lundi 16 octobre 2017

Argenteuil, défense de Jean Vilar, lorsque l'on veut justifier l'injustifiable, on trouve...


Nouveau dé… laid

 Le maire évoque maintenant une durée des travaux pour « l’opération  Fiminco » (si le projet aboutit, nous ne l’espérons pas) comprise entre deux ans et deux ans et demi.
         Nous voilà bien loin de 2019, année qu’il nous indiquait comme celle de la fin de ces travaux… Deux ans, à partir de mars 2018, cela fait mars 2020 ou septembre 2020.
         Mais nous savons depuis longtemps qu’il n’y a aucune raison de croire ce qu’il dit ! 



Quand on veut démolir sa salle, on lui trouve tous les défauts (réponse AG FNACA du 13.10.17)

 Vraiment, Georges Mothron, grand architecte comme on sait, trouve tous les défauts au complexe Jean Vilar… puisqu’il veut le raser.
         Il s’en est pris à ses « capacités de fondations ». « Sa structure n’est pas modernisable », « sans parler du sol qui tremble ».
         Et avec un bloc de 45 mètres de haut prévu dans le « projet Fiminco », le sol, ça donnera quoi ? Il supportera ?
         Un sol fait d’alluvions de la Seine ou d’éléments de comblement…
         … très instables comme chacun sait !


Argenteuil, "projet Héloïse", puisque l'on a mal fait, on peut gâcher encore ?


Du beau langage du maire (suite réponse AG FNACA du 13.10.17)



Dixit : "Côté Seine a été très mal foutu. Géant Casino n’a pas réellement fonctionné."
         Avec ce langage fleuri, le maire d'Argenteuil veut quoi en conséquence ? Après le « grattage » désastreux du centre commercial de centre-ville numéro 1, un "tirage" tout aussi désastreux d’un centre commercial version 2 dans « L’île » ?
         C’est ce que l’on appelle de l’aventurisme. 

A suivre.
Demain sur « la salle polyvalente »

Jeudi 19 octobre
à 07h35
France 2 :
Nathalie Arthaud est l'invitée des 4 Vérités

17 octobre 1961, quand l'Etat colonial réprimait et tuait à Paris


On nous informe

17 octobre 2017    

Collectif citoyen « 17 octobre 1961 » d'Argenteuil,

pour la 56ème commémoration.

Mardi 17 Octobre 2017 à Argenteuil.

A 19h, Hommage aux morts sur le Pont d’Argenteuil.

A 20h, Projection du film « Les balles du 14 Juillet 1953»

de Daniel Kupferstein à la Maison des jeunes,

3 rue des Gobelins.





Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d'Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris, Maurice Papon, et le gouvernement de l'époque.
         Ce jour-là, des milliers de manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés, jetés à la Seine. Des centaines perdirent la vie, victimes des forces de police.

         Bien évidemment, Lutte ouvrière sera représentée à cette commémoration locale, et appelle ses proches à y participer.

Hollywood, cinéma, fric et silence


La loi du fric… et du silence



Depuis quelques jours, de nombreuses stars du cinéma témoignent des agressions et des relations sexuelles forcées dont elles ont été victimes de la part d’un richissime producteur, Harvey Weinstein. Le comportement de cet individu était largement connu et toléré ; il a fallu que la société de Weinstein soit en déclin pour que les dénonciations pleuvent. Celles qui ont osé s’opposer à Weinstein du temps de sa gloire n’ont eu, à l’époque, le soutien ni des journaux, ni du monde du cinéma. Dans ce monde où l’argent est roi, la dignité des femmes ne pèse pas lourd par rapport aux profits de l’industrie hollywoodienne.
         Aujourd’hui, la roue a tourné et tout ce beau monde s’indigne. Mais toutes les salariées, qui n’ont pas la célébrité des actrices d’Hollywood, et qui subissent au quotidien le harcèlement de leur patron ou de leur maîtrise, ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour se faire respecter.

