lundi 5 mars 2018

8 mars, journée d’affirmation et de combat pour les droits des femmes, pas une « journée de la femme » sans signification


Cette journée, l’œuvre du mouvement communiste. Un article du numéro de cette semaine de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine.


8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

C’est en août 1910, lors de la Seconde Conférence internationale des femmes socialistes, que Clara Zetkin, militante du Parti social-démocrate allemand, proposa d’organiser chaque année une journée de lutte pour les droits des femmes, notamment pour le droit de vote pour lequel les suffragettes menaient des combats acharnés en Angleterre mais aussi pour les droits des femmes au travail et l’égalité des salaires.


L’année suivante, en mars 1911, un million de femmes et d’hommes manifestèrent pour l’égalité des droits au travail dans plusieurs pays européens. En Russie, en 1913 et 1914, alors que le prolétariat féminin s’était éveillé à la lutte, des grèves et manifestations d’ouvrières eurent lieu en particulier contre les intoxications dues aux produits chimiques dont elles étaient victimes depuis des années.
La déclaration de guerre mit un coup d’arrêt à cette mobilisation des femmes ouvrières. Mais le 8 mars 1917, alors qu’elles formaient plus de 50 % du prolétariat du fait de la mobilisation des hommes sur le front, les ouvrières russes de Petrograd décidèrent de faire grève et de manifester pour « le pain et la paix », donnant le coup d’envoi de la révolution russe. C’est pour commémorer cette lutte des ouvrières que la Journée internationale des femmes fut fixée le 8 mars par le gouvernement soviétique en 1921.
Aujourd’hui, en France, des organisations féministes, syndicales et associatives appellent à se rassembler jeudi 8 mars dès 15 h 40 car, selon leur terme « ce 8 mars à 15 h 40, comme tous les jours, c’est l’heure à laquelle les femmes ne sont plus rémunérées par rapport à leurs collègues masculins ». L’appel à manifester dénonce aussi les violences sexistes, sexuelles et conjugales contre les filles et les femmes, qu’elles s’exercent dans la famille, au travail ou dans les espaces publics.
Lutte ouvrière se joint à cette journée de manifestations qui est une occasion importante pour rappeler que les travailleuses comme les travailleurs n’ont gagné des droits que grâce à leurs luttes.
À Paris, le rassemblement a lieu à 15 h 40 place de la République, d’où partira la manifestation à 17 h 30.
                                     Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2587)

Jeudi 8 mars
Rassemblement a lieu à 15 h 40 place de la République à Paris, d’où partira la manifestation à 17 h 30.

8 mars, Argenteuil, « Femmes solidaires », un joli nom et une belle initiative


On nous informe. Et c’est vraiment bien volontiers que nous diffusons cette information concernant une initiative du mouvement « Femmes solidaires » dont les militantes luttent sans relâche sur Argenteuil et Bezons 




« Bonjour, 

Cet automne, le débat public a éclairé d’un jour nouveau, nos sociétés asymétriques : le chemin vers l’égalité entre les hommes et les femmes semble se rapprocher de nous : loi sur le harcèlement de rue et l’outrage sexiste, loi sur  l’âge minimum de consentement à un acte sexuel, projet d’une attestation scolaire de prévention pour l’égalité fille-garçon… 

Ce 8 mars, Femmes Solidaires partenaire du Figuier Blanc, vous propose 2 événements : ailleurs, la jeunesse mène aussi ses combats  sous des formes variées… 

-          Bamchade Pourvali, critique de cinéma iranien animera le débat, en soirée, après la  projection du film « Hair »( sorti en 2017) à 20h30 . En Iran, aujourd’hui, certaines femmes osent brandir leur voile au bout d’un bâton et en diffusent l’image sur les réseaux sociaux. Dans le milieu de la compétition sportive  qu’évoque le film, les femmes restent prisonnières de leur parole mais aussi de leurs cheveux, enjeu de pouvoir et de domination. Comment avancer sous ce carcan politique plus que religieux? 

-           L’après- midi, à 14h, le film  burkinabé « Ouaga girls », en sortie nationale, sera proposé à 3 classes de lycéens et à tout public . Qu’en est-il aujourd’hui des métiers choisis  par des femmes, au Burkina Faso, pays de pleine jeunesse ?… Peut-on retrouver dans ce combat de femmes, l’esprit du  mouvement associatif  « Balai Citoyen »,  sentinelle qui s’attache à fédérer les énergies pour lutter contre la corruption au plan politique et économique ? 

 Au plaisir de vous retrouver ce 8 mars…

Et de partager avec vous le verre de l’amitié dès 19h15. 

