samedi 9 décembre 2017

General Electric : emplois supprimés contre dividendes augmentés


…et distribution record de dividendes !


manifestation contre les licenciements GE en Suisse

Le groupe General Electric vient d’annoncer officiellement la suppression de 12 000 postes dans le monde dont 4 500 en Europe.
Ces suppressions d’emplois frappent essentiellement la Suisse (1 200 à 1 300), l'Allemagne (1 000 à 1 050) et le Royaume-Uni (650-670). Elles visent surtout les activités énergie d'Alstom acquises fin 2015 par GE, dont le nouveau PDG ne s'est pas gêné pour juger cette acquisition « très décevante » du point de vue de la rentabilité.
Même si officiellement, aucun plan de licenciements n’est prévu actuellement sur le sol français, les effectifs diminuent ici aussi. En rachetant en 2015, le pôle énergie d'Alstom, GE avait promis de créer 1 000 emplois nets en France, d'ici fin 2018. En novembre, le solde est négatif de 590 postes et il ne faut pas oublier la suppression de 345 emplois chez GE Hydro de Grenoble ainsi que des centaines de contrats de prestation ou d’intérimaires.
L'an dernier General Electric a réalisé, au niveau mondial, 8,17 milliards de dollars de bénéfices. Il est devenu l'an dernier le premier distributeur du Top 100 en termes de dividende et rachats d'actions avec 33 milliards de dollars, doublant ainsi Apple. Mais il en veut toujours plus. Les actionnaires demandent plus de cash, donc des milliers de licenciements. C’est la logique de ce système de fous qu’est le capitalisme.

Jérusalem : Trump et les dirigeants d’Europe et du monde


 Hypocrisie européenne et onusienne


Les dirigeants des États européens multiplient les discours pour contester la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Mais ce sont des protestations hypocrites car eux aussi ont toujours soutenu Israël et son rôle de gendarme du Proche-Orient. La réunion du conseil de sécurité de l'ONU ne débouchera sur rien, tout comme les nombreuses résolutions prises depuis des dizaines d'années contre la colonisation des territoires palestiniens.
Ce qui inquiète les impérialismes européens, ce n'est pas l'annexion de la moitié de Jérusalem, mais l'ampleur éventuelle des réactions de la population palestinienne et des peuples qui en sont solidaires

vendredi 8 décembre 2017

Argenteuil : Défense de Jean Vilar, et de un, et de deux, et de trois reports


Une nouvelle déjà bonne à prendre


"Figure de proue de l'Argenteuil de demain en bord de Seine" (L'Argenteuillais du 6.12)

La salle Jean VILAR qui devait être définitivement fermée fin février 2018 ne le sera pas avant fin juin 2018. Nous l’avons appris totalement par hasard. C’est le troisième report. Elle devait être désaffectée fin juin 2017, puis cela a été reporté une première fois pour octobre 2017, une deuxième fois pour février 2018, et une fois encore donc pour fin de cette année scolaire 2017-2018. Et l’on peut se demander quel sera la prochaine annonce.
         Ce report est d’abord une satisfaction quand on sait l’utilisation que les écoles en particulier font de cette salle pour leurs spectacles de fin d’année. C’en est une pour toutes les associations qui attendent depuis des mois une réponse de la municipalité pour organiser leurs évènements à partir de mars. Nous sommes de ceux-là pour l’organisation de notre banquet de Lutte ouvrière en mars prochain.
         Et puis tout ce qui recule la date de la désaffectation du complexe Jean Vilar, pour tous ceux qui agissent contre sa disparition, cette nouvelle est une grande satisfaction.
         Nous aurons l’occasion demain ou dans les jours qui viennent d’analyser la tribune de la majorité municipale dans L’Argenteuillais qui est actuellement distribué aux habitants.
         En évoquant le Comité Jean Vilar sans le nommer, la municipalité y dit regretter « que de fausses informations circulent à son sujet ». A la place de cette accusation générale, nous préférerions qu’elle nous en fasse la liste, pour rectification si nécessaire.
         En attendant, savourons cette bonne nouvelle de bon sens, au début de l’été prochain, le complexe Jean Vilar sera toujours debout.DM   

Argenteuil, aménagement, trois acteurs contre les travailleurs


On nous informe, un article du Flash de la CGT-95

Emploi industriel et enjeux fonciers, une contradiction à surmonter ! 

