mercredi 13 décembre 2017

Argenteuil : agents territoriaux : il faut une augmentation substantielle de 300 euros de tous les salaires, et l’intégration de toutes les primes et indemnités dans le salaire de base


Ainsi va la cruche à l’eau qu’à la fin elle finira pas se casser

La municipalité continue son offensive contre le personnel municipal. Après avoir licencié 750 agents communaux après mars 2014, augmenté le temps de travail, elle s’attaque aujourd’hui au pouvoir d’achat.
         Profitant de la mise en place du Rifseep, c’est-à-dire la mise à plat des primes et indemnités initiée par l’Etat dans la fonction publique territoriale, elle tente de dégrader non seulement la situation salariale mais également dans le même temps l’exploitation des employés communaux.
Ces primes et indemnités n’entrent déjà pas dans le calcul de la pension des retraités, mais la municipalité voudrait les grignoter. Ainsi elle tente à Argenteuil de s’en prendre à la vieille prime communale mise en place dans les années 1970. Elle voudrait aussi rendre modulable l’ensemble de ces primes et indemnités perçues, en instaurant un petit plus ou un moins correspondant à la discrétion de la hiérarchie et en fonction des « évaluations ».
Au niveau de l’exploitation, comment qualifier l’instauration d’une prime de « présentéisme » qui vise à ce que des travailleurs subissant des accidents de service ou malades viennent néanmoins au travail et s’y usent ? Ou le fait que cette prime intervienne dans les choix familiaux des femmes, puisque les congés de maternité entrent dans « l’absentéisme » selon la municipalité pour son attribution ?
Nous ne parlerons pas de la grève, autre prétexte pour se voir supprimer cette prime de « présentéisme ».
Mais la grève, et la vraie, la municipalité risque d’y être vite confrontée en agissant de cette façon.
Pour commencer, elle doit s’attendre à être confrontée, mardi 19 décembre, à un conseil municipal houleux, puisqu’elle veut voter à la hussarde ce rifseep qui ne plaît vraiment pas du tout aux travailleurs territoriaux.

Elle finira bien par se casser


Argenteuil Défense de Jean Vilar, le maire peut toujours installer son projet ailleurs


Loin des yeux, loin du cœur, aux Coteaux donc cet objet « formidable » !

 
Pourquoi précisément là ?

Lors du prochain conseil municipal du mardi 19 décembre, un point d’information chanté par l’investisseur Fiminco aura lieu sur l’air de Pierre Perret : « Vous saurez tout, mais tout sur le projet ».
         Le maire d’Argenteuil juge ce projet « formidable » et n’a de cesse de le dire à qui veut l’entendre.
         Nous ne faisons pas partie de la minorité qui pense comme lui. Mais pour nous, là n’est pas la question essentielle. La question est d’abord et bien davantage : pourquoi précisément à cet endroit ? Pourquoi là où se trouve la salle des fêtes Jean Vilar ? Là, sur les bords de Seine, dans ce qui reste de l’Ile.
         Oui, vraiment, pourquoi réaliser ce projet là et pas ailleurs ?
         S’il trouve ce projet tellement formidable, pourquoi ne le mène-t-il pas à 400 mètres du Carrefour-Sannois, dans un lieu à la vue imprenable, ou bien encore, toujours non loin des Côteaux, près de la route de Cormeilles, en bordure du Val-nord, permettant de cette façon de contenter la population de ce quartier largement abandonnée ?
         Voilà bien une façon de poser le problème qui, il peut le constater, n’a rien de passéiste, et qui mettrait presque tout le monde d’accord.
          La présence de chacun mardi 19 pour le prochain conseil municipal est en conséquence souhaitable.

Pourquoi là en liquidant la possibilité réelle de cela ?


Argenteuil Ecoles Très loin de l'Education de tous


Une installation très contestableArgeneuil décidée loin des habitants

Un reportage intéressant avant-hier lors du « zoom » de France Inter !  sur les écoles Espérance Banlieue, notamment celle d’Argenteuil !  4 minutes à écouter avec intérêt.

Dans cette affaire, la municipalité a soutenu l’initiative, même si l’on ne connaît pas les données du contrat qui la lie avec les responsables de cette "école".
         En tout cas, ce sujet qui soulève bien des questions de principe n’a jamais été soumis au conseil municipal qui évoque, en revanche, régulièrement, bien des broutilles, mais laisse sur le côté des problèmes essentiels.

Aucune espérance de ce côté-là


Ligne A et B du RER – RATP : dysfonctionnements récurrents et méthodes agressives de management


Une grève nécessaire




Le mardi 12 décembre, la journée de grève appelée par les syndicats de la RATP pour dénoncer des « dysfonctionnements récurrents dans l’organisation du travail et des méthodes agressives de management » a été un succès.
Les lignes A et B du RER transportent à elles seules plus de 2 millions de passagers par jour. Elles connaissent de multiples incidents : suppressions de trains, retards. C’est dû en grande partie à la vétusté, au manque d’entretien des installations et au manque de personnel suffisant.
Ces dysfonctionnements impactent directement les conditions de transport des usagers, mais aussi les conditions de travail des conducteurs qui subissent une pression constante de la direction pour pallier au manque d’effectif.
En embauchant massivement et en consacrant les budgets nécessaires, usagers et conducteurs voyageraient dans de bien meilleures conditions.

