vendredi 24 juillet 2015

Eleveurs : la lutte, la seule voie pour eux, et pour les travailleurs


La mobilisation des éleveurs ne faiblit pas

 
Les éleveurs ne se sont pas satisfaits du « plan d’urgence » du gouvernement et poursuivent les blocages. Inquiets de cette mobilisation qui s’étend, Valls et Le Foll ont lâché 600 millions d’euros en aides diverses ou en annulations d’impôts. Mais ce sont les banques et les industriels, ceux de l’agroalimentaire ou de la distribution, qui fixent, en fin de compte, les prix. C’est ce qu’on appelle communément « les marchés ». Ce sont eux qui étranglent aujourd’hui les éleveurs.

Comme il n’est pas question, pour le gouvernement, d’imposer la moindre mesure contraignante à ces puissants capitalistes, sa marge de manœuvre est limitée. Les éleveurs, qui ne contestent pas cette loi du marché et qui sont loin d’être tous sur la paille, refusent légitimement d’être des victimes.

Leur lutte doit donner des idées aux travailleurs, dont le poids dans l’économie et la force collective sont considérablement plus décisifs.

Roms : arrêt des expulsions des campements

Une correspondance de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine

Roms : la scolarité des enfants menacée

 

Sitôt la fin de l’année scolaire, des familles roms ont été expulsées de leur lieu de vie au Havre, porte d’Aubervilliers à Paris, à Ris-Orangis (Essonne), à Chelles (Seine-et-Marne) et à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), au risque notamment de compromettre la poursuite de la scolarité de leurs enfants à la rentrée prochaine.

À Ivry, depuis quatre ans et demi, plusieurs centaines de Roms étaient installés sur un terrain appartenant à l’AP-HP (Assistance publique – hôpitaux de Paris), dont 80 enfants scolarisés dans les écoles de la ville. Le 8 juillet à 5 heures du matin, les Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine

associations de défense des Roms avaient appelé à se mobiliser, la préfecture ayant annoncé leur expulsion. Nombre de familles étaient déjà parties, certaines ayant obtenu un lieu d’accueil, d’autres étant condamnées à nouveau à l’errance. Celles qui restaient sont parties sous la contrainte.

Certains hébergements permettront de vivre dans des conditions moins dégradées que ces dernières années, grâce au soutien des associations. Mais d’autres, dans des hôtels, ne permettent même pas de faire la cuisine.

La municipalité PCF d’Ivry avait, quant à elle, pris sa part dans un hébergement provisoire des Roms, favorisé la scolarisation des enfants et réclamé une table ronde avec les représentants de l’État pour « que des solutions de résorption du bidonville soient trouvées, respectant leurs droits humains fondamentaux ». Elle avait obtenu que l’expulsion n’ait pas lieu avant la fin de l’année scolaire.

Mais, pour la rentrée prochaine, plusieurs dizaines d’enfants, éloignés d’Ivry parfois de plus de 50 kilomètres, voient leur scolarité compromise, ce que Martin Hirsch, le directeur de l’AP-HP, ne pouvait pas ignorer quand le 7 mai dernier il avait sollicité le concours de la police pour faire évacuer les lieux. Il avait reçu le soutien du député de la circonscription, Jean-Luc Laurent, président du mouvement fondé par Jean-Pierre Chevènement, l’ancien ministre de Mitterrand puis de Jospin. Le député avait interpellé le gouvernement : « Il faut des actes et d’abord, au plus vite, le concours de la force publique », ajoutant : « Il n’y a pas de solidarité sans règle. Je dirai même qu’il n’y a pas de solidarité sans frontière » ! Les autorités préfectorales, appliquant la politique anti-Roms du gouvernement Valls, lui ont donné satisfaction.

                                                                                               Correspondant LO

 

Pour information. Un communiqué du Collectif des Associations Unies et du CNDH Romeurope dont nous extrayons l’extrait ci-dessous

 

Pour un moratoire immédiat des expulsions sans solutions de familles vivant en bidonville

Paris, le 20 juillet 2015

Un grand nombre de bidonvilles est expulsé sans solution d’hébergement ou de relogement pour les personnes, dans l’indifférence estivale.

