La mobilisation des éleveurs ne faiblit pas
Les éleveurs ne se sont pas
satisfaits du « plan d’urgence » du gouvernement et poursuivent les
blocages. Inquiets de cette mobilisation qui s’étend, Valls et Le Foll ont
lâché 600 millions d’euros en aides diverses ou en annulations d’impôts. Mais
ce sont les banques et les industriels, ceux de l’agroalimentaire ou de la
distribution, qui fixent, en fin de compte, les prix. C’est ce qu’on appelle
communément « les marchés ». Ce sont eux qui étranglent aujourd’hui
les éleveurs.
Comme il
n’est pas question, pour le gouvernement, d’imposer la moindre mesure
contraignante à ces puissants capitalistes, sa marge de manœuvre est limitée.
Les éleveurs, qui ne contestent pas cette loi du marché et qui sont loin d’être
tous sur la paille, refusent légitimement d’être des victimes.
Leur
lutte doit donner des idées aux travailleurs, dont le poids dans l’économie et
la force collective sont considérablement plus décisifs.
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