations qui ont été conviées à participer à cette affaire sans qu’un appel à projet ait été adressé à toutes, si elles l’ont été, et de quelle façon. Et ces questions relèvent bien de la seule responsabilité municipale.
         Nous récusons cette politique municipale du fait accompli.
         Cette politique est une pratique systématique à Argenteuil, du projet « Cap Héloïse » à celui de la « Friche Balzac » annoncé lors du dernier conseil municipal, en passant par bien d’autres. Certes, c’est la loi du genre dans ce système de « démocratie dite représentative » dont la pratique générale est justement de mettre la population devant le fait accompli selon le principe « vous m’avez élu, maintenant JE décide ».
         A la population de réagir comme elle l’entend à cette politique contraire à ses intérêts. Pour notre part, au moins, nous la dénoncerons chaque fois que la situation et nos informations nous le permettront. C’est une des utilités que nous voyons à ce présent blog. Et nous continuerons sur cette voie. A défaut de pouvoir nous opposer dans les faits à ce qui est contestable, cela est au moins, à notre portée. Dominique MARIETTE

Culture à Argenteuil, initiatives riches et multiples, mais désordre municipal


Pour une action de tous, une concertation collective de tous

 


Ce ne sont ni les initiatives ni les passionnés qui manquent à Argenteuil. Associations, lieux, énergies, sont au rendez-vous. Des relations entre les activités des uns et les initiatives des autres se nouent. Mais pourquoi n’y a-t-il pas de réflexion d’ensemble sur ce qu’il serait possible de faire pour qu’avec ces volontés et les énergies existantes s’intègrent dans un projet d’ensemble ?
         Car il n’y a pas de projet culturel d’ensemble sur Argenteuil. Et si des initiatives ont lieu de la part de la municipalité, elles se font dans l’opacité voire le secret, au bénéfice de telle ou telle activité, sans que l’on connaisse les justifications des choix opérés.
         Ainsi lors du dernier conseil municipal, une subvention importante était votée pour une nouvelle initiative musicale sans que l’on en connaisse les tenants et aboutissants. Ce qui apparemment petit à petit sur ce qui se passe dans l’espace de l’ex-musée d’Argenteuil va dans le même sens, un sens qui n’est pas propice à une action culturelle transparente mobilisant chacun.
         La culture n’est pas la propriété de quiconque, que ce soit au niveau des directions municipales ou de quiconque. Elle devrait être concertée avant toute décision, ce qui est aux antipodes de ce qui se fait à Argenteuil Aujourd’hui.
         Et cela est d’autant plus vrai dans une ville populaire comme Argenteuil où l’action culturelle en direction des quartiers populaires est d’une urgence absolue.

Claude Monet à Argenteuil (1871-1877)


A discuter collectivement !

  


Cela fait plusieurs mois que des bruits circulent sur le devenir de la Maison Monet, boulevard Karl Marx, qui abrite actuellement en particulier le service du patrimoine et la société historique d’Argenteuil et du Parisis.
         Ce lieu restauré il y a plusieurs années est incontestablement un lieu très intéressant sur les chemins de l’histoire de l’Impressionnisme. Son jardin sous-utilisé actuellement pourrait l’être au bénéfice de tous.
         Il pourrait certes être une étape sur un parcours menant aux berges de la Seine dans l’espace de « L’île Héloïse » qui peut aujourd’hui encore bénéficier d’une rénovation majeure permettant de retrouver, en partie, ce qu’elles étaient du temps de Monet, Sisley ou Caillebotte…
         Mais en attendant, que le municipalité éclaire enfin les habitants sur ses projets concernant la Maison Monet…

Première guerre mondiale : La Compagnie Jolie Môme remet des pendules à l’heure


14/19, La mémoire nous joue des tours

 


Du 22 novembre au 2 décembre 2018

Réservations conseillées au 01 49 98 39 20

Les jeudis à 19 heures 30, les vendredis et samedi à 20 heures 30, les dimanches à 16 heures

A la Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine-Saint-Denis


Le groupe Lutte ouvrière d’Argenteuil envisage une sortie pour aller voir ce spectacle