vendredi 7 août 2015

JO de Rio : place nette pour les jeux... de la spéculation


Chasse aux pauvres

 
Un an avant le début des Jeux Olympiques à Rio au Brésil, le gouvernement accélère la destruction de favelas, ces bidonvilles qui feraient mauvais genre sous les yeux des touristes et des caméras. Mais les pauvres ainsi expulsés de logements certes insalubres mais qui étaient leur seul domicile ne se voient proposer aucune solution de rechange. Pour obtenir leur départ, les autorités leur versent parfois une indemnité, avec pour but essentiel qu’ils déguerpissent… et que le champ soit libre aussi vite que possible pour les spéculateurs immobiliers.

C’est beau, l’esprit olympique.

jeudi 6 août 2015

Hiroshima, Dresde : le terrotisme d'Etat. Un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de 2005, toujours d'actualité dix ans plus tard.


Il y a 60 ans - Hiroshima et Nagasaki

 

Il y a soixante ans, le monde a pris conscience de la formidable capacité de destruction des armes nucléaires. Depuis, cette prise de conscience fait partie de notre univers mental. La guerre atomique a plusieurs fois été présentée comme un risque imminent, au cours de la Guerre Froide. On en a parfois évoqué la possibilité lors des guerres de libération de peuples colonisés. C'est encore son spectre que les grandes puissances utilisent pour revendiquer le monopole nucléaire, parlant cyniquement de «non-prolifération de l'arme atomique».

Ces jours-ci, c'est le battage médiatique autour des capacités nucléaires, réelles ou supposées, de l'Iran. Ces quinze dernières années, le péril venait plutôt de la Corée du Nord. Avant, on avait montré du doigt l'Irak de Saddam Hussein, et bien d'autres États du Tiers Monde qui étaient dénoncés comme de potentiels fauteurs de guerre atomique.

Il n'empêche que jusqu'à présent les États-Unis sont les seuls à avoir réellement utilisé la bombe atomique, il y a soixante ans, à Hiroshima et Nagasaki. Et ce seul fait montre toute l'hypocrisie des dirigeants de la première puissance impérialiste mondiale quand ils dénoncent les «armes de destruction massive» de tel ou tel État du Tiers Monde.

Il n'empêche aussi que la France, dont le président Mitterrand fit couler le navire GreenPeace, le Rainbow Warrior parce qu'il aurait pu troubler ses essais nucléaires à Mururoa, et dont le successeur, Chirac, fit reprendre ces essais en 1995, est assez mal placée pour donner des leçons à l'Iran, ou à d'autres, sur ce sujet.

Le 6 août 1945, un bombardier américain larguait une seule bombe, mais une bombe atomique, sur la ville japonaise d'Hiroshima. En quelques secondes, cette ville industrielle était rasée. 150 000 personnes périrent. Le 9 août, une seconde bombe atomique était lancée sur Nagasaki, faisant plus de 70 000 morts.

La plupart des articles et les émissions de télévision qui commémorent le soixantième anniversaire de cette hécatombe expliquent que, si les dirigeants américains ont décidé d'utiliser la nouvelle arme atomique tout juste mise au point contre ces deux villes, c'était pour mettre plus vite fin à la guerre mondiale. C'est une contre-vérité.

Que la décision du président Truman d'utiliser l'arme atomique n'ait pas été prise pour des raisons militaires, c'est ce que confirme dans ses mémoires l'amiral Leahy, chef d'état-major de Roosevelt puis de Truman: «L'utilisation à Hiroshima et Nagasaki de cette arme barbare ne nous a pas aidés à remporter la guerre (...) En étant le premier pays à utiliser la bombe atomique, nous avons adopté (...) la règle éthique de barbares.»

La puissance dévastatrice de la bombe atomique aida les dirigeants japonais à faire accepter à leur peuple une capitulation sans condition qu'ils avaient jusque-là refusée.

