samedi 22 septembre 2018

Mélenchon se pose en garde-frontières


Au lieu de dénoncer le capitalisme et la bourgeoisie…



Dans son discours de rentrée, Mélenchon a, une fois de plus, désigné l’Union européenne comme la responsable de tous les maux qui frappent les classes populaires. Pas question pour lui d’accuser le système capitaliste et la bourgeoisie. Face au drame des migrants, tout en se réclamant du « devoir d'assistance à personne en détresse », il rejette l’idée de « liberté d'installation ». Il invoque même le « besoin des frontières » au nom d’un prétendu « protectionnisme solidaire ». Un non-sens ! Comment peut-on hérisser des frontières sous prétexte de se protéger tout en se déclarant solidaire ? Non, il faut la liberté de tous de circuler, de s’installer, de travailler et de vivre là où on veut, là où c’est possible.

Collomb : itinéraire d’un serviteur de la bourgeoisie


Une carrière au service des riches et de l’ordre



 Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a décidé de quitter dans quelques mois le gouvernement de Macron pour faire campagne pour la mairie de Lyon : il évoque vaguement quelques désaccords, sur la baisse de pouvoir d’achat des retraités, mais l’augmentation de la CSG n’est pas nouvelle et il ne l’avait jamais critiquée jusque-là. Il craint probablement surtout de perdre des voix aux prochaines élections.
     A la tête de la municipalité et de la Métropole à Lyon avant 2017, il défendait les intérêts des patrons locaux comme Mérieux et Aulas ; il a soutenu les suppressions de postes dans les hôpitaux et la fermeture de l’Hôtel-Dieu, transformé en hôtel de luxe ; il faisait pression sur les conditions de travail des salariés. Il n’a pas été dépaysé dans ce gouvernement de combat contre tous les travailleurs.
     Après avoir fait la chasse aux Roms à Lyon, il a endossé la responsabilité d’organiser la chasse aux migrants sur le plan national.
     Les travailleurs lyonnais ne pouvaient attendre rien d’autre de ce serviteur dévoué aux intérêts des possédants et de la bourgoisie.

Conseil municipal, Crèches municipales à Argenteuil : le début de la municipalisation totale de cette activité ?


Contre les intérêts des enfants, des familles, et des personnels

 
Le blé... pour les intérêts privés

Les crèches municipales sont dans le collimateur de la municipalité. Elle voudrait s’en débarrasser complètement qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. La question est à l’ordre du jour du conseil municipal de mardi prochain.
         Mardi, il s’agit d’entériner la mise en « délégation de service public » de la crèche municipale Le blé en herbe et d’une autre structure à construire boulevard Jeanne d’Arc.
         On peut aisément imaginer que c’est le premier pas d’une liquidation des crèches municipales.
         Si des activités publiques peuvent amener du profit, les groupes privés sont prêts à les investir. Ce secteur des crèches en est un.
         En décidant d’aller sur cette voie pour les crèches, la municipalité répond à leurs attentes.
         Tant pis pour le contrôle en direct que la Ville exerçait sur ce service. Tant pis pour la situation et les conditions de travail des personnels. Tant pis pour le service public utile à la population…
         Il n’est pas dit que la question passe aussi facilement que le souhaite la municipalité…

Conseil municipal d’Argenteuil (2), vente de la « friche Balzac » au groupe Life


Life, « vie », mais quelle vie de quartier ?

 
Le lieu d'un grand gâchis...

Sorti du secret des dieux, une question de ce prochain conseil porte sur la vente à un groupe privé de l’immobilier, le groupe Life, de la « friche Balzac » qui était naguère le « trou Balzac » et qui fut à l’origine le site d’une tour amiantée, tentative de mini tour d’affaires.
         C’est sur cette friche qu’il fut un temps question de construire une annexe de l’Ecole alsacienne. Quand ce projet fut abandonné, un autre lui succéda, celui de la construction d’un lycée privé catholique dont les habitants n’ont jamais été informés de l’abandon.
         Voilà donc un nouveau projet immobilier. Il est sûr qu’à côté de la gare du Val, les promoteurs s’en pourlèchent déjà les babines. Il y a bien la mise en place de services privés, mais l’essentiel des 12 000 mètres carrés qu’il est prévu de lotir concernent bien la construction de logements.
         Mais si le projet se concrétise, que trouveront les futurs locataires ?
Certains services publics sont inexistants dans le quartier. Les effectifs du collège du secteur explosent. Le bureau de poste est quant à lui totalement sous-dimensionné...
         C’est ces questions-là qu’il faudrait régler en priorité avant d’offrir au secteur privé l’occasion de réaliser de nouveaux jolis profits.

vendredi 21 septembre 2018

Macron et le chômage : de macronerie en macronerie


Chômage : trouver du travail en traversant la rue ?

 « Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue et je vous trouve un travail. » C’est ainsi que Macron a répondu à un chômeur de 25 ans l’ayant interpellé dans les jardins de l’Élysée à l’occasion des Journées du patrimoine, samedi 15 septembre, sur ses difficultés à trouver un emploi.



