jeudi 26 mai 2016
Leclerc - Conflans-Sainte-Honorine : un relent de féodalité
Les employés se rebellent
Plusieurs travailleuses de
l’hypermarché Leclerc de Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines ont
multiplié les démarches face à leur direction, se réunissant, faisant circuler
les informations, contactant l’inspection du travail et convoquant une conférence
de presse.
Les
quelque deux cents salariés subissent en effet une situation intolérable, le
directeur se comportant comme un seigneur dans son domaine. Le sous-effectif
est permanent et la pression pour faire faire le travail à ceux qui restent est
énorme. Les pauses ne sont souvent pas respectées.
De plus, la direction rechigne à
fournir l’équipement minimum pour travailler. À tout cela s’ajoute le
comportement autoritaire ou les réflexions misogynes de certains cadres. La
direction du magasin cherche à maintenir une ambiance de peur en exerçant un
chantage permanent à l’emploi.
Aujourd’hui, certaines sont
décidées à ne plus subir, ni à abandonner leur travail, et à lutter.
Libellés :
actualité générale
Loi Travail : Valls joue les matamores
Face au
mouvement : les coups de menton de Valls
Face à la mobilisation contre la
loi El Khomri qui continue, face aux grèves touchant les transports routiers et
les raffineries de pétrole, le gouvernement et sa majorité bombent le torse.
Dans la
voie tracée par Hollande présentant sur France Culture les luttes des
travailleurs des dépôts de carburants et des raffineries comme une «
stratégie portée par une minorité », Valls en Israël a pris le relais,
justifiant les interventions policières contre les grévistes, affirmant après
celle, brutale et massive, à Fos-sur-Mer que « d’autres sites seront libérés
». Prenant pour cible la CGT, il a fait mine de s’apitoyer sur le sort des
automobilistes, « pris en otage », dit-il.
Ces
prises de position n’ont rien à envier à la posture intransigeante de gardien
de l’ordre qu’essaie désormais d’incarner Sarkozy, depuis que le mouvement
contre la loi El Khomri perdure. Avec son attitude de maître d’école sifflant
la fin de la récré, le « Ça suffit » de Valls paraît aussi dérisoire que les
déclarations du ministre des Transports niant, sur le plateau de BFM, les
problèmes d’approvisionnement des stations d’essence, tout en décidant des
mesures d’exception permettant des livraisons par camion-citerne le dimanche et
autorisant à dépasser les plafonds d’heures supplémentaires imposées aux
camionneurs.
En
attaquant les travailleurs qui se battent, c’est l’ensemble de la contestation
que le gouvernement cherche à discréditer auprès de ce que l’on appelle
l’opinion. Par là même, il démontre que c’est bien la réaction ouvrière qu’il
craint, son extension à de nouveaux secteurs et sa généralisation. La
mobilisation reste encore limitée, mais elle exprime un rejet bien plus large
de la politique propatronale que le gouvernement mène tambour battant.
Valls ose
prétendre que « continuer des actions qui visent à faire retirer le texte,
ça n’est pas démocratique ». Parlons-en de cette démocratie dont Valls et
la majorité des députés socialistes se gargarisent ! Est-il vraiment
démocratique de recourir au 49-3 en court-circuitant les députés, comme l’a
fait le gouvernement ? Est-ce vraiment la démocratie quand 577 députés peuvent
faire des lois qui vont à l’encontre des intérêts et de la volonté de la
majorité du monde du travail ? Ils se prétendent mandatés par le peuple, mais
le peuple dont ils parlent n’a pas élu les députés du PS pour qu’ils votent la
démolition des protections des travailleurs qui subsistent encore !
Les
travailleurs ne sont pas encore tous dans la lutte. Mais ceux qui le sont
incarnent les aspirations et les intérêts du monde du travail dans son
ensemble. Sans les travailleurs, rien ne fonctionne, comme on peut le vérifier.
Et ils n’ont pas attendu que les Valls, Hollande et autres Sarkozy et Juppé les
autorisent à dire ce qu’ils veulent. Le camp des travailleurs est en train de
se donner les moyens de se faire entendre.