Mais, quoi qu'ils aient dit, ils étaient prêts à capituler dès mai-juin 1945, à la seule condition que les Alliés acceptent le maintien de l'empereur. Et de leur côté les États-Unis étaient prêts à faire cette concession. Un rapport du Département d'État avait souligné dès 1943 que le maintien de l'institution impériale serait un «facteur important en vue de l'établissement d'un gouvernement d'après-guerre stable et modéré».

Or il y avait un risque sérieux que l'appareil d'État japonais s'effondre à la suite de la capitulation, avant que les troupes américaines ne débarquent (elles étaient encore à 500 km), contrairement à l'Allemagne qui était totalement occupée, et donc sous contrôle, au moment de sa capitulation.

Mais les États-Unis poursuivaient d'autres objectifs que de hâter la capitulation du Japon. Comme tous leurs alliés, y compris l'URSS de Staline, ils étaient hantés par la crainte qu'une profonde révolte ne soulève les peuples, particulièrement ceux des puissances vaincues, contre la bourgeoisie et les dirigeants responsables de cette guerre qui avait causé tant de souffrances et d'horreurs.

Ils craignaient l'éclatement de troubles révolutionnaires semblables à ceux qui avaient marqué la fin de la Première Guerre mondiale. L'ordre social en avait été dangereusement déstabilisé. La Révolution russe avait ouvert une longue période d'instabilité, de mouvements révolutionnaires, d'insurrections et de guerres civiles, et de soulèvements contre l'impérialisme dans les pays pauvres ou colonisés.

A bien des égards le Japon ressemblait d'ailleurs à la Russie de 1917: des millions de paysans maintenus sous le joug d'une structure sociale arriérée, des classes dominantes pleines de morgue, un régime militariste et bureaucratique sur le point d'être vaincu, une classe ouvrière surexploitée mais moderne et très concentrée.

C'était déjà pour prévenir tout esprit de révolte chez les opprimés que les États-Unis et l'Angleterre avaient pratiqué les bombardements terroristes contre les villes allemandes et japonaises, dès que leurs avions avaient pu les atteindre. En février 1945 Dresde, ville sans intérêt militaire qui abritait des dizaines de milliers de réfugiés, avait été rasé. Il y aurait eu 135 000 morts, presque autant qu'à Hiroshima. Mais il avait fallu déployer plusieurs milliers de bombardiers et de chasseurs, lancer 650 000 bombes incendiaires et des dizaines de milliers de bombes classiques pour obtenir le même résultat qu'un seul avion porteur d'une bombe atomique de 4,5 tonnes.

L'utilisation de la bombe atomique fut une gigantesque et effrayante démonstration de force des États-Unis: à l'égard du peuple japonais d'abord, qu'il contraignit à accepter le maintien de l'empereur et de l'appareil d'État qui l'avait mené à la catastrophe; à l'égard de l'Union soviétique, alliée alors mais héritière lointaine de la Révolution russe; enfin à l'égard des travailleurs et des peuples opprimés du monde entier tentés de se révolter. A tous ceux-là, la menace de la terreur nucléaire devait inspirer le respect de l'ordre impérialiste.

Le feu nucléaire qui s'abattit sur Hiroshima et Nagasaki éclaire le vrai visage de la prétendue «croisade des démocraties contre le fascisme» qu'aurait été - pour les défenseurs des puissances capitalistes alliées - la Seconde Guerre mondiale.

                                                                             Vincent GELAS

Lieux de culte : à Saint-Gratien, un drôle de défenseur de la liberté de conscience


Une nostalgique des catacombes chrétiennes ?

 
Jeudi dernier, un local de la communauté musulmane de Saint-Gratien a été visité par un huissier et par des éléments de la police municipale, le préfet du Val d’Oise, de son côté, ayant refusé que la police nationale participe à l’opération. Sous prétexte d’« infractions au code de l’urbanisme » et de « règlement qui s’applique à un établissement recevant du public », la maire de la commune, également conseillère régionale Les républicains (ex-UMP), persiste ainsi, dans sa lutte contre l’ouverture d’une mosquée à Saint-Gratien. Cette « visite » qui par ailleurs n’a rien donné est la continuation de bien d’autres péripéties.