Une situation dramatique qui vient de frapper de plein fouet 450 personnes à Nantes, 180 personnes à Marseille dont la moitié sont des enfants, 500 personnes à Chelles, 150 personnes à Ris-Orangis, 100 personnes à Ivry-sur-Seine, 50 personnes à Aubervilliers, Bordeaux, le Havre et Logne…

Une situation dramatique qui pèse également aujourd’hui sur plus de 400 personnes à Grenoble dont 160 enfants, comme vient de le dénoncer le maire de Grenoble dans une lettre ouverte au Président de la République, mais aussi 240 personnes dont 100 enfants à La Courneuve, 300 personnes à Saint-Denis, 200 personnes à Bordeaux, à Nantes…

Chaque expulsion est un nouveau drame humain pour les familles qui sont forcées de trouver, en urgence, un autre abri de fortune sur un nouveau terrain ou dans les rues des grandes agglomérations en rompant avec toute attache territoriale. Ces opérations policières ont des conséquences humaines et psychologiques importantes pour ces familles sans cesse sous pression. Elles aggravent la situation des personnes en interrompant le suivi social et sanitaire organisé par les associations. Elles renforcent également l’exclusion de nombreux enfants en empêchant leur accès durable à l’école.

Chaque expulsion est un nouvel échec en matière de politiques publiques : qui peut encore croire que la destruction des bidonvilles fait disparaître la misère ?

Alors que cette politique répressive a montré toute son inefficacité, le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope et le Collectif des Associations Unies demandent au gouvernement la mise en œuvre immédiate d’un moratoire sur les expulsions tant que des solutions dignes d’hébergement, de logement et d’accompagnement social ne sont pas proposées aux familles…

jeudi 23 juillet 2015

Flash-ball : à Argenteuil comme ailleurs, arrêt immédiat !


Arrêt immédiat de l’utilisation du flash-ball

 

Pour le « défenseur des droits » J. Toubon, apparemment, le drame qui, par un projectile de flash-ball, il y a une semaine, a blessé grièvement un jeune Argenteuillais de 14 ans, est l’affaire de trop. Après avoir été sollicité ces dernières années dans de nombreuses affaires similaires, il demande aujourd’hui non seulement l’interdiction de ces engins lors de manifestations publiques, mais un « moratoire » complet sur le sujet, c’est-à-dire sa non-utilisation avant une réflexion générale sur le sujet.

         C’est le moins que l’on puisse attendre sur une question où la « police des polices » a elle-même affirmé il y a un certain temps que cet armement de gros calibre n’était pas adapté. Elle souhaiterait un armement de plus petit calibre…

         Il est vrai qu’à considérer la photo ci-dessous de ce flash-ball, qui ressemble à s’y méprendre à un tromblon d’il y a plusieurs siècles, celui-ci n’invite guère à y voir autre chose qu’un engin barbare.

En réponse aux propositions de Toubon, le gouvernement répond que celles-ci pourraient avoir des « conséquences dangereuses » et qu’elles risquent d’être contre-productives. Comme si « dangereuses », elles ne l’étaient pas pour les victimes.

Lorsqu’il est question de ne pas prendre la police à rebrousse-poil, le PS a une longue tradition pour répondre présent. Même si ce n’est pas aider au maintien de l’ordre que l’on prétend viser, et à la sécurité des policiers eux-mêmes que ce genre d’armement ne protège en rien et les coupe encore davantage d’une population, de jeunes en particulier, que l’on voudrait impressionner de la sorte.

Le contre-productif, n’est pas du côté que l’on croit. A Argenteuil comme ailleurs, police nationale comme police municipale, arrêt immédiat du port et de l’utilisation de flash-balls !
Vous avez dit "tranquillité" ?
Quand P. Doucet et G. Mothron étaient d'accord.
 
Les gens d'armes des temps modernes. Modernes ?



 

 
 

Grèce : l'austérité encore et encore


Grèce : nouveau plan d’austérité, Tsipras s’exécute

 Tranche par tranche, les mesures imposées à la Grèce par les institutions européennes doivent être votées au Parlement d’Athènes et entrer en vigueur.

Dès lundi 20 juillet, le taux de TVA est passé de 13 % à 23 % dans la restauration, pour certaines viandes comme le bœuf et pour une série de produits (hygiène, aliments autres que produits frais, etc.). En tout, treize catégories de produits ou de services verront leur prix augmenter, sauf les médicaments et les livres.

Le 22 juillet, c’était au tour de la directive relative au redressement des banques et à la refonte du Code de procédure civile pour « accélérer les procédures judiciaires et réduire les coûts dans ce domaine ». C’est une véritable provocation et une grave menace pour la population, puisque certaines de ces procédures pourront accélérer les expulsions de ceux qui ne peuvent pas payer leurs dettes.

