samedi 20 octobre 2018

Azur, Argenteuil, un ramassage des ordures de plus en plus défaillant


Un azur très sombre

 
Des camions, mais avec des agents ! (photo syndicat Azur)

D’un côté, les conditions de travail se dégradent chez Azur, le syndicat intercommunal du ramassage des ordures sur plusieurs communes dont Argenteuil. Ainsi des bennes ne sont pas utilisées, ce qui augmente d’autant plus la charge de travail des agents.
         D’un autre côté, pour les habitants, ce ramassage pose de plus en plus de nombreux problèmes.
         Entre le premier côté et le second côté, il n’y aurait pas par hasard un rapport incontestable de causalité ?

« Argenteuil littoral », on en est où ?


Ça baigne pour « Argenteuil littoral » ?



Les habitants curieux d’Argenteuil aimeraient savoir ce qu’il en est du devenir de la zone industrielle de la gare. Sempérit a fermé depuis un certain temps déjà. Des réorganisations internes ont eu lieu chez Otis… une enquête publique actuellement menée aborde la question de cet espace impacté par la réalisation du projet « Argenteuil littoral ». On croit savoir que les responsables des entreprises de cette zone ont été reçus en mairie dernièrement… Alors ?
         Oui, les habitants aimeraient connaître où ‘l’on en est dans toute cette affaire.
         Silencieux depuis des mois, le « conseil économique d’Argenteuil » n’est tout de même pas surchargé de travail au point qu’il ne puisse pas effectuer cette information pour tous !

vendredi 19 octobre 2018

Transports : péages urbains, après la hausse du prix de l’essence : et puis quoi encore ?



Des péages qui donnent la rage

 
Et le retour aussi de l'octroi peut-être ?

Des péages urbains, c’est une des idées que contient le projet de loi d’orientation des mobilités, bientôt présenté par le gouvernement. Ces péages pourront être de 2,5 euros par automobiliste dans les villes de plus de 100 000 habitants et de 5 euros dans celles de 500 000.
Le prétexte serait de « limiter la circulation automobile afin de lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ». Belle hypocrisie de la part d’un gouvernement qui ne fait rien pour développer les transports en commun à la hauteur des problèmes, ni pour les rendre accessibles à tous et gratuits.
Après l’augmentation des prix du carburant, c’est une attaque de plus contre ceux qui n’ont le choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. C’est réserver encore plus l’accès des grandes villes aux riches.

Travailleurs Animateurs « périscolaires » mobilisés à Nantes


Périscolaire rime avec colère

 
Une journée bien animée

Mardi 16 octobre, plus des deux tiers des 800 animatrices et animateurs périscolaires de Nantes se sont mis en grève pour la journée. Les trois quarts des accueils ont dû fermer le midi.
Les grévistes se mobilisent contre les pratiques de leur nouvel employeur, « l’association d’éducation populaire Léo Lagrange », nouvelle détentrice du marché public de l’accueil périscolaire. Les salariés sous contrat avec l'ancien titulaire du marché, la NAP (Nantes Accueil Périscolaire), s'inquiètent quant à la manière dont est assurée leur transfert. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail (notamment la suppression des heures de préparation). Ils craignent en particulier la disparition du 13e mois, dont ne bénéficient déjà plus les nouveaux embauchés ; une dégradation importante pour des salariés aux conditions de travail déjà difficiles, avec les temps partiels, les horaires fractionnées et les bas salaires (au SMIC, soit de 400 à 600 euros mensuels pour la plupart, selon le nombre d’heures faites). Ils demandent donc le maintien de tous leurs droits et des conditions identiques pour tous les salariés, anciens de la NAP ou nouveaux embauchés. Ils disent : « à travail égal, salaire égal ! » ; « nos droits ne sont pas des privilèges ! ».
Parmi les grévistes, 150 se sont réunis dans la matinée du 16 devant la mairie. Une délégation, reçue par des responsables municipaux, est revenue bredouille. La mairie – pourtant directement responsable, en tant que donneuse d’ordre – renvoie à l’association Léo Lagrange, comme elle renvoyait auparavant à la NAP ; tout en promettant – ce qui eut au moins le mérite de faire rire les grévistes rassemblés – d’être « vigilante ». Les grévistes savent bien à quoi s’en tenir, et qu’ils ne peuvent compter que sur leur propre vigilance. Pas démontés, ils sont ensuite partis manifester dans les rues de Nantes derrière leur banderole : « SALARIÉ.ES L. LAGRANGE TOUS SOLIDAIRES ! ».

Suisse, à Genève, des milliers de maçons en grève manifestent


Contre l’offensive du patronat, les maçons se mobilisent



Plus de 2 000 maçons ont manifesté ce mardi à Genève. Ils s'étaient déjà mobilisés la veille dans le Tessin à plus de 3 000. Mercredi, la grève s'est poursuivie avec une nouvelle manifestation à Genève, très encadrée par la police. Les syndicats UNIA et SIT appelaient à participer à une grève de quatre jours. 
Les patrons suisses de la construction sont à l'offensive. Ils attaquent les retraites anticipées dont bénéficient les travailleurs du gros-œuvre et licencient les travailleurs âgés. Pour garder la retraite à 60 ans, les travailleurs devraient accepter 300 heures flexibles par an contre 100 aujourd'hui. 
Depuis le mois de juin, les maçons refusent ces attaques et se mobilisent. De Zurich à Genève, la force des travailleurs, c'est la grève !