         Bien évidemment, la maire déclare mener son combat au nom de la « laïcité » et de la lutte contre les extrémistes religieux. Mais c’est elle qui s’est faite connaître par son combat contre la scolarisation d’enfants « Roms » ou d’origine étrangère dans la commune, ou contre le fait qu’ils bénéficient des services municipaux. Etonnante militante laïque !

         Une ligne, en tout cas, bien dans celle de la politique du FN, vers laquelle lorgnent, il est vrai, nombre de collègues du parti de la maire de Saint-Gratien.   DM, matérialiste athée.

Migrants : contre-vérités et propagande


Nouveau naufrage en Méditerranée hier : plus de 200 disparus

 

Un article de notre hebdomadaire daté du 7 août 2015 :

 

Contre-vérités et propagande

 

Au moment, où la question des migrants de Calais occupe l’actualité, on entend nombre de bobards autour de l’idée que « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

Cette affirmation mille fois répétée par les politiciens de droite, et de gauche, depuis que son auteur le socialiste Michel Rocard, alors Premier ministre, la prononça en 1989, fait référence. Mais derrière ce qui semble relever d’un gros bon sens se camouflent des contre-vérités et des exagérations délibérément calculées.

Toute la misère du monde ?

Comme s’il s’agissait d’accueillir toute la misère sévissant sur la planète ! Cette misère touche en réalité des pays, voire des continents, dans lesquels la quasi-totalité de la population n’a pas d’autre choix que de rester là où elle est née. Les migrations, si elles ont augmenté ces derniers temps, restent marginales au regard de la population des pays riches de l’Europe. Elle est marginale aussi comparée à des mouvements de populations qui ont eu lieu à d’autres périodes, sans qu’ils se traduisent par une régression des pays d’accueil. Au contraire !

Les pays riches, à commencer par le plus riche d’entre eux, les États-Unis, se sont développés grâce à des migrations massives et quasiment continues. Mais c’est tout aussi vrai de pays comme la France, dont l’économie a profité de l’afflux de migrants venus d’Italie pour travailler dans les mines de Lorraine, de Polonais dans les mines du Nord, de Portugais et d’ Espagnols, de travailleurs d’Afrique du Nord qui se sont retrouvés sur les chaînes des usines automobiles. Quand des manifestants crient « Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés », ce n’est pas qu’un slogan, c’est le résumé d’une réalité vivante.

Un vieil épouvantail

La peur d’envahisseurs venus d’ailleurs est une vielle ficelle utilisée par les démagogues de tout bord. Pendant des décennies ils ont agité la menace du « péril jaune », pour la remplacer par celle venue du Moyen-Orient ou d’Afrique. Ils échangent les habits de l’épouvantail, mais c’est toujours la même méthode.

Le gâteau trop petit pour le partager ?

Mensonge là encore. Quand les dirigeants politiques prétendent qu’on ne peut pas partager la « galette de la France » ou d’un pays comparable, ils omettent de dire que la part des riches, loin d’y diminuer, reste la même, quand elle ne grossit pas. Ces riches ne partagent rien – ni avec les nouveaux migrants, ni avec les travailleurs du pays. Il suffirait pourtant de prendre sur leur part pour pouvoir accueillir tous ceux qui, à travers mille périls, tentent d’atteindre l’Europe.

Ce serait une question de justice, car une partie de la fortune de ces riches provient du pillage des pays dont viennent ces migrants, pillage des richesses de leur sol et de leur sous-sol, auquel s’ajoute un colossal pillage humain. Car le trafic d’esclaves, en même temps qu’il enrichissait les bourgeois négriers de Bordeaux ou de Nantes, vidait des régions entières d’Afrique de leurs populations.

