vendredi 4 août 2017

Code du Travail : les godillots et autres souliers dorés de Macron et du patronat



Les « représentants » de la bourgeoisie contre les droits des travailleurs




Les sénateurs d'abord, suivis des députés, viennent de donner leur feu vert à l'adoption par ordonnances de la « réforme » du Code du Travail promise par Macron.
         Que les élus au Sénat et à l'Assemblée nationale soutiennent très majoritairement ce projet de régression sociale, c'est tout sauf une surprise – tant les uns et les autres sont dévoués à la cause du patronat.
         Mais ce feu vert en haut lieu ne suffira pas pour que ces lois scélérates se mettent en place. Car le monde du travail n’a pas encore dit son mot ! Le 12 septembre sera une première occasion de montrer son refus et de lancer la contre-offensive.

Tous ensembles le 12 septembre !

La Réunion : une grève victorieuse. Ce que la "discussion" ne peut pas obtenir, la grève peut le faire



Grève victorieuse à la SEMRRE


La grève menée par les travailleurs de la SEMRRE (Société d’Économie Mixte Réunion Recyclage Environnement) les 18 et 19 juillet derniers pour l’augmentation de leurs salaires et primes a porté ses fruits.
         La grève suivie à 100 % portait sur une augmentation salariale de 55 € et pour une augmentation de la prime exceptionnelle annuelle de 800 à 1200 € brut. Ces revendications, la direction de l’entreprise n’avait pas voulu les négocier en NAO. Elle a dû les accepter au bout de deux jours de grève après que le ramassage des déchets verts et encombrants et des animaux errants aient été totalement stoppés pendant deux jours dans le sud de l’île.
         Eh oui, le travail de ces ouvriers s’est révélé tellement indispensable à la collectivité que les dirigeants de la SEMRRE qui réalisent de beaux bénéfices ont dû se résigner à changer leur fusil d’épaule et à lâcher du lest !

Venezuela : crise du pétrole et politique des dirigeants des Etats-Unis



Venezuela : derrière la crise politique

Au Venezuela, moins d’une semaine après l’élection d’une Assemblée constituante marquée par une abstention massive à laquelle appelaient les opposants au gouvernement de Nicolas Maduro, la tension reste très forte à Caracas, la capitale, et dans l’ensemble du pays.
         Face aux manifestations de l’opposition qui s’étendent et se durcissent dans diverses régions, Nicolas Maduro défie les partis d’opposition. Sommé par le président des États-Unis, Donald Trump, de laisser la place, il refuse de s’incliner. Il réaffirme sa volonté de continuer la politique de son prédécesseur Hugo Chavez auquel il a succédé en 2013 après le décès de ce dernier. Il s’arroge les pleins pouvoirs tandis que les partis d’opposition continuent d’appeler à sa destitution.
         Ce que contestent aujourd’hui les opposants de droite au régime ainsi que les États-Unis, ce ne sont pas les méthodes de Maduro. Ce n’est pas non plus l’impasse dans laquelle s’est enfoncée l’économie. Ce qu’ils combattent est le fait que contre vents et marées les régimes d’Hugo Chavez, puis de Nicolas Maduro aient tenté de desserrer la dictature économique et politique des groupes capitalistes internationaux, à commencer par les groupes américains.
         Bien sûr les choix politiques de Hugo Chavez, comme ceux de son successeur, ne font pas d’eux des révolutionnaires. Ni ­Chavez ni Maduro ne sont les représentants des intérêts des classes populaires. Maduro lâchera peut-être les amarres. Mais il est de ceux qui ont osé faire face à la pression de l’impérialisme des États-Unis dans ce continent sud-américain où il impose depuis plus d’un siècle ses diktats.
         Aujourd’hui, le gouvernement Maduro se retrouve dans une impasse, accentuée en particulier par la crise mondiale et la chute des prix du pétrole. C’est ce qui laisse la possibilité aux dirigeants de l’opposition, largement soutenus par les États-Unis, de mener une offensive politique. Ils peuvent utiliser le mécontentement et organiser des manifestations répétées auxquelles adhèrent non seulement bien des petits-bourgeois, mais aussi une partie des couches populaires.
         Ce n’est certainement pas cette opposition qui ouvrira une issue à la population pauvre. Mais ce n’est pas ce qui intéresse les dirigeants des Etats-Unis. Pour eux, ce qui compte est d’abattre un gouvernement qui a tenté de corriger des injustices subies par les exploités, par la population pauvre.

