samedi 3 mars 2018

Logement, Sans domicile fixe : une tente à l’isolation ultra-moderne certes, mais dans quel monde vivons-nous !


On n'arrête pas le progrès..., un drôle de progrès

 
 

Frachet/Wikipédia Commons

Pour protéger du froid les personnes vivant à la rue, un ingénieur a conçu une tente à l'isolation ultra-moderne, qui permet de conserver une chaleur de 15°C supérieure à la température ambiante. Grâce à une levée de fonds de 18 000 euros, Médecins du monde va pouvoir la tester ces jours-ci à Paris.
Prouesse technique ? Peut-être. Mais est-ce le seul « progrès » dont la société soit capable ? Une société civilisée ne laisserait pas ses membres mourir dans la rue (ni même dormir dans une mini-tente « high tech » !) pendant que des dizaines de milliers logements sont laissés vides. Elle commencerait par réquisitionner les logements vides, ce qu'une loi existante autorise d'ailleurs.
         Pendant ce temps-là, une personne sans domicile est morte ces jours derniers à Garges-les-Gonesse.

vendredi 2 mars 2018

Argenteuil, 22 mars, en mouvement. Mobilisons !


Et tous ensemble, au coude à coudre !


Le 22 mars prochain, dans trois semaines maintenant, l’ensemble des travailleurs des trois fonctions publiques sont appelés à être en grève et à manifester. On peut aisément imaginer qu’ils soient rejoints ce jour-là par des travailleurs du secteur privé.
         Les attaques redoublées qui se préparent contre les fonctionnaires sont les mêmes que celles qui visent depuis des années tous les travailleurs et qui se résument à une chose : l’augmentation de l’exploitation du monde du travail. Pour les premiers, elles se traduisent aussi par une dégradation majeure des services publics utiles à la population : fermetures des agences ou réduction de leurs horaires d’ouverture, diminution du nombre de postes dans les services, augmentation de la charge de travail et des effectifs. Et cette situation concerne tous les services publics.
         A Argenteuil ou dans le département, les actions de protestation n’ont pas cessé ces derniers mois. Agents des finances, hospitaliers, personnels de l’Education nationale, agents territoriaux, postiers, tous les secteurs sont concernés.
         Le 22 mars, il faut que nous soyons nombreux, au coude à coude dans la manifestation parisienne. Avec les organisations syndicales, à Argenteuil, nous devons dès maintenant convaincre les hésitants, et envisager de nous retrouver tous ensemble pour rejoindre cette manifestation. Cela concerne les travailleurs en premier lieu, ces organisations syndicales, mais aussi toutes les organisations et partis qui se revendiquent peu ou prou du mouvement ouvrier. En tout cas, pour notre part nous en serons.DM

SNCF : bénéfices et attaques contre les travailleurs


De quoi effectivement stimuler les appétits du privé

 
Cheminots en manifestation en 2016

La campagne gouvernementale présentant la SNCF comme étant au bord du gouffre est mensongère. La preuve : elle vient d'annoncer un bénéfice de 1,3 milliard d'euros pour l'année 2017.
À mettre en parallèle avec le manque d'investissement, provocant inconfort, retards, pannes et accidents ; avec les suppressions d'emplois, 100 000 cheminots en moins sur 30 ans ; avec le transfert d'activités à la sous-traitance, à des filiales privées utilisant sans vergogne des salariés précaires.
Ces profits ont de quoi attiser les appétits de capitalistes à la recherche d'investissements produisant des profits rapides et fructueux, et qui poussent à une future privatisation. Ce sont autant de raisons pour les cheminots de refuser d'être sacrifiés sur l'autel de la concurrence ! Et pour les usagers, en particuliers ceux du monde du travail, de se montrer solidaires de la lutte des cheminots.

PSA : record d’exploitation


Plus de 10% pour les profits, et dix fois moins de hausse pour les salaires

 

Usine PSA de Vesoul

Le constructeur automobile PSA vient d'annoncer que ses bénéfices 2017 établissaient un record à 1,9 milliards d'euros, en hausse de 11,5 %.

Par contre la direction ne concède pour 2018 qu'entre 1,3 % et 1,5 % d'augmentation de salaire, à peine plus que l'inflation. Et encore cette augmentation ne concerne même pas ceux, nombreux, en intérim qui fabriquent chaque jour les profits de Peugeot et autres actionnaires.