Il est difficile de chiffrer l’impact de ces premières mesures sur le budget des salariés grecs, mais quelques dizaines de centimes sur de nombreux produits de consommation courante peuvent faire la différence entre la gêne et la pauvreté. Le smic est à 580 euros mensuels, mais les salaires réels, limités par des temps partiels et les pressions des patrons, sont souvent inférieurs. L’indemnité de chômage se monte à 350 euros mensuels, pendant un an maximum. La retraite est en moyenne de 713 euros, mais ce n’est qu’une moyenne et, en raison du chômage qui touche un quart de la population et plus d’un jeune sur deux, plus de la moitié des familles vivent de la seule pension d’un de leurs membres.

Ce que la presse qualifie de « normalisation économique » se traduit par l’aggravation des pressions financières sur la population. Les experts de l’ex-Troïka (le FMI, la Banque centrale européenne et la Commission européenne) sont de retour à Athènes pour surveiller l’application de ce plan, dont une grande partie de ceux qui l’ont concocté, y compris le FMI, reconnaissent cependant qu’il est intenable.

L’avenir dira quelle réponse la population donnera à ces nouvelles attaques. Si, pour le moment, la confusion ou l’amertume se font sentir et si les manifestations de protestation restent limitées, les occasions de discuter et de réagir face aux attaques ne manquent pas. Les travailleurs grecs ont déjà montré qu’ils savaient s’organiser dans des quartiers pour résister à des expulsions, à des coupures d’électricité, ou dans des entreprises pour s’opposer à des licenciements ou réclamer leur salaire. Les mesures actuelles ou à venir peuvent être des déclencheurs de réactions collectives.

Ce terrain-là, c’est celui des travailleurs, celui où ils peuvent tisser des liens et agir collectivement. C’est celui où ils peuvent marquer des points, se faire respecter et craindre de ceux qui veulent les écraser.

                                                                            Sylvie MARÉCHAL

Livret A : que des cadeaux pour le patronat


Livret A : encore un petit cadeau aux banques

 
Au 1er août, le taux d’intérêt du livret A va baisser de 1 % à 0,75 %. Le gouvernement a satisfait en partie les banques qui réclamaient à cor et à cri un taux à 0,5 % Ce taux très bas, un record, est lié au fait l’inflation officielle est très faible, autour de 0,45 %.
       Avec l’économie réalisée sur le paiement des intérêts, les banques vont gagner 363 millions d’euros. Et elles vont s’empresser de baisser le taux de rémunération des autres livrets, comme l’épargne logement. Les classes populaires, qui ne cessent de s’appauvrir avec la baisse continue de leurs revenus et la hausse de nombreuses dépenses contraintes, bien supérieure à l’inflation officielle, paieront donc ce nouveau cadeau aux banques.
      « La finance, voilà mon ennemi » disait Hollande en 2012 ? Visiblement, mieux vaut être son ennemi que son ami !

 

Pour information. Le collectif logement de la CGT, de son côté, écrit (extrait) :

 La baisse du taux du livret A est inadmissible
Le gouvernement a décidé de réduire le taux du livret A à 0,75 %, suivant les recommandations du gouverneur de la Banque de France se référant au faible niveau de l’inflation.Ainsi, l’épargne populaire risque désormais de ne rien rapporter aux épargnants.

S’agissant de l’argument du faible niveau de l’inflation, c’est oublier que pour les ménages à revenu modeste, les prix des premières nécessités augmentent généralement plus vite que le taux d’inflation qui reflète la hausse moyenne des prix de l’ensemble des biens et services.
          Cette décision risque d’aggraver aussi la décollecte du livret A et dans la foulée celle du livret de développement durable et du livret d’épargne populaire aux bénéfices de l’assurance-vie et d’autres placements plus rémunérateurs, avec des conséquences négatives notamment sur le logement social.
           La faiblesse de l’inflation résulte de la politique de désinflation compétitive suivie depuis plusieurs décennies. Elle a comme résultat le faible niveau de l’activité économique et de l’emploi et un chômage élevé et permanent. La baisse du taux du livret A s’inscrit aussi dans cette logique de désinflation compétitive et risque d’alimenter les tendances déflationnistes.
          Pour remédier à ces problèmes, il faut sortir de désinflation compétitive, valoriser le travail, augmenter les salaires, créer des emplois stables et qualifiés et accroître les investissements dans la recherche-développement, dans la formation des salariés et dans les équipements comme le propose la CGT...        

                                             

 

 

 

mercredi 22 juillet 2015

Territoires, Métropole du Grand Paris, calendrier et illusions...