Pour ne pas avoir à accueillir ceux qui fuient l’insécurité, il faudrait cesser de la provoquer

Pour toute personne de bonne foi, l’insécurité qui règne au Moyen-Orient et dans certains pays d’Afrique a pour origine les interventions des grandes puissances, en premier lieu les États-Unis, pour protéger leurs intérêts économiques. Elles sont responsables du chaos qui y domine et du même coup de l’afflux des hommes, femmes et enfants qui essayent d’y échapper. Ce serait la moindre des choses qu’elles en assument les conséquences, en accueillant les victimes innocentes de leurs agissements. Mais il faudrait surtout qu’elles cessent de mettre de l’huile sur le feu dans ces régions.

Au lieu de cela, elles augmentent la hauteur de leurs barbelés. Mais elles voudraient, en plus, ériger des barbelés psychologiques dans les têtes, afin de dresser les peuples les uns contre les autres, en essayant de faire croire que les migrants sont nos adversaires. Ne tombons pas dans ce piège.

                                                                           Jean-Pierre VIAL

Réforme territoriale : des conséquences payées par les personnels et les populations


Ce qui est vrai à l’échelle de cette réforme régionale évoquée ci-dessous l’est aussi, même si c’est à une toute autre échelle, des autres réformes territoriales, telle celle qui va concerner Argenteuil au 1er janvier prochain, avec la dissolution de l’Agglomération d’Argenteuil Bezons et l’intégration à la Métropole du Grand Paris.

 

Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière daté du 7 août

 

Réforme territoriale : des coupes claires dans les services à la population

 

Vendredi 31 juillet, à l’issue du dernier conseil des ministres avant les vacances gouvernementales, la liste provisoire des capitales des treize nouvelles régions a été annoncée. Après la réduction du nombre de régions sous prétexte de renforcement de leur poids à l’échelle européenne, le gouvernement a dû annoncer ses choix. La lutte semble avoir été rude entre les baronnies locales pour parvenir à garder la direction des super régions et la gestion des budgets qui vont avec. Mais d’après Valls, cela s’est fait dans le « respect de l’équilibre des territoires » et de « leur spécificité ».

Le gouvernement a cherché à ménager les susceptibilités locales en compensant en partie la perte d’influence promise aux villes perdant leur statut. En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, c’est Toulouse qui l’a emporté, mais Montpellier aura son lot de consolation avec la Chambre régionale des comptes.

Cela suffira peut-être à limiter la contestation des élus, y compris socialistes, qui menaçaient de présenter des listes dissidentes aux prochaines élections régionales. Mais la réforme annonce surtout des coupes claires dans les effectifs des salariés de la fonction territoriale, déjà accusés de tous les maux par des campagnes gouvernementales successives : de coûter trop cher, d’être trop nombreux, de ne pas assez travailler. En réalité, les régions n’ont souvent fait que compenser un peu le désengagement de l’État dans les services nécessaires à la population.

L’objectif affiché du gouvernement reste de faire des économies, et les réductions d’effectifs ne se limiteront pas aux quelques postes de directeurs des administrations d’État déjà annoncées. La réduction du nombre de capitales régionales devrait entraîner le déplacement de plus de 10 000 employés loin de chez eux, car personne ne croit aux formations promises par Valls pour rester sur place. Et derrière les discours bien rôdés de « mutualisation des services », de « développement d’outils administratifs numériques », c’est bien la destruction de nombreux emplois qui se profile.

Ce sera aux futurs préfets des grandes régions de réorganiser les services territoriaux, qui ne seront maintenus qu’en partie. Cela va se faire avec des moyens en baisse car l’État va continuer à diminuer les dotations qu’il verse aux régions pour leur fonctionnement.

Pour pouvoir continuer à financer les cadeaux au patronat et sous prétexte de réduire la dette, l’État entreprend une réforme qui va aggraver encore les conditions de vie des classes populaires, en particulier les plus victimes de la crise, réduisant les services de transports, les moyens de se soigner et les aides aux plus fragiles.