Gilles
BOTI (Lutte ouvrière n°2495)
Paris
Manifestation
contre la loi Travail
à 14h00
Place de
la Bastille
Lutte
ouvrière appelle à participer aux manifestations contre la loi Travail le jeudi
26 mai 2016. A Paris, la manifestation partira de la place de la Bastille à 14h
en direction de la place de la Nation.
Vendredi
27 mai
Cette réunion de Lutte ouvrière
tombe à pic, cet anniversaire de la grève de mai-juin 1936 tombant dans la
période que nous connaissons où la grève générale est à l’ordre du jour. Nous
discuterons des deux, bien évidemment.
Groupe d’Etude Ouvrière
Organisé à Argenteuil par Lutte ouvrière
VENDREDI 27 MAI
A 20 Heures 15
Espace Nelson MANDELA
82 bd du Gl Leclerc
« Juin 1936, le grand sursaut du monde du travail »
Un exposé fait par Dominique suivi d’un temps de libre débat
Libellés :
lutte loi travail
Ken Loach Argenteuil : une rencontre cinématographique fortuite et malheureusement très désagréable
3000 nuits et un soir, celui du 2 juin
Suite au feuilleton de la
déprogrammation-reprogrammation-déprogrammation des deux films sur Argenteuil,
une conférence de presse était organisée hier par les deux associations locales
à l’initiative de cette programmation.
A
cette occasion un message de soutien a été lu du cinéaste Ken Loach qui vient d’être
primé à Cannes, avec une phrase très forte : Par cette situation de
censure, selon lui « Le maire
d'Argenteuil apporte la honte à ses fonctions et sur la ville qu'il représente ».
La
projection en plein air de « 3000 nuits » aura lieu la semaine
prochaine à 19 heures 30 le jeudi 2 juin sur le parvis de la basilique qui
porte comme chacun sait la devise : « liberté, égalité, fraternité ».
Pour
notre part, lors de cette conférence de presse, nous avons indiqué que puisque
le maire parlait et décidait au nom des Argenteuillais, le mieux était que les
Argenteuillais eux-mêmes prennent la parole… en étant très nombreux à être
présents le 2 juin pour voir ce film.
Libellés :
Nouvelles d'Argenteuil
Loi Travai ou commémorationl, le député d'Argenteuil-Bezons toujours présent pour défendre l'ordre bourgeois
Un politicien bourgeois
Le député P. Doucet a commencé sa
campagne électorale locale. Parmi ses nombreuses initiatives du week-end, il
organise une cérémonie à la mémoire du 73ème anniversaire de la mise
en place du « Conseil National de la Résistance ».
Finalement,
cette initiative sera la suite logique de sa semaine médiatique où il n’aura eu
de cesse d’être le porte-voix du gouvernement pour défendre la loi Travail.
La
fondation du CNR en mai 1943 marqua la concrétisation de l’ « union
nationale » voulue par De Gaulle et réalisée en métropole par l’envoi de
Jean Moulin. Elle se manifesta par le ralliement du PCF derrière De Gaulle.
Celui-ci allait permettre la restauration sans problème de l’Etat et de l’ordre
bourgeois à la Libération après les horreurs de la guerre et les affres de
Vichy.
Mémoire
du CNR d’hier, défense de la loi Travail d’aujourd’hui, une seule ligne
politique pour le député PS d’Argenteuil-Bezons : la défense du
capitalisme et de la bourgeoisie.
mercredi 25 mai 2016
Agenda militant jeudi 26 mai et vendredi 27 mai
Jeudi
26 mai
A
Argenteuil
9 heures
Rassemblement
angle rue PV Couturier-AG Belin
10 heures
30
Assemblée
de grévistes devant l’espace N. Mandéla, puis on file à
Paris
Manifestation
contre la loi Travail
à 14h00
Place de
la Bastille
Lutte
ouvrière appelle à participer aux manifestations contre la loi Travail le jeudi
26 mai 2016. A Paris, la manifestation partira de la place de la Bastille à 14h
en direction de la place de la Nation.
Vendredi
27 mai
Cette réunion de Lutte ouvrière
tombe à pic, cet anniversaire de la grève de mai-juin 1936 tombant dans la
période que nous connaissons où la grève générale est à l’ordre du jour. Nous
discuterons des deux, bien évidemment.