Géographie politicienne

 
Nous avons évoqué ces jours derniers, le projet de division territoriale concoctée par les services de Valls. Sur cette carte, Argenteuil sera rattachée à un territoire appelé « Boucle nord 92 », au grand dam de la municipalité d’Argenteuil qui rêvait d’un mariage d’argent avec les communes de la Défense.

Le calendrier est dorénavant le suivant : « Un projet de décret, établi sur la base de cette carte, sera soumis en octobre aux communes membres qui disposeront d’un délai d’un mois pour communiquer l’avis de leur conseil municipal. Le périmètre des territoires sera fixé par décret en Conseil d’Etat en décembre 2015 et la Métropole doit officiellement être crée le 1er janvier 2016. »

         On ne nous dit pas ce qui se passerait si des conseils municipaux refusaient les divisions territoriales prévues. On sait par exemple que le maire de Gennevilliers qui lui aussi rêvait de voir sa commune rattachée à celles de la Défense n’est pas content.

         Demander l’avis des conseils municipaux, certes. Quant à l’avis des populations elles-mêmes, vous n’y pensez pas.

         A Argenteuil, avant les élections municipales de mars 2014, cette question du « Grand Paris » et de la liquidation de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons était inconnue au bataillon de la campagne électorale, et n’avait été posée et débattue par quiconque.

         En octobre-novembre, les conseillers municipaux d’Argenteuil parleront sans complexe au nom de la population.

         Sans lui avoir demandé son avis.

Sur ce point donc. Mais comme cela se passe pour bien d’autres choses…

 

Quand M. Météreau rêve

 
Interrogé sur la question, P Métézeau, notre lecteur assidu, adjoint-au-maire de son état municipal, s’il regrette le joli mariage que nous évoquions plus haut, est tout de même très content qu’Argenteuil rejoigne la métropole du Grand Paris. Cela permettra qu’Argenteuil, seule Ville du Val d’Oise à y adhérer devienne selon lui « le lien principal entre le Val d’Oise et Paris métropole, pour la construction concrète du Grand Paris ».

         P. Métézeau peut toujours prendre ses désirs pour des réalités. On comprend que, conseiller départemental et vice-président du conseil départemental du Val d’Oise, il tienne aux deux bouts de son bâton d’édile. Mais on ne voit pas vraiment en quoi le fait d’adhérer à Paris métropole donnerait à Argenteuil un rôle et un poids particuliers à l’égard du Val d’Oise.

         Certes, le mastodonte Grand Paris étendra comme une pieuvre sa domination et ses liens sur les départements environnants. Mais espérer qu’Argenteuil, « si faible si fragile » y joue un rôle déterminant relève de l’espérance, voire du rêve pieux. En géographie, l’influence entre deux espaces n’est pas principalement une question de proximité, mais question de poids social, de dynamisme et d’échanges. Qu’en pense P. Métézeau ?

Personnel de la mairie d'Argenteuil ou de le l'Agglomération Argenteuil-Bezons, le bulletin Lutte Ouvrière de ce mardi 21 juillet