« J’avais envie de lui dire : dans ce cas-là, venez avec moi en chercher ! », a réagi à juste titre le jeune homme quelques jours plus tard, au micro d’Europe 1. Mais Macron s’en est bien gardé, car peu lui importait de savoir si les cafés et restaurants de l’autre côté de la rue recrutent vraiment du personnel, de même qu’il se moquait de savoir que le jeune auquel il s’adressait ait suivi une formation d’horticulteur. Pour ce représentant du patronat, les travailleurs n’ont pas à exprimer d’exigences : ils doivent tout accepter, être flexibles et corvéables, se laisser exploiter et licencier en silence.
L’arrogance d’un Macron a de quoi révolter. Des millions de femmes et d’hommes au chômage enchaînent les petits boulots, les CDD, les missions d’intérim ou les formations, sans pour autant parvenir à trouver un emploi stable. Le jeune auquel s’est adressé Macron racontait lui-même : « J’ai déjà travaillé dans la restauration, j’ai déjà fait de la plonge. Aujourd’hui, j’envoie des CV et je reçois des lettres et des lettres de refus. (...) Pourquoi je me lève à 6 heures pour aller chercher du travail, alors que je sais la réponse ? Malgré tout, je le fais quand même. »
Plus de six millions de femmes et d’hommes sont aujourd’hui privés de travail. Et ce n’est pas parce qu’ils ne feraient pas assez d’efforts pour en trouver, contrairement à ce que prétendent des politiciens comme Macron. C’est parce que le patronat ne cesse de licencier et de supprimer des emplois, se contentant le plus souvent d’avoir recours à des contrats précaires.
L’attitude de Macron est d’autant plus choquante que sa politique, en donnant plus de liberté aux entreprises pour licencier et en supprimant massivement des emplois dans la fonction publique, contribue à alimenter le chômage.
Sa petite phrase s’inscrit dans une campagne contre les chômeurs qui n’est pas nouvelle : tous les gouvernements y ont eu recours pour masquer le fait que, faute de s’en prendre au patronat, ils ne peuvent rien faire pour diminuer le chômage. Macron montre que le mépris et la stupidité de la classe de privilégiés qu’il sert à la tête de l’État sont bien son mode de pensée.

                                                       Marc RÉMY (Lutte ouvrière n°2616)

Education : hausse démographique, mais saignée de postes de postes en vue


De pire en pire



Blanquer, le ministre de l'Education nationale, a précisé le nombre de postes supprimés dans l'éducation : 2 600 dans le secondaire, 400 dans les services administratifs et 600 dans le privé. C’est beaucoup plus que les 1 800 suppressions de postes annoncées précédemment.
Et pourtant, selon le ministère, il y aura 40 000 élèves supplémentaires à chaque prochaine rentrée scolaire.
Faire des économies aux dépens des bonnes conditions d’éducation et d’enseignement de la jeunesse, c’est en fait sacrifier leur avenir… ce que le gouvernement réalise sans état d’âme.

Argenteuil, modification du PLU et enquête publique


Un zeste de démocratie, mais vraiment pas trop !

 
En 1898

Une nouvelle « enquête publique » concernant le Plan Local d’Urbanisme de la commune va s’ouvrir le jeudi 27 septembre et durera jusqu’au samedi 27 octobre. Bien, elle est annoncée sur les panneaux d’information municipaux et sur le site internet de la Ville.
         Mais de quoi s’agit-il ? Sur quel aspect ou partie du PLU porte-t-elle ? A moins qu’elle concerne l’ensemble de celui-ci ?
         C’est mystère et boule de gomme. Il faudra attendre le 27 pour avoir plus de précision !
         Chacun connaît la portée très limitée de ces enquêtes publiques, mais tout de même.
         De la démocratie, de la publicité des actes et des débats, certes, mais apparemment, vraiment, pas trop n’en faut !


             Il y aurait-il un rapport avec ce qui suit ? 





Conseil municipal d’Argenteuil

Mardi 25 septembre

Des questions très « intéressantes » dans l’ordre du jour



SNCF – Argenteuil, passage de la gare pour tous supprimé entre Orgemont et le Centre-Ville. Un petit rappel aux amnésiques.


Et ils en pensent quoi aujourd’hui ?



On ne peut aujourd’hui plus passer normalement et facilement d’un côté à l’autre de la gare d’Argenteuil Centre. La municipalité actuelle porte une lourde responsabilité dans cette situation. Voilà pourtant ce qu’elle avait voté en 2010, alors qu’elle était minoritaire au sein du conseil municipal d’Argenteuil.

 « Dès qu’elle a eu connaissance de l’intention de la SNCF de mettre fin au caractère public de ce passage, la Municipalité s’est opposée à la fermeture du souterrain car il ne dessert pas seulement les quais de la gare mais relie le Centre ville au quartier d’Orgemont…
(le comptage réalisé par la SNCF sur un seule journée a montré qu’environ 1000 personnes utilisaient quotidiennement ce souterrain sans pour autant prendre le train).
Cette fermeture accentuerait donc cette coupure urbaine entre deux quartiers déjà séparés par les voies SNCF.
Enfin, la ville d’Argenteuil attire l’attention de la SNCF sur le fait qu’en cas de panne du distributeur de billets côté Orgemont, l’absence d’une liaison publique avec le Centre ville obligerait les personnes à contourner toute la gare pour accéder à un autre automate…
En conséquence, le Conseil municipal d’Argenteuil demande à la direction de la SNCF de surseoir à la mise en œuvre du dispositif de contrôle automatique jusqu’à ce qu’une solution satisfaisante ait été trouvée pour maintenir la liaison piétonne reliant le centre-ville au quartier d’Orgemont. »

Extraits de la motion adoptée à l’unanimité du conseil municipal d’Argenteuil le lundi 15 février 2010

 Cette motion est plus que jamais d’actualité même si ceux qui la votèrent donc naguère l’ont oubliée alors qu’ils dirigent aujourd’hui la municipalité