lundi 6 août 2018

Argenteuil : un café associatif en projet


Si ça améliore le collectif, ce sera déjà cela

 
Café associatif (photo WikiCrea)

Nous avons appris par hasard qu’un projet de café-épicerie associatif était en projet à Argenteuil en particulier autour de militants du mouvement Alternatiba. Pour résumer, ces derniers militent pour mettre en place une économie alternative plus respectueuse de la qualité des produits et contre le gâchis. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce mouvement.
       En attendant, la perspective d’un lieu de rencontre collectif à Argenteuil où il y en a si peu ne peut que réjouir.
       Il devrait s’installer à l’emplacement de la salle de sport rue Antonin Georges Belin, à l’angle avec la rue Hoche, là où il y avait il y a quelques années encore les services techniques de la Ville.
      Ce projet apparemment demande une aide de l’Etat, et bénéficierait de l’aide de la municipalité d’Argenteuil.
      Nous attendons avec impatience de ses nouvelles. Nous diffuserons au fur et à mesure les informations sur l’état d’avancement, et, bien sûr, si c’est un lieu « sympa », nous nous y retrouverons.

Bonnes lectures (22), Eric Vuillard, L'Ordre du jour Actes Sud


L'Ordre du jour

 


Le 11 mars 1938, les troupes de la Wehrmacht entrent en Autriche, appuyant le coup d’Etat nazi qui vient de s’y produire. L’Autriche est annexée à l’Allemagne hitlérienne, c’est l’Anschluss.
       A partir de cet évènement dramatique, qui marqua une étape supplémentaire de la marche vers la Seconde guerre mondiale, l’auteur construit un roman décapant, dans l’économie des moyens, mais où l’humour et le ridicule permettent pour nous de dédramatiser un évènement pourtant dramatique.
      Nous ne sommes donc pas dans l’histoire, mais autour de celle-ci, dans la littérature.
     Un roman pour deux heures de bonne lecture et de sourire grinçant bien roboratifs.  

Eric Vuillard, L'Ordre du jour  Actes Sud, 16 euros

dimanche 5 août 2018

Apple et cie des 4000 principales sociétés du monde : une moyenne de 15 % de hausse


Ça plane au plus haut pour les profits

 


Les profits battent des records : en se basant sur les 4 000 principales sociétés cotées dans le monde au second trimestre, leur bénéfice par action affiche une hausse de 15% en un an.
Apple, dont la rentabilité lui permet d'engranger plus d'un dollar de bénéfice pour cinq dollars de marchandise écoulée, est attractive pour les détenteurs de capitaux, et a dépassé les 1 000 milliards de dollars de capitalisation en bourse. Quant aux groupes du luxe, les gérants de fonds parlent à leur propos de « résultats stratosphériques ».
Le 8ème ciel pour eux, l'enfer pour le reste du monde...

Amazon : profits records bâtis…


Sur l'exploitation

 
150 milliards de dollars de patrimoine
Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde (photo : S. Jurvetson, 2010, Flickr)Le géant de la vente en ligne Amazon pourrait être la prochaine entreprise à franchir, comme Apple, la barre des 1 000 milliards de cotation boursière. Comme chez Apple, la fortune des propriétaires d'Amazon, présentée comme la juste récompense de son excellence technologique, est d'abord fondée sur l'exploitation de ses esclaves salariés.Le géant de la vente en ligne Amazon pourrait être la prochaine entreprise à franchir, comme Apple, la barre des 1 000 milliards de cotation boursière. Comme chez Apple, la fortune des propriétaires d'Amazon, présentée comme la juste récompense de son excellence technologique, est d'abord fondée sur l'exploitation de ses esclaves salariés.
Une enquête du journal britannique The Guardian révèle ainsi qu'aux Etats-Unis, la pression à la productivité dans les entrepôts du groupe est cause d'un nombre très élevé d'accidents de travail. Ces accidents conduisant non à des amendes pour l'employeur mais au licenciement des travailleurs blessés, ces derniers finissent trop souvent à la rue.
Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, est devenu l'homme le plus riche de tous les temps, en franchissant la barre des 150 milliards de dollars de patrimoine. Une montagne de dollars élevée sur le dos des plus de 500 000 salariés qu'il exploite à travers le monde.