Ce qui restait des implantations industrielles historiques à Argenteuil est en voie de disparition. La Sagem a fermé ses portes il y a peu de temps. Semperit (l’ex-Kléber Colombes d’antan), après avoir vu fondre ses effectifs est en voie de prendre le même chemin, tout comme, peut-être à plus long terme, l’ascensoriste Otis. Quant à Dassault-Aviation qui résiste, on ne sait pas pour combien de temps, puisque le site d’Argenteuil subit de manière opaque des transferts d’activité.
         Le PDG de cette dernière a résumé le premier aspect de la question. En bref, « je ferai ce que je veux, je fermerai si je le souhaite, c’est moi qui décide ». C’est bien-là l’essentiel. Sous le règne de la propriété privée des moyens de production, les maîtres voudraient imposer leur droit royal et agir selon leur « bon plaisir ».
         Et puis, deuxièmes larrons de la question, il y a les promoteurs. Ils ont à investir les gigantesques capitaux dont ils disposent. Loin de l’utilité sociale et des conséquences de leurs investissements, la seule donne qui les intéresse est le taux de rentabilité.
         Loin d’être opposés, les intérêts des actionnaires et ceux des investisseurs sont complémentaires, d’autant plus que les uns et les autres sont souvent directement les mêmes. Chaque groupe industriel dispose de son entité immobilière pour réaliser des plus-value avec la vente des terrains qu’elles envisagent de déserter.
         Pour ce qui concerne les entreprises que nous avons citées, leur foncier représente sur Argenteuil la perspective de profits juteux.
         Et il y a le troisième larron de l’affaire, celui qui peut entraver ou faciliter ces opérations immobilières, la municipalité, c’est-à-dire le maire. Mais dans les faits, il n’est que le maillon faible, circonvenu de toutes parts par les promoteurs, les opérations de lobbying et la loi d’airain qui fait que ce sont les actionnaires des entreprises qui commandent. Et le maire d’Argenteuil n’est pas le dernier à s’incliner devant eux.
         A Argenteuil donc, la situation n’est pas brillante. D’immenses réserves foncières sont en jeu, dans la zone industrielle de la gare, et dans l’espace Dassault et ses alentours. Face à la coalition municipalité-promoteurs-actionnaires et à leur combat douteux, les travailleurs des entreprises argenteuillaises ne peuvent compter que sur eux-mêmes et tenter pour peser d’unir leurs forces. Ils peuvent également compter pour cela sur les habitants conscients des enjeux.
                                                                         Dominique MARIETTE

Loin d'un aménagement pour tous et pour l'utilité sociale



Elèves handicapés : AVS, des milliers à embaucher d'urgence


Élèves handicapés : où sont les AVS ?

Bientôt les vacances de Noël, et plus de 3 200 élèves en situation de handicap sont encore en attente d’un ou d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS).
La promesse électorale du candidat Macron est loin d’être réalisée. Quelques mois après son arrivée à la présidence, des organismes s’occupant d’enfants autistes en particulier estimaient entre dix et trente mille les élèves handicapés privés d’AVS ou d’AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap), ce qui exclut de fait certains d’entre eux du système scolaire.
La secrétaire d’État aux Personnes handicapées vient de voler au secours de Macron en annonçant, pour la rentrée scolaire 2018, la création de plus de 11 000 postes d’AVS. « Le système ne fonctionne pas. Les budgets sont là mais on a des problèmes de recrutement », a-t-elle admis au passage, interviewée sur RTL. Ce serait, d’après elle, la faute du recrutement précaire basé sur des contrats aidés.
Une AVS recrutée pour environ 20 heures hebdomadaires et gagnant 700 euros n’a en effet pas un salaire permettant de vivre. Mais pourquoi ne pas recruter les AVS à temps complet, avec un salaire de 1 800 euros, le minimum nécessaire pour tous ? Et pourquoi les AESH, postes créés en juin 2014 qui peuvent être transformés en CDI au bout de six ans, sont-ils eux aussi à temps partiel et aussi peu rémunérés ? Il s’agit bien là de choix budgétaires, et les suppressions d’emplois aidés dans le domaine scolaire, comme celles de postes de fonctionnaires, s’inscrivent dans cette logique.
Ces choix sur le plan budgétaire, confirmés, car les nouvelles promesses du gouvernement, qui ne prévoient implicitement que des contrats à temps partiels, éclairent des choix sur le plan humain. Des milliers d’enfants qui auraient besoin, autant que d’autres, plus même que d’autres, de s’intégrer à l’école en sont privés. À l’école de l’hypocrisie, le quadra Macron est déjà passé maître.
                                                            V. L. (Lutte ouvrière n°2575)




Afrique : conflits et migrations


Afrique : les damnés de la Terre



Selon le dernier rapport d'une ONG consacré aux déplacements forcés de populations en Afrique, 2,7 millions de personnes ont dû fuir de chez elles pendant le 1er semestre de cette année. Soit chaque jour 15 000 nouveaux migrants, que l'état de guerre endémique contraint à chercher refuge ailleurs. Au cours de ces six mois, au sein du Congo (RDC) près d'un million de personnes ont dû fuir ; et pas moins de 200 000 personnes ont fui les conflits en Centrafrique.
Cette catastrophe économique et politique en Afrique est due à la colonisation des grandes puissances impérialistes, dont - n'en déplaise à Macron - la France. Et c'est à la perpétuation du pillage de ce continent par les Bolloré, Total, Bouygues, Areva et autres grands groupes capitalistes que les populations d'Afrique doivent de payer un si lourd tribut.

