dimanche 6 mai 2018

Argenteuil, des cloches quelque peu "sans gêne"


Un voisin pas très catholique



Dans un commentaire d’une de nos brèves postée il y a quelques jours, le curé du cru mis en cause a posté le commentaire vraiment bêbête suivant : « Habiter près d’une église comporte des risques certains ! ».
         Le genre de réponse que l’on entend fréquemment de la part de voisins indélicats qui se considèrent toujours dans leur bon droit et qui occasionnent ce que l’on appelle des « troubles de voisinage ».
         On peut donc renvoyer à ce curé individualiste et quelque peu sans-gêne cette référence.
         « Sans gêne » se dit comment en latin ?

Fête de Lutte ouvrière à Presles dans le Val d'Oise, les 19, 20, et 21 mai 2018


Vive la fête !

 

Le 5.05.18.
Bonjour,

La fête de Lutte ouvrière à Presles approche maintenant à très grands pas. Elle aura lieu dans quinze jours maintenant, les 19, 20 et 21 mai prochains lors du week-end de la Pentecôte. L’anniversaire de Mai 68 y occupera une place importante. Pour le reste, vous retrouverez la fête que vous connaissez, chaleureuse, culturelle, et fraternelle.
         Sur place, le billet d’entrée pour les trois jours coûtera 20 euros. L’entrée est gratuite pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans. Réservé auprès de moi, pour ma part avant dimanche 13 mai midi, ce billet coûte 15 euros. Donc, il vous reste une semaine pour vous les procurer auprès de moi. Par ailleurs des bons de réduction sont également en vente. Un bon acheté maintenant coûte 4 euros et permettra d’acheter pour 5 euros sur place. Une réduction de 20 % ! C’est merveilleux ! Mais auprès de moi, seulement avant dimanche 13 mai midi !
         Donc, vous pouvez me passer les commandes. Si vous payez en chèques, ceux- ci sont à libellés à l’ordre de « Lutte ouvrière la fête ».
Il faut les commander via mon mail, ou en me téléphonant.
         A bientôt, et
                   Salut et fraternité,
                                                         Dominique

                        MDommarie@aol.com                    06.99.49.98.64.

Le site de la fête :




Carrousel de la connaissance


Féminin/masculin #combattons l’exploitation
Spectacle audiovisuel de 45 minutes.
Le nombre impressionnant de femmes qui dénoncent les agressions sexistes qu’elles ont subies témoigne de la persistance de rapports de domination et d’oppression entre hommes et femmes.
Certains tentent toujours d’expliquer, si ce n’est de justifier, cette domination par le fait que la nature doterait les femmes de douceur et de faiblesse et les hommes de détermination et de force.
Il n’en est rien ! Le sexe biologique ne suffit pas à faire une femme ou un homme, c’est l’organisation sociale et la culture qui construisent et formatent le féminin et le masculin. Les relations sociales entre hommes et femmes ont une histoire qui s’inscrit dans l’histoire des sociétés. Elles changeront avec elles.


  

Un car partira à 9 heures d’Argenteuil le dimanche 20 mai pour Presles. Trois arrêts : Joliot-Curie-mairie-Val Sud. Pour le retour du soir, départ de Presles à 19 heures. Il est gratuit. Il faut seulement s’inscrire… dans la limite des places disponibles. Faites vite, il reste encore quelques places.

samedi 5 mai 2018

Air France, PDG sorti, plus que jamais le combat continue. Vive la grève !


Camouflet, camoufly !

Le bluff et la manœuvre du PDG d’Air France se sont retournés contre lui. Mettant son poste en jeu, dramatisant la situation, il croyait mettre une majorité de salariés derrière lui. Mal lui en a pris.
         Il y a effectivement eu une mobilisation record (plus de 80%) au referendum mis en place par ses soins. Mais le résultat n’a pas été celui qu’il attendait. Plus de 55% des travailleurs d’Air France qui ont voté ont rejeté « l’accord » salarial dérisoire qu’il proposait.
         C’est une excellente nouvelle.
         Le PDG a démissionné. Le combat continue pour une hausse substantielle des salaires, nécessaire chez Air France comme partout dans le monde du travail.


