vendredi 30 octobre 2015
Argenteuil : une confusion inadmissible entre ressources municipales et propagande
Pas question pour les habitants de
tomber dans le panneau.
Cette propagande, à quel prix ?
Les Argenteuillais qui marchent
les yeux ouverts ont pu hier prendre connaissance de la campagne de pub de la
municipalité d’Argenteuil sur les grands panneaux de l’afficheur Decaux. La
référence au site « Argenteuil.fr » indique, sans aucun doute, la
signature du commanditaire.
Cette
campagne a deux axes : les impôts n’ont pas augmenté à Argenteuil, et
l’affreux Doucet en veut à la ville d’Argenteuil. Bien évidemment, des
centaines d’Argenteuillais ont vu leur taxe d’habitation cet automne, mais là
n’est pas le sujet. Nous avons déjà traité la question sur ce blog la semaine
passée. Le second aspect concerne le duel qui n’en finit pas entre ces deux
messieurs, mais comme cela n’intéresse personnel, nous n’en dirons pas plus,
même si la responsabilité du député PS dans la politique gouvernementale
actuelle est une évidence.
En
revanche, l’existence de cette campagne nous laisse quelque peu interloqué.
Elle
a un caractère de propagande très orientée, et cela ne pose pas un gros
problème durant cette période pré-électorale ?
1.
C’est acceptable que la collectivité, ‘c’est-à-dire les impôts de tous,
contribue au financement d’une campagne politique d’un camp ?
2.
Quant au financement, de deux choses l’une : ou l’afficheur opère
gratuitement, et c’est un soutien politique qui n’entre pas dans le soutien
légal des entreprises aux partis. Ou la municipalité a payé, et elle l’a fait
alors qu'elle’prétend ne pas avoir d’argent. Et dans ce cas, retour à la case
1.
1
et 2 : c’est profondément inadmissible !
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Nouvelles d'Argenteuil
FRAM : l'exigence d'un avenir garanti pour les salariés
Quel avenir pour les salariés ?
Les grandes manœuvres s’accélèrent
autour de l’avenir du célèbre voyagiste FRAM, une entreprise fondée en 1949 et
restée plus ou moins familiale. Elle est actuellement en train de déposer son
bilan et vient d’acter sa cessation de paiement.
FRAM,
c’est plus de 600 travailleurs, dont deux, toujours disponibles pour les
demandeurs, dans l’agence d’Argenteuil. Mais il y a aussi des milliers de
travailleurs inquiets hors du pays.
Les
loups sont sur les rangs, en particulier un fond de pension qui serait d’accord de reprendre FRAM, mais seulement, ici, que « 77%
des effectifs actuels, soit 356 CDI et l’ensemble des contrats non
permanents ». Et hors du pays ?
Pas
facile de s’organiser pour réclamer son dû et exiger des garanties pour son
avenir lorsque l’on est éclaté dans un grand nombre d’agences.
Pour
les travailleurs, c’est pourtant la seule solution, avec l’aide des militants
ouvriers locaux.
Salut
chaleureux aux deux employées de l’agence d’Argenteuil.
Air France : profits qui s'envolent, et la compétitivité, c'est pour les andouilles
Pas de la prestidigitation, le
résultat de l’exploitation tout simplement
Il y a quelques semaines, dirigeants
d’Air France, gouvernement, politiciens de tous bords étaient soit disant au
chevet d’un grand malade : la compagnie aérienne franco-néerlandaise qui
était, paraît-il au plus mal.
Pour
justifier son plan de 2900 licenciements, la direction d'Air France-KLM voulait
faire croire que l’entreprise était en difficulté, vu la compétitivité. Et
voilà que quelques jours plus tard, oh miracle, le groupe annonce un bénéfice
record de 480 millions d’euros au 3ème trimestre cette année, six fois plus que
le chiffre de l’an dernier…
Il faudrait que les bénéfices s’envolent pendant que
les travailleurs sont jetés par-dessus bord.
Les
salariés du groupe ont bien raison de ne pas croire le cinéma et les mensonges
de la direction, et de refuser d'être sacrifié.
Au
fait, pour reprendre le fil d’une de nos brèves écrite à la suite du débat sur
BFM entre Nathalie Arthaud qui défendait les travailleurs d’Air France, et P.
Doucet leurs patrons licencieurs et qui n’avait qu’un mot à la bouche, celui de
« compétitivité », voilà bien qu’avec ces centaines de millions, on
est bien au cœur de ce que nous disions : la « compétitivité »
certes… mais essentiellement, celle des profits, M. Doucet !
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Lamdaoui-Hollande : deux vieux copains
"Avoir un bon copain, c’est la
meilleure chose au monde !
La comète politicienne d’Argenteuil,
Faouzi Lamdaoui, fait une partie de la une de la livraison de cette semaine du
Canard enchaîné sous le titre « La fleur au Faouzi ».
