dimanche 7 octobre 2018

Argenteuil : Gérard NOIRIEL, « Une histoire populaire de la France », à la librairie Le Presse-papier, mardi soir 9 octobre, à 18 heures 30


Ce n’est pas en tant que militant de Lutte ouvrière que je m’entretiendrai avec Gérard Noiriel, mais comme membre de l’association « Sous les couvertures ». Mais c’est bien la moindre des choses que je prévienne les lecteurs du présent blog


Sous les couvertures

Gérard Noiriel à la librairie du Presse-Papier à Argenteuil dans le cadre des activités de l’association Sous les couvertures. A partir de 18 heures 30 mardi 9 octobre 2018. Entretien et dédicace pour son livre :

« Une histoire populaire de la France », de Gérard NOIRIEL





Gérard Noiriel est un des très grands historiens d’aujourd’hui. Il est aussi un militant de l’éducation populaire.     
         Pour résumer, le livre s’interroge sur le rapport entre les dominants et les dominés du début du XVème siècle à aujourd’hui. Alors que s’achève la Guerre de Cent ans, l’Etat royal a développé son système de perception des impôts dans tout le royaume de France. De cette façon, il invente le « peuple ».
         Cette Histoire s’achève à l’époque des « années Macron ». Dans un entretien avec Médiapart, Gérard Noiriel  souligne que « Emmanuel Macron se sert beaucoup de l’histoire comme support idéologique… Mais c’est une conception de l’Histoire qui vise à légitimer complètement le libéralisme et dont le peuple est absent… ». Pour lui, il s’agit donc de rétablir l’existence active du peuple et de ses différentes fractions dont les combats ont fait la société française telle qu’elle est aujourd’hui.
         Tout son livre est l’occasion d’une réflexion très actuelle sur les différentes identités qui l’imprègnent, l’identité nationale, sociale, de classe, de genre, d’origine. Car il s’agit d’aider à y voir clair, alors que le nationalisme a le vent en poupe dans le jeu politique, les médias, et l’idéologie dominante.  
         Toutes ces questions sont abordées dans une histoire de France de plus de six siècles (d’où les 750 pages de l’ouvrage), dans un livre passionnant de réflexions et d’interrogations. Totalement convaincantes ou pas, ces dernières permettent en tout cas, certes à contre-courant, de s’interroger sur les discours dominants et plus qu’inquiétants d’aujourd’hui.
         Le mardi 9 octobre, à 18 heures 30, Gérard Noiriel sera au Presse-papier, 28 avenue Gabriel Périe, dans le centre d’Argenteuil, à 200 mètres de la mairie. C’est un des membres de « Sous les couvertures » Dominique Mariette qui s’entretiendra avec lui lors de cette soirée dédicace.  Amis du livre, de la culture, et de l’éducation populaire, nous vous y attendons.

« Une histoire populaire de la France », de Gérard NOIRIEL, éditions Agone, 750 pages, 28 euros

samedi 6 octobre 2018

Retraités et pouvoir d’achat de sombres perspectives. Un article de notre hebdomadaire


Pouvoir d’achat en baisse 

Le pouvoir d’achat des travailleurs à la retraite, déjà bien faible, va encore diminuer dans les années qui viennent. Une étude de l’OFCE, un organisme d’évaluation des politiques publiques, le confirme chiffres à l’appui.
Cette étude montre à quel point Macron ment en prétendant que la suppression progressive de la taxe d’habitation ou l’augmentation du minimum vieillesse vont compenser la baisse de ressources due à l’augmentation de la CSG ou au quasi-gel des retraites.
D’après l’OFCE, de plus en plus de retraités vont se retrouver lésés dans l’opération et y laisseront une part toujours croissante de leur pension. Déjà en 2018, 62 % des retraités y auront perdu et se retrouveront avec un pouvoir d’achat annuel amputé de 320 euros par rapport à l’année précédente. En 2019, ils seront 73 %, pour une perte de 470 euros en comparaison de 2017. Enfin, en 2020, 79 % des retraités auront perdu 700 euros en moyenne depuis 2017.
Cette baisse notable du pouvoir d’achat des vieux travailleurs résulte de la rafale de mesures prises par Macron. La CSG prélevée directement sur les pensions est passée de 6,6 à 8,3 %. Les retraites de base n’ont pas été revalorisées en 2018, et pour 2019 comme pour 2020 c’est à peine une hausse de 0,3 % qui est programmée, bien en dessous de l’inflation prévue. Il faut y ajouter le gel des retraites complémentaires du privé pour trois ans.
Cette ponction va peser d’autant plus lourdement sur les vieux travailleurs qu’elle vient à la suite d’années de restrictions. La dernière revalorisation des retraites, 0,8 % au 1er octobre 2017, était déjà bien en dessous de l’augmentation du coût la vie. Elle était d’autant plus dérisoire qu’elle faisait suite au gel total des pensions en 2014 et 2016, et à une ridicule augmentation de 0,1 % en 2015.
Lors de leurs dernières manifestations, les retraités étaient particulièrement nombreux à crier leur colère contre le traitement dont ils sont victimes. Le 9 octobre, ils ont toutes les raisons de descendre à nouveau dans la rue aux côtés de tous les travailleurs en activité.