Climat : Hulot et Gattaz dans le même bateau pris dans la tempête


La vacance de monsieur Hulot

 
Juste un quatrième violon
A la veille du sommet international sur le climat organisé à Paris, Nicolas Hulot s’est adressé à un parterre de grands patrons du Medef réunis pour vanter leurs « engagements pour le climat » lors du « Climate Finance Day », ce qui peut se traduire par « le jour de la finance pour le climat ». Gattaz et Hulot y ont rivalisé de phrases creuses et de vœux sur la sauvegarde de l’environnement. Il est de bon ton aujourd’hui de parler écologie et même de « finance verte ». A quand le CAC 40 bio ? Mais confier la protection de la planète et la lutte contre le réchauffement climatique aux capitalistes et aux financiers, c’est comme confier la lutte contre les incendies à des pyromanes.

mardi 12 décembre 2017

Argenteuil et tourisme en Val d’Oise : pour le conseil départemental, « oubliez cette rive que je ne saurais voir bétonnée de la sorte »


Argenteuil, L’Ile maudite des archipels ?



Si nous parlons beaucoup d’Argenteuil, c’est que nous y habitons et nous y militons. Nous le faisons du point de vue des intérêts des travailleurs, lesquels de notre point de vue ne connaissent aucune frontière, quelle qu’elle soit, de frontières communales en particulier, qui les opposerait aux habitants des autres communes, puisque les intérêts des travailleurs sont communs à tous et ne font qu’un, quel que soit leur localisation, Mais en tant que ville significative du point de vue du monde du travail qui y représente l’essentiel de la population, il s’y passe des choses très particulières, tant au niveau de la vie municipale comme chacun peut le suivre chaque jour sur le présent blog, mais également en rapport avec le reste de l’espace mitoyen, avec les autres communes ou avec le reste du département ou celui de la Région parisienne.
         A ce niveau, nous avons déjà eu l’occasion d’écrire sur le caractère périphérique de la commune par rapport au Val d’Oise et à la Métropole du Grand Paris, et des nombreux caractères d’abandon qui lui sont liés.
         Ces jours derniers, une nouvelle fois, cette question nous est apparue à la lecture de la pleine page que Le Parisien-95 a consacré mardi dernier à la politique touristique du conseil départemental du Val d’Oise. Celui-ci divise le 95 en quatre espaces touristiques majeurs, appelés pour l’occasion « archipels ». Le nom de l’un d’entre eux est « L’archipel de la forêt de Montmorency et des Rives de Seine. Il concerne la commune d’Argenteuil que l’on reconnaît sur la carte du département qui est proposée, mais sans la mention de la Ville, qui n’est également mentionnée nulle part dans cet article.
         Voilà un nouvel indice qui confirme que les édiles d’Argenteuil qui ont fui le Val d’Oise pour la Métropole du Grand Paris ne sont pas en odeur de sainteté à l’hôtel du département. Mais qui s’en étonnera doublement lorsqu’il s’agit de parler du développement touristique.
         « Archipel de la forêt de Montmorency et des Rives de Seine ». Voilà qui nous ramène à notre action pour ne pas détériorer un peu plus les berges de la Seine avec la construction du projet P. Doucet-G. Mothron !
         Quand on veut détruire un peu plus la rive de la Seine en liquidant ce qui reste de l’Ile des Impressionnistes, on comprend que cela donne des aigreurs, y compris de la part des amis politiques, incités devant un tel massacre touristique à vous ignorer.

Vigipirate et la manifestation pour la défense du logement


Le tour de Paris aurait même presque été possible

 
On peut très bien se passer de la police

Samedi après-midi, une manifestation a eu lieu à Paris pour la défense du logement dit social. Elle a rassemblé les différentes organisations qui se battent contre la diminution des APL et pour que les bailleurs du secteur continuent à disposer des moyens nécessaires à leur activité. Parmi d’autres, la CNL, le DAL, la CGT-Indecosa étaient au rendez-vous.
         Rassemblés devant le Palais-Royal, les manifestants se sont ensuite dirigés en cortège vers la rive gauche en direction du quartier des ministères.
         Le plus étonnant a été que pour les encadrer il n’y avait que deux malheureux policiers.
         Certes, en plus grand nombre, ils n’auraient pas été nécessaires. Il est vrai également que la police, non loin de là, était occupée ailleurs. Mais tout de même cela juge de toutes les déclarations sur le plan Vigipirate et autres précautions à prendre, paraît-il, en cas de manifestation quelle qu’en soit la sorte. Des obstacles, du vent, des justifications, mais pas autre chose.

Velib’ : la lutte a payé





En grève, les travailleurs en connaissent un rayon

                                                                        
La grève est l'arme des travailleurs...
Les 260 salariés de Vélib', qui depuis deux semaines occupaient les locaux et avaient cessé l'entretien des vélos, ont fait craquer leurs adversaires. La mairie de Paris et leur nouveau patron Smoovengo, le repreneur, ne voulaient pas prendre en compte leurs années d'ancienneté.
Pour que tout rentre dans l'ordre, Smoovengo a accepté de reprendre les anciens salariés aux conditions précédentes, y compris l'ancienneté. La mobilisation des travailleurs a payé et, le 22 décembre, les Vélib' fêteront joyeusement leur victoire.