jeudi 7 décembre 2017

SNCF, Onet, Reinier, la grève sur la région de Paris-Nord a des conséquences fâcheuses ? C’est pour cela que la grève est l’arme des travailleurs ! Vive la grève des nettoyeurs !


Onet, Reinier, SNCF, les patrons doivent céder…

 
Sans travailleurs, il n'y a ni nettoyage ni travail. Vive la grève !

Vonews, la télévision départementale liée au conseil départemental du Val d’Oise qui n’a jamais évoqué jusqu’à ce jour la grève des travailleurs du nettoyage qui touche depuis plus d’un mois mainteant un certain nombre de gares du réseau de la gare du nord, dont la gare d’Ermont-Eaubonne, abordait le sujet hier matin de la façon suivante, en évoquant les réactions des maires de ces deux communes :
« Ils disent stop. Depuis le 7 novembre dernier, un conflit social touche la société de nettoyage notamment en charge de la gare d’Ermont Eaubonne. Conséquences, les poubelles débordent et le sol est couvert de déchets. Inadmissible pour Hugues Portelli et Grégoire Dublineau, respectivement maires d’Ermont et d’Eaubonne qui ne cachent pas leur agacement. Sans prendre parti, les deux élus appellent à prendre en compte la situation des usagers « qui ne supportent plus de devoir, chaque jour depuis près d’un mois, traverser une décharge à ciel ouvert ».
 Dénonçant une « situation chaotique » qu’ils estiment être « en totale contradiction avec la notion même de qualité de service public et de service au public », les deux maires « exigent que le règlement sanitaire s’appliquant aux espaces publics soit respecté, puisqu’il ne l’est plus depuis longtemps ». Pour eux, il est ainsi « urgent que la raison revienne et que les acteurs concernés retrouvent le chemin du dialogue et de la concertation afin de mettre dans les plus brefs délais un terme à cette situation que la durée rend désormais inqualifiable et inadmissible ». »
         Certes il serait temps que ces deux édiles « prennent parti ».

         Pour les y aider et éclairer les lanternes de ces maires et de Vonews, ci-dessous l’article du numéro 2575 de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître. A ce jour, la grève continue plus que jamais :

Nettoyeurs des gares : la grève continue

06 Décembre 2017

Mardi 5 décembre, ce sont toujours 99 travailleurs sur 112 qui ont voté, au 34e jour de grève, la reconduction de leur grève des agents de nettoyage des gares du nord de l’Île-de-France. Malgré toutes les tentatives d’intimidation du sous-traitant H.Reinier Onet et de la SNCF, la détermination des grévistes ne faiblit pas.
Vendredi 1er décem­bre, la direction les a convoqués pour des négociations et n’a rien proposé de plus que la semaine précédente. Les grévistes revendiquent que la prime de panier soit portée de 1,90 à 4 euros et la prime de vacances de 50 à 70 %. Ils demandent également de vérifier les nouvelles charges de travail, la réorganisation mise en place apparaissant comme un moyen commode de les aggraver en supprimant de nombreux postes.
Non contente de faire durer la grève, la direction a fait appel à la SNCF et à la préfecture pour briser le moral des grévistes. Le 2 décembre, vers 2 h du matin, la SNCF faisait intervenir une quarantaine d’intérimaires ou de salariés d’autres sites, sous protection d’autant de policiers, pour faire nettoyer la gare de Saint-Denis.
Pour essayer de démoraliser les grévistes, elle a aussi envoyé à nombre d’entre eux des lettres de convocation à un entretien en vue de licenciement. Les grévistes, qui pour certains travaillent depuis près de 30 ans dans les mêmes gares, ont changé parfois cinq fois de société. Pour la plupart, ils n’ont même pas encore signé de nouveau contrat de travail avec Onet. Dans ces conditions, cette menace de licenciement leur a paru quelque peu surréaliste. Lundi 4 décembre, ils se sont donc retirés de la nouvelle séance de négociation, posant en préalable la levée des menaces de sanction. Ils ont appris le lendemain par un courrier que, dans un souci d’apaisement, pour les faire revenir aux négociations, H. Reinier Onet suspendait ses menaces de licenciement.
Tous les jours la grève est revotée à main levée devant la gare de Saint-Denis. La grève, c’est jour et nuit, avec une organisation militaire, disent les grévistes qui, pour beaucoup, dorment sur place dans la gare, n’hésitant pas à se rendre aussitôt, en pleine nuit, dans une autre où des briseurs de grève sont annoncés. La solidarité autour d’eux s’organise et ils ne sont pas près de lâcher.

