mardi 21 juillet 2015

Arlette Laguiller, notre camarade, aujourd'hui sur RTL


Médias

 

Ce matin 21 juillet à 8h20

Sur RTL

Interview d’Arlette Laguiller

L’émission est rediffusée à 18h37 ce soir

Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté

 

Toute une société malade, une situation locale qui aggrave la maladie

 

Des incidents importants ont eu lieu à Argenteuil durant le dernier week-end du 14 juillet, dégradations majeures qui se sont ajoutées aux affrontements nombreux avec la police. C’est un élément nouveau comparé à la tranquillité relative durant l’été qui s’était installée depuis plusieurs années, nouveauté donc qui rappelle de bien mauvais souvenirs : les dégâts opérés suite à des mises à feu dans plusieurs équipements sportifs de la localité, et autres dégradations, au stade des Marais, dans celui des Courlis, dans le centre de tennis, hypothèquent, selon le maire d’Argenteuil, au moins pour un temps, leur utilisation.

         Que des imbéciles mettent le feu à des installations utiles à tous qui risquent de ne pas être restaurées de sitôt est comme de bien entendu lamentable, et chacun ne peut que le regretter.

         Mais comment en est-on arrivé à nouveau là ?

         Pourquoi ce qui ne s’était pas produit depuis des années, au moins avec cette ampleur, se produit-il à nouveau ?

         Sans épuiser toutes les raisons sociales, essentielles, qui ne sont pas des raisons locales, et qui sont la base d’une telle situation inacceptable, il faut aussi avoir en tête le climat qui s’est dégradé depuis un an et demi sur la Ville, l’abandon d’une large fraction de la jeunesse à elle-même, le recul des services municipaux nécessaires à la population décidé par la municipalité actuelle, les attaques dont les agents municipaux sont l’objet, les difficultés de l’Ecole, à Argenteuil en particulier…

         Si la chaleur de ces derniers temps n’arrange rien, on ne peut dédouaner comme la municipalité le fait suite à ces évènements sa propre responsabilité dans l’atonie de la vie locale, en particulier pour ceux qui ne partent pas l’été en vacances, que la société et le réseau associatif encadrent bien peu, et que l’on laisse livrés à eux-mêmes.

Banlieues. Pour changer une société profondément inégalitaire, pas les jérémiades, le combat.


Pas de jérémiade, le combat

 
Suite à ces évènements et destructions, le maire d’Argenteuil a envoyé une lettre étonnante au personnel municipal.

Elle est surtout pour lui une nouvelle occasion de se lamenter sur la situation financière de la Ville, en mêlant le coût estimé de ces destructions à celui des 16 nouvelles classes minimum à ouvrir en septembre prochain que la Ville va devoir assumer, conséquence de la hausse du nombre d’enfants à scolariser dans les quartiers.

Nous espérons bien qu’avec célérité la compagnie d’assurance qui assure les biens municipaux versera les 400 000 euros, montant annoncé par le maire du coût des destructions.

Quant à l’installation des classes nouvelles qui relève de l’école « obligatoire », qu’il clame à l’encontre de l’Etat qu’il serait temps que celui-ci mette la main à la poche, pour une Ecole qui n’est gratuite que sur le papier, et qui pèse sur les contribuables les plus modestes, par les impôts d’Etat comme par les impôts locaux.

En tout cas, errements de personnes inconscientes qui dégradent les biens utiles à tous, et coût des équipements qui pèsent sur les plus pauvres, sont révélateurs d’une société qui ne tourne pas rond et qu’il faut changer, en ayant la volonté de le faire et avec détermination.

 

Servier, Médiator, légion d'honneur, ça ne sent vraiment pas bon


 

Légion d’horreur

 
Le médecin Irène Frachon, qui avait rendu public le scandale du Mediator, vient de dénoncer la promotion de l’ex-ministre Henri Nallet au grade de commandeur de la Légion d’honneur.

Pendant des années ce ministre fut un conseiller royalement rémunéré par Servier, y compris après l’éclatement du scandale. Il a même été condamné pour trafic d’influence.

L’indignation des victimes de Servier est d’autant plus justifiée que, depuis juin dernier, le laboratoire refuse de payer les indemnités qu’il doit aux victimes, une manœuvre pour que ces indemnités soient au final payées par l’État.

Drôle de sens de l’honneur ! En tout cas, ce n’est pas le nôtre.

lundi 20 juillet 2015

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 20 juillet 2015


Grèce, Espagne, Portugal, Allemagne, France... une même classe ouvrière

 En forçant les Grecs, ou plus précisément le gouvernement que la population s’était choisi au travers d’élections régulières, à s’aplatir devant eux, les dirigeants des grands pays qui dominent l’Union européenne ont voulu donner une leçon, montrer qu’ils étaient les seigneurs et maîtres et que tous ceux qui osaient s’opposer à leur volonté seraient durement et impitoyablement châtiés.

