lundi 2 octobre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 2 octobre 2017


Faire reculer ce gouvernement des riches !

L’émission Cash Investigation sur France 2 consacrée aux conditions de travail dans les supermarchés et entrepôts Lidl ainsi que dans les centres d’appel de Free a donné l’occasion à des employés de dénoncer les cadences infernales, l’absence de pauses, les pressions de l’encadrement, les licenciements abusifs.
Beaucoup de travailleurs ont pu reconnaître dans ces reportages les conditions de travail qui leur étaient imposées. Dans bien des entreprises, et pas seulement les plus petites, les travailleurs doivent se défendre contre l’arbitraire patronal et l’aggravation de l’exploitation.
En démantelant le Code du travail, le gouvernement supprime les quelques limites légales qui contribuaient à freiner un peu certains patrons. Les mesures gouvernementales laisseront les mains encore plus libres aux employeurs qui n’auront même plus à craindre la sanction des Prud’hommes.
Plus grave encore, en permettant de « négocier » entreprise par entreprise des droits collectifs qui étaient jusque-là garantis à l’échelle du secteur, le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles offensives contre les salaires, l’emploi et les conditions de travail.
Les chauffeurs routiers qui se mobilisent depuis une semaine dénoncent la possibilité offerte au patronat du secteur de supprimer leurs primes et d’imposer ainsi une baisse de salaire pouvant atteindre 1200 euros. Ce que redoutent les routiers, tous les autres salariés ont des raisons de le craindre.
Après avoir démantelé le Code du travail, le gouvernement s’apprête à recommencer la farce du « dialogue social » pour imposer de nouvelles régressions sociales. Macron a déjà annoncé qu’il recevrait à l’Élysée les dirigeants des centrales syndicales le 12 octobre pour aborder les « prochaines réformes sociales », notamment celle de l’Assurance-chômage.
Le Premier ministre Édouard Philippe le déclare ouvertement : il veut favoriser le capital et les plus riches.
Le budget qu’il s’apprête à faire voter réduit de plusieurs milliards l’impôt sur les bénéfices des entreprises et sur la fortune. L’ISF serait remplacé par un impôt auquel échapperaient les actions et les produits financiers, mais aussi les jets, les yachts, les chevaux de course et les lingots d’or. « C’est un budget du pouvoir d’achat », prétend le gouvernement. Le pouvoir d’achat des riches, faut-il ajouter !
Pour financer ces cadeaux, le gouvernement prévoit 15 milliards d’euros d’économies en rognant sur toutes les dépenses de l’État, en particulier celles qu’il consacrait aux besoins les plus essentiels des classes populaires. La liste de ces mesures qui réduisent le pouvoir d’achat des travailleurs et de leurs familles s’est allongée semaine après semaine : augmentation de la CSG, suppression de dizaines de milliers de contrats aidés, baisse des APL, augmentation du forfait hospitalier…
Macron et Philippe ne cessent de répéter : « Nous avons été élus sur ce programme ». C’est déjà un mensonge : seuls 18 % des inscrits ont voté pour Macron et son programme au premier tour de l’élection présidentielle.
Mais de toute façon, il n’y a pas à se laisser prendre à ce piège : en mai 68, les dix millions de travailleurs qui se sont mis en grève ne se sont pas préoccupés de la façon dont De Gaulle avait été élu !
Les travailleurs sont attaqués, ils doivent se défendre ! Pour se faire craindre du patronat et inverser le rapport de force, il faut se préparer à un mouvement d’ensemble, à une lutte généralisée qui entraîne tout le monde du travail.
Dans le transport routier, plusieurs organisations syndicales appellent à poursuivre les actions. Une journée de grève est appelée le 10 octobre dans la fonction publique. Toutes ces manifestations doivent être un succès.
Mais il est aussi indispensable d’aller rapidement vers une nouvelle journée d’action nationale. Il faut permettre à toutes les mobilisations de s’inscrire dans le combat commun contre le gouvernement et le patronat.
Les travailleurs sont à la base de tout. C’est nous qui faisons fonctionner toute la société, sans nous aucun bien matériel ne serait produit, aucun service public ne fonctionnerait.
Cela nous donne la force de faire ravaler tous ses plans à ce gouvernement des riches.

Argenteuil Sempérit, une broutille pour les actionnaires, le minimum pour les travailleurs


Sempérit peut payer, Sempérit doit payer !


Les travailleurs de Sempérit victimes de la fermeture de leur usine réclament une indemnité de départ pour tous qui ne soit pas inférieure à 80 000 euros. Quand on y réfléchit, ce n’est rien quant au préjudice subi et à l’avenir sombre qui s’ouvrira pour de nombreux travailleurs licenciés : 40 mois de salaires à 2000 euros, de quoi tenir un peu plus de trois ans.
         Pour les 64 travailleurs concernés, Sempérit devrait débourser 5,12 millions d’euros si elle entendait cette revendication minimale.
         5,12 millions d’euros, rien par rapport aux 35 millions distribués aux actionnaires en 2015, et aux 25 millions de l’année suivante ! Rien par rapport aux opérations financières de cette entreprise qui leur ont rapporté des pactoles bien plus importants.

