samedi 14 avril 2018

Macron à l’école sur TF1 : zéro pointé !


On rend nos copies jeudi 19 !

 
Le détrousseur de retraités qui a le cynisme de leur dire merci

Macron avait savamment orchestré son interview de jeudi 12 avril sur TF1 dans une petite école d'un village de l'Orne. Il a claironné sur tous les tons qu'il était résolu à poursuivre ses attaques contre les cheminots avec sa réforme du rail, contre la jeunesse avec la sélection dans les universités… Et il faut toute l’arrogance et le cynisme de ce président des riches pour croire que des remerciements aux retraités suffiront à compenser la hausse de la CSG et la ponction que cela a représenté sur leurs revenus.
La seule réponse que doit apporter le monde du travail à ce genre de provocation sera d'être le plus nombreux possible à exprimer sa colère le 19 avril dans les grèves et les manifestations !


Un car de l’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil partira jeudi 19 avril pour rejoindre la manifestation interprofessionnelle à Paris-Montparnasse. Le rendez-vous est à 12 heures 45 devant la salle Jean Vilar, boulevard Héloïse. Une collecte pour participer au financement au car aura lieu dans celui-ci. On peut me transmettre les inscriptions, je transmettrai. DM

Universités, mobilisation des étudiants : la politique de la matraque


Mauvais calcul, le mouvement se renforce



Après celles de Nanterre et de la Sorbonne, l’université de Lyon 2 a été évacuée par les forces de police vendredi 13 avril.
Le gouvernement espère mettre fin à la mobilisation étudiante à coups de matraques mais c’est l’inverse qui se produit : le mouvement contre les projets de loi qui aggravent la sélection à l’université n’a fait que se renforcer ces derniers jours.

Argenteuil Education Un manque criant d’écoles dont la construction n'a pas été anticipée


Ainsi va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse

 
A l'école Ambroise Thomas en particulier

Depuis des années, la situation scolaire du quartier du Val-Notre Dame est très difficile, en particulier dans le groupe scolaire Ambroise-Tomas, maternelle et élémentaire qui concentrent de très nombreuses classes.
         Les effectifs d’enfants à scolariser continuent à augmenter dans le quartier, et les projets de nouvelles opérations immobilières laissent à penser que ce n’est pas terminé.
         La construction d’un nouveau groupe scolaire a tardé. Il est prévu depuis une dizaine d’années, mais le quartier attend. Si la construction de l’Ecole Anne Franck a permis de scolariser des enfants de maternelle dans des conditions acceptables, ce n’est toujours pas le cas du côté de la maternelle Ambroise Thomas et surtout de l’élémentaire du même nom.
         En tout cas, cette école élémentaire est pleine comme un œuf et ce n’est pas la décision gouvernementale des « CP Macron à 12 » qui sur le plan des locaux arrange la situation.
         Et c’est dans ce cadre général que la municipalité vient de décider l’installation pérenne, au sein de cette école élémentaire, du centre de loisirs du quartier.
         Tout cela dans l’absence totale de concertation.
         La seule voie qui reste aux parents et aux personnels de l’Education nationale est claire, celle de la lutte pour que les élèves et les enseignants puissent travailler correctement.

Argenteuil et la MJC, une vieille histoire que n’aime pas la municipalité actuelle


« Vous avez dit « Maison » ? – A détruire !

 
Que vive la MJC !
La municipalité d’Argenteuil a depuis des années, la MJC dans le collimateur. Pour dire les choses crûment, elle voudrait qu’elle crève. Remise en cause de ses locaux, réduction de ces derniers, diminution drastique de la subvention municipale, mépris et arrogance, ce que la municipalité précédente n’avait pas fait même si elle n’avait pas été tendre avec la MJC, l’actuelle l’a fait. Au point que la MJC a été obligée de vendre le chalet qu’elle possédait à Chamonix, un lieu que les Argenteuillais n’ont pas l’habitude de fréquenter, au vu des prix des locations et autres. Ce chalet permettait d’accéder pour des prix modiques à ce site face au Mont-blanc. De nombreux séjours et autres week-ends de ski y furent organisés.
         Finie la vallée de Chamonix pour Argenteuil ! Après Argentières naguère, un point final aujourd’hui.
         Ces attaques contre la MJC, nous savons que nombre d’habitants ne les oublieront pas en 2020. En attendant, pour la soutenir, il faut y adhérer et rejoindre ses activités.

