lundi 18 juin 2018

Hulot aux Antilles, contre les algues c’est pour quand ?


Inactif face aux algues sargasses


Le ministre de l'écologie Nicolas Hulot, accompagné par la ministre des Outremers, a enfin daigné se déplacer en Guadeloupe et en Martinique, où les habitants sont confrontées à l'arrivée massive d'algues sargasses sur les côtes. En se décomposant, ces algues dégagent des gaz toxiques causant des odeurs pestilentielles ainsi que maux de têtes, éruptions cutanées et malaises.
Les ministres ont été interpellés par des manifestants qui dénonçaient l'inertie du gouvernement, qui n'a rien fait pour organiser le ramassage ou prévenir l'arrivée de ces algues. Les ministres ont annoncé le déblocage de quelques fonds bien loin du nécessaire.
Gageons que si cela frappait les quartiers bourgeois des grandes villes, le gouvernement aurait été plus empressé.

Logement « social » : loi ELAN, c’est plutôt VLAN contre le logement

                                                                            Challenges.fr

En première lecture, la député d’Argenteuil-Bezons vient de voter la loi dite Elan sur le logement :

http://www.fionalazaar.fr/index.php/2018/06/12/adoption-de-la-reforme-du-logement-a-lassemblee-nationale/


Pour aider nos lecteurs à juger cette « amie » des locataires d’un genre tout à fait particulier, voilà ci-dessous ce que nous écrivons dans notre hebdomadaire de cette semaine :


HLM : restreindre le droit d’accès au lieu de construire

Le projet de loi Élan (Évolution du logement et aménagement numérique), entre les mains des députés depuis le 30 mai, veut cacher la misère du logement en France en s’attaquant à certains locataires.
Dans les villes où la demande de logements est particulièrement forte, le projet de loi prévoit que la commission d’attribution des logements HLM puisse réexaminer tous les six ans la situation des locataires qui occupent un logement estimé trop grand par rapport à leurs besoins, ou dont les revenus dépassent un certain plafond, ceci afin de les pousser dehors.
Déjà, la loi Boutin de mars 2009, du nom d’une ministre du Logement de Sarkozy, aggravée par la loi Égalité et citoyenneté de janvier 2017 du gouvernement Hollande, va dans ce sens. Par exemple, un couple disposant de quatre pièces doit quitter les lieux, de même qu’un ménage qui outrepasse de 50 % les barèmes deux années d’affilée. Précisément parce que de telles mesures ne sont pas vraiment nouvelles, on en connaît les effets néfastes. Elles touchent, non pas les riches, mais des salariés simplement un peu mieux payés que d’autres. Ainsi le barème est de 2000 euros par mois pour un célibataire, 3 800 euros pour un jeune ménage à Paris, et nettement moins en province. Des techniciens, des retraités dont les enfants n’habitent plus avec eux, ont déjà été poussés vers la sortie des HLM alors que, même en cherchant un logement bien plus petit, il leur est très difficile d’en trouver un dans le privé pour un loyer compatible avec leur salaire.
Le seul intérêt de telles mesures visant à accentuer la mobilité au sein des HLM est de faciliter une certaine démagogie gouvernementale. Faire partir certains locataires ne résoudra absolument pas le problème de ceux qui attendent un HLM depuis souvent des années : ils sont 1,8 million à l’échelle nationale, dont 709 000 en Île-de-France.
La vraie solution serait de construire des logements à loyer abordable en nombre suffisant. Cela, le gouvernement s’y refuse et il compte même aggraver le problème en amputant les HLM d’une part de leurs ressources financières.

                                             Jean SANDAY (Lutte ouvrière n°2602)


Une de nos lectrices qui est locataire d’AB Habitat nous a informé qu’elle venait de recevoir une notification à payer un surloyer : 50 euros en plus à débourser chaque mois.
         Pour cette ancienne qui ne roule pas sur l’or comme on l’imagine, cela représente 50 euros de moins sur son modeste pouvoir d’achat.
         Elle habite un quartier d’Argenteuil qui a vraiment besoin de « mixité sociale ».
         Qu’en pense la députée ?