Dans
l’attente de son jugement pour malversations financières à répétition où le
juge réclame à son encontre 18 mois de prison et 150 000 euros d’amende,
les fleurs pour ce monsieur sont actuellement plutôt semées d’épines.
L’heure
est grave pour cet ami des mauvais jours de Hollande, mais à la lecture de cet article, pas désespérée.
Quand
on vous dit que l’amitié, il n’y a que cela de vrai, Hollande vient encore
d’en administrer la preuve. Il vient d’envoyer un des ténors du barreau de ses
amis pour sortir du pétrin son vieux copain qui s’y noyait (dans le pétrin).
Le
presque noyé attend des miracles du ténor. Et tout cela, de la part du
commanditaire présidentiel, cela ne peut être que par pure amitié.
Cela
dit, cette modeste brève ne vous dispense pas de lire l’article du Canard
enchaîné en vente dans les meilleures librairies et kiosques.
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jeudi 29 octobre 2015
Lutte Ouvrière dans les élections régionales : Faire entendre le camp des travailleurs
Des
listes Lutte ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs
Lutte ouvrière présente aux
élections régionales des 6 et 13 décembre des listes pour faire entendre le
camp des travailleurs. Tous ceux, dans le monde du travail, qui subissent la
crise, le chômage, le travail précaire, les bas salaires, dont la retraite ne
permet pas de vivre, et à qui un patronat toujours plus riche explique que ces
sacrifices sont nécessaires, doivent se servir du bulletin de vote Lutte
ouvrière pour exprimer leur mécontentement.
Lors des
événements survenus à Air France, où la direction, en annonçant un plan de
suppressions d’emplois, a déclenché la réaction des travailleurs, on a pu voir
les dirigeants du parti socialiste, de la droite et du Front national, se
ranger du côté du patronat. Les électeurs des classes populaires ne peuvent voter
pour aucun de ces politiciens qui se placent tous dans le camp des licencieurs,
de leurs exploiteurs.
Le Front
national se présente comme un parti opposé au système de ce qu’il appelle
l’UMPS, mais il n’aspire en réalité qu’à accéder à la même mangeoire et à se
mettre au service de la même classe capitaliste que les autres partis, de
gauche et de droite. Le fait qu’une de ses représentantes, Marion Maréchal-Le
Pen, ait pris position contre les travailleurs lors des événements à Air
France, en s’élevant contre ce qu’elle a appelé le « lynchage des
dirigeants », en est une illustration. Mais toute la politique du
Front national, en renforçant les préjugés racistes et la haine envers les
travailleurs immigrés, en cherchant ainsi à diviser les travailleurs, à les
dresser les uns contre les autres, profite au patronat et affaiblit le monde du
travail.
Ceux
qu’on a déjà vus à l’œuvre, le PS comme la droite, utilisent le même argument
de campagne du danger du Front national pour inciter leurs électeurs respectifs
à voter à nouveau pour eux. Le Parti socialiste en particulier cherche à
regagner les voix des travailleurs qui l’ont élu en 2012, mais que sa politique
entièrement au service du patronat a écœurés, en les appelant à faire barrage
au Front national.
Lutte
ouvrière se présente pour que les travailleurs aient un autre choix que celui
de voter pour les serviteurs de la bourgeoisie qu’ils sont tous, du PS au Front
national, ou de se taire en s’abstenant.
Le
bulletin de vote ne permet certes pas de changer les choses. Mais il permet aux
travailleurs de faire entendre leurs revendications de classe, telles que
l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans
diminution de salaire, l’augmentation des salaires et des retraites et leur
indexation sur la hausse des prix, et la suppression du secret des affaires,
qui permettrait de constater combien les coffres forts des capitalistes
débordent de profits réalisés grâce à l’exploitation.
Le
bulletin de vote des listes Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des
travailleurs permettra de montrer l’existence d’un courant qui défend la
nécessité de renverser le système capitaliste et revendique un autre avenir
pour la société, un courant véritablement communiste.
Aline RETESSE (hebdomadaire
Lutte Ouvrière du 28.10.15)
« LUTTE
OUVRIERE-FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS »
Et dans
le Val d’Oise par Dominique MARIETTE
LE 13
NOVEMBRE à 20 h. 30
A PARIS,
A LA MUTUALITE
Grand
meeting avec Nathalie Arthaud et les têtes de liste départementales en Ile de
France
Libellés :
élections régionales 2015
Air France : une correspondance dans le numéro de Lutte Ouvrière de cette semaine
Air
France : la direction toujours à l’offensive
Ce cadre
dirigeant, rendu célèbre pour avoir perdu sa chemise lors du comité central
d’entreprise (CCE) où il annonçait 2 900 suppressions d’emplois, ne dit pas un
mot des témoins revenus sur leurs déclarations contre des salariés qu’Air
France veut licencier avant même leur procès. Rien non plus des vidéos qui
témoignent en faveur de travailleurs parfois arrêtés au petit matin, placés
deux jours en garde à vue et agonis d’insultes par le gouvernement, le
patronat, la droite et l’extrême droite.