Syrie : les mensonges de Trump et Macron


Menteurs !



Trump a multiplié ces derniers jours les menaces de frappes militaires contre le régime syrien de Bachar Al-Assad sous prétexte de lui « faire payer » l’usage d’armes chimiques.       

Des frappes « uniques » américaines, françaises, et britanniques viennent d’avoir lieu cette nuit. Ce qui est sûr, c’est que les dirigeants occidentaux n’ont pas été pris d’une soudaine compassion pour le peuple syrien. Depuis le début des combats en Syrie, ils ont montré à plus d’une reprise qu’ils sont tout à fait prêts à s’accommoder du régime dictatorial et sanguinaire d’Assad. Le sort de la population n'entre jamais dans les calculs des puissances impérialistes, pas plus en Syrie qu’ailleurs.
Quant à Macron qui a emboité le pas de Trump, il fait preuve de l’hypocrisie dont il est coutumier. Loin d’accueillir les femmes et les hommes qui fuient la guerre en Syrie, son gouvernement leur ferme les frontières et organise leur traque, ici en France.

vendredi 13 avril 2018

Grève des cheminots, des cheminots toujours aussi déterminés. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2593


SNCF : une grève et des cheminots déterminés

Les 8 et 9 avril, pour leur deuxième séquence de 48 heures, la grève des cheminots était à nouveau massive et solide. Pepy, le PDG de la SNCF, interrogé le matin du 9 avril, n’a pu que confirmer que la grève était très suivie.


Ainsi, d’après les chiffres de la SNCF, les conducteurs étaient en grève à 75 % et les contrôleurs à 71 %. Sur l’ensemble de l’Exécution, la direction donnait le chiffre de 36 % de grévistes, en baisse selon elle de 8 %. Mais la CGT quant à elle annonce qu’un cheminot sur deux était à nouveau en grève les 8 et 9 avril. Elle indique par exemple que, dans les ateliers de maintenance qui y sont soumis, les déclarations d’intention de grève (D2I) étaient en hausse de 10 %.
Le seul motif de satisfaction de Pepy était que le pays ne soit pas complètement paralysé… avec un TGV sur cinq, un Transilien ou TER sur trois, un Intercité sur six ! Alors que la direction fait feu de tout bois, tente de mobiliser la hiérarchie pour remplacer des grévistes, modifie toute la programmation des services et des repos pour tenter de limiter l’impact de la grève, le fait est là : la grève est puissante, et pas uniquement chez les roulants. Dans de nombreux ateliers, très peu de rames sortent lors des jours de grève et la direction est contrainte de reporter des opérations de maintenance.
La mobilisation se traduit aussi dans la participation aux assemblées générales. La CGT indique que, le 9 avril, plus de 13 000 cheminots se sont réunis, soit 2 000 de plus que le 4 avril et donc près d’un cheminot sur dix. Le 9 avril, une manifestation à Invalides, près de l’Assemblée nationale, a regroupé plus d’un millier de cheminots. D’autres manifestations se sont déroulées en province.
La solidité de la grève est aussi dans les têtes. Édouard Philippe pensait peut-être impressionner les cheminots en affichant, dans une interview, sa « détermination à aller au bout » et en déclarant : « Dès le 26 février, lors de ma première déclaration sur la SNCF, j’ai dit qu’il y avait des sujets qui n’étaient pas négociables : l’ouverture à la concurrence, la réorganisation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut. Nous n’y reviendrons pas. » Mais de nombreux grévistes savent qu’en 1995 Juppé affichait la même détermination… avant de reculer piteusement. Et dans toutes les assemblées de grévistes, dans les discussions, la détermination reste intacte.
De nombreux cheminots, fiers de leur mobilisation, constatent l’inquiétude du gouvernement. Plusieurs grévistes, sceptiques au départ, disent que, cette fois, « on peut gagner ! » Dans de nombreux endroits, lors de diffusions aux usagers, lors d’opérations sur des péages, dans des rencontres avec d’autres secteurs, les cheminots ont pu constater le soutien qu’ils ont parmi les travailleurs, malgré la gêne occasionnée. Et surtout la conviction est générale qu’il s’agit d’une attaque sans précédent, que l’avenir de tous est en jeu.
Si, dans certaines gares ou ateliers, une minorité préfère dès à présent rester en grève afin de militer activement pour les prochaines journées, la grande majorité des cheminots s’inscrit aujourd’hui dans le calendrier de deux jours de grève sur cinq proposé par les directions syndicales.
L’objectif est donc partout de préparer les journées des 13 et 14 avril et de convaincre partout que l’on peut et que l’on doit faire reculer ce gouvernement.