Révolution russe de 1917 (36) : l’insurrection se prépare


Le comité militaire révolutionnaire prépare l’insurrection

Début octobre 1917, les bolcheviks avaient acquis la majorité dans les soviets de Petrograd, de Moscou, du Nord, de la flotte de la Baltique, ce qui reflétait les progrès spectaculaires de leur influence parmi les masses ouvrières et les soldats. Ces derniers envoyaient de partout des délégués au soviet de Petrograd : « Mais jusqu’à quand cette situation intolérable va-t-elle encore durer ? Les soldats nous ont ordonné de vous faire savoir que si d’ici au 1er novembre il n’y a pas d’avancées décisives vers la paix, il n’y aura plus personne dans les tranchées, l’armée tout entière se ruera vers l’arrière », disaient-ils notamment. Les campagnes, elles aussi, se soulevaient. Trotsky décrit ainsi cette période dans L’avènement du bolchevisme :
« C’était l’époque où nous nous dirigions ouvertement vers l’insurrection et où nous nous organisions pour la préparer. La date fixée pour la convocation du congrès panrusse des soviets était le 25 octobre. On savait déjà, sans l’ombre d’un doute, que le congrès se prononcerait pour la remise du pouvoir aux mains des soviets. Mais une telle décision devait entrer en vigueur sans attendre, sinon elle se transformerait en une manifestation platonique absolument indigne. (…) Nous avions proclamé publiquement, au nom du soviet de Petrograd et du congrès du Nord, que le deuxième congrès des soviets devait renverser le gouvernement de Kerenski et devenir le véritable maître de la terre russe.
L’insurrection était déjà réellement en marche. Elle se déployait complètement au grand jour, aux yeux de tout le pays. (…) C’était une époque de meetings incessants dans les usines, aux cirques Moderne et Ciniselli, dans les clubs, les casernes. L’atmosphère de tous les meetings, de toutes les réunions, était chargée d’électricité. Toute évocation de l’insurrection soulevait une tempête d’applaudissements et des cris enthousiastes. »
La bourgeoisie criait au danger. Le gouvernement Kerenski et ses soutiens, socialistes-révolutionnaires et mencheviks au soviet, sentaient le sol se dérober sous leurs pieds. Le pouvoir leur échappait. Quand le quartier général de l’armée réclama l’envoi au front d’une partie de la garnison de Petrograd, sous prétexte de protéger la capitale d’une avancée allemande, le soviet de Petrograd s’y opposa. Il se méfiait de l’état-major, la tentative de coup d’État de Kornilov, fin août, ayant déjà été précédée de l’éloignement de plusieurs régiments révolutionnaires.
« Le comité exécutif du soviet refusa d’apposer, les yeux bandés, son tampon sous l’ordre d’éloigner les deux tiers de la garnison. Il est indispensable, avons-nous alors déclaré, de vérifier si cet ordre répond effectivement à des considérations militaires, et donc de constituer un organisme pour ce faire. C’est ainsi qu’est née l’idée de former, avec la section des soldats du soviet, c’est-à-dire avec la représentation politique de la garnison, un organe strictement opérationnel, en l’occurrence le comité militaire révolutionnaire, un organe qui allait par la suite acquérir une puissance telle qu’il devint l’instrument concret du coup de force d’Octobre.
La première tâche du comité militaire révolutionnaire fut de nommer des commissaires dans toutes les unités de la garnison de Petrograd et dans toutes les institutions importantes de la capitale et des environs.
De divers endroits, on nous informait que le gouvernement ou, pour être plus exact, les partis gouvernementaux s’activaient à organiser et armer leurs forces. De différents dépôts d’armes, publics et privés, on sortait des fusils, des revolvers, des mitrailleuses, des cartouches, pour en armer les élèves des écoles militaires, les étudiants et, plus généralement, la jeunesse bourgeoise.
Il fallait prendre sans tarder des mesures préventives. On affecta des commissaires à tous les dépôts et magasins d’armes. Ils se rendirent maîtres de la situation pratiquement sans rencontrer d’opposition. Il est vrai que les commandants et les propriétaires des dépôts d’armes s’efforcèrent de ne pas reconnaître leur autorité, mais il suffisait de s’adresser au comité de soldats ou à celui des employés de chaque établissement pour que la résistance soit immédiatement brisée. Dès lors, on ne délivra plus d’armes que sur un ordre de nos commissaires. (…) Les régiments déclaraient les uns après les autres, à l’issue de meetings où étaient intervenus les représentants des différents partis, qu’ils ne reconnaissaient plus que les commissaires du soviet de Petrograd et qu’ils ne bougeraient que sur ses instructions. »



Vendredi 20 octobre
Meeting
1917-2017, la Révolution russe
à 20h30
Pour changer le monde, les travailleurs au pouvoir
Meeting avec Nathalie Arthaud, avec la
participation d'Arlette Laguiller
Palais de la Mutualité
24, rue Saint-Victor – Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité
Entrée libre
Le meeting sera retransmis sur https://www.lutte-ouvriere.org/direct

dimanche 15 octobre 2017

Finances locales, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière (en vente ce matin à Argenteuil au marché Héloïse)


Collectivités locales : étranglés… et étrangleurs

Les maires de certaines communes ont choisi de fermer leurs services publics pour une journée. Ils veulent ainsi protester contre les mesures gouvernementales qui vont étrangler les collectivités locales et retomber sur la population, même si dans bien des communes importantes les élus pourraient trouver d’autres moyens d’augmenter leurs ressources.