Agents territoriaux : partout les mêmes attaques, dans la rue le 22 mars !


Cela rappellera quelque chose aux agents territoriaux d’Argenteuil et de nombreuses autres communes



Muséum d’histoire naturelle de Nantes en grève !

 

Comité d'accueil en haut des marches du museum mercredi

Une grande partie des agents du musée était en grève le mercredi 1er mars contre la politique de la municipalité. Elle veut les faire travailler plus de jours fériés et plus de dimanches mais sans les payer en conséquence. A partir du 10e dimanche travaillé dans l’année les agents seront payés moins que les dix précédents ! Plus tu en fait, moins tu gagnes !

En plus de cela, les conditions de travail sont toujours plus difficiles dans ce vieux musée où le manque d’isolation et de chauffage font descendre les températures à 7 degrés dans les salles !

La municipalité (d'union de la gauche !) se comporte encore une fois comme n’importe quel patron, comme on a déjà pu le voir avec les éboueurs et les bibliothécaires.

Mais les agents ne sont pas décidés à se laisser faire ! Tracts à la main ils se sont rassemblé mercredi après-midi pour expliquer aux usagers la grève. Ambiance chaleureuse et solidaire malgré le froid.

Combat des femmes Salvador : Teodora Vasquez a été libérée


11 années de prison, produit de l’obscurantisme

Amnesty international Schweiz
Le 16 février dernier, Teodora Vasquez, condamnée en 2007 au Salvador à trente ans de prison pour une fausse couche, a finalement été libérée grâce à la campagne menée en sa faveur.
La condamnation de Teodora avait encore été confirmée par les autorités judiciaires en décembre dernier, mais le mouvement de protestation que cette affaire a soulevé, qui a mobilisé des soutiens locaux mais aussi des organismes internationaux, a été plus fort. Et finalement un tribunal a trouvé des arguments y compris juridiques pour la gracier !
À sa sortie de prison, Teodora a expliqué qu’elle avait perdu onze ans de sa vie et qu’elle entendait maintenant lutter contre cette loi inique qui considère la perte d’un enfant, que ce soit une fausse couche ou un avortement, comme un homicide « aggravé », ce qui entraîne des condamnations variant de 30 à 50 ans de prison. Selon Amnesty International, il y a au moins 27 femmes encore emprisonnées au Salvador pour une fausse couche.
Teodora est sortie de prison et c’est tant mieux. Mais toutes les autres femmes emprisonnées doivent être libérées, et surtout il est grand temps d’en finir avec une loi qui criminalise les femmes.

                                      Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2587)

jeudi 1 mars 2018

SNCF, le 22 mars ou avant, une riposte nécessaire. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Une riposte nécessaire

Le 26 février, Edouard Philippe, le Premier ministre, a lancé son plan d’attaque contre les cheminots. Sans surprise, il a repris la quasi-totalité des préconisations du rapport Spinetta qu’il avait commandé. L’application de ce plan représenterait un recul considérable pour les cheminots.

 


Derrière la disparition programmée du statut, il y a tout d’abord le permis de licencier à grande échelle. Ce statut, agité comme un chiffon rouge, ne garantit certainement pas l’emploi à vie, puisque de nombreux cheminots sont licenciés chaque année pour faute individuelle ou poussés à la démission. Mais il interdit à la SNCF les licenciements collectifs. C’est justement de tels plans de licenciement que préparent gouvernement et patronat dans les années à venir, dans les ateliers menacés de fermeture, dans les guichets et dans tous les corps de métier avec l’externalisation de nombreuses tâches et l’abandon de milliers de kilomètres de lignes. Et si la précarité existait déjà, le gouvernement veut la généraliser, plonger n’importe quel travailleur du rail dans l’insécurité du lendemain, le soumettre à la loi du profit et à l’arbitraire patronal.
Derrière la disparition du statut, il y aussi celle de la réglementation du travail. Face aux innombrables accidents du travail et de circulation, les cheminots avaient imposé, par la lutte, d’abord aux compagnies privées puis à la SNCF, des repos compensateurs minimaux, une limitation de l’amplitude de la journée de travail, de la durée de conduite par exemple. Philippe veut balayer ces maigres protections et n’appliquer, aux nouveaux embauchés, que le Code du travail… qu’il continue de démolir de l’autre main.