Martine Le Roy. Femmes Solidaires comité d'Argenteuil 

Tel 06  11 48 35 45 »

Retraités, CSG, le racket a assez duré


Dans la rue le 15 mars


Le jeune Macron dit « assumer » le fait de demander des sacrifices aux anciens à travers la hausse de la CSG. Monsieur assume. Mais qu’il se méfie des anciens. Ils ne font certes plus grève. Pour certains, ils peuvent avoir du mal à courir sur les pavés de Paris ou d’ailleurs. Mais ils peuvent avoir un tout autre rôle n’en déplaise à Macron, de dire aux jeunes et dans leur famille, que le seul moyen de lui répondre, quelle que soit la génération, ce sera d’organiser la riposte tous ensemble, jeunes et vieux !



CSG : qui sont les retraités aisés ?

Les attaques du gouvernement envers les retraités ont pris toute leur réalité au début du mois de février, avec le versement des premières pensions de l’année 2018, les premières affectées de l’augmentation de 1,7 % du taux de CSG.
Un retraité qui touchait jusqu’alors 1 231 euros se retrouve maintenant avec 1 204 euros, soit 27 euros de moins chaque mois, c’est-à-dire des revenus amputés de 324 euros à la fin de l’année. Pour le gouvernement, il appartient à la catégorie des retraités aisés, ceux à qui Emmanuel Macron demande de faire un effort pour compenser la baisse de la cotisation chômage et la suppression de la cotisation maladie des salariés du secteur public. Un discours indécent, digne de ces valets de la bourgeoisie !
Pire, si c’est possible : alors que Bruno Le Maire avait assuré que « les plus modestes ne seraient pas touchés », en fixant le seuil de cette modestie à 1 200 euros par mois, c’est en réalité le revenu fiscal qui est pris en compte. Le plafond de ressources est alors de 1 840 euros pour un couple. Donc, si mari et femme perçoivent chacun 950 euros, ou que l’un bénéficie d’une retraite de 1 100 et l’autre de 800 euros, ils devront payer la hausse de la CSG. Avec leurs 1 900 euros par mois pour vivre à deux, ils font partie des retraités « aisés », il leur faudra faire un effort… Révoltant !

                                           Sophie GARGAN (Lutte ouvrière n°2587) 


Manifestation à Paris des retraités


Trajet / parcours : Départ 14h30 de Montparnasse (Place du 18 juin)
Place du 18 juin > rue de Varenne




Journée nationale d'actions des retraité-es

Non à la baisse des pensions.
Les retraitées et les retraités : ni privilégiés ni assistés !

Appel intersyndical

Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d'euros par an.

Quelques exemples de baisses de pensions :

  • Un couple de retraités, Anne, ancienne infirmière en hôpital avec 970 € de pension, et Jean, ancien employé municipal avec 1010 €, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois et 404 € par an.
  • Avec une pension de 2000 € par mois, Jean-Pierre perd, rien que pour sa retraite complémentaire, plus de 200 € par an.
  • Annie perçoit 1 120 € de pension, elle croyait être à l'abri sauf que son mari perçoit 2 500 €. Elle va payer car elle avait oublié que c'était en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des revenus de la famille.
  • Michel, instituteur retraité avec 2 058 € de pension perd 35 € par mois et 420 € sur une année.

Nous avons connu les blocages des pensions, des sous indexations, jamais une telle amputation !


Chine : une étiquette bien rouge sur un produit tout à fait capitaliste


Un pouvoir des riches pour les riches


Imaginez, à ce titre, Macron peut lui aussi se dire communiste !

L'Assemblée nationale populaire, le parlement chinois, se réunit ces jours-ci. Elle est composée de membres du Parti communiste chinois, qui sont surtout des soutiens de la classe bourgeoise du pays et pour certains y appartiennent.
Les 100 députés les plus riches ont une fortune cumulée estimée à 500 milliards de dollars, en hausse d'un tiers sur un an.
Le régime chinois se pare de l'étiquette « communiste ». Mais c'est une dictature des riches, qui s'ajoute à bien d'autres sur la planète.

