dimanche 29 juillet 2018

Capitalisme : Facebook : 115 milliards ! Envolée une « valeur » de 115 milliards de dollars !


Le capitalisme, un casino complètement fou !

 


Le titre de Facebook a perdu, durant la journée du 26 juillet, près de 20 % de sa valeur à la bourse de New-York. Cela représente plus de 115 milliards de dollars évaporés.
Avec une telle  somme, on pourrait construire 150 hôpitaux de grande ville ou nourrir la moitié des 800 millions d’êtres humains souffrant de sous-alimentation ou encore employer plus de 2 500 000 chômeurs à 1500 euros par mois pendant un an.

Carrefour : travailleurs licenciés en perspective. L’action grimpe


Les spéculateurs positivent

 


Bien qu’ayant annoncé des résultats en recul, le cours de Carrefour en bourse s’est envolé de plus de 12%. La raison en est que les spéculateurs s’attendent à de bons bénéfices après la vente des magasins Dia et les milliers de suppressions d’emplois programmées par l’enseigne.
Licencier des travailleurs fait le bonheur des capitalistes et des boursicoteurs.

Bonnes lectures de l’été (17), Le dernier gardien d’Ellis Island, de Gaël Josse, J’ai lu


Le dernier gardien d’Ellis Island

 


Nous avons déjà évoqué ces jours derniers Gaëlle Josse. Nous avons également aimé d’elle Le dernier gardien d’Ellis Island, un roman au cœur de l’actualité d’aujourd’hui.
         L’espérance a toujours été au cœur du départ définitif pour un ailleurs porteur d’une vie meilleure, que ce soit pour échapper aux guerres qui déciment, à la misère, ou aux impasses d’une société sans espoir. La France fait partie de ces grands pays qui attirèrent des millions d’émigrants.
         Mais sur ce plan, les Etats-Unis représentent l’exemple-type de la terre d’immigration de ces deux derniers siècles.
         La porte d’entrée pour ce Nouveau monde plein d’espérances fut New York. Et le sas pour la rejoindre, à une encablure du succès pour l’émigrant, fut l’île Ellis, la mythique Ellis Island, de 1892 à 1954.
         Le roman porte sur elle, via la mémoire du dernier responsable du lieu où il fallait être en bonne santé et fournir les bons documents pour obtenir le merveilleux sésame pour tous ceux qui en avaient tellement rêvé.
         Par ces temps où migrer lorsque l’on vient de l’horreur économique ou guerrière est une gageure, ce livre est très roboratif. 

Le dernier gardien d’Ellis Island, de Gaël Josse, J’ai lu, 6 euros

samedi 28 juillet 2018

Affaire Benalla : la grosse commission, c’est donc fini !!


C’est donc fini !!

 


Les députés de droite LR et ceux de la France Insoumise reprochent à la présidente (LREM) de la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla de protéger Macron en triant les personnes à auditionner dans un sens favorable au pouvoir. Ce qui crève les yeux. Critiquant la « mascarade » de cette  commission, le « déni de démocratie », ils s’en sont retirés, suivis par ceux du PS, du PCF et par Le Pen.
Ils parlent de mascarade, et c’en est une !  Une de plus pourrait-on dire. Chacun joue son rôle dans ce feuilleton autour de ce qu’ils appellent l’édifice démocratique, qui va du Parlement à l’Elysée. Sans remonter plus loin, de Gaulle et Mitterrand, et même Hollande, disposaient de barbouzes de tout poil. Il n’est pas  nouveau que les chefs d’Etat  s’entourent d’hommes de main plus ou moins officiels pour leurs basses œuvres. Ils invoquent des lois qu’ils ont eux-mêmes fait voter, mais ils se situent allégrement hors- la loi quand ils le décident. La pratique du pouvoir sous Macron est dans la continuité de ses prédécesseurs, favoritisme et scandales politiques.

Argenteuil-Bezons : les migrants et une députée parlant dans le vide


Elle ne s’est pas demandé ce qu’elle faisait là ?