Une attaque frontale

Parallèlement, Philippe confirme le transfert obligatoire des cheminots, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, en cas de perte de marché par la SNCF. L’entreprise repreneuse pourrait alors imposer sa propre réglementation du travail, régressive, aux cheminots concernés.
Et puis partout, le plan gouvernemental propose de généraliser la polyvalence, de changer l’organisation du travail, en particulier par l’augmentation du travail de nuit. Il propose aussi d’accélérer les suppressions d’emplois, par l’instauration de plans de départs volontaires pour les uns et l’intensification du travail pour les autres.
C’est bien avec la peau des cheminots, que l’équipe Macron-Philippe, marchant main dans la main avec la direction de la SNCF, veut doper les profits présents et futurs du patronat ferroviaire.
Depuis la publication du rapport Spinetta et encore davantage après les annonces du plan gouvernemental, dans les ateliers, les gares et les dépôts, les discussions sont incessantes. La gravité de l’attaque ne laisse aucun doute.
L’indignation est générale devant la campagne présentant les cheminots comme des privilégiés. De la même façon, de nombreux cheminots sont offensés par l’impudence des politiciens et des journalistes qui osent mettre sur leur dos retards et incidents alors qu’usagers et cheminots sont victimes des suppressions massives d’effectifs et du manque de matériel et d’investissement depuis 30 ans.
Le gouvernement tente de diviser les cheminots entre ceux qui ont le statut et le garderont, et ceux qui ne l’ont pas. Mais si de nombreux travailleurs ne sont pas au statut, mais en CDI, ou appartiennent à des entreprises sous-traitantes, bon nombre savent que tous sont visés, dans ce plan d’attaque contre les salaires, les emplois et les conditions de travail. Le recul des uns entraînera inévitablement le recul des autres. Il faut réagir ensemble.
Plus que la décision de légiférer par ordonnances, qui a fait réagir certaines directions syndicales et des parlementaires, c’est le contenu des attaques en lui-même qui révolte les cheminots. Et ils savent que ce n’est certainement pas par les discussions et prétendues négociations qu’ils obtiendront quoi que ce soit. La seule chose qui peut inquiéter le gouvernement, c’est la mobilisation des travailleurs.
Il faut se préparer à une grève dure. D’ores et déjà des cheminots, même parmi ceux qui n’ont jamais fait grève, s’y déclarent prêts.
À la suite de l’annonce des ordonnances, plusieurs syndicats ont adopté lundi 26 février un discours combatif, Laurent Brun, secrétaire de la fédération CGT Cheminots déclarant : « Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève. » Même la CFDT Cheminots, qui a soutenu et signé les précédentes réformes, se disait favorable à une « grève reconductible à partir du 14 mars ». Mais, réunies le mardi 27, les fédérations ont jugé pour l’heure urgent… d’attendre et de se caler sur le calendrier de discussions du gouvernement, lui redonnant l’initiative.
C’est donc la journée du 22 mars, où une manifestation nationale des cheminots est organisée en même temps que celle de la fonction publique qui, pour l’heure, constitue la première riposte appelée par la CGT, Sud-Rail et l’UNSA. Il faut qu’elle soit massive par le nombre de grévistes, dans les assemblées et dans la rue.

                                          Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2587)
 
 

Macron, « président du pouvoir d'achat » ?


Du pouvoir d’achat à la baisse

 


Depuis le 1er janvier, bien des prix ont augmenté : +6 % sur le fioul, + 7 % sur le gaz, + 9 % sur le diesel, + 12 % sur les timbres... Quant à la part des dépenses dites contraintes (logement, assurances, abonnements de téléphone et de transport en particulier), elle représente désormais plus du tiers du budget des ménages - une proportion qui gonfle à mesure que le salaire, lui, dégonfle.
Au sommet de la société, par contre, les 2 % les plus fortunés vont engranger des gains substantiels cette année, grâce à la fin de l'ISF et à la baisse des impôts sur les revenus financiers.
En campagne, le candidat Macron avait assuré qu'une fois élu, il serait le « président du pouvoir d'achat ». Il avait juste oublié de préciser « ... des plus riches ». 

Et pendant ce temps-là, petit rappel