vendredi 11 septembre 2015

AB-Habitat, logement dit social : une drôle de démocratie


P. Doucet applique la démocratie directe… pour lui-même !

 
Il est une chose que l’on ne peut pas reprocher au député d’Argenteuil-Bezons, c’est sa capacité à jouer du « donnant-donnant » et à « monnayer » son soutien indéfectible à la politique gouvernementale en échange d’actes qui lui conviennent. Dans son action pour conserver la maîtrise de ce qui succédera à AB-Habitat au 1er janvier prochain, il vient d’en donner une nouvelle preuve, en faisant voter en juin dernier dans le cadre de la loi sur la « réforme territoriale » un amendement qui lui convient, donnant une nouvelle preuve de l’adage : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ».

         Concernant l’avenir d’AB-Habitat, le projet de P Doucet est de mettre sur pied une « coopérative » qui prendrait la suite de l’Office HLM et à laquelle les biens de ce dernier seraient dévolus.

         La loi ne le permettait pas. Qu’à cela ne tienne. Par cet amendement voté opportunément, elle le permet désormais. Pour résumer : la loi indique maintenant : « Afin de préserver la continuité des missions de l’office public de l’habitat, il est donc proposé d’autoriser la transmission du patrimoine de, l’office public de l’habitat, l’ensemble de ses biens, droits et obligations étant transmis à titre universel à un organisme d’habitations à loyer modéré désigné par arrêté du représentant de l’État dans le département. » C’est ce qui devrait être fait durant les mois qui viennent.

         Puisqu’il avait ce pouvoir d’amender, le député pouvait dans le même temps, ajouter un élément qui aurait permis l’intégration dans  ce nouvel « organisme » (une coopérative dans le projet du député), des fonctionnaires qui sont actuellement employés par AB-Habitat, s’ils le souhaitaient, ce qui aurait pourtant aidé à aplanir bien des difficultés. Il ne l’a pas fait, ajoutant à l’embarras de ces travailleurs de la fonction publique dont l’avenir reste dans le flou.

Lycées : des classes de plus en plus surchargées



 


Elèves, pas sardines

 
La fédération de parent d’élèves PEEP révèle qu’elle a « des remontées, plus que d’habitude, sur des effectifs par classe à 36 voire 37 élèves ». De son côté le syndicat enseignant SNES confirme : « 36 élèves par classe commencent à devenir une norme au lycée, alors que c’était jusqu’ici un maximum ». Dans certains lycées il a fallu ces derniers jours ajouter des tables et des chaises dans les salles de classes pour que tous les élèves puissent y être casés. A Argenteuil, le nombre d’élèves par classe n’a pas cessé d’augmenter ces dernières années.

Le gouvernement se vante de recruter 60 000 enseignants durant le quinquennat de Hollande, chiffre à prendre avec des pincettes, mais de toute façon nettement insuffisant. Car la réalité, c’est qu’il manque des enseignants pour ouvrir suffisamment de classes afin que les jeunes ne soient pas parqués dans des classes surchargées, au mépris de leur éducation.

Libre circulation des hommes à travers toutes les frontières, une évidence


Rocard menteur, FN menteur et démagogue

 
     « La France ne peut pas recevoir toute la misère du monde », déclare le FN, reprenant cette antienne idiote popularisée par Rocard, comme s’il s’agissait dernièrement d’accueillir dans le pays, ici, "toute la misère du monde".

         De son côté, abondant dans le sens de la politique actuelle gouvernementale à l’égard des réfugiés, le député d’Argenteuil-Bezons déclare : « La France est une grande puissance : le coût de l'accueil n'est pas un sujet…». Il déclare aujourd'hui ce qu'il taisait hier, mais c'est tant mieux puisque c'est une évidence.

         Incontestablement, la France est non seulement une grande puissance mais un des pays les plus riches de la planète.

         De quoi permettre non seulement l’accueil de réfugiés -et bien au-delà de ce que promet le gouvernement- mais de régler pour tous bien des problèmes d’une société  où la richesse la plus extravagante côtoie les difficultés les plus graves pour l'énorme majorité de la population d'ici et du monde.

jeudi 10 septembre 2015

Sécurité, "sentiment d'insécurité" : les solutions qui n'en sont pas du maire d'Argenteuil


Société malade, une Ville qui l’est également

 
Le Parisien-95 est revenu dans son édition d’hier sur la question de la « sécurité » dans la Ville par un article intitulé : « Argenteuil ne veut plus de sa mauvaise réputation ».

         Il est sûr que par deux fois au moins, Argenteuil a fait cet été parler d’elle : en juillet, par l’affaire de ce jeune blessé grièvement par un projectile tiré par un policier, et en août par celle, diffusée également, des quatre coins du pays jusqu’à Tahiti, celle de cette adjointe aux « affaires scolaires et à la culture » diffusant sans vergogne un message raciste et méprisant à l’égard des plus pauvres.

         A l’occasion de ces deux affaires, le maire d’Argenteuil aurait pu publiquement prendre position et aider ainsi à « restaurer la réputation de la Ville » Il n’en a rien été.

         En revanche, à l’approche des prochaines élections régionales, il nous ressort le thème de la sécutité, toujours profitable pour ces gens-là, malgré une rude concurrence sur ce terrain.