                               Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2575)

Argenteuil-Bezons : Fiona Lazaar, une réunion publique mais à huis-clos


Compte-rendu de mandat, mais devant public sélectionné ?

Donc la député FL ! tient sa première réunion. Mais pour connaître le jour, le lieu et l’heure, il faut vraiment mener l’enquête. Nous l’avons trouvé un peu par hasard en menant l’enquête à partir de la première « lettre d’information » de cette députée En marche depuis qu’elle a été élue. Mais il faut reconnaître que cela demande un effort certain pour trouver l’information, et les habitants d’Argenteuil et Bezons qui ne sont pas dans le coup des « réseau sociaux » n’ont aucune chance d’être mis au courant. Mais pour cette moderne affectant la modernité, quelle importance !
         Ce qui est d’autant plus surprenant, c’est qu’elle vient de diffuser sa première lettre à des milliers d’exemplaires voire bien davantage, et qu’aucune mention n’y est faite à propos de cette réunion qui a lieu quelques jours après sa distribution.
         Bref FL ! réunit son réseau, un point c’est tout. C’est le système de la « représentation » : pour ceux qui ne sont pas connectés, c’est : « Je vous représente, et rendez-vous dans cinq ans », un point c’est tout. 

PS. Le Parisien-95 a vendu la mèche en faisant le travail d’information que FL ! n’a pas fait ! Les lecteurs du quotidien seront eux au moins au courant !



Argenteuil : Georges Mothron, Gilles Savry, des locaux d’anciennes permanences qui pourraient être utiles


Locaux en déshérence

En 2014...

C’est avec désolation que les habitants d’Argenteuil constatent que les locaux des permanences électorales de Georges Mothron et de Gilles Savry ne sont toujours pas réoccupés depuis les élections municipales de 2014 pour le premier, et les élections législatives de juin dernier pour le second.
Comme si ces locaux ne pouvaient pas servir. Ils pourraient être utilisés par exemple par une association.
Un association d’utilité publique de défense du livre, Sous les couvertures, qui organise son Salon du Livre et des Lecteurs le 4 février prochain, cherche des locaux pour stocker les ouvrages qu’elle récupère pour ses brocantes.
Alors, chiche ?

Argenteuil : classes et établissements malades des sureffectifs. Rue d’Ascq, une solution partielle et provisoire possible


Une espérance, cette fois claire et pour tous !

Il faut des classes et un collège supplémentaire

Au Val Sud, il y a toujours, rue d’Ascq, les locaux qui servirent d’école provisoire dans les années 1950 avant que le groupe scolaire Paul-Langevin ne soit construit. Ils pourraient totalement servir à nouveau d’école provisoire.
         Cela est d’autant plus vrai qu’à 200 mètres de là, le collège Eugénie Cotton a vu ses effectifs exploser ces dernières années. Il y a certes absolument besoin d’un dixième collège sur Argenteuil. Mais, en attendant, les locaux de la rue d’Ascq pourraient absolument permettre une solution provisoire.

Capitalisme Burn-out : le rouleau compresseur de l’exploitation !


Stress, burn-out… exploitation capitaliste !