dimanche 4 mars 2018

Argenteuil 2014-2018, bilan municipal : loin des promesses extravagantes de 2014


Très loin des intérêts matériels et moraux de la population

Il y aura bientôt quatre ans que la municipalité à direction LR est en place à Argenteuil. Deux-tiers de mandat, la messe est dite.
         Nous ne lui reprochons pas de n’avoir pas fait l’impossible. Contraintes par les décisions gouvernementales, leur profil économique qui dépend du patronat, et la situation financière des habitants, les communes comme les autres collectivités locales ne peuvent offrir que la gestion de ce qu’elles ont. Pour une commune populaire comme Argenteuil, cela signifie gérer des ressources extrêmement limitées… et les difficultés.
         On peut donc déjà reprocher à la municipalité de ne pas expliquer cela, tout comme le fait que ce sont les banques qui mènent la danse en ponctionnant sous forme d’intérêts d’emprunts une partie notable des ressources. La municipalité actuelle n’a de la même façon toujours pas reconnue sa responsabilité au niveau des « emprunts toxiques » qu’elle avait contractés lors de son premier mandat.  
         Mais cette discrétion est à l’image de toute une attitude où, à Argenteuil comme ailleurs, les municipalités, et le maire en tout premier lieu, agissent, du premier jour de leur élection au dernier de leur mandat, comme si la Ville était leur propriété personnelle gérée dans le plus grand des secrets. L’affaire « Héloïse » avec la volonté de liquider la salle des fêtes municipales et son espace en est une des plus sombres illustrations.
         On peut lui reprocher également l’accord qu’elle a opéré à propos du stationnement avec SPIE, avec une dépense qui aurait permis la construction d’au moins deux nouveaux groupes scolaires.
         On peut encore lui reprocher ses promesses extravagantes de 2014 sur lesquelles elle n’est jamais revenue et que nous lui rappellerons sans cesse. (voir ci-dessous).
         Une municipalité ouvrière dirait la vérité à la population, qu’en la matière comme dans bien d’autres, il n’y a aucun miracle à attendre, et que la seule garantie que ses édiles fassent le moins de bêtises possibles serait qu’ils soient continuellement contrôlés par la population, et révocables s’ils ne sont pas à la hauteur de leurs tâches. Quant à vraiment changer les choses, c’est à un tout autre niveau que cela sera possible, celui de la société capitaliste et de son Etat. Et des édiles liés aux intérêts de la population auraient à cœur de le rappeler sans cesse.
Aucune décision sans concertation... !!!
 

Carrefour ; carrefour des profits et… des licenciements


Les salariés expriment leur colère

 


Jeudi 1er mars, les employés des magasins Carrefour et Dia ont manifesté devant le siège de Carrefour à Massy. Venant de tout le pays, ils ont crié leur colère d'être menacés de licenciement. Ils ont marqué leur défiance vis-à-vis du PDG Bompart en lui demandant de revoir sa copie.
La direction du groupe veut rentabiliser encore plus Carrefour et vendre les 273 magasins Dia. Pour Carrefour, il a annoncé 2400 départs. Dans les magasins Dia, 2100 personnes seraient aussi sur la sellette. Il est question en cas de reclassement de baisser leurs rémunérations. Aujourd'hui, avec 20 ans d'ancienneté un employé touche environ 1400 euro.
Tous les salariés se sentent concernés et ils ont bien raison. Le groupe a largement les moyens de ne laisser personne sur le carreau, de garantir emplois et salaires. 

Collectivités locales : la menace des privatisations en cascade, en Vendée comme ailleurs


Cyel, la privatisation des emplois !

 

            Le bâtiment du pôle culturel de La Roche-sur-Yon baptisé CYEL
Dans un communiqué, la CGT des territoriaux dénonce, entre autre, la privatisation du service d’entretien du Cyel (Conservatoire yonnais d’expression libre), le pôle culturel de la Roche-sur-Yon. Jusque-là, ce travail était assuré par 4 femmes de ménages ayant un statut de fonctionnaire.
Le maire (LR) invoque un budget contraint et la maîtrise de la masse salariale. Cela veut dire une dégradation des conditions de travail pour les agents (remise à plat du temps de travail, externalisation de certains services, suppressions de postes,…) et un moindre service aux usagers.
Le 22 mars est une journée où les fonctionnaires sont appelés à faire grève et à manifester contre les attaques du gouvernement à leur encontre. Une bonne occasion pour dire à toutes les municipalités anti-ouvrières quelles que soient leur étiquette ce que l’on pense de sa politique.

Burkina Faso : un attentat de plus...


…et sûrement pas le dernier

Avec une petite pensée particulière pour ceux qui ont ici le Burkina au cœur

Photo : Ferdinand Reus

Au Burkina Faso, dans la même journée, l'ambassade française et le quartier général de l'armée ont été attaqués. C'est sans doute le fait de commandos terroristes islamistes, qui par ces actions en plein cœur de la capitale Ouagadougou veulent démontrer leur présence.
Ces attentats ne sont pas les premiers dans cette région du Sahel où l'État français a déployé 4 000 soldats sous prétexte de « lutte contre le terrorisme » - mais en fait pour défendre ses intérêts et ceux de Bolloré, Areva et compagnie.
Et il est à craindre que ces attentats ne soient pas les derniers. Car la guerre que mènent dans cette ex-colonie française les soldats, en particulier les soldats français envoyés là-bas, risque de multiplier les émules de Daesh.