Voilà ce que nous écrivions il y a quelques jours dans le numéro de cette semaine de notre hebdomadaire

Air France : référendum patronal, revendications salariales
02 Mai 2018

À l’approche du 4 mai, dernier jour du référendum organisé par la direction d’Air France – pour ou contre 2 % seulement d’augmentation, avec 5 % maximum sur trois ans et une clause antigrève – celle-ci s’est faite discrète.


Et pour cause : elle savait que beaucoup de ses salariés, qu’ils aient fait grève ou pas pour réclamer 6 % de hausse de salaire, rejetaient ses propositions.
Depuis plus de trois mois, son PDG pleure misère malgré plus de deux milliards de bénéfices, tout en cachant que son conseil d’administration s’est augmenté de 28 %. Il a prétendu qu’il comprenait le personnel, mais ne pouvait lui accorder que 1 %. Puis, aidé en cela par les grèves, il a « découvert » que ce qu’il disait être un maximum pouvait doubler. Mais cela ne faisait toujours pas le compte. Il a alors cherché, sans succès, à faire avaliser ses propositions par des membres de l’intersyndicale. Et quand il a déclaré « C’est ça ou je démissionne », cela n’a pas ému grand monde.
Air France est un des premiers annonceurs publicitaires du pays et les médias, déjà rarement favorables aux grèves, n’ont rien à lui refuser. Alors, depuis des jours, on entend des chroniqueurs expliquer à tour de rôle que les grévistes d’Air France menacent sa survie, que le moment est mal choisi pour faire grève. La direction de la compagnie ne dit pas autre chose. Là, elle le fait dire par d’autres, ce qui peut pousser des salariés hésitants dans le sens qu’elle veut. Cela s’ajoute aux pressions qu’exerce sa hiérarchie.
Si cela ne suffit pas, il reste la division. Depuis des semaines, journalistes et commentateurs jouent des catégories de personnel les unes contre les autres, en ciblant les pilotes, qu’ils présentent comme des privilégiés du fait de leurs salaires.
Sur ce terrain, Air France a reçu le renfort de la CGC, à laquelle adhère une partie du haut encadrement, et de la CFDT, qui multiplie les tracts contre les pilotes, mais sans que ses militants se hasardent trop à les diffuser dans les ateliers, de crainte de se faire prendre à partie.
Quel que soit le résultat de ce référendum, une chose est certaine : des mécanos-avions aux hôtesses, des bagagistes aux pilotes et aux employés du fret, les raisons de réclamer 6 % de rattrapage salarial n’auront pas changé. Ni le moyen de les obtenir : la grève !

                                         Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2596)

Edouard Philippe, un premier ministre aux oreilles fragiles et certainement pas téméraire



Edouard ! Edouard ? Edouard ! Tu te caches où ?

 
Il ne doit pas trop aimer le contact

Pendant 3 jours, le premier ministre a sillonné le département du Cher à la rencontre principalement de... patrons et d’élus locaux.
A l’hôpital de Bourges où le personnel des urgences, totalement débordé, a fait récemment plusieurs journées de grève pour exiger de l’embauche et des ouvertures de lits, pas de visite pour Edouard Philippe.
A Vierzon, jeudi 3, les cheminots de Vierzon en grève, rejoints par ceux d’Orléans, les travailleurs licenciés de l'entreprise Carrier de Romorantin et des travailleurs de plusieurs entreprises locales, se sont retrouvés devant la gare de Vierzon pour défendre leurs revendications.
Un petit quart d’heure de défilé, pas plus, avant que les 400 manifestants soient tenus à distance du centre-ville et de la mairie où le premier ministre était reçu par le maire PCF. Les travailleurs en lutte n'ont rencontré que des CRS largement déployés dans la ville pour délimiter un périmètre restreint où Edouard Philippe a pu serrer des mains en toute quiétude, loin des slogans qu’il ne saurait entendre.
Mais les manifestants ont mis de l’ambiance, scandant avec les cheminots « cheminots en colère, on ne va pas se laisser faire », et tous sont repartis avec la conviction qu'il faut poursuivre et élargir la lutte.