                                             Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2593)

Tarnac, relaxe des prévenus, police menteuse, justice piteuse, et un épilogue évident que l’on attendait


Un coup lamentable



Les prévenus dans cette piteuse affaire viennent d’être relaxés. Une satisfaction pour tous ceux qui connaissaient la réalité dès le début d’une ténébreuse affaire montée de toute part. Ci-dessous, un article de Lutte ouvrière du 14 mars dernier.

Procès de Tarnac : police menteuse, justice piteuse 

Le procès dit de Tarnac vient de s’ouvrir, près de dix ans après les faits.

En novembre 2008, le gouvernement, en l’occurrence la ministre de l’Intérieur du président Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, annonçait à son de trompe une grande victoire contre un complot terroriste. Une armada de gendarmes, une flotte de cars de police, une nuée de semelles à clous avaient fondu sur une petite ferme de la localité de Tarnac et embastillé pour des mois huit jeunes gens qui vivaient là. La presse faisait aussitôt ses gros titres de l’opération et la ministre se pavanait sur les plateaux de télévision, prétendant avoir terrassé le grand Satan. Les spécialistes policiers, les politiques et les commentateurs en tout genre défilaient alors dans les médias, vantant l’excellence des services policiers français et la nocivité de la prétendue ultragauche.
Les juges chargés d’instruire le procès ont eu, eux, beaucoup plus de mal à se dépatouiller de l’affaire, au point qu’ils ont été tentés de la classer sans suite à plusieurs reprises. Les charges ne tiennent pas, les accusations sont contradictoires et parfois mensongères, la police et les services antiterroristes semblent avoir monté l’affaire de toutes pièces. De tout ce vacarme, il ne resterait aujourd’hui que des fers à béton mettant hors service des caténaires de la SNCF. Si le fait est avéré, la culpabilité des huit de Tarnac est loin d’être prouvée.
Mais voilà, l’État ne peut pas admettre avoir emprisonné pour rien huit personnes et leur avoir pourri la vie pendant dix ans. Des ministres ne peuvent pas venir avouer qu’ils se sont monté le bourrichon et ont menti au public en toute connaissance de cause. Alors, la procédure judiciaire a suivi son cours.
Le comportement des ministres de Sarkozy, montant un coup lamentable pour se faire valoir ou pour déstabiliser la concurrence, est pitoyable. Mais le fait qu’ils puissent, pour leurs combats de pieds nickelés, mettre l’État à leur service est révélateur, comme l’est l’aveuglement volontaire de la machine étatique qui, une fois lancée, va jusqu’au bout de l’absurdité.

                                             Paul GALOIS, 14 mars 2018

Arabie Saoudite, visite princière et gros contrats


Joli Total


La visite du prince héritier saoudien à Paris ces derniers jours s'est conclue par d'importants contrats commerciaux à hauteur de 18 milliards de dollars. Parmi les grands gagnants de ce marché, on trouve sans surprise Total, qui voit grimper ses parts dans la plus grosse raffinerie, du pays ou encore Veolia, qui s'occupera du traitement des eaux usées industrielles.
A aucun moment Macron n'a évoqué avec le prince héritier de cette monarchie dictatoriale le sort de l'opposition réprimée, celui des femmes dont les droits sont toujours inexistants et celui de la population du Yémen où l'Arabie Saoudite mène une guerre sanglante et criminelle depuis plusieurs années...Toutes choses qui auraient nui au bon climat commercial.