Capitalistes et en plus margoulins


Esclavagistes des temps modernes

 


La gendarmerie de l'Ain vient de mettre à jour les méthodes de trois maraîchers de la Côtière, aux portes de Lyon, qui exploitaient plusieurs dizaines de travailleurs polonais avec la complicité du gérant d'une société d'intérim officiellement basée en Pologne. Non déclarés, payés 5 euros de l'heure, pour des semaines de 50 ou 60 heures, ces travailleurs se voyaient en plus prélever entre 3 et 600 euros pour payer leur loyer dans un mobile-home.
La société polonaise, agence fictive de travailleurs détachés, ne payait de cotisations sociales ni en France ni en Pologne, tandis que les maraîchers bénéficiaient directement de cette fraude. Plus de 350 000 euros en liquide ont été saisis chez eux.
Le recours à des travailleurs saisonniers sous-payés est aussi courant que légal dans le ramassage des fruits et légumes. Le système des travailleurs détachés permet déjà aux patrons de payer très peu leur main-d’œuvre. Mais c'est encore trop pour certains patrons qui n'hésiteraient pas, si on les laisse faire, à faire ramasser leurs salades par des esclaves menés au fouet.

AB-Habitat Argenteuil-Bezons cité Joliot-Curie à Argenteuil


Passage au passé ? A voir.

 


Une note adressée aux locataires de la cité sur les portes palières leur a annoncé que le passage existant depuis toujours sous le bâtiment Yves Farge, et permettant le passage sous ce dernier venait d’être bouché.
         Lorsque l’on reçoit une note datée du 1er août, on peut toujours être inquiet. C’est le creux des vacances, et craint-on la réaction des intéressés, au point d’agir en toute tranquillité à ce moment-là.
         C’est la deuxième tentative pour supprimer le passage. Il y a quelques années, la tentative d’AB-Habitat, le bailleur, de le faire avait tourné au fiasco. Aussitôt bouché, le passage avait été débouché…
         Un certain nombre de jeunes dont c’est le point de rendez-vous sont favorables à ce passage, des locataires le sont moins. Et l’on ne connaît pas l’avis de tous ceux qui l’utilisent à un moment ou à un autre dans l’année.
         Et c’est bien là le problème. Pour justifier la célérité de son action, AB-Habitat évoque des « partenaires » qu’elle a mis au courant. Mais on ne sait pas qui ils sont, et ce qu’ils représentent.
         Même pour des petites choses, petites en apparence, mais qui peuvent tenir au cœur des uns et des autres, c’est toujours la même méthode : demander l’avis à tous les intéressés avant d’agir, ce n’est pas dans les habitudes des « grands » décideurs et gestionnaires !
         En tout cas, on attend la suite.

Bonnes lectures d’été (22) : Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi, Le jour où Nina Simone a cessé de chanter


Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

 


L’arrière-fond du récit est l’histoire dramatique du Liban à partir des années 1970, faite de guerre, d’horreur généralisée, de spirale de la vengeance où finalement, à défaut de combat pour des idéaux, il n’y a plus partout que la haine.
         Le récit lui-même est l’histoire d’une femme pour laquelle la liberté ne se négocie pas, et cela sur tous les plans, quoi que soit le prix que l’on paie pour la conserver. En cela, elle perpétue la morale de vie de son père… 

Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi, Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, 7 euros

samedi 4 août 2018

Apprentissage : pour Pénicaud, toujours plus d’ « émancipation patronale »


Loi Pénicaud : pour un avenir d'exploitation

 


Après la loi travail que le gouvernement avait fait passer par ordonnances, le Parlement vient d'adopter une loi concernant l'assurance-chômage, la formation professionnelle et l'apprentissage. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a présenté cette loi comme un texte « d'émancipation sociale ». Faut oser !
En guise d'émancipation, la loi augmente de 35 à 40 heures l'horaire hebdomadaire que les apprentis mineurs consacreront à leur patron, le maximum journalier légal augmentant de 8 heures à 10 heures. Par contre, pour se débarrasser d'un apprenti dont il ne voudra plus, le patron n’aura aucun risque de se voir assigné devant les Prud'hommes.
Une conception toute patronale de « l'émancipation » !