 

« Surloyers » étendus, AB-Habitat et autres bailleurs, un très mauvais coup contre de nombreux travailleurs et les quartiers populaires


Il va vraiment falloir s’y mettre

 

Macron, si tu continues, la classe ouvrière, la classe ouvrière,
Macron, si tu continues, la classe ouvrière et les locataires
Vont te botter les fesses…

 

Un nombre important de locataires d’AB-Habitat sont en colère. Ils sont même très en colère. Locataires dans un certain nombre de cités appartenant au bailleur dit « social », ils ont eu la désagréable surprise fin avril de se voir brutalement imposer un « surloyer », et de recevoir au début de ce mois de mai l’avis que leur compte pour ceux qui sont prélevés directement étaient prélevés dès maintenant du montant de ce surloyer.
         Il doit en être de même pour les locataires d’autres bailleurs.
         C’est une nouvelle disposition de la loi, macronienne apparemment, qui demanderait à ces bailleurs d’appliquer les choses de cette façon.      Des revenus très peu élevés peuvent néanmoins être concernés par cette mesure car ils sortent des limites de barèmes discutables et parfois sujets à des erreurs.
         Cette ponction inattendue va réduire d’autant le pouvoir d’achat des travailleurs concernés, pousser certains d’entre eux, chez certains bailleurs, à devoir aller chercher à se loger ailleurs.
         C’est scandaleux.
         Cela signifie que le bail qu’ils ont signé naguère, sur la base de certaines conditions, est devenu caduque. En quelque sorte, il y a tromperie.
         Quant à faire de certaines cités de véritables ghettos, il n’y pas mieux pour y parvenir.
         La « mixité sociale » y était déjà très limitée. Elle va se réduire, avec ces mesures, à sa plus simple expression.
         Bref, sur tous les plans, il faut s’y opposer., collectivement, et avec force. Il n’est jamais trop tard. DM

Argenteuil, Ecoles, Locaux et petites manoeuvres


Non aux micmacs ! "Embauchez et construisez" !



Nous avons reçu d’un parent d’élève de l’école Ambroise Thomas, satisfait de notre article d’hier, et qui ajoute : « Les locaux manquent tellement sur l'école Ambroise Thomas que mairie et Direction académique semblent s'entendre pour remplacer les CP à douze par une des classe de 24 élèves et deux enseignants. Ce n'est pas équivalent, enseignants et parents y voient plein de problèmes : comment seront constituées les équipes, que se passera-t-il en cas d'absence, déjà aujourd'hui le remplacement est trop rare, tout le monde craint que cela soit pire demain. et puis surtout, s''il y a demain des enseignants en plus pour les classes de CP, il y en aura moins pour le dispositif des maitres en plus qui pouvaient aider les classes. Bref, derrières les effets d'annonce la dure réalité des économies continue a saper l'école.  Parents et enseignants n'ont pas fini de scander   comme en février "embauchez et construisez".
         Bien évidemment, nous sommes totalement d’accord. DM

Argenteuil, histoire, et deux arbres qui ne cachent pas le problème


Les deux arbres qui ne cacheront pas un gâchis en marche

 
"L'île". 1952

Le journal Le Parisien-95 a consacré un article sur la venue le 1er mai d’un représentant de l’association A.R.B.R.E.S de défense du patrimoine arborée. (Voir le présent blog du 2 mai « articles plus anciens). Dans cet article, il est indiqué que Georges Mothron conteste les caractéristiques des arbres à défendre selon les termes suivants : « J’ai des photos d’après-guerre où ils sont bousillés après les bombardements ».
         Bataille d’historien à l’horizon donc.
         Sur ce plan, nous ne savions pas qu’il s’y intéressait. A voir l’état de l’ancien hôpital-musée de la rue Pierre Guienne, et de la maison de Claude Monet qui n’a pas été chauffée cet hiver et dont le toit laisse passer des gouttes !
         Certes, nous mènerons notre propre enquête historique sur cette affaire, mais le problème finalement n’est pas là. De l’époque de Monet ou pas, ce ne sont pas les jeunes pousses grandis dans les bacs qui remplaceront ces deux beaux platanes rescapés aujourd’hui.