                                                   D.M. (Lutte ouvrière n°2618)





Hausse des pensions et des salaires pour tous !
Echelle mobile des salaires et des pensions pour faire face à l’inflation !



SNCF : Pépy en guerre contre les cheminots


Pépy poursuit sa guerre contre les cheminots



Pendant la grève des cheminots du printemps 2018

Le PDG de la SNCF, a déclaré « vouloir réduire tous les coûts du ferroviaire ». Interrogé par le journal Les échos, il annonce la suppression de 10 à 15% des 140 000 postes de cheminots d’ici 2026 et veut réaliser des « gains de productivité » en augmentant la charge de travail de tous les cheminots, leur imposant mobilité et polyvalence.
En fait, les conditions de travail sont déjà attaquées, en particulier des accords existants sont remis en cause pour obliger les conducteurs de trains à faire des horaires à rallonge et cela,  jusqu’à 6  jours consécutifs.
Pépy et les patrons se croient en position de force après la grève du printemps qui n’a pas réussi à empêcher le vote de la réforme du ferroviaire. Mais la colère s’accumule, les liens tissés pendant la grève demeurent et les cheminots n’ont pas dit leur dernier mot.

SNCF : RER Ligne C : sécurité, très inquiétant, une situation à supprimer, et vite


SNCF RER Ligne C : danger, silence radio

Depuis quelques mois, la radio GSMR (standard européen de télécommunication ferroviaire) équipe les cabines des agents de conduite de la ligne C du RER de la région parisienne.
Lorsqu’un conducteur émet un signal d’alerte avec cette radio, il touche un secteur moins large qu’auparavant, arrête moins de trains et évite un trop gros impact sur le trafic, ce qu’apprécie la direction SNCF.
Mais surtout cette radio, qualifiée de nouvelle génération et que la direction avait vantée comme étant la radio du futur, devient inefficace en divers endroits de la ligne C. Dans ces trous radio, impossible de contacter qui que ce soit, ni même de lancer une alerte en cas de danger. Autant dire que la situation ainsi créée est très préoccupante et que le problème a été signalé à plusieurs reprises par les agents de conduite aux responsables. Les seules réponses obtenues jusqu’à maintenant ont été en substance : « On est au courant, mais on n’y peut rien » ou bien encore « Oui, on sait, le problème est identifié ».
Il y a quelques années, ce n’était certes pas parfait, mais au moins, même en cas de panne de radio, les agents de conduite avaient toujours la possibilité d’utiliser des torches à flamme rouge pour arrêter tout le trafic en cas de danger imminent. Jugeant la radio performante, la SNCF a supprimé les torches sur la ligne C. Aujourd’hui, si la radio est out, il n’y a plus aucun moyen d’intervention, de signalement, de communication avec les autres conducteurs, les aiguilleurs, etc. C’est dire qu’une catastrophe est possible sans que l’agent de conduite ait aucun moyen de la prévenir.
La dégradation des conditions de travail va de pair avec le recul de la sécurité, à cause d’un matériel qui, lorsqu’il n’est pas vétuste et mal entretenu, est très moderne, mais avec des défaillances connues et très lourdes de dangers.