A15, viaduc de Gennevilliers, la galère


Quand on veut vraiment mettre les moyens…



Les travaux pour réparer le remblai qui s'est effondré le 15 mai dernier sur l’A15 avant le viaduc de Gennevilliers dans le sens Province-Paris ont toutes les chances de durer jusqu’au début 2019, avec tous les désagréments que l’on imagine.
         Nous ne sommes certes pas qualifiés pour appréhender les difficultés techniques pour réaliser une telle réparation.
         Mais tout de même. 7 mois pour les réaliser !
         Et l’on nous dit qu’il y a des questions d’ « appels d’offres » pour réaliser des travaux.
         Il n’y a donc pas de procédure d’urgence quand il s’agit d’une opération urgente.
         Gageons que s’il s’agissait d’une question militaire, l’Etat saurait trouver les moyens idoines pour résoudre, et vite, le problème.
         C’est vrai qu’il ne s’agit là que de millions d’heures gâchées pour des automobilistes de banlieue coincés dans leur véhicule par un bouchon…


Qu’on se le dise

Pour installer des engins de levage, le viaduc de Gennevilliers ne pourra pas être emprunté dans le sens province-Paris toute la journée du samedi 23 juin de cette semaine.

         Nous espérons que police nationale et police municipale sont mobilisées pour éviter qu’Argenteuil, même si c’est un samedi, ne connaisse pas la situation de mai dernier.

Argenteuil, culture, patrimoine et musée…


Alors, on en est où ?

 
Avec cette allure, c'était il y a bien longtemps

Depuis des années et des années, l’ancien hôpital du XVIIIème siècle qui au XXème siècle pendant des décennies a accueilli le « musée d’Argenteuil » est à l’abandon avec toutes les conséquences que l’on imagine pour la préservation du bâtiment.
         Il semble que la municipalité ait des projets pour l’occupation de ce lieu. Mais pour l’instant, ce ne sont que des bruits qui circulent.
         Alors si la municipalité a des projets dans une direction ou une autre, nous-mêmes et tous les habitants d’Argenteuil sont preneurs pour en être informés.
         Quant aux objets de feu le musée, dans le sous-sol et la solitude, ils se portent bien ?

On nous informe


Mardi 26 Juin à 20h30 au Conservatoire de Musique
À Argenteuil - Salle Satie - entrée gratuite -
La restitution du travail de technique vocale ainsi qu'un cours lyrique
Dirigé par Françoise DUMÉ
En deux parties dont des extraits de l'opérette de la Belle Hélène d'Offenbach
Et pour la 1ère fois en costumes et scénarisée.


dimanche 17 juin 2018

General Electric et gouvernements, un tandem


Promesse de patrons, promesse bidon



Lors du rachat à Bouygues de la branche énergie d'Alstom en 2014, General Electric (GE) s'était engagé à créer 1000 emplois en France d'ici fin 2018. Cette vente avait été avalisée par le ministre des finances d'alors, un certain Emmanuel Macron. Sans surprise, la promesse ne sera pas tenue. GE affirme avoir créé 300 emplois en France mais en a supprimé beaucoup plus dans toute l'Europe.
Même si GE payait l'amende de 34 millions d'euros théoriquement prévue pour cette forfaiture - ce qui est improbable - c'est une goutte d'eau pour la richissime multinationale. Dans ce monde, c'est avec la complicité des gouvernements que les grands groupes comme Bouygues ou GE jouent avec les emplois et la vie des travailleurs, et en tire profit.

Migrants, Aquarius, inhumaine et ignare


Géographie de ministre

 
Méditerranée, cimetière des migrants

Quelles que soient les intentions prêtées à Jean-Guy Talamoni et à Gilles Siméoni, il n’en reste pas moins que la proposition d’accueillir les 629 rescapés de l’Aquarius en Corse est une réponse logique à la situation.
Elle a mis dans l’embarras tout le petit monde politique de Macron à Le Pen en passant par Les Républicains.
Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice de Macron a même expliqué doctement que les côtes espagnoles situées à 1300km de la position du bateau étaient plus proches que celles voisines de la Corse. D’où l’obligation d’imposer aux réfugiés trois jours supplémentaires de navigation éprouvante pour atteindre l’Espagne au lieu de débarquer en Corse ou, pourquoi pas, à Marseille.