vendredi 4 mai 2018

Grève des cheminots, elle dure et représente tous les travailleurs ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Une grève qui dure et qui représente tous les travailleurs

02 Mai 2018

Les cheminots sont bel et bien installés dans la grève, chaque semaine qui passe le confirme. Les DII, ces formulaires par lesquels ils se déclarent grévistes auprès de leur direction, ont été à nouveau très nombreux pour les 3 et 4 mai, après une baisse lors des deux jours de grève précédents, qui tombaient sur un week-end.
Le mouvement des cheminots marque l’actualité, d’abord parce qu’il dure et se maintient, mais aussi parce que les cheminots ont choisi de mettre en avant ce qui, dans les attaques du gouvernement, concerne tous les travailleurs : la peur de perdre son emploi lors du passage au privé de sa ligne ou de son atelier, le refus de la précarité pour les jeunes embauchés qui n’auront plus le statut des cheminots, et aussi les bas salaires, bloqués d’année en année, les conditions de travail qui se dégradent et se dégraderont encore plus vite avec la privatisation et la mise en concurrence.
Ces problèmes sont le quotidien de tous les salariés, du public ou du privé, et c’est la raison pour laquelle le mouvement des cheminots rencontre l’assentiment d’une grande majorité d’entre eux. Cela, les grévistes le constatent dans leurs familles, auprès de leurs amis, lors des diffusions de tracts aux usagers et des opérations péage gratuit. Ils sont fiers de mettre Macron dans une position de plus en plus inconfortable en tenant semaine après semaine.
Quand Macron a lancé le pacte ferroviaire, il avait des objectifs qui lui étaient propres : faire la démonstration que lui, contrairement à ses prédécesseurs, il était capable de mettre au pas les cheminots. Il voulait montrer à la bourgeoisie qu’elle avait misé sur le bon cheval lors de l’élection présidentielle.
Cela ne pouvait que convenir à la bourgeoisie… à condition que ça fonctionne. Et ça n’a pas fonctionné comme prévu. Le mouvement des cheminots a surpris Macron et la bourgeoisie, d’abord par son caractère massif, ensuite par sa durée. Les capitalistes s’attendaient à 15 jours de grève et s’étaient organisés en fonction de cela : en faisant du surstockage, en prévoyant des transports supplémentaires par camion. Maintenant que le mouvement dure depuis près d’un mois, et garde son caractère massif, ces arrangements ont atteint leurs limites et les capitalistes de certains secteurs commencent à s’impatienter.
Outre les patrons du tourisme et de l’hôtellerie, les capitalistes de secteurs de l’agroalimentaire, du bâtiment, se plaignent par médias interposés de ne pas pouvoir évacuer leurs silos avant la prochaine récolte pour les uns, de ne pas pouvoir acheminer les granulats nécessaires aux grands chantiers pour les autres.
Un sondage réalisé pour le journal patronal La Tribune indique que, « dans les entreprises comptant 10 salariés ou plus, 47 % connaissent une perturbation de leur activité (dont 27 % beaucoup) ». Pour « sortir de la crise », 45 % des patrons interrogés estiment que le gouvernement « doit négocier certains points de la réforme ».
Ils écartent néanmoins de ces points de négociation possible tout ce qui concerne le statut des cheminots, la garantie de l’emploi, les conditions de travail et les salaires. Le mouvement risque de durer encore… et, pourquoi pas, de voir d’autres travailleurs en colère le rejoindre. C’est en tout cas ce qui serait nécessaire.

                                       Valérie FONTAINE (Lutte ouvrière n°2596)



Ce soir Vendredi 4 mai
à 19h00
Radio Orient : Nathalie Arthaud est invitée dans l'émission Plurielles