Révolution russe de 1917 : la Révolution au fil des semaines (43) Brest-Litovsk


La paix de Brest-Litovsk 

Le congrès des soviets avait proposé à tous les peuples belligérants « une paix juste et démocratique, immédiate et sans annexion ». Mais, en attendant que la révolution éclate en Allemagne, c’est avec l’état-major des Empires centraux que le pouvoir soviétique dut signer un armistice, le 2 décembre 1917, dans la ville de Brest-Litovsk. C’est Trotsky qui conduisit les négociations de paix, de décembre 1917 à février 1918, cherchant à gagner du temps afin, disait-il, « de donner aux ouvriers d’Europe une preuve éclatante et incontestable de la haine mortelle qui existait entre nous et les gouvernants de l’Allemagne ». Victor Serge décrit ces négociations dans son livre L’An I de la révolution :
« Y eut-il jamais entre négociateurs ennemis plus grande incompatibilité ? (…) Les négociateurs avaient conscience de représenter, bien plus que des États en guerre – le mot d’État appliqué à la jeune république des Soviets faisait sourire les diplomates de tous les pays, des mondes incompatibles. Les vieilles finesses conventionnelles de la diplomatie manquaient tous leurs effets sur les Russes ; le verbe révolutionnaire de ceux-ci déterminait chez leurs partenaires un malaise indigné. (…)
Les bolcheviks, adversaires de principe de toute diplomatie secrète, avaient exigé la publication du compte-rendu sténographique des pourparlers. Par-dessus la tête des plénipotentiaires casqués et masqués de l’impérialisme germanique, ils parlaient aux peuples. Chacune de leurs paroles portait, les événements devaient bientôt le démontrer. (…) Quand le général Hoffmann [représentant de l’armée allemande] reprochait aux bolcheviks de régner par la force, Trotsky répliqua : “Le général Hoffmann a raison. Il n’y a pas eu jusqu’à présent d’autres gouvernements. Il en sera ainsi tant que la société sera formée de classes ennemies. Mais ce qui étonne les gouvernements des autres pays, c’est qu’au lieu d’arrêter les grévistes, nous arrêtons les patrons organisateurs de lock-out ; au lieu de fusiller les paysans qui exigent la terre, nous arrêtons et nous fusillons les propriétaires fonciers et les officiers qui tentent de tirer sur les paysans...”
Mais à la mi-janvier, les Allemands ne laissèrent qu’une alternative aux bolcheviks : continuer une guerre impossible ou souscrire une paix désastreuse et démoralisante. Ils devaient accepter le dépeçage et l’occupation de vastes régions, en Ukraine, en Biélorussie et dans les pays Baltes, la perte du grenier à blé et des principales zones de production de fer et de charbon de la Russie. L’attitude à adopter face à cette paix allemande cruelle divisa le Parti bolchevik. Trotsky le raconte dans Ma vie (1930) : “L’impossibilité de continuer la guerre était évidente. À cet égard, il n’y eut pas ombre de désaccord entre Lénine et moi. (…) Dans les milieux du parti, ou du moins parmi les éléments dirigeants, l’opinion dominante, intransigeante, était qu’il fallait rejeter les conditions de Brest-Litovsk et refuser la signature de la paix. (…) Les principales questions débattues étaient celles-ci : pouvons-nous actuellement faire une guerre révolutionnaire et est-il admissible en général qu’un pouvoir révolutionnaire conclue des accords avec les impérialistes ? Sur ces deux points, j’étais totalement et intégralement du côté de Lénine, répondant avec lui par un non à la première question et par un oui à la deuxième. »
Lénine militait pour signer sans délai le traité de paix. Mais il était minoritaire et le comité central du parti adopta le compromis proposé par Trotsky : “Laisser traîner en longueur les pourparlers ; en cas d’ultimatum allemand, déclarer que la guerre est terminée, mais refuser de signer la paix.” Si, comme l’écrit Trotsky, “après les grèves d’octobre en Allemagne et en Autriche, on ne savait pas du tout si le gouvernement allemand se déciderait à prendre l’offensive”, la réponse tomba, implacable. Deux jours avant l’expiration du délai d’une semaine qui nous avait été fixé, nous reçûmes un avis télégraphique disant que les Allemands se considéraient à partir du 18 février, midi, comme en état de guerre avec nous. (…) Ils avaient repris l’offensive, s’étaient emparés de notre matériel de guerre. (…) Le 21 février, nous connûmes de nouvelles conditions de paix qui semblaient calculées pour rendre impossible la signature du traité. (…) Le 3 mars, notre délégation signa, sans le lire, le traité de paix. Devançant bien des idées de Clemenceau [artisan du traité de Versailles en 1919], la paix de Brest avait l’air d’un nœud de potence. »


jeudi 7 décembre 2017

Argenteuil Défense de Jean Vilar




On vient d’apprendre que la salle Jean VILAR qui devait être

définitivement fermée fin février 2018 ne le sera pas avant fin

 juin 2018… C’est le troisième report…

A suivre…