lundi 17 septembre 2018

Fonction publique : non à la casse !


Ils préparent une régression totale

Le secrétaire d’État à la Fonction publique, Olivier Dussopt, a réaffirmé que « l’objectif de 50 000 suppressions de postes au sein de l’État est très largement atteignable ».



Ce serait pour lui simplement appliquer les promesses de campagne de Macron, qui avait annoncé le chiffre de 120 000 suppressions de postes, dont 70 000 dans la fonction publique territoriale, d’ici 2022, fin du quinquennat. L’objectif était d’économiser 30 milliards d’euros.
Olivier Dussopt prétend qu’il n’y aura pas forcément de suppressions de postes d’enseignants ou de fonctionnaires du Trésor par exemple. Il affirme, comme l’avait fait Macron avant lui, que tout est un problème d’organisation « en rendant le même service public autrement ». Ainsi dans les services des impôts la dématérialisation et le prélèvement à la source réduiraient les besoins en personnel. Dans les écoles et dans les hôpitaux, le mot clé est encore réorganisation. Enfin il y aura des départs en retraite non remplacés et un plan de départ volontaire.
Mais qui peut croire que 120 000 suppressions de postes se feraient sans casse ? Des effectifs en moins, cela ne pourra qu’augmenter la charge de travail et dégrader encore plus les conditions de travail !
Macron prétend moderniser la fonction publique. Mais, en fait de modernisation, il prépare une régression totale, avec moins de fonctionnaires et des contractuels en CDD encore plus nombreux. Et il recourt à la démagogie antifonctionnaire pour tenter d’opposer salariés du public et du privé.
                                    Cédric DUVAL (Lutte ouvrière n°2615)


À l’appel d’organisations syndicales de salariés – CGT, UD FO, SUD – ainsi que de syndicats étudiants et lycéens – UNEF et UNL – une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations est organisée mardi 9 octobre. Il faut qu’elle soit l’occasion d’exprimer le plus fort possible la colère du monde du travail.

Australie - Education, une belle leçon : la valeur n'attend pas le nombre des années


Un beau geste mature contre le mépris envers les populations aborigènes

  

Massacre d'aborigènes en 1852

Une écolière de neuf ans a refusé de se lever à l'écoute de l'hymne national, ce qui est une obligation. Elle a voulu dénoncer ainsi le mépris des populations aborigènes, premiers habitants de ce continent, bien avant qu'il soit colonisé.
L'école lui a infligé une colle et les conservateurs s'étranglent, la traitant de « sale gosse » et la menaçant d'un « coup de pied au derrière » sur les réseaux sociaux. Ils se ridiculisent une deuxième fois après le pied de nez que cette jeune leur a fait.

Argenteuil : centres de vacances, maisons de quartier, espaces-jeunesse, le festival du grand gâchis


Le festival du grand gâchis



Un de nos lecteurs nous a envoyé un commentaire suite à notre brève qui évoquait la situation du centre de vacances de la Ville d’Argenteuil, à Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée : « Saint hilaire : toujours en déshérence ! Incroyable ! Le pire étant qu'on a remis de l'argent pour ça qui n'a servi absolument à rien ». Nous partageons l’ire de notre correspondant.
         Le maire précédent avait eu incontestablement raison d’initier à nouveau l’utilisation de ce centre de vacances emblématique pour l’organisation de séjours familiaux. Il serait intéressant de rappeler combien cela avait coûté. Cela devait s’exprimer en centaines de milliers d’euros !
         Au-delà de cet exemple, c’est une habitude à Argenteuil. Celle d’équiper un lieu en dépensant beaucoup d’argent, puis, le maire changeant ou changeant son fusil d’épaule, l’activité change de lieu, va s’installer ailleurs au prix du coût des nouvelles installations. A l’encontre de la municipalité actuelle, outre cet exemple de Saint-Hilaire, nous avons en mémoire le changement de lieu de la Maison de quartier du Centre-Ville, ou encore celui de l’espace jeunesse du Val-Sud qui a occupé la place de l’espace famille du Val-Sud avant de déguerpir devant la poussée des hordes de Charlemagne !