                                                                                       Gilles BOTI

mercredi 5 août 2015

Restauration d'entreprise : ne pas être victimes des problèmes entre le donneur d'ordre et le prestataire


 

Ils méritent cette reconnaissance

 

Cela fait bientôt un mois que le self ne fonctionne plus à l’Hôtel de Ville d’Argenteuil.

         Pour les trois agents qui faisaient fonctionner le self avec le gérant, et qui sont actuellement en vacances, cette fermeture a été un coup de massue. Ils y travaillaient depuis des années, et pour l’un d’entre eux, depuis de très nombreuses années.

         Nous le répétons ici, ces agents sont doublement pénalisés : par cette fermeture et par les mauvaises conditions de travail qu’ils ont subies pendant des années et qui sont pour l’essentiel à l’origine de la fermeture du self.

         Lors de celle-ci, le maire leur avait laissé entendre qu’il ne les laisserait pas tomber, et qu’il verrait ce qu’il pouvait faire pour eux.

         Suite à leur demande d’audience, les trois agents viennent effectivement d’être reçus par des responsables municipaux. Des perspectives réelles existent.

         C’est un premier pas positif qui donne du baume au cœur aux trois agents inquiets.

         Il ne reste qu’à faire que ce premier pas positif se concrétise par un second. On pourra dire alors que l’engagement même flou qui leur avait été fait aura été tenu.

"Roms" : retour sur une expulsion à Argenteuil


Ce sont les communes qui prennent des initiatives en faveur des « Roms » qui ont raison.

 
Il y a quelques semaines, un campement de Roms était expulsé rue des Erables à Argenteuil.

         Nous sommes revenus dans cette voie.

         Totalement à la périphérie de la zone pavillonnaire du quartier du Prunet, au Val Notre Dame, séparé de celle-ci par la voie ferrée et un passage à niveau, le terrain sur lequel se trouvait le campement de ces familles Roms avait abrité il y a de nombreuses années des petits pavillons pour mal-logés. Nous ne savons pas ce qui a mis fin à leur existence, mais depuis, ce terrain appartenant à la SNCF ne servait à… rien, et ne servira de longtemps à rien, alors qu’il pourrait servir à l’installation de plusieurs familles.

         Ce n’est certes pas les communes qui régleront la situation de marginalisation de cette communauté, somme toute très minoritaire. Mais elles pourraient faire des gestes dans cette direction. Et c’est ce qui est particulièrement scandaleux dans ces expulsions qui ont eu lieu ces dernières années, à Argenteuil comme à Bezons. Des expulsions, mais pas d’initiative véritable, même très limitées, en faveur de l’intégration de cette communauté et de leurs enfants.

         Quelques communes à l’échelle du pays ont fait ce geste. Nous pensons à Gardanne, dans les Bouches du Rhône, avec des initiatives pas toujours faciles, mais qui n’ont pas empêché son maire PCF d’être réélu en juillet.

         Avec de tels gestes, la question ne serait pas réglée, mais elle serait déjà sur la bonne voie.

Grèce : des créanciers à la conscience de classe hyperdéveloppée


S’en prendre au monde du travail oui, aux riches pas question !

 
Les créanciers de l’Etat grec, c’est-à-dire les grandes puissances de l’Union européenne et les organismes financiers, exigent de Tsipras des mesures d’une dureté exemplaire et exorbitantes. Cependant, sur une des mesures envisagées, ils estiment que le gouvernement grec va trop loin, en taxant à 8% les revenus supérieurs à 500 000 euros, ce qui serait selon eux excessif ! Les banquiers, qui s’y connaissent en la matière, prétendent que cela encouragerait l’évasion fiscale, une évasion fiscale déjà amplement réalisée par les Grecs les plus riches.

Eh oui, pour ces créanciers, rien de plus normal que de s’en prendre aux travailleurs, en repoussant l’âge de leur retraite ou en les rendant plus facilement licenciables. Mais pas question de faire payer les riches, même un tout peu.