Car contrairement aux tombereaux de bobards que les politiciens et les commentateurs de tous bords ont déversés depuis des semaines, l’essentiel n’est pas dans cette dette que les Grecs, nous dit-on, ont creusée depuis des années, bien avant que Syriza et Tsipras accèdent au pouvoir. Plus encore qu’une question d’argent, le choix de ces grandes puissances est un choix politique.

Les mots utilisés, les prétextes invoqués pour justifier cette mise au pilori de la population grecque, sont destinés à nous enfumer. Ainsi, quand on parle de la dette grecque, de quels Grecs parle-t-on ? Des femmes de ménage, des travailleurs du port d’Athènes et des chantiers navals, des petits restaurateurs qui n’ont rien emprunté et encore moins bénéficié de ces emprunts ? Ou des armateurs, des actionnaires des groupes du BTP, du clergé, des Grecs riches qui se sont d’ailleurs bien gardés de laisser leur magot dans leur pays ?

En fait, ce qu’on appelle la « dette grecque » a été largement remboursée, et plutôt dix fois qu’une, au travers des intérêts perçus par les banques américaines, allemandes, françaises. Et si on n’a pas entendu ici, en France, les actionnaires de la BNP, de la Société générale ou du Crédit agricole se plaindre d’avoir été saignés par la Grèce, c’est que leur bilan n’a jamais été aussi florissant grâce, entre autres, aux efforts fournis, à son corps défendant, par la population grecque.

Autre bobard entendu : les Espagnols, les Portugais et d’autres peuples auraient su faire des sacrifices permettant à leur pays de sortir la tête de l’eau. Une fois de plus, mensonge ! La majorité des Espagnols, des Portugais (tout comme les Grecs d’ailleurs) ont fait de très gros efforts, certes, mais pas de leur plein gré. Bien au contraire. Ce sont leurs gouvernements respectifs qui ont imposé des réductions massives de salaires, à ceux qui avaient encore un travail, et une baisse dramatique des indemnités-chômage aux millions de femmes et d’hommes qui avaient perdu leur emploi ou qui n’en trouvaient pas. Ces gouvernements ont imposé des coupes drastiques dans les budgets destinés à l’école, à la santé, au logement. De ce fait, des centaines de milliers de familles de ces pays vivent aujourd’hui dans la pauvreté, et pour certains commencent à connaître la faim. Par contre, les banquiers et les industriels de ces pays n’ont jamais eu à sortir la tête de l’eau pour la simple raison que, crise ou pas, ils ont confortablement surnagé, flottant sur leurs milliards.

En réalité, les discours des Merkel, Hollande, Sarkozy, ne sont pas destinés au seul peuple grec. Ils s’adressent à tous les exploités de tous les pays. Quand Sarkozy dit qu’en Grèce « on ne travaille pas assez », c’est un discours mille fois entendu, ici, en France dans la bouche des politiciens de droite, mais tout autant dans celle d’un Hollande, d’un Valls ou d’un Macron, d’un Gattaz ou de n’importe quel grand patron. Tous répètent qu’on ne serait pas assez compétitif, qu’il faudrait travailler plus dur pour un salaire moins élevé, que nous vivons au-dessus de nos moyens et qu’il faut savoir se serrer la ceinture.

Par-delà les frontières, on trouve d’un côté la coalition de ceux qui nous gouvernent, Merkel en Allemagne, Hollande en France, pour ne citer que ceux qui donnent le ton, et derrière eux ceux qui tirent les ficelles, les puissances financières, le patronat. Et de l’autre côté, le camp des exploités, le camp des travailleurs. Ce qui réunit les premiers, c’est une même volonté d’imposer leur dictature sur les populations, afin de renforcer l’exploitation et la fortune des capitalistes.

Notre solidarité avec les classes populaires grecques ne se réduit pas à un simple geste de compassion. Car ce qui leur arrive, arrive d’une façon ou d’une autre à l’ensemble des travailleurs d’Europe. Les défendre, c’est nous défendre. Si la Grèce n’est qu’un petit pays, la classe ouvrière, rien qu’au niveau de l’Europe, rassemble des millions de femmes et d’hommes qui, par leur travail, font vivre et fonctionner toute la société. Elle représente une force énorme qui, seule, peut inverser le cours des événements.

Roms : quand des édiles et les autorités alimentent une haine sociale


Que vivent demain tranquilles les populations « Roms » !

 

Le 5 mai dernier, après plusieurs mois de présence, un camp de familles « Roms » était « vidé » rue Duguay à Argenteuil. Un certain nombre d’habitants du voisinage avaient réclamé à cor et à cri leur départ, prenant prétexte d’un manque d’hygiène que les autorités n’avaient jamais aidé à résoudre.