 
Open space ou pas, l'augmentation de la pression
Selon un cabinet spécialiste de la santé au travail, 24 % des salariés sont hyperstressés. Les femmes sont les plus touchées, d'autant qu'elles assument aussi l'essentiel des tâches domestiques.
Le stress augmente avec l'ancienneté. Le stressé type est une femme de 40 ans avec de l'ancienneté. Ce profil est aussi celui des salariés qui craquent au travail, victimes du burn-out. Le stress entraîne anxiété et dépression. Il existe partout mais il est massif dans les secteurs de la santé et de l'action sociale.
Les trois quarts des salariés font le constat que leurs difficultés découlent de la pression des chefs, du manque d'effectifs et des changements incessants d'organisation du travail imposés par les directions.
Pour soigner le stress, il faut en finir avec cette tension inadmissible, imposée aux travailleurs et qui leur pourrit la vie.

mercredi 6 décembre 2017

Congrès de Lutte ouvrière : Nathalie ARTHAUD en dresse le bilan

Argenteuil : mairie d’Argenteuil : malades, accidentés du travail, grévistes, femmes en congés de maternité, la vengeance en prime


Coup de force

Le maire d’Argenteuil veut à marche forcée faire accepter son « Rifseep ». Il s’agit du nouveau système d’indemnités et de primes de la fonction publique territoriale. Dans le cadre de celui-ci, il veut imposer une « prime de présentéisme » dont, pour résumer, les malades, les femmes en congé de maternité, les accidentés du travail et les grévistes seraient exclus. En congé de maternité ? En accident de travail ? Un comble !
         Lors de la réunion des délégués du personnel, ces derniers ont refusé unanimement, et exprimé la seule réponse qui s’imposait : le refus de marcher dans la combine. L’édile doit, selon la loi, les réunir à nouveau, avant le prochain conseil municipal qui aura lieu le 19 décembre prochain durant lequel il veut faire voter à la hussarde ce mauvais coup pour les travailleurs.
         Primes et indemnités ne remplaceront jamais la seule chose qui vaille : l’augmentation des salaires. Les primes et les indemnités devraient être intégrées dans ces derniers.
         Comme le rappelait dernièrement le bulletin Lutte ouvrière des Territoriaux d’Argenteuil et de l’ex-Agglo : « Aucun salaire ne devrait être inférieur à 1800 euros net, et une augmentation substantielle mensuelle de 300 euros pour tous est aujourd’hui nécessaire. »

Rassemblement, il y quelques années. Le maire d'Argenteuil en prépare de bien plus grands ?


Argenteuil-Bezons : une députée disponible pour être fidèle… à sa classe


Sa fidélité… peut-être, mais à l’égard du Capital

La députée d’Argenteuil-Bezons vient de faire paraître sa première lettre d’information intitulée « FL ! Fiona LAZAAR votre députée à Argenteuil et Bezons ». Celle-ci souhaite que cette lettre « souhaite » que cette lettre devienne « trimestrielle ». Une lettre tous les six mois, un peu, mais pas trop n’en faut. La députée dit « vouloir rendre des comptes ». Cela ne fait pas un peu juste ?
         Elle termine son « mot de la député » par la formule de politesse « Fidèlement ».
         Mais justement le problème est bien là, elle est et sera fidèle à qui ?
         Certainement pas les retraités qui vont voir leur pouvoir d’achat déjà limité réduit par la hausse de la CSG !
         Certainement pas les locataires des logements dits sociaux avec la diminution des APL.
         Certainement pas le monde du travail du secteur privé dont les Ordonnances vont rendre la condition de plus en plus difficile.
         Certainement les travailleurs de la fonction publique dont on va à nouveau carotter un jour de paie lorsqu’ils seront malades…
         De ce côté, nous le savions déjà, aucune fidélité à attendre. Sur tous ces sujets qui fâchent, silence-radio dans la lettre d’information de la députée !
         Sa fidélité est va et elle ira au Capital qui pleure la bouche pleine et dont le gouvernement soigne les revenus, les fortunes, les exonérations, et le droit d’exploiter dans les entreprises…
         A suivre.

Un conseil d'administration d'ici et d'ailleurs. Le véritable pouvoir.