Livr… és à l’écran
Dans les médiathèques, il est de plus en plus difficile que nous obtenions des ordres de mission pour rendre visite à Paris aux bons libraires.
La direction générale considère sans doute que le livre que l’on manipule en direct n’a plus lieu d’être, et que le virtuel sur internet est suffisant.
Il n’y a pas d’adjoint à la culture pour leur expliquer le contraire ?
Pas embauchées pour le Tour de France
Dans les écoles, la politique de la municipalité dès la rentrée prochaine est : « plus d’école attitrée pour les Atsems » !
Cela va générer une sacrée pagaille, et des déplacements sans fin.
Mais ainsi va la cruche à l’eau qu’elle finira bien par se casser.
Parcours découverte
Les pannes d’ascenseur donnent l’occasion au maire et à la direction générale de faire un peu d’exercice salvateur, mais surtout de découvrir que nous existons.
Eh oui messieurs, le fonctionnement des services municipaux nécessite du personnel, et pas seulement des ordres venus du 3ème.
À l’huile, ou à l’eau, c’est vraiment pas rigolo
Dernièrement, une énième promesse de rénovation des locaux du personnel a été faite aux agents de la salle Jean Vilar.
Ils n’en attendent pas davantage que la promesse précédente. Ils savent seulement qu’ils sont sur la route du Livre des records.
Un livre qu’ils ne voient pourtant vraiment pas en peinture.
Une espèce de roi-soleil
Avec la chaleur de ces dernières semaines, nous avons eu droit à l’Hôtel de Ville à un « plan canicule » si l’on peut dire, des plus alambiqué. Il s’agissait surtout, malgré la chaleur, de faire que l’on continue à travailler au maximum.
Comment appeler un roi qui veut s’imposer au soleil ?
Vieux refrain
À Argenteuil, c’est toujours la même rengaine. Si les élus et l’escouade de Costkiller sont méchants, à leur grand regret nous disent-ils, « c’est à cause de celui d’avant, le grand méchant loup ».
Leurs rivalités politiciennes, on n’en a rien à faire, et on en a assez de leur chanson.
Les plates-bandes du président de l’Agglo
Chacun a pu constater l’état désastreux dans lequel se trouve depuis des semaines le Parc des berges, pourtant aménagé naguère à grand frais.
Comme les plates-bandes et les pelouses ne s’entretiennent pas toutes seules, et particulièrement par temps de grande chaleur, il faut seulement les effectifs suffisants pour le faire.
Lampe à bronzer = danger
Mais comment fait-il pour être si bronzé ? Il n’a tout de même pas un solarium au 3ème ?
Quant à nous, avec deux heures hebdomadaires de
plus de travail à la lumière du jour ou à la lumière artificielle qui vont nous priver d’autant de vitamine D, on l’avoue, on ne pourra jamais rivaliser !
XIXème siècle, le retour ?
La marche-arrière municipale sur le plan de notre temps de travail prévoit un horaire de près de 48 heures pour les agents des centres de loisirs durant certaines périodes.
Chacun peut imaginer très bien comment nous allons pouvoir être disponibles à l’égard des enfants avec de tels horaires !
Pris dans la NAS
Depuis peu, l’accès à internet est sous contrôle. Sophos veille que notre attention ne soit pas détournée.
Vont-ils également minuter le temps passé aux toilettes ?
Des fois que l’on surfe sur notre smartphone et que l’on souffle un peu…
Fredaine
La municipalité prétend que la diminution des horaires d’ouvertures des équipements communaux durant l’été est due à la baisse de fréquentation.
La réalité est bien davantage due à la diminution des effectifs en cette période de congés.
Une difficulté pas compliquée à résoudre.
Mais si me non
Pour justifier leur attaque contre les deux mois octroyés aux retraitables, de tradition à Argenteuil, la direction a trouvé une justification en or : elle n’a pas retrouvé la délibération municipale qui avait décidé naguère ce petit « cadeau » à ceux qui nous quittent.
Pour retrouver cette délibération, Maigret, il n’est pas disponible ?
Faites surtout ce que je ne veux pas faire
Pour faire face à la chaleur, il a fallu, de toute urgence, acheter des climatiseurs pour ces messieurs-dames.
Ensuite, bien au frais, ils savent sans complexe nous ordonner de travailler par plus de 30 degrés.
Au risque de voir nos esprits s’échauffer.
Petite noblesse oblige ?
Quand il leur manque un petit quelque chose, il faut se mobiliser pour le leur fournir, toutes affaires cessantes !
Qu’importe le stress que cela occasionne, l’important est que ces messieurs-dames soient servis.
Ils n’ont jamais entendu parler de 1789 par hasard ?
Ils attendent… des actes
Quelques jours avant la fermeture du self, le maire a fait mine de s’intéresser à l’avenir des employés victimes de cette fermeture, en leur indiquant qu’il pourrait les aider à trouver du travail à Argenteuil. Ce qui serait la moindre des choses.
Depuis, silence radio.
Ce n’était pourtant pas une promesse électorale !

Eleveurs en lutte contre les carnassiers de la grande distribution


Le marché, la jungle capitaliste

 
La mobilisation des éleveurs ne faiblit pas, bien au contraire, elle a même pris une nouvelle ampleur ces dernières heures.
           Face à la mobilisation des éleveurs qui produisent à perte, Hollande vient de promettre « un plan d’urgence ». Fin juin, Le Foll, son ministre de l’Agriculture avait fait promettre aux industriels de la viande, une augmentation du prix au kilo.

Mais les abatteurs, comme Bigard qui contrôle la moitié des abattoirs du pays, ou la grande distribution, en position de force pour imposer des prix d’achat minimum aux éleveurs et revendre au prix maximum aux consommateurs, se contrefichent des promesses du gouvernement.

Les Bigard, Doux, Mulliez, Leclerc et Cie prétendent « n’avoir aucune marge » et appliquer la « loi du marché ». A d’autres ! D’où viennent leurs plantureux profits ? Du Saint-Esprit ?

La loi du marché, c’est la loi de la jungle. Face aux carnassiers de la filière agro-industrielle, les éleveurs ne se laissent pas faire. On les comprend, il en va de leur vie et de celle de leurs familles !