         Une partie des familles expulsées avait trouvé refuge à Argenteuil toujours, rue des érables, vers la zone industrielle du Val, sur un terrain isolé appartenant à la SNCF qui n’en fait rien. Mais comme celle-ci le dit maintenant, ce terrain sera sécurisé, même… s’il ne sert toujours à rien !

         Oui, sur ce terrain pourtant, plus de voisin, et la possibilité qu’on laisse tranquille ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces anciens.

         Mais non, ils ont été expulsés à nouveau jeudi dernier de ce dernier camp.

         Un camp pour ces populations errantes par commune, ce serait encore de trop  pour nos édiles, si croyants paraît-il et si sensibles ?

         Même aujourd’hui sans efficacité, notre solidarité morale va à l’égard de ces populations qui ont le défaut pour les bien-pensants de ne pas vivre comme tout le monde, et qu’ils rejettent, sans jamais avoir l’idée de leur tendre la main, à leurs enfants en particulier.

Cumul des mandats : bon pour les congrès


Et le sur-sur cumul des mandats ?

 

Le député PS d’Argenteuil-Bezons, P Doucet sera candidat aux prochaines élections Régionales. Et pas en queue de liste, mais en 5ème position sur une liste départementale qui dans le Val d’Oise comprendra 23 candidats.

         A moins que, comme c’est également possible, le PS « prenne la pâtée » lors de ce scrutin de décembre prochain, comme conséquence de sa politique anti-populaire gouvernementale, notre député local a des chances raisonnables d’être élu.

         Le député connaît-il l’adage : « qui trop embrasse mal étreint ». Car tout de même : député, conseiller régional, conseiller municipal, ex-président de l’Agglomération Argenteuil-Bezons ayant tout de même à liquider celle-ci, cela ne fait pas tout de même un peu beaucoup ?

         Son ami très cher Valls ne l’a donc pas mis en garde, du genre : « Philippe, sans parler de la règle du non-cumul des mandats, à nos âges, attention à la sur-suractivité ! »

 

SNCF, catastrophe de Brétigny. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine.


Catastrophe de Brétigny : les lenteurs de la justice

 

Dimanche 12 juillet, un rassemblement s’est tenu devant la gare de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne, pour commémorer la catastrophe ferroviaire qui s’y est produite il y a deux ans.

Aux côtés du ministre des Transports et du président de la SNCF, Christiane ­Taubira avait fait le déplacement pour répondre au mécontentement des associations de victimes vis-à-vis des lenteurs de la justice.

En effet, cela fait maintenant un an que les experts nommés par la justice ont rendu un rapport qui mettait clairement en cause les économies faites par la SNCF sur la maintenance, évoquant même « un état de délabrement jamais vu ailleurs ». Mais la SNCF a mis en cause le sérieux de l’expertise. Par ailleurs, les moyens de la justice ont toujours été insuffisants. Les juges d’instruction chargés de l’enquête l’ont dénoncé, en juin.

Taubira a fait un geste en confirmant la nomination d’un juge d’instruction, de plusieurs greffiers et de deux substituts supplémentaires. Ces nominations ont satisfait le président de l’association des victimes de l’accident, qui a cependant ajouté : « On va rester vigilants. »

Il y a de bonnes raisons de rester vigilant, en effet. Car la direction de la SNCF ne met toujours pas les moyens humains suffisants pour assurer la sécurité du réseau ferré et refuse de reconnaître que cette politique est responsable de la catastrophe de Brétigny.

                                                                                Jacqueline LEPIN

 

Ce blog a besoin du maximum d’informations. Il ne pourrait être sans de multiples contributions. Nous remercions à cette occasion, Elise, Michel, Daniel, en particulier, qui, sans partager la totalité de nos analyses, en sont des lecteurs assidus, et des pourvoyeurs vigilants d’informations.

 

dimanche 19 juillet 2015

AB-Habitat, Locataires demain victimes des grandes manoeuvres


Les payeurs ne sont pas ces « décideurs »

 
La transformation de l’Office AB-Habitat en coopérative aura des conséquences négatives importantes pour les locataires comme a tenu à le rappeler le représentant de la CGT lors du dernier CA du 16 juillet.

         Qui d’autres que les locataires subiront le coût de cette transformations que la CGT estime à une dizaine de millions d’euros ? Quant au fait que de nombreux membres du personnel souhaitent rester fonctionnaires et ne pourront plus de ce fait travailler dans la coopérative envisagée, non seulement il signifiera moins de personnel, dans les cités en particulier, et donc une nouvelle dégradation pour tous, mais un provisionnement comptable important pour qu’ils soient reclassés ailleurs.

         Dans les comptes prévisionnels remis aux élus, sans le dire ouvertement, les dirigeants actuels envisagent implicitement cette augmentation notable des loyers.

         Face à de telles perspectives, aux côtés des personnels, les locataires doivent manifester qu’ils ne sont pas d’accord.