Education, livrer des apprentis au patronat, réduire la formation, l’avenir des lycées professionnels ?


Lycées professionnels : livrer des apprentis au patronat 

Parallèlement à la loi intitulée Pour la liberté de choisir son avenir, dont un des volets concerne le développement de l’apprentissage, le gouvernement prépare pour 2019 une réforme du lycée professionnel.
Ce projet s’apparente à un véritable plan social, avec des centaines de suppressions de postes à la clé. Avec les enseignants contractuels, qui comme dans tous les secteurs servent de variable d’ajustement, et les départs en retraite non remplacés, le ministère espère adoucir le choc.
Selon des informations qui restent floues, la réforme modifierait les volumes horaires des élèves en baccalauréat professionnel : l’équivalent de huit semaines de cours disparaîtrait. De même, les élèves de CAP perdraient entre deux et huit semaines de cours selon l’année et la filière. Les enseignants de gestion-administration seraient particulièrement touchés, avec la disparition de la moitié des classes.
La préparation au baccalauréat, passée déjà à trois ans au lieu de quatre il y a quelques années, l’augmentation du nombre d’élèves par classe, le regroupement de spécialités différentes dans tous les enseignements lorsque cela est possible, tout cela a déjà réduit le nombre de postes d’enseignants. Il s’agit donc là d’une nouvelle étape.
Cette réforme vise à permettre au patronat d’avoir davantage la main sur la formation professionnelle, en créant des formations à la demande des patrons en fonction de leurs besoins dans chaque zone et en permettant de valider des compétences et non plus des diplômes.
Par ailleurs, alors qu’il existe des grilles de salaire fixées dans des conventions collectives, elles-mêmes se référant à des diplômes, la réforme serait un outil supplémentaire pour permettre aux patrons de s’affranchir des règles et d’individualiser les rémunérations.
Il est envisagé que les élèves de lycée professionnel puissent passer de l’apprentissage à la formation continue en cours d’année, à la fois pour fournir le patronat en jeunes à exploiter et pour lui permettre de les sélectionner.
Bien sûr, cette réforme ne sort pas de nulle part. Cela fait des années que les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, cherchent à la fois à faire des économies sur la formation et à livrer au patronat des jeunes plus opérationnels, plus adaptés au bassin d’emploi.
Pour l’instant, le personnel découvre le projet et en discute. Chacun se souvient qu’en 2000 la réforme du ministre de l’Éducation nationale Allègre, qui voulait annualiser le temps de travail des enseignants des lycées professionnels, avait provoqué un mouvement important.

                                                          Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2602)

"Quitter l'école"  Honoré Daumier


Argenteuil, terrains synthétiques, billes de caoutchouc, travailleurs et responsable





Ils ne sont pas forcés d’aller toujours vite, bille en tête !

                                                                    
                                                                                                             Le Parisien

Il y a quelques mois, des employés municipaux inquiets pour leur santé s’interrogeaient sur la dangerosité des billes de caoutchouc utilisées sur les terrains synthétiques de sport. Ils avaient été alertés par des articles de presse mettant en cause l’utilisation de telles billes suspectées d’être des éléments cancérigènes.
         Leur démarche n’avait pas spécialement plu à leur hiérarchie.
         La rénovation du stade de football Mimoun, sis à côté du marché dans « L’île » est actuellement concerné par la rénovation de sa pelouse synthétique.
         Bonne nouvelle. Aux dernières nouvelles, la municipalité et son service des sports ont décidé d’abandonner le recours aux billes de caoutchouc et de recourir plutôt à des copeaux de bois.
         Comme quoi finalement, la municipalité et ses responsables territoriaux devraient bien davantage écouter ce que disent les travailleurs qui ont une tête pour penser, d’autant plus lorsqu’il s’agit de leur santé.