lundi 14 mars 2016

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 15 mars 2016



Pour imposer le retrait total de la loi travail, la lutte doit continuer et s'amplifier !

En difficulté pour faire passer leur projet de remise en cause du code du travail, Hollande et Valls ont passé leur week-end à en préparer une nouvelle version, afin de la faire approuver par certains dirigeants syndicaux.
         Ainsi les indemnités décidées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif ne seraient plus plafonnées comme dans le projet initial, l'article définissant les licenciements économiques serait rédigé autrement, les jeunes en recherche d’emploi pourraient recevoir une allocation. Moyennant ces changements, en grande partie formels, le gouvernement voudrait faire passer tout le reste, c'est-à-dire une remise en cause générale des droits des salariés.
         Ce que voudrait imposer cette loi, c'est tout simplement la loi des patrons. Ceux-ci pourraient faire passer la durée quotidienne du travail à 12 heures, ne devraient plus respecter la durée minimum légale de 11 heures entre deux séances de travail, pourraient limiter à 10 % la majoration des heures supplémentaires. Et surtout ils pourraient licencier à leur bon plaisir, par exemple sous prétexte d'une baisse de leur chiffre d'affaires.
         Ce projet a été dicté directement au gouvernement par le Medef, qui proteste d'ailleurs dès que l'on parle d'en changer une virgule. Le prétexte est toujours le même : les patrons prétendent que pour qu'ils puissent embaucher, il faut d'abord les autoriser à licencier.
        Ce raisonnement absurde nous est répété depuis des années par  les gouvernements successifs, même si les faits ont démontré largement qu'il est faux. Jamais, nulle part, les facilités données aux patrons pour licencier ne les ont incités en quoi que ce soit à embaucher.
         La vérité, c'est que le patronat voudrait profiter de la situation actuelle pour se débarrasser des quelques limitations que les luttes des travailleurs lui ont imposées au cours des ans. Les patrons estiment que pour cela la période est propice, car ils ont déjà vérifié que ce gouvernement était prêt à faire leurs quatre volontés, même au prix de se discréditer complètement aux yeux de son propre électorat. Ils lui demandent donc d'aller jusqu'au bout, de satisfaire tous leurs désirs.
         Puisque Hollande est déjà discrédité, puisque dans un an il perdra le pouvoir, puisqu'au fond il n'a plus rien à perdre, les patrons estiment qu'il doit se sacrifier encore pour eux, et le gouvernement s'exécute.
         Valls et Hollande ne font mine de reculer que parce que les réactions à leur loi les inquiètent. Le 9 mars, les grèves et manifestations ont été un succès et ils craignent qu'elles s'amplifient. Eh bien, cela doit justement encourager les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, qui sont tous menacés par cette loi, à se mobiliser encore plus largement.
         Cette loi vise tous les travailleurs, ouvriers comme employés ou même cadres, en contrat à durée indéterminée ou non, intérimaires ou non. Elle fait partie d'une offensive générale, qui vise aussi par exemple les cheminots, en lutte eux aussi contre la démolition des règles en vigueur dans le transport ferroviaire et qui comme les autres ont fait grève le 9 mars.
         Cette loi, qui est une négation des droits des travailleurs, ne peut pas devenir acceptable simplement parce qu'on en aura réécrit certains articles. Le gouvernement trouvera peut-être des dirigeants syndicaux pour la signer, mais il n'y a aucune raison que les travailleurs l'acceptent. C'est eux qui devraient le payer dans leurs conditions de travail, dans leur chair et dans leur vie !
         Il faut imposer que la loi Hollande-El Khomri soit purement et simplement retirée. Il n'y a aucune raison d'accepter les reculs qu'elle prévoit. Mais il y a plus encore : cette loi vient après d'autres, dans une série d'attaques systématiques qui visent tous les domaines de la vie, des conditions des travailleurs et de leurs droits.
         Dans son acharnement à sauver et augmenter ses profits, le patronat est prêt à nous ramener cent ans en arrière et il trouve pour cela l'oreille complaisante d'un gouvernement qui ne veut rien lui refuser. C'est tout le monde du travail qui doit mettre un coup d'arrêt à cette offensive.
         De nouvelles journées de manifestations et de grèves sont prévues, les 17 mars, 24 mars et 31 mars. Il faut y participer de plus en plus nombreux pour montrer que la force est du côté des travailleurs, pour imposer le retrait total de la loi Hollande-El Khomri et dire au patronat et au gouvernement « ça suffit ! ».

