jeudi 7 juin 2018

Hôpitaux, Saint-Etienne du Rouvray comme partout, des postes à créer nécessaires par milliers


L’enfer à l’hôpital

 

                                                                                                                      SL/76actu

Comme dans bien des secteurs de la santé, les travailleurs de l'hôpital psychiatrique du Rouvray, près de Rouen, sont à bout. En deux ans, l'activité y a augmenté de plus de 8 %, et les effectifs, déjà insuffisants, ont à peine progressé.
Les soignants réclament la création de 52 postes. Pour se faire entendre, certains font une grève de la faim depuis 15 jours. Pour toute réponse, la ministre Buzyn, celle qui explique que tous les problèmes ne se règlent pas avec des effectifs en plus, se dit « très attentive ». Quant à l'agence régionale de santé de Normandie, elle promet... cinq postes de contractuels.
C'est en se faisant craindre de tous ces gens qu'on leur fera transformer les cinq contractuels en cinquante vraies embauches !

Hôpital de Beaumont sur Oise, services de psychiatrie, état des lieux




L’enfer quotidien

 
Dans les Vosges, comme partout on en est très loin (ph. Vosges matin)

« Le personnel est épuisé moralement ! Il manque de personnel dans les deux services de psychiatrie!  Il manquerait officiellement deux aides-soignants et trois infirmiers.
Il y a des équipes uniquement composées de femmes qui travaillent la boule au ventre quand elles sont du côté fermé du service où se trouvent les patients les plus difficiles. Les agents de sécurités sont sur l'hôpital général. Au mieux, il faut 8 minutes pour arriver sur place. Il n’y a que les week-ends et les jours fériés où il y a la présence d’un agent de sécurité d’une entreprise privée.
         Il y a une cafeteria.  Les agents qui y travaillent sont constamment sollicités pour intervenir dans les deux services pour maîtriser des patients en crise. Au mois d'octobre dernier, un patient en colère  a envoyé 8 agents paramédicaux aux urgences, une infirmière a eu le poignet cassé. Choquée, elle refuse de revenir en psychiatrie. Chacun ne compte plus les patients qu’il a réussi à maîtriser. Une situation sans commune mesure avec ce qui se passe dans les autres services.
         On imagine bien dans ces conditions les drames qui ont marqué ces deux services psychiatriques de l’hôpital de Beaumont-sur-Oise ces dernières années.
         Bien évidemment, les patients sont de graves malades. Ils doivent être aidés. Mais cela nécessiterait un tout autre environnement et de tout autres moyens. A défaut, ce sont les personnels qui sont en première ligne et qui subissent les conséquences d’une situation intolérable. »

ATOS-Bezons, débrayage pour les salaires


De l’argent il y en a dans les caisses de Breton

Mardi 5 juin, à Bezons, dans les locaux modernes du siège social, comme dans d’autres sites du pays, des dizaines de salariés se sont rassemblés et ont manifesté pour exiger des augmentations de salaires et un rattrapage de 1500 euros pour tous. 
Le groupe informatique Atos a publié des résultats en hausse de 11 % avec plus de 600 millions d’euros de bénéfices pour 2017. Et question augmentation de salaires, son PDG, l’ancien ministre Thierry Breton, sait donner l’exemple. Comme tous les ans, son nom s’affiche aux sommets des palmarès des PDG les mieux payés, 2,8 millions en 2015, plus de 5 millions en 2016, plus de 10 millions en 2018 et comme tous les ans, la presse économique se gratte la tête pour savoir s’il est normal qu’un PDG gagne autant. 
Les travailleurs d’Atos connaissent la réponse depuis longtemps : c’est leur travail qui crée la richesse et les profits de la société.
 