                                                   H. M. (Lutte ouvrière n°2557)

jeudi 3 août 2017

Semperit Argenteuil : ils ne lâchent rien


La lutte continue



On nous communique

Mercredi 2 août, les salariés de Semperit d’Argenteuil  étaient au tribunal de Pontoise :  ils assignaient en référé au civil leur employeur. L’avocat des salariés, Me Abdelkader Hamida, a expliqué notamment que la loi impose depuis 2015 une consultation annuelle du comité d’entreprise sur les orientations stratégiques de l’entreprise. « Cette consultation n’a jamais eu lieu, il y a un défaut de consultation du CE préalable au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé le 30 juin ». L'avocat de l'entreprise a reconnu, que la direction n'avait que très partiellement informé les salariés des objectifs  de l'entreprise sur le site d'Argenteuil.
Le jugement a été mis en délibéré : réponse le 30 août. 





Tous ensembles, le 7 septembre devant Semperit-Argenteuil !
Et le 12, à Paris !

Argenteuil Argentières et autres, les très bénéfiques "colonies de vacances"


Tous les jeunes doivent pouvoir partir en vacances

« Argenteuil plage », ce n’est pas gai pour ceux qui ne partent en vacances. C’est vrai en particulier pour de nombreux jeunes qui ne savent en conséquence que faire durant des semaines.
         Cela ne fut pas toujours le cas. Pendant des décennies à Argenteuil, des milliers d’enfants partaient chaque été passer un moment dans les colonies organisées par la Ville. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ces colonies municipales ont disparu. Les séjours d’été organisés pour la Ville le sont par des prestataires privés et concernent aujourd’hui, en comparaison, un nombre infime d’enfants et de jeunes.
         Cette situation locale est certes à l’image de ce qui se passe dans le reste du pays. Selon Le Monde, « en 2016, environ 800 000 enfants ont été accueillis dans des colonies de vacances contre plus d’un million en 2007. Ils étaient quatre fois plus nombreux dans les années 1960. ». Mais la situation est encore bien pire à Argenteuil, et c’est catastrophique, pour la jeunesse en particulier, et pour toute la société.
         Une fois n’est pas coutume, je vais faire état de mon expérience personnelle. A Pâques 1969, alors que je suis en première, je participe à un séjour d’ados en avril à Argentières, en Haute-Savoie. Je l’ai déjà évoqué à l'occasion du décès de René Chausson, mais j’en garde un souvenir ébloui. Je découvre la haute-montagne et une vie collective de jeunes alors marqués par l’esprit de Mai 68, les évènements de l’année précédente. J’y reviendrai quelques années plus tard pour un stage de montagne…
         Ce centre de vacances de la Ville d’Argenteuil, utile à tous, aux jeunes et aux moins jeunes, aux classes, n’existe plus. Il a été vendu pour une bouchée de pain il y a une vingtaine d’années.
         La municipalité alors dirigée par Robert Montdargent, empêtrée dans des difficultés financières liées en particulier à l’affaire de la Semarg, décidait alors de vendre Argentières. Après une vague opération de préemption de cette commune, le bâtiment revenait dans l’escarcelle d’un promoteur qui allait détruire le centre et construire une résidence ! Il allait se vanter de surcroît à qui voulait l'entendre d’avoir obtenu le terrain pour un prix dérisoire !
         Oui, lamentable. Et scandaleux pour les jeunes !
         Nous reviendrons sur le sujet, mais nous ne nous lamenterons pas. Et puisque Saint-Hilaire de Riez n’est toujours -et heureusement- pas vendue, nous pourrions peut-être, tous ensemble, exiger qu’elle ne le soit pas, et qu’elle serve à nouveau à sa destination heureuse initiale.


Le départ, gare de la Colonie, pour la grande aventure ?


Pour ceux qui veulent approfondir le problème plus général (et merci à notre informateur) :


Par ailleurs, je suis à la recherche de photos de ce centre de vacances d’Argentières. Rien sur « Google ». Et merci à l’avance. DM