Alors que
ces salariés, mis à pied parfois sans salaire, risquent trois ans de prison, 45
000 euros d’amende et un licenciement, on ne peut qu’être écœuré des omissions
délibérées du DRH. Mais sa présentation des faits est dans l’ordre des choses.
Car « les vérités du DRH d’Air France », selon la une du quotidien,
riment avec les mensonges de son patron. Et lui n’en démord pas : il veut
imposer à tous ses salariés, pilotes ou non, des hausses de productivité de 10
à 20 %. Et s’ils refusent, il veut le leur faire payer.
Dans
cette interview, ce haut cadre se présente en incompris, alors qu’il ne
chercherait qu’une chose, « que la boîte reparte de l’avant ». Il aurait
pu ajouter : et que ses salariés filent doux. Car il peut faire assaut
d’hypocrisie, il ne trompe personne.
Politique
de communication oblige, il en fait des tonnes. Il exhibe sa qualité de membre
du PS comme si c’était un label social ! Il décrit même les syndicalistes comme
« des bienfaiteurs de l’humanité », ajoutant que des responsables
syndicaux, dont certains même de la CGT prétend-il, lui auraient envoyé des sms
de soutien après le CCE du 5 octobre. Autant ménager ceux avec lesquels il
négocie, et dont il espère qu’ils finiront par avaliser les nouveaux sacrifices
que la compagnie veut imposer à ses salariés.
Trois
contrats pour les pilotes
Car c’est encore et toujours de
cela qu’il s’agit quand il annonce, au nom d’Air France, proposer trois
contrats de travail aux pilotes. Premier cas : leur salaire ne baisse pas s’ils
acceptent de travailler plus longtemps. Deuxième cas : ils gagnent un peu plus
pour beaucoup plus de travail. Dernier cas : ils refusent ces sacrifices et
leur salaire baisse.
Le DRH de
la compagnie se moque bien de savoir – et il ne peut l’ignorer – que, même
s’ils le voulaient, de nombreux pilotes ne pourraient pas faire une centaine
d’heures de vol de plus à salaire constant : chaque année, ils sont des
dizaines, voire des centaines à devoir arrêter de travailler avant décembre,
car ils ont déjà atteint la limite maximum légale de 850 heures annuelles de
vol. Et il ne dit pas quel passager aurait envie de monter dans un avion ayant
aux commandes un pilote devant enchaîner les heures pour compenser une baisse
de salaire.
En
revanche, ce porte-parole de la compagnie dit vouloir étendre ce système aux
hôtesses et stewards. Et ensuite, à qui le tour ?
Tout le
personnel est visé
En fait, tout le personnel est
visé. Et l’on voit bien pourquoi quand, après avoir reconnu qu’Air France va «
enfin afficher des résultats positifs », loin donc de la faillite qu’agite
la direction, il cite en exemple British Airways qui « a une rentabilité à
deux chiffres ». Faire au moins du 10 % de profits, c’est l’objectif de la
direction de la compagnie. Alors qu’elle affiche déjà un taux de remplissage
record de ses avions, avec plus de 90 % des sièges occupés et un chiffre
d’affaires au plus haut, elle entend s’assurer une marge accrue sur le dos du
personnel.
En cela Air France ne fait pas
exception. Partout les patrons s’attaquent aux salaires et conditions de
travail. Le patronat fait la guerre aux travailleurs. Ce n’est pas leur
chemise, c’est leur peau qui est en jeu. Et il voudrait que les travailleurs se
laissent faire ?
Correspondants LO
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Impressionnisme à Argenteuil : la politique municipale
Le vin est pourtant déjà tiré
Un annonceur s’occupe des
panneaux municipaux qui se trouvent sur la voie publique dans Argenteuil. Un
arrangement sans doute (on n’ose pas imaginer que tout cela soit payé par la
Ville) permet que des annonces municipales soient faites par la voie de ces
grands panneaux. Ainsi, la fête des vendanges qui tient tellement à cœur à G.
Mothron a-t-elle été annoncée par ce moyen. Mais si la fête a eu lieu le 3
octobre dernier, près d’un mois plus tard, les placards pour la fête des
vendanges sont toujours en place. Cela fait quelque peu désordre.
Ils
auraient pu servir à annoncer bien d’autres évènements utiles. Laissons de côté
l’exposition sur la « Marche de l’Egalité » qui vient d’être censuré.
Mais une grande exposition sur la monnaie pendant la Première guerre mondiale
commence bientôt dans l’agora de l’Hôtel de ville. Ou une encore une belle
exposition dans la salle du premier étage de la chapelle Saint-Jean avec d’excellents
tableaux et autres pièces. L’exposition dure jusqu’à demain. La salle est
ouverte de 14h.30 à 17h.30.
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