Argenteuil, « cabinet » du maire, un départ discret


Exit

 
Les élus, et ce qu'il y a hors de la lumière

Dans l’ombre, les édiles des grandes villes peuvent embaucher les membres d’un « cabinet » avec lesquels ils prennent incognito l’essentiel de leurs décisions. Le commun des habitants n’en entendent jamais parler, même si les curieux peuvent les voir trôner derrière le maire lors des conseils municipaux. Comme chacun peut l’imaginer, leur rémunération n’est pas celle des simples travailleurs.
         Depuis son élection en 2014, le maire d’Argenteuil avait ainsi recruté un directeur de cabinet.
         Discrètement, il vient de partir. Parti ou sorti, on ne sait pas.
         En tout cas, les travailleurs municipaux ne risquent pas de regretter une personnalité cassante et hautaine, pour ne pas dire davantage.
         Lui parti, il reste les mesures prises à leur encontre et à celle des habitants d'Argenteuil qui ont le sentiment croissant que la municipalité les a abandonnés.

Buget de l'Etat, budget patronal


Le budget… du pouvoir d’achat des riches



« Le budget du pouvoir d'achat », c'est ainsi que le gouvernement ose présenter le budget de l'État pour 2018. Pour les riches et le patronat, c'est Noël avant l'heure : quasi-suppression de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés, augmentation du CICE... Pour financer tous ces cadeaux, le gouvernement prévoit 15 milliards d'euros d'économies, prises directement dans les poches des classes populaires : baisse de l'APL, augmentation de la CSG, suppression de dizaines de milliers de contrats aidés...la liste n'est pas exhaustive.
         Comme ses prédécesseurs, le gouvernement prétend qu'aider les riches créera les emplois de demain. C'est un bien gros mensonge pour habiller le rançonnage des classes populaires au profit de la bourgeoisie.

Chantier naval STX de Saint-Nazaire : les propriétaires changent, reste l’exploitation


Nouveau patron, vieille exploitation



Après avoir brièvement nationalisé STX cet été, Macron a fini par accepter que l'italien Fincantieri devienne majoritaire au sein du capital du chantier STX de Saint-Nazaire. En onze ans, c'est donc le cinquième propriétaire de l'entreprise après le français Alstom, le norvégien Aker, le finlandais Aker-Yards et le coréen STX. La valse des actionnaires n'a pas touché à l'inamovibilité de la direction de l'entreprise qui n'a pas bougé dans le même temps. C'est cette direction qui a réussi à dégrader les conditions de travail et de rémunération des salariés en faisant chuter les effectifs de l'entreprise et en remplaçant les travailleurs en CDI par des travailleurs à statut précaire, intérimaires, CDD ou travailleurs détachés.
         Le nouveau propriétaire a une réputation de patron de combat. Il devrait donc s'entendre avec la direction nazairienne. Quant aux travailleurs, s'ils ne veulent pas être victimes de cette nouvelle alliance il faudra qu'ils soient capables de riposter tous ensemble aux inévitables attaques quel que soit leur statut ou leur nationalité.

Retraités, Le Maire le tartuffe


Bandit et tartuffe



Le Maire, le ministre de l’économie vient de déclarer avoir "conscience de l'effort que nous demandons aux retraités" à qui on va réduire le pouvoir d’achat par la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG).
         Ce monsieur fait la poche aux anciens, et fait ensuite mine de s’apitoyer sur ceux qu’il a volés.
         Comme les autres travailleurs, les retraités du monde du travail n’ont pas dit leur dernier mot, comme l’énergie de leurs manifestations de la semaine passée l’a montré.

dimanche 1 octobre 2017

Migrants : toujours plus de contrôles aux frontières. Un rassemblement demain soir



Pour information

« Bonjour. Les députés vont voter ce mardi une loi qui étendra de façon spectaculaire les controles d'identité aux frontières, qui pourront être pratiqués sur un territoire qui regroupe... 70% de la population! Prise prétendument pour lutter contre le terrorisme, cette mesure multipliera les contrôles au faciès.
Ce lundi 2 octobre, avec Emmaus, l'Unef, la Cfdt, la Fidl, le Cran, l'Auberge des migrants, la Ldh, le Mrap, le Saf, Npns, la Fcpe, Egalité nationale, le Collectif Van, le Coffad..., nous organisons un rassemblement à 18h30 à l'Assemblée nationale (Esplanade des Invalides, angle des rues de Constantine et de l'Université).
Merci de nous y retrouver et de faire tourner cette info!
amitié
                                                     Bruno brisebarre
                                        Président de la fcpe Val d'Oise »

Argenteuil Sempérit : quand le capitalisme débloque, les travailleurs bloquent


Deux camps face à face


Les travailleurs de Sempérit occupent par roulement leur usine, rue des Charretiers à Argenteuil, depuis jeudi. Depuis des mois maintenant, leur direction les fait tourner en rond, et aujourd’hui elle déclare que « ce blocage (de l’usine) est inadmissible » et qu'"aucune négociation ne reprendra tant que l'usine sera bloquée".
         Les actionnaires de Sempérit n’en ont rien à faire des vies que leurs décisions sacrifient à l’autel de leurs profits. Et ensuite, ils pleurent quand leur saint droit de propriété privée de l’usine se trouve écorné par des travailleurs qui y ont trimé toute leur vie et pour certains y ont perdu la santé. Maintenant, qu’ils acceptent les revendications des grévistes, et leur usine leur sera rendue. Et ces actionnaires y pourront même venir y sentir l’odeur du caoutchouc.
         Quant au meilleur soutien de ces 64 travailleurs c’est celui des autres travailleurs et de la population d’Argenteuil, que l’on doit déjà commencer à largement informer du drame qui se joue derrière la gare centrale d’Argenteuil.