 J’ai fait un effort et j’ai écouté les 5 minutes d’intervention de la députée d’Argenteuil-Bezons à l’occasion en deuxième lecture sur la loi « asile immigration intégration » finalement votée.
La députée n’avait vraiment pas grand-chose à dire. Du blabla, de la langue de bois. Pour résumer son discours : il faut des frontières qui ne soient pas des murs. (Mais le rêve du gouvernement est justement que les frontières soient des murs infranchissables pour tous ceux qui le souhaitent). La droite est encore plus à droite sur le sujet. La question des enfants dont les parents sont en centre de rétention est vraiment un problème. Pour résumer.
         Mais l’important dans cette intervention n’était pas là.
         La députée obtiendra certes dans nosdéputés.fr une occurrence d’intervention supplémentaire. Mais, sincèrement, elle ne s’est pas demandé ce qu’elle faisait là ? Sincèrement ?
         Elle a pris la parole, mais ce n’était pas une discussion. Elle n’avait personne à convaincre. Et les convaincre de quoi ? L’hémicycle était quasiment désert, et cela ne doit pas être facile de parler ainsi dans le vide.
                                                                      
Au moment de l'intervention de Fiona Lazaar
         Discourir lorsque tout est ficelé, loin des députés, voilà un résumé du système législatif en vigueur, où les députés peuvent collectionner les dossiers, prendre la parole devant les caméras, mais certainement pas discuter et décider véritablement de quoi que ce soit.
         Une fois son intervention terminée, la député ne s’est pas dit : « Vraiment, mais qu’est-ce que je fais là ? ».
 
De notre dessinateur Lupo
 
                                                                      


Migrants, liberté de circulation, un point c’est tout


 Vive la liberté de circulation !

 

600 migrants Africains ont pénétré de force jeudi dans l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc. Les autorités espagnoles se plaignent que cet assaut ait été « violent » puisque les migrants, pour réussir à franchir les doubles clôtures de barbelés et pour faire reculer la garde civile, ont lancé des sacs d’excréments et de la chaux vive sur eux. 
      Parler de violence des migrants, il faut oser ! Quand l’Union Européenne se comporte comme une forteresse jalousement verrouillée vis-à-vis de populations que les guerres ou la misère poussent à tenter leur chance ailleurs parfois au prix de leur vie, n’est-ce pas la pire violence, trop souvent meurtrière ?



EPR de Flamanville : ça fait cher le kWh


Il devait coûter 3 milliards, on en est à 11, et demain ?

 


Le chantier de l’EPR, la centrale nucléaire de Flamanville dans la Manche, prend encore du retard. Cette fois, c’est un problème de soudures qui est apparu sur les tuyauteries qui font circuler la vapeur. Cette nouvelle déconvenue représente un surcoût de 400 millions d’euros. L’EPR devait initialement entrer en service en 2012 et il devait coûter 3 milliards d’euros. Aujourd’hui, personne ne sait quand il démarrera vraiment, au mieux en 2020 selon Edf et la facture a déjà atteint près de 11 milliards d’euros.
Peu importe pour Bouygues, le maître d’œuvre, car dans ce type de chantiers titanesques, ses profits sont garantis : ce sera l’État et les consommateurs qui paieront !

Bonnes lectures (16) : Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby, Actes Sud


Un paquebot dans les arbres

 


Valentine Goby explore depuis qu’elle écrit des pistes bien différentes. En l’occurrence, elle suit l’itinéraire de Mathilde, une fille de petits-commerçants, d’un cafetier plus précisément, d’un petit village, que la tuberculose va mener à l’hôpital et mettre fin à une vie qui aurait pu être facile. Ils n’avaient rien prévu. Ils rechignaient à se soigner, par une certaine inculture.
         Dans les années 1950, la sécurité sociale, créée au sortir de la guerre telle  que nous la connaissons encore (en partie au moins), ne concerne que les salariés. Pour les petits commerçants, la maladie peut les amener à la faillite et à la déchéance. C'est ce qui se produit dans le roman.
         La famille vole en éclat, là où la vie et l’espérance avaient été radieuses.
         Mathilde reste et restera debout, et luttera sans cesse pour sa famille en détresse, pour la réunir, par amour pour ses parents, pour son admiration envers son père en particulier, et devra assumer une situation qui n’aurait pas dû être, elle qui était attirée seulement par la nature.        

Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby, Actes Sud