11 novembre 1918 : au terme de quatre années d’horreur pour des intérêts qui n’étaient pas ceux des 12 millions de victimes


Vouloir nous faire pavoiser c’est vouloir nous préparer à y retourner

 
Que maudite soit la guerre

Le préfet du Nord-Pas de Calais relayé par l’association des maires du Pas-de-Calais appelle les habitants à pavoiser leur maison à l’occasion du 11 novembre, date de la signature de l’armistice qui suivit la défaite de l’armée allemande.
La zone qui a servi de champ de bataille reste encore aujourd'hui marquée par la guerre, les villages détruits, la population évacuée, les terrains minés semés de mort…
Au nom de la défense de la patrie symbolisée par le drapeau national, les gouvernements ont imposé aux soldats et aux populations ces sacrifices. Et pourtant les soldats du monde entier ne se sont pas battus pour eux-mêmes, pour la protection de leur famille. Non, ils se sont battus pour les intérêts d’une minorité de capitalistes en concurrence entre eux, prêts à utiliser leur Etat respectif pour assurer la pérennité de leur profit.
Alors pavoiser n’est pas une façon de « témoigner du vivre ensemble » ou de « rendre un bel hommage à nos poilus » selon les termes de l'appel. C’est une façon de tenter de mettre la population derrière la défense des intérêts de sa bourgeoisie comme il y a 100 ans pour mieux préparer les esprits à leur emboiter le pas aujourd'hui.

Impressionnisme : sa route passe effectivement par Argenteuil avec une « île » rénovée et non pas sabotée définitivement


S’il s’agit de défendre label île…


Des amis du comité Jean Vilar viennent judicieusement de ressortir un article d’avril 2017 du quotidien Le Parisien-95 qui évoquait le dépôt d’une demande de labellisation « routes de l’impressionnisme » auprès du Conseil de l’Europe.
         Nous n’avons pas d’indication sur ce qu’il est advenu de cette demande. On peut imaginer que le ce Conseil a mis le dossier à la poubelle lorsqu’il a eu connaissance du projet « cap Héloïse » qui avait été annoncé un an plus tôt.
         Il est vrai qu’échanger ce visuel « impressionniste »



         Contre celui « bétonné » n’a pas dû faire les affaires de l’association « Eau et lumière » qui était à l’origine de cette demande de label !

 
Route du dadaïsme à la rigueur


         Cela dit, qu’est-il advenu de cette demande de label ? La municipalité a été recalée ? Admise à condition qu’elle change totalement de « cap » ?

jeudi 18 octobre 2018

Inondations : catastrophes naturelles, irresponsabilité gouvernementale


Inondations : catastrophes naturelles, irresponsabilité gouvernementale

Les inondations qui ont dévasté le département de l’Aude le 14 octobre ont fait au moins treize morts et de nombreux dégâts matériels. Comme à chaque fois, on a vu un Premier ministre se déplacer pour dispenser sur place quelques mots de soutien.
Ces pluies diluviennes sont habituelles dans cette zone et constituent ce que les météorologues appellent un « épisode cévenol ». À chaque fois, le bilan est lourd, du fait de la vitesse à laquelle l’eau monte, prenant au piège les habitants dans leurs logements. Les inondations de 1999 avaient fait 26 morts dans le département. Et les spécialistes s’attendent à ce que la fréquence et l’intensité de ces pluies torrentielles s’accentuent à cause de l’élévation de la température moyenne de la Méditerranée.
Face à ces drames à répétition, Édouard Philippe a tout juste été capable de venir apporter aux sinistrés la nouvelle que l’État allait accélérer la reconnaissance d’une catastrophe naturelle, ce qui ouvre la voie aux indemnisations. Les compagnies d’assurance en feront ce qu’elles veulent une fois l’émotion passée. Mais au-delà, rien n’est prévu qui puisse réellement limiter les effets de tels épisodes qui vont inévitablement se reproduire.
De son côté, le porte-parole du ministère de l’Intérieur s’en est pris à Météo France en pointant des insuffisances dans son système d’alerte. Mais pour que l’alerte maximum puisse être donnée le plus tôt possible encore faudrait-il que les services ne soient pas surpris par la quantité d’eau qui va tomber. Comme l’indiquait le directeur du service départemental d’incendie et de secours de l’Aude : « Plus les prévisions météorologiques seront fines, plus nous arriverons à anticiper. Nous avons eu une indication selon laquelle il devait tomber 80 à 100 mm et il en est tombé trois fois plus. » Cela est en partie au moins une question de moyens, or l’effectif de l’agence est passé de 3 700 personnes à moins de 3 000 fin 2017 et 500 nouvelles suppressions d’emplois sont prévues d’ici 2022.
Dans tous les domaines, par souci d’économies budgétaires, le gouvernement diminue les moyens qui pourraient servir à réduire les conséquences de tels événements climatiques. Depuis le début de l’année, la prévention des inondations, la construction de digues par exemple, a été transférée de l’État aux intercommunalités, sans leur en donner les moyens financiers. À charge pour elles de prélever une nouvelle taxe. Le fait que cette mesure ait été votée sous François Hollande prouve seulement qu’en matière d’irresponsabilité les gouvernements se suivent et se ressemblent.
Les spécialistes des risques naturels ont depuis longtemps proposé toute une panoplie de mesures de prévention : l’application stricte de l’interdiction de construire en zone inondable, la limitation du goudronnage des sols à la seule fin de construire d’immenses parkings, l’introduction de méthodes de culture permettant à l’eau d’être absorbée avant de se transformer en torrent dévastateur. Mais aucune n’a jamais été mise en œuvre, ni même sérieusement étudiée par ceux qui nous gouvernent.
La politique des gouvernements se résume souvent à la formule : « Après moi le déluge. » Il n’y a même plus besoin d’attendre.

                                     Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2620)

                                                                    Photo CGT IGN