                                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2618)

Argenteuil, défense du complexe Jean Vilar. Un Atrium qui n’attire pas


Des dépenses bien mal engagées

 
                                                                                Elle ne convient pas                                                                

Certains l’appellent avec humour « la tente Quechua ». Il s’agit de L’Atrium, la structure qui était censée remplacer le complexe Jean Vilar. Mais « tente Quechua » ou Atrium, dans tous les cas, elle ne fait vraiment pas recette.
         Si nos comptes sont bons, seuls deux évènements y ont eu lieu en septembre : la fête de la maman des poissons dont nous avons parlé, et une rencontre de professionnels de l’éducation qui aurait rassemblé une soixantaine de personnes…
         Après un bilan donc très maigre en septembre, en octobre, c’est pourtant déjà relâche pour cette structure. Et il faudra attendre novembre, et ce n’est même pas sûr, pour qu’il s’y passe quelque chose !
         Les associations d’Argenteuil, même celles qui ont joué le jeu et qui ont cru dans un premier temps ce qu’on leur promettait, ont dorénavant leur conviction faite : la structure ne convient pas pour les évènements qui étaient organisés dans la salle et le complexe Jean Vilar.
         Donc autant continuer à les organiser où cela convient, c’est-à-dire à dans ce complexe historique d’Argenteuil.
         En revanche, la municipalité peut toujours lancer un appel à projets pour que cette salle « Atrium-Quechua » soit utilisée à quelque chose, et que tout l’argent dépensé pour l’installer ne soit pas à mettre dans le registre des pertes pures et simples.

ESSEC : l’école privée élitiste n’a pas besoin de l’argent du conseil départemental


Fonds publics seulement à l’Ecole publique



Si l’on en croit le Parisien-95 (si c’est une erreur les conseillers départementaux lecteurs de notre blog sauront le démentir), le conseil départemental du Val d’Oise contribuerait à hauteur de 5 millions à la reconstruction de l’ESSEC de Cergy.
         5 Millions ce n’est pas rien. Pourquoi une école privée élitiste telle que l’ESSEC bénéficierait-elle d’une telle manne ?
         Cette école est un des grands centres de formation des dirigeants capitalistes, elle ne manque donc pas d’anciens élèves potentiellement contributeurs et de liens avec les banques et les grandes entreprises. Par ailleurs, elle fait payer des frais de scolarité très élevés, et elle doit donc avoir en conséquence une belle cagnotte !
         5 millions, c’est, au jugé, le coût d’un quart du prix d’un collège. Bref, voilà une partie du financement trouvé pour le dixième collège qui manque à Argenteuil.
         Oui, les fonds publics doivent aller à l’enseignement public, c’est ESSECment dit, mais c’est pourtant vrai.

vendredi 5 octobre 2018

Collomb : théâtre de Guignol à l’Élysée


Le Guignol lyonnais fait la joie des enfants

  
Il lui tire l'oreille ?

Après la démission de Hulot qui a mis un an pour réaliser qu'il ne servait à rien « face au poids des lobbys », Collomb claque la porte du gouvernement. Ce vieux politicien qui posait, la larme à l'oeil, en parrain politique du jeune Macron quitte le navire pour ne pas sombrer avec lui. Le fauteuil de maire de Lyon l'attend, puisque sa doublure accepte d'aller au placard.
Mais quels que soient les acteurs sur le devant de la scène, les projets de loi continuent de se succéder contre les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les migrants. Et c'est cela l'événement important.

Science : Hayabusa 2, robot Mascot… et détresse en Indonésie


Exploit scientifique et calamité sociale



La sonde japonaise Hayabusa 2 vient de larguer le robot Mascot sur un astéroïde afin d’analyser ce corps rocheux, relique du système solaire primitif. Cela se passe à 300 millions de kilomètres de la Terre. Cet exploit montre les prouesses scientifiques dont est capable l’humanité.
Dans le même temps, depuis que l'île des Célèbes en Indonésie a été frappée par un tsunami, chaque jour qui passe montre l'impuissance des secours, qui manquent de tout, à soulager radicalement la population.
Si les tremblements de terre et les tsunamis sont des phénomènes naturels, les tragédies humaines qu'ils engendrent ne relèvent en rien de la fatalité. Elles résultent d’une organisation sociale qui concentre les richesses entre quelques mains et laisse des pays entiers et des millions d’êtres humains dans le dénuement.