Aucun maire ne peut croire que la suppression progressive de la taxe d’habitation sera compensée à l’euro près, comme s’y est engagé le gouvernement. Ils savent d’expérience qu’en matière de compensation les promesses ne sont jamais tenues. À cela s’ajoute la diminution massive du nombre d’emplois aidés. En payant en partie le salaire des employés communaux travaillant sous ce statut dans les écoles, les crèches, les services de propreté, l’État permettait depuis des années aux communes de financer des services utiles à la population sans puiser dans leurs ressources propres et quitte à maintenir dans la précarité ces employés.
Macron demande aussi aux collectivités territoriales, communes, régions, départements, de faire 13 milliards d’économies dans les années qui viennent, allant ainsi au-delà de son programme électoral qui limitait la note à 10 milliards. Toutes ces ponctions viennent après des années de restrictions. Lors du quinquennat précédent, 10 milliards d’euros avaient déjà été enlevés aux communes.
Bien des maires sont réellement inquiets pour les habitants de leur ville, mais d’autres, dans les grosses communes, font preuve d’une bonne dose d’hypocrisie en prétendant qu’ils n’auraient d’autre choix que de faire payer la population. Le maire d’Évreux, Guy Lefrand, qui avec une centaine d’élus de l’Eure a ouvert mercredi 4 octobre la série des journées sans service public, en est l’illustration. Il définissait ainsi le but de cette journée : « Simplement une journée, c’est dur pour la population. Imaginez lorsque ce sera définitif, lorsqu’il n’y aura plus de cantine, lorsqu’on ne réparera plus les routes, lorsqu’on ne ramassera plus les déchets. » Il aurait pu y ajouter la perspective du chômage pour les employés en contrat aidés.
Le maire n’envisageait pourtant pas un instant de revenir sur les exonérations fiscales dont bénéficient depuis des années les entreprises qui s’installent dans la zone franche située à l’entrée de la ville et sans cesse en expansion. Une philosophie en tous points semblable à celle d’un certain Bruno Le Maire, qui figurait sur sa liste aux dernières municipales avant de rallier Macron pour devenir ministre de l’Économie.
C’est uniquement pour financer ses cadeaux au grand patronat que Macron ponctionne les finances des collectivités locales. Ce n’est donc pas à la population d’en payer le prix.

                                       Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2567)

Argenteuil défense de Jean Vilar : le succès de la pétition de protestation


Un refus profond et à l’allure de plébiscite

 
Défendre ce qu'il reste de "L'ïle"

La pétition-papier contre la démolition de la salle Jean Vilar vient de dépasser hier le seuil du 3100ème signataire. Cela témoigne des milliers de discussions que les militants du Comité Jean Vilar ont eu avec des habitants, parmi lesquels nombreux sont ceux à être scandalisés.
         Il n’y a que quelques défenseurs du projet, dont l’argument essentiel mais totalement erroné est d’affirmer que la salle polyvalente construite dans le cadre du « projet Héloïse » continuera à être une salle des fêtes municipale, c’est-à-dire propriété de la commune, disponible à tous aux conditions qui étaient celles de la salle Jean Vilar. Le « projet Héloïse » a été conditionné par rien de la part de la municipalité qui a vendu le terrain pour une somme très discutable. La vente a été décidée, le prix fixé, un point c’est tout.
         La Gazette du val d’Oise, début septembre 2017, Xavier Péricat, premier adjoint : « Concernant les tarifs (de la nouvelle salle privée) aux associations, cela fait débat. Mais il n’y a pas de raison qu’ils changent. Les associations auront toujours la Ville comme interlocuteur. »
         Cela fait « débat » ? Mais il n’y a pas de raison qu’ils changent ? Les associations auront toujours la Ville comme interlocuteur ?
         Pourquoi ne dit-il pas : « Concernant les tarifs, ils ne changeront pas. Gratuité pour les écoles, les services municipaux, pour un certain nombre d’associations avec lesquelles nous avons établi un partenariat. Il n’y rien à discuter sur ce plan, aucun « débat » à avoir. La Ville demeura le seul interlocuteur pour ces associations, et c’est elle qui décidera, pas le propriétaire-promoteur-investisseur » ?
         Oui, pourquoi ne le dit-il pas ?
         Nous verrons demain ce que le maire d’Argenteuil dit lui-même à ce propos.

Argenteuil des associations mises à mal


La municipalité promettait aux associations aucun désagrément

 
Un banquet de la FNACA, en province, mais à Argenteuil c'était le même

Notre banquet Lutte ouvrière "à Jean Vilar"


Mes amis de la FNACA locale, l’association des anciens « appelés » de la Guerre d’Algérie., m’avaient invité à leur assemblée générale. Qu’ils en soient remerciés par cette brève. Cela m’a donné en outre l’occasion d’entendre Georges Mothron revenir sur son projet de démolir la salle des fêtes communale Jean Vilar.
         Mes amis tiennent un banquet chaque année. Pour 2018, ils sont dans la même situation que nous. La municipalité naviguant à vue entre la fin de l’utilisation du complexe Jean Vilar et l’installation de la structure dite « provisoire » au Val Nord est bien incapable de leur donner comme à nous une date pour que nous puissions chacun organiser notre banquet annuel. Cela est au point que pour la FNACA envisage d’annuler purement et simplement leur banquet 2018.
         Georges Mothron a bien été obligé de leur dire quelques paroles qui se voulaient réconfortantes et rassurantes… Que l’on en juge ci-dessous…
         La municipalité, assure-t-il, va leur trouver une solution.
         Quand va-t-elle le faire ? Alors que c’est maintenant que le succès ou pas d’une initiative pour le printemps prochain se décide.
         Et ce qui est vrai pour le banquet de la FNACA l’est également pour celui de Lutte ouvrière.
         On n’est bien loin de ce que la municipalité promettait en annonçant « l’opération Fiminco » : qu’il n’y aurait aucun dommage pour les associations. 

A suivre.