Lors d'un débrayage précédent
 

Italie : un jeune syndicaliste d’origine malienne assassiné


Colère après l’assassinat de Soumaïla Sacko

 

                                                                                   Affiche du syndicat USB

Lundi 4 juin, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes italiennes, après l'assassinat en Calabre d'un jeune syndicaliste, Soumaïla Sacko. Le jeune homme d'origine malienne militait pour les droits des travailleurs agricoles des régions du sud de l'Italie, qui sont traités comme des esclaves.

Au moment où Salvini, dirigeant du parti d'extrême droite la Ligue et ministre de l'Intérieur, s'attaque aux migrants et multiplie les propos odieux, la grève des travailleurs agricoles et les manifestations réunissant travailleurs italiens et immigrés sont la meilleure réponse à ceux qui veulent les diviser, pour imposer à tous la soumission à l'exploitation.

mercredi 6 juin 2018

MSC croisières : M comme Macron ?


Au service de la famille…, une généralité

 
                          Benjamin Lammers Wikipédia
MSC crédit Olle Benjamin Lammers Wikipedia

Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, un proche de Macron, est visé par une enquête pour « trafic d'influence » et « prise illégale d'intérêts ». Il est soupçonné d'avoir utilisé son poste de haut-fonctionnaire pour défendre les intérêts de la société MSC, dont certains de ses cousins sont propriétaires. MSC est un des plus gros armateurs du monde et le principal client des Chantiers Navals de Saint-Nazaire. Kohler a-t-il joué un rôle au moment de la vente des Chantiers en 2017 pour préserver les intérêts de MSC ?
Dans le fond, peu importe qu'il soit coupable de trafic d'influence ou non aux yeux de la justice. Les liens entre le personnel d'Etat, les cadres des entreprises et les grands patrons sont permanents. Et Macron et son équipe en sont l'exemple même !

Bezons Zebra application. La réaction des travailleurs


Non aux licenciements !

 
Lundi matin, dès la prise de service, un peu avant 7h, il y avait de l’ambiance devant l’entreprise Zebra qui fait des applications spécialisée dans le marquage routier, à Bezons. En effet, la moitié des ouvriers ont fait grève ce lundi 4 juin pour soutenir six de leurs camarades sur les 27 ouvriers de l’entreprise, à qui la direction notifiait leur licenciement.
La direction invoque des difficultés économiques. Mais personne n’y croit. Au contraire tout indique que les licenciements visent des ouvriers connus pour leur opinion syndicale CGT et surtout leur choix de réclamer leur dû. En effet, l’entreprise faisait travailler les ouvriers 40 h par semaine mais ne leur en payait que 35. Les travailleurs réclament depuis des mois un rattrapage des sommes non versées, sans réponse du patron.
Lors de la visite de la conseillère départementale de la circonscription (le 95 est un client de Zebra), les ouvriers lui ont fait remarquer que leur patron flouait aussi la Sécu, l’État et sans doute les collectivités locales. Mais pour l’instant, seuls les ouvriers s’opposent à ses agissements peu scrupuleux.
Une action réussie et un encouragement pour la suite.

Argenteuil Ali Ziri mort dans les mains de la police : neuf ans plus tard, une exigence de vérité toujours aussi forte


Neuf ans plus tard, une exigence de vérité toujours présente

 

 On nous informe
 

Migrants et sauveteurs : au bon vouloir du cinéma de l'Etat


Deux poids deux mesures

 
                                                             Haeferl Wikimedia Commons

Un sans-papier tunisien, Aymen Latrous, a sauvé deux enfants des flammes dans un appartement lors d'un incendie à Fosses, dans le Val d'Oise, en 2015. Il a d'ailleurs été décoré par le maire de la ville pour cet acte courageux. Mais, contrairement à Mamoudou Gassama, il n'avait pas été filmé sur le moment... et restait menacé d'expulsion, jusqu'à ce que les médias s'intéressent à son histoire.
Tant mieux si l'intérêt des médias permet finalement à Aymen Latrous d'échapper à la politique inhumaine du gouvernement, qui reste le quotidien de la grande majorité des migrants.