         Pour l’améliorer, un an et demi après son arrivée à la direction des affaires communales, G. Mothron s’engage à augmenter à nouveaux les moyens de la police municipale pour stopper, non pas même la sécurité, mais réduire le « sentiment d’insécurité ».

         Il est vrai que son bilan au niveau de ce que peuvent ressentir les habitants et surtout les personnes les plus âgées est calamiteux.  Les vacances d’été l’ont illustré un peu plus, et ce qui se passe à la rentrée en donne une nouvelle démonstration éclatante.

         La fraction de la jeunesse restée à Argenteuil durant les vacances largement livrée à elle-même. Des services publics municipaux davantage fermés que de coutume, dont les maisons de quartier en particulier. Des anciens de plus en plus laissés l’été dans leur isolement. Une école dont les difficultés s’aggravent, domaine dans lequel la municipalité a sa large part de responsabilité.

         Pas de quoi diminuer les problèmes et donner le moral.

Dans ces conditions, le maire d’Argenteuil imagine-t-il vraiment un instant que le sentiment d’insécurité des plus fragiles puisse se réduire ?

Ses nouvelles promesses sécuritaires n’y feront rien.

Autolib, Bolloré, à Argenteuil, de l'argent de tous dépensés pour quelques-uns


100% Bolloré !

 
A Argenteuil, après la station Henri Barbusse desservant Atos et Dassault, Autolib s’installe rue de la Poste prolongée, en face de la succursale de la sécurité sociale.

         Ce n’est certainement pas pour les usagers de cette sécurité sociale qui, faisant la queue parfois pendant longtemps, y compris à l’extérieur, pourront toujours contempler à loisirs ce qui n’est pas pour eux.

         Peut-être ce service sera-t-il utile à quelques hauts cadres de la Ville d’Argenteuil pour venir de Boulogne ou d’ailleurs. Dans ce cas, cela pourrait éventuellement permettre d’économiser quelques voitures de fonctions. Il faut bien découvrir un petit intérêt à une affaire qui en présente bien peu pour l'immense partie de la population.

          En tout cas, la bataille pour revendiquer ce « service » continue à faire rage. La municipalité dit "c’est grâce à moi !" L’Agglo lui répond : « Mais non, menteur, c’est grâce à moi ».

         Donc, si on fait le bilan, sans les départager : 100 % électrique, d’accord, 50% pour Argenteuil, 50 % pour l’Agglo, 0,05 % pour les habitants.

On oubliait : 100 % pour la famille Bolloré à laquelle appartient Autolib ! Et quand on dit « la famille », c’est les « profits de la famille » qu’il faut entendre.

Fête de l'Humanité : Lutte Ouvrière à la fête de l'Huma


Lutte Ouvrière à la fête de L’Humanité

 Les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre, Lutte Ouvrière tiendra un stand à la fête de L’Humanité. Situé avenue Frida Kahlo, on y trouvera une librairie avec des ouvrages sur le mouvement ouvrier et les publications de Lutte Ouvrière.
       Des débats seront aussi organisés le vendredi à 19 heures, le samedi à 16 heures et à 20 heures, et le dimanche à 14 heures sur les thèmes suivants : « La Grèce victime de la financiarisation et des rapports impérialistes » et « Les leçons de la Grèce ».

 
L'an passé


Valls, Macron, Hollande, et cie, à la manoeuvre contre les travailleurs


Mensonges sur le code du travail

 
Un rapport, sur lequel Hollande et Valls vont s’appuyer, développe l’idée que les accords d’entreprise vont supplanter la loi, présentant cette possibilité d’entente entre patrons et syndicats comme pouvant améliorer la situation des salariés.

C’est une arnaque grand format ! Présenter le code du travail comme un obstacle à des accords d’entreprise, c’est faux. Rien n’empêche les travailleurs et les syndicats d’obtenir des patrons des conditions meilleures que celles que prévoit le code du travail. Il n’est jusqu’à présent seulement interdit, au moins dans la loi, au patronat que d’imposer des horaires ou des salaires pires que ceux prévus dans le code du travail.

Le gouvernement et le Medef espèrent que sans code il sera plus facile d’écraser les droits des salariés, entreprise par entreprise. Car ils savent, même s’ils disent le contraire, qu’en réalité patrons et ouvriers ne sont pas des partenaires égaux.

Mais les travailleurs sont bien plus nombreux que les exploiteurs. Et c’est là leur force quand elle est employée dans la lutte.

mercredi 9 septembre 2015

Monde impérialiste et l'espoir d'y échapper en partie


Drame des migrants : les mêmes causes produisent les mêmes effets

 

Alors que quelques pays d’Europe (dont la France, mais avec quelles réticences !) entrouvrent leurs portes aux réfugiés de la guerre en Syrie, des migrants continuent de mourir en essayant de fuir leur pays. On a repêché cette semaine, entre autre, les corps de onze Indonésiens qui essayaient d’atteindre la Malaisie, et de cinq Africains partis de la Libye pour l’Italie.

Ces drames ne prendront pas fin parce que Merkel et Hollande acceptent, aujourd’hui, de faire quelques gestes. C’est l’exploitation des pays pauvres par les Bolloré et autres capitalistes qui produisent la misère et pousse aux migrations ; et ce n’est que le renversement du système impérialiste qui rendra la planète vivable.