mardi 21 novembre 2017

Démocratie directe ! Révocation à tout moment des "représentants"


Que vive demain la démocratie directe !

 
Une assemblée en Suisse
Un argument avancé par un défenseur quelque peu honteux et pas vraiment convaincu finalement du « projet Héloïse » était que l’affaire a été engagée en mars 2016 suite à un vote très majoritaire du conseil municipal, à l’exception de deux conseillers qui s’y sont opposés.
         C’est vrai. Sans aucune discussion préalable avec les habitants, Georges Mothron sortait des tiroirs de son prédécesseur le « projet » que ce dernier avait concocté en secret.
         Si certains se contentent de cette « démocratie », c’est leur affaire. Quant à la nécessité sociale elle finira bien par en imposer une autre. Celle où les « représentants » ne le sont que jusqu’au moment où leurs mandants décident de les remplacer parce qu’ils ont failli. Mais pas une fois tous les 4, 5, ou 6 ans., sur le champ, à tout moment.
         Avec un tel cadre, on peut être sûr que, découvrant le mauvais coup que l’on s’apprêtait à leur faire, les habitants d’Argenteuil auraient renvoyé la municipalité à ses petites affaires personnelles, et mis un veto au retour de son prédécesseur, son ami sur la base du projet honni !

Un soviet de soldats durant la Révolution russe



« Défense de Jean Vilar »
Rassemblement devant le Figuier blanc
Jeudi 23 novembre
19 heures 30

Argenteuil sport course sur route et décadence


Il court le passé… pas dans le bon sens

Dimanche, le cross du club local USA estampillé épreuve sportive municipale ouverte n’a pas connu l’affluence de non-licenciés que l’on peut espérer dans ce genre d’épreuve, au moins chez les adultes : un nombre infime de participants non licenciés.
         Ce cross prenait la suite au parc des Cerisiers des 10 km initiés il y a une quinzaine d’années et annulé l’an passé. Lequel 10 km prenait lui aussi la suite du Tour pédestre d’Argenteuil de fin septembre qui anima la Ville durant plus de 30 ans. Il réunissait alors des centaines et des centaines de coureurs non-licenciés pour lesquels, en tout cas pour certain, c’était la seule épreuve annuelle. Mais ils la couraient pour l’ambiance d’un soir, pour l’accueil sur le parcours des habitants, des amis, des familles.
         C’est ce genre de chose qui aide à la vie collective et à l’empathie.
         C’est ce qui a été délibérément détruit.

Elle courait sympa notre banlieue
Voilà aussi quelque chose de sympa

Péages routiers : Les automobilistes vont encore payer


Il est bien loin le temps de 1789 quand la Révolution supprimait les péages

 
Quand les travailleurs suppriment les péages

    En février prochain, les péages d'autoroutes vont encore augmenter de 1 à 2 % selon les réseaux.  Si, pour justifier le blocage des salaires et des pensions, l'inflation n'existe pas, pour les sociétés d'autoroutes, ça compte !
    En 2009, la Cour des comptes avait noté que la transmission de la gestion des autoroutes à des sociétés privées avait représenté un manque à gagner pour l'État de 10 milliards d'euros. Autant que ce que l'État doit rembourser aujourd'hui au titre de la taxe sur les dividendes !

lundi 20 novembre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 20 novembre 2017



Les voyous, ce sont les patrons et leurs représentants !