Elections présidentielles 2017 : Nathalie Arthaud candidate présentée par Lutte ouvrière. un entretien de ce jour sur i-TELE

Retrait de la loi El Khomri : à la portée de notre camp, le camp des travailleurs



Notre force, celle de notre camp, le camp des travailleurs !

Après le succès de la journée de grève et de manifestation de mercredi dernier, il est prévu de nouvelles initiatives dans les jours qui viennent. Une nouvelle journée d’action est prévue ce jeudi 17 mars pour le retrait du projet dit de la « loi travail », avec en ligne de mire la journée du 31 mars.
         Avec un gouvernement aux petits soins, le grand patronat est à l’offensive pour avancer toujours davantage ses pions, et pour  augmenter toujours plus l’exploitation des travailleurs.
         Au camp du patronat doit répondre la mobilisation du camp du monde du travail.
         Les forces de celui-ci sont immenses. Nous représentons, quelles que soient les catégories de travailleurs, les statuts des uns et des autres, une gigantesque force capable de faire fléchir le camp de nos exploiteurs.
         A condition que nous ne comptions que sur nous-mêmes. C’est notre seule force consciente qui nous permettra de surmonter tous les obstacles. 


 En fin de journée, lisez sur ce blog l'Editorial de nos

bulletins

 d'entreprise de cette semaine

On nous informe

Non à la loi EL KORMI : La Fédération CGT des services  publics dépose un préavis de grève du 17 au 31 mars
13 Mars 2016, Rédigé par cgtbezons

"LOI EL KOMRI NON MERCI"
Après le succès de la journée d'actions du 9 mars nous devons continuer à manifester notre colère : jeudi 17 mars, jeudi 24 mars et JEUDI 31 MARS il faut amplifier les manifestations.
En grève et dans la rue ...

Lire le préavis de la fédération des fonction publiques
sur : http://cgtbezons.over-blog.com/2016/03/non-a-la-loi-el-kormi-la-federation-cgt-des-fonctions-publiques-depose-un-preavis-de-greve-du-17-au-31-mars.html

Argenteuil : brèves de ces jours derniers



Défense de la culture

Nous nous sommes retrouvés une cinquantaine d’habitants devant le Figuier blanc hier à 16 heures 30 pour exprimer notre colère suite à l’annulation de quatre spectacles par la municipalité. Celle-ci a depuis le 1er janvier dernier la responsabilité de programmation culturelle mise en place par l’Agglomération Argenteuil Bezons dissoute à cette date. Il n’y a pas de véritable raison financière à ces annulations, mais seulement la volonté de « châtier » des habitants intéressés par une culture de qualité. En tout cas, ce petit rassemblement, un premier pas qui devait être. DM

https://www.facebook.com/lefebvrenare/videos/vb.577500989/10154031823675990/?type=2&theater 

Dangers multiples

Ces jours derniers, un radiateur s’est descellé du mur à l’école maternelle Ambroise Thomas et est tombé sur le pied d’un enfant. Heureusement, plus de peur que de mal.
         La situation de bien des équipements scolaires laisse à désirer dans de nombreuses écoles de la commune.
         Vérifier ces équipements est une priorité. La municipalité doit aisément en faire la sienne, au lieu d’être largement occupé à exploiter toujours davantage les personnels.

Culture encore

A l’Ecole de musique, il serait question de ne pas renouvelé le contrat d’un certain nombre de travailleurs dès fin juin, ce qui signifie une réduction des activités de l’Ecole à la rentrée prochaine, outre le mauvais coup pour les travailleurs de ne pas les payer durant les prochaines vacances d’été.
         Bien évidemment toutes les précisions sont les bienvenues, afin d’organiser la lutte de tous avec tous.


« Les vieux », pire que dans la chanson de Brel

De la même façon, des menaces pèsent sur la survie du service municipal d’aide à domicile. Aujourd’hui, la municipalité ne prend plus en charge de nouveaux inscrits. Nous avons déjà évoqué les conséquences pour les agents municipaux de ce service qui se retrouvent avec un grand nombre d’heures qu’ils ne peuvent pas assurer mais que l’on leur demandera d’assurer à la Saint-Glinglin… ou dans un autre service.
         La municipalité actuelle veut liquider un service municipal en reportant le service vers des associations qui relèvent d’un privé qui présente bien des problèmes ? Dangers. A suivre.