Groupe d’Etude Ouvrière
Organisé à Argenteuil par Lutte ouvrière
VENDREDI 27 MAI
A 20 Heures 15
Espace Nelson MANDELA
82 bd du Gl Leclerc
« Juin 1936, le grand sursaut du monde du travail »
Un exposé fait par Dominique suivi d’un temps de libre débat
Loi Travail : l'inspecteur du travail G. Filoche contre le "porte-voix" de Valls : 5 à 0, la balle au centre demain place de la Bastille 14 heures
P. Doucet dans son rôle de « porte-voix » (nouvel épisode)
Avant-hier, P. Doucet, le « monsieur
je défends la Loi Travail » de Valls était opposé sur BFMTV à Gérard
Filoche, membre également du PS, militant de la CGT, mais surtout Inspecteur du
Travail qui sait de quoi il parle. Celui-ci a résumé cette loi avec ses trois
éléments : travailler plus, gagner moins, être licencié plus facilement.
Une loi qui en conséquence est repoussée par l’énorme majorité non seulement du
monde du travail mais de l’ensemble de la population elle-même. L’échange a
tourné à l’affrontement avec un P. Doucet qui ne s’est surtout pas attardé sur
ce refus de l’opinion, mais a tenté de surfer sur le caractère minoritaire des
manifestations (un élément qui peut changer, et vite ! DM).
P.
Doucet a dit lors de cette émission, « travailler dans (ou avec) les
quartiers populaires ». « Travailler », certes à sa façon de
politicien, mais en tout cas, ni avec ni dans, mais totalement contre les
quartiers populaires dont la loi Travail va aggraver profondément les
conditions d’existence.
Incidente :
lorsque P. Doucet est en difficulté face à adversaire de « gauche »,
deux réparties reviennent chez lui : la Corée du Nord et la Révolution
russe. Pour la Corée du Nord, sans commentaire. Quant à la Révolution russe, il
devrait étudier ses classiques si jamais il les a lus un jour. Quand le vent se
lève…
Nous
évoquions le tract « Ma part de vérité » distribué en abondance dans
Argenteuil ces derniers jours. Un de nos amis a illustré ce que lui entendait
par la part de vérité de P. Doucet. Nous reproduisons bien volontiers son
illustration :
Le cinéma à Argenteuil : un film bien triste
L’incompréhension totale
Les responsables des associations
concernées par les deux films déprogrammés (j’appartiens à l’une d’entre elles,
l’ADCI), viennent de recevoir la réponse du maire d’Argenteuil à la lettre qu’ils
avaient envoyée à la fin de la semaine passée pour sortir de l’imbroglio « déprogrammation-reprogrammation-déprogrammation ».
G. Mothron y confirme sa décision de déprogrammer.
Pour
justifier celle-ci, son argumentation est la suivante, je cite un extrait de cette lettre dont j'ai reçu copie en tant que membre de l'association et responsable politique : « Nous avons,
je crois, travaillé ensemble un terrain d’entente qui semblait être équilibré,
où chacun s’engageait à respecter sa promesse… Or j’ai découvert que vos
promesses d’apaisement n’avaient pas été respectées lorsque je lis le contenu
de nos échanges sur le blog du Maire de Bezons… ».
Pour
notre part, nous ne comprenons pas cette raison. A ce que nous sachions, le
maire de Bezons ne fait pas partie de ces associations, et encore moins de ses
instances. L’information sur un accord entre le maire d'Argenteuil et celles-ci ayant
légitimement circulée, chacun pouvait en donner l’interprétation qu’il voulait, qu'elle soit juste ou pas, c'est cela la démocratie.
En tout cas, du côté des associations concernées et de ses membres, nous avons pu
constater que leur volonté d’apaisement était une évidence, suite à cet accord de
reprogrammation. Il s’agissait dorénavant pour eux et pour leurs membres de tourner la page.
Nous
voilà revenus en arrière. Quel dommage et quels dommages, dans une affaire qui
ne peut que laisser de nombreuses traces pour tous. D. MARIETTE
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