Cinq mois de prison avec sursis, telle est la peine encourue par les neuf militants CGT de l’usine PSA de Poissy, dans les Yvelines, faussement accusés par leur direction de séquestration et de violences psychologiques en réunion. Tout est révoltant dans le procès qui leur est fait : les mensonges de la direction, l’attitude de la justice qui traite les ouvriers qui se défendent comme s’il s’agissait de voyous et de délinquants. Mais cela n’a rien d’un cas isolé.
En juillet dernier, à la suite d’accusations tout aussi mensongères, le secrétaire de la CGT de cette même entreprise a été condamné à six mois de prison avec sursis. À l’usine PSA de Mulhouse, six militants sont mis en examen pour distribution d’un tract syndical que la direction juge diffamatoire. Pour la direction de Peugeot, tout est bon pour tenter de briser des militants combatifs : pressions quotidiennes, intimidations, sanctions, demandes de licenciement et maintenant recours aux tribunaux.
L’attitude des dirigeants de PSA est à l’image de celle de l’ensemble du patronat depuis des années. Les travailleurs d’Air France avec l’affaire de la chemise déchirée, ceux de Goodyear qui luttaient contre la fermeture de leur usine et ceux de bien d’autres entreprises, ont dû affronter la même répression.
Quand les patrons s’en prennent aux militants ouvriers, ils cherchent à renforcer l’arbitraire que subissent quotidiennement l’écrasante majorité des travailleurs : pressions pour augmenter le rythme de travail, temps de pause réduits, chantage permanent à l’emploi... Et tout cela dans un seul objectif : augmenter les profits et enrichir les actionnaires !
PSA, qui se prétendait au bord de la faillite il y a cinq ans, a réalisé plus d’un milliard d’euros de profit au premier semestre 2017. Des bénéfices obtenus en supprimant  33 000 emplois depuis 2011, en augmentant le recours aux contrats précaires et en aggravant l’exploitation de l’ensemble des travailleurs du groupe.
Dans tout l’arsenal anti-ouvrier fourni au patronat par les ordonnances de Macron, il y a une mesure qui vise directement les militants ouvriers : la fusion programmée d’ici le 31 décembre 2019 du comité d’entreprise, des délégués du personnel et du comité hygiène et sécurité en une instance unique, le Comité social et économique. L’objectif est clair : diminuer le nombre de représentants du personnel qui, dans les plus grandes entreprises, sera divisé par deux. Il est aussi prévu de limiter à trois le nombre de mandats successifs. « Pour favoriser la représentativité des salariés » ose prétendre le gouvernement ! En réalité, Macron a donné satisfaction au patronat qui souhaite empêcher les travailleurs de choisir librement ceux qu’ils jugent les plus aptes à les représenter et à défendre leurs intérêts.
La ministre du Travail, ancienne DRH de Danone, déclare vouloir favoriser la « professionnalisation du syndicalisme », autrement dit un syndicalisme davantage soumis à l’influence patronale qu’à celle des travailleurs. La bourgeoisie et ses porte-voix prétendent que la lutte de classe est « dépassée » mais, par toute leur attitude et leur politique, ils démontrent l’inverse : cette lutte de classe, ils ne cessent de la mener contre les travailleurs !
Les journées d’action organisées depuis le mois de septembre ont permis à des centaines de milliers de femmes et d’hommes de montrer leur opposition aux attaques gouvernementales et patronales. Pour mettre un coup d’arrêt aux reculs sociaux, une lutte générale de l’ensemble du monde du travail sera nécessaire. La classe ouvrière a la force d’imposer ses droits.
Les travailleurs ont montré dans le passé qu’ils pouvaient se battre et se défendre même à l’époque où la bourgeoisie leur refusait le droit de faire grève et leur envoyait l’armée pour réprimer. Il leur a fallu mener des luttes pour conquérir le droit de s’organiser dans des syndicats. C’est la grève générale de Juin 36 qui a imposé le droit des travailleurs d’avoir des délégués dans les entreprises.
En montrant sa rapacité et son arrogance d’une façon de plus en plus ouverte, c’est la bourgeoisie elle-même qui finira par provoquer une explosion sociale. Et c’est bien la seule chose qu’elle n’aura pas volée !

Agenda militant


Aujourd’hui lundi 20 novembre


Heure d’information syndicale des travailleurs territoriaux d’Argenteuil



Jeudi 23 novembre

Pour la défense et la rénovation de la salle des fêtes jean Vilar



« Défense de Jean Vilar »
Rassemblement devant le Figuier blanc
Jeudi 23 novembre
19 heures 30



Vendredi 24 novembre

Journée d’action des personnels de l’Education nationale à Argenteuil
Ecoles, Collèges, Lycées



Samedi 10 février 2018

Banquet fraternel des amis de Lutte ouvrière d’Argenteuil et de Bezons



Et que vive la culture à Argenteuil