Argenteuil, sports, pelouse synthétique ou gazon naturel ?


700 000 euros, une somme !

 
Photo Le Parisien-95/ Marjorie Lenhardt

Nous avons évoqué hier la réfection de la « pelouse » du stade de football Mimoun de l’espace Héloïse. A la relecture de l’article du Parisien-95, un chiffre nous a fait tiquer, celui du coût de l’opération : 700 00 euros ! Bigre, le prix de deux pavillons sur Argenteuil, ou le salaire d’un employé municipal sur 30 ans !
         Oui, mais c’est du synthétique… et il faut retravailler le fond malmené par la situation hydraulique du lieu et la pollution…
         Mais pourquoi c’est du synthétique qui a été refait ? Et pourquoi pas un gazon traditionnel ?
         Reprenons. Avec 700 000 euros, du gazon et un jardinier à demeure qui aurait pu non seulement entretenir le stade mais les espaces verts alentours !
         Oui, c’est vrai, c’est sans compter avec les « lobbies » du synthétique comme dirait Hulot !

Argenteuil, New Look, menaces de licenciements


New Look, vieilles méthodes

        

Après avoir fait des misères à nos frères travailleurs d’Outre-Manche, le groupe britannique de prêt-à-porter New Look veut s’attaquer à ses salariés d’ici. D’ici février 2021, la chaîne veut fermer 21 de ses 29 magasins. Cela signifierait le licenciement de 261 des 400 travailleurs de l’entreprise dans le pays. Le magasin de Côté Seine est concerné.
         C’est certes la loi du profit et du capitalisme. Mais les travailleurs ont toutes les raisons de s’y opposer, en réclamant l’interdiction des licenciements, chez New Look comme dans les dizaines d’autres entreprises où actuellement l’emploi des travailleurs est aussi menacé.

dimanche 16 septembre 2018

« Plan pauvreté » : État et patronat fabriquent la pauvreté


Il faut un emploi et un salaire qui permettent de vivre !



Le « plan pauvreté » annoncé par Macron est hypocrite à plus d'un titre. En effet, la politique du gouvernement contribue à l'aggraver. La baisse des APL, l'augmentation de la CSG sur les pensions de retraite, la fin des contrats aidés, bientôt la fin de l'indexation des prestations sociales sur l'inflation : toutes ces mesures réduisent les revenus des classes populaires.
Et plus fondamentalement il y a le chômage et les bas salaires ! L'État et le patronat s'en partagent la responsabilité avec les suppressions d'emplois dans la fonction publique, avec les mesures facilitant les licenciements et le refus de tout coup de pouce sur le SMIC.
Les travailleurs ont besoin d'un emploi et d'un salaire qui permettent de vivre et de faire vivre leur famille. Alors pour lutter réellement contre la pauvreté, il faudra imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous !

Migrants : Le Pen rate sa com’


La démagogue se fait refouler

  

À Châteaudouble, petit village du Var, une ancienne maison de retraite va servir de centre d'accueil pour plusieurs dizaines de migrants pendant quelques mois.
Mercredi dernier, Marine Le Pen a cru bon d'aller y faire entendre, devant les caméras, sa démagogie anti-migrant, parlant de « vague de submersion ».
Mais cette fois, son coup de com' lui est revenu en boomerang : plus que sa rengaine répugnante, c'est surtout la protestation salutaire de la population locale mobilisée pour conspuer la démagogue d'extrême-droite qui s'est fait entendre !

Macron, l’Elysée et la porcelaine


Normal, avec Macron, ça casse



Pour faire semblant de montrer que pour rénover son palais il n’écorne pas le budget de l’Etat, Macron a décidé de lancer une ligne de produits dérivés « Elysée ». Il paraît que cela s’appelle des « goodies ».
         Malchance, le « mug » de la série présentée comme « porcelaine de Limoges » n’en est en fait pas une, au grand dam des défenseurs du label du Limousin.
         Bref, toutes proportions gardées, c’est comme que lorsqu’il dit qu’il est « le président des Françaises et des Français », alors qu’il n’est que le président des riches.