mardi 30 juin 2015

AB-Habitat : vive la mobilisation !



Vive la mobilisation des agents d’AB-Habitat. Chapeau à l’activité des militants !

Les militants de la section CGT d’AB-Habitat se battent comme des beaux diables depuis plus d’un an maintenant pour que la liquidation de l’Office HLM d’Argenteuil ne s’opère pas au détriment ni des locataires ni des personnels.
         En mars 2014, découvrant qu’il n’avait pas gagné la direction de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons, le nouveau maire d’Argenteuil faisait son petit « coup d’Etat » local en engageant la dissolution de l’Agglomération qui prendra effet le 1er janvier prochain. Celle-ci entraîne ipso facto celle d’AB –Habitat.
         Si les militants de la CGT n’ont eu de cesse de défendre les intérêts des locataires et des personnels, la préoccupation prioritaire des dirigeants actuels d’AB-Habitat, le député PS  d’Argenteuil-Bezons et le maire de Bezons, a été de voir comment ils pourraient continuer à contrôler cet office HLM. Depuis des mois, pour cela, ils se dirigent vers sa transformation en « coopérative » HLM.
         Si cela se réalisait, cela signifierait que la partie du personnel qui dispose du statut de fonctionnaire, le perde, ou aille voir ailleurs dans un autre Office public HLM, ou encore que ces agents soit « détachés » ou « mis à disposition » par l’organisme de gestion des agents territoriaux de Versailles qui gère les postes de ceux d’entre eux sans affectation, et cela serait bien la moindre des choses.
         D’assemblée du personnel en assemblée du personnel, d’initiative en initiative, les agents d’AB-Habitat et les militants de la CGT n’ont pas chômé pour défendre leurs droits, mais également les intérêts des locataires, et cela mérite d’être salué.

CAF : Argenteuil et Sarcelles : une fermeture définitive d'agence désastreuse



Non à la fermeture des agences de la CAF d’Argenteuil et de Sarcelles

Les agences de la CAF d’Argenteuil et de Sarcelles avaient vu ces dernières années leurs horaires d’ouverture se réduire en peau de chagrin. Terme de cette histoire, la direction de la CAF veut les fermer définitivement. Ce sera chose faite dès ce matin. Dorénavant, les allocataires devront faire leurs formalités uniquement par internet ou en prenant rendez-vous... jusqu'au jour où les rendez-vous eux-mêmes seront supprimés ?
         Plus de contact humain direct, nécessité de disposer d’un ordinateur et d’internet, tout cela risque d’être désastreux pour les plus pauvres, ceux pour qui ces allocations sont essentielles.
         Là où le progrès devrait servir à améliorer la situation de la population, il sert de prétexte à une dégradation de service.
         Les agences vont provisoirement restées ouvertes uniquement pour donner des conseils sur l’utilisation de la CAF par internet ! C’est ajouter un peu d’ironie à beaucoup de mépris envers la population !

Education : rentrée : des moyens pour l'école, à Argenteuil comme ailleurs !



1 ATSEM par classe !
Des moyens pour l’Ecole

C’est bien volontiers que nous reproduisons le communiqué ci-dessous de la FCPE des écoles Jules Ferry d’Argenteuil. Ils n’acceptent pas l’école au rabais que l’on prépare aux enfants, en particulier des quartiers populaires, et sa déclinaison locale : moins d’adultes encadrants, de la garderie. Ils auront agi jusqu’au bout de l’année. C’est une bonne façon de préparer les luttes de septembre.

Communiqué du 29 juin 2015

Les parents d’élèves des écoles maternelle et élémentaire Jules Ferry ne baissent pas les bras.  Depuis des semaines, ils  occupent le groupe scolaire tous les mercredis.
Ils veulent que les écoles maternelles de la ville conservent une ATSEM par classe à la rentrée, et que les sommes perçues par la ville dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires soient utilisées pour mettre sur pied des Temps d'Activités Périscolaires.
 C’est de saison et de rigueur : ce mercredi 1er juillet de 8h45 à 10h, la Cour d’honneur du groupe scolaire sera le cadre de la première « Fête d’Occupation du groupe scolaire ».
Cette « Fête d’occupation » sera l’occasion pour les parents d’élèves de préparer une rentrée qui risque malheureusement d’être mouvementée !
Les effets de la suppression des postes d’Atsem se feront vite sentir, et ceux de la conjonction d’une matinée d’école rallongée avec une pause de midi trop longue (2 heures et quart) et désœuvrée ne tarderont sans doute pas non plus.
         Les enseignants du premier degré quittent la ville en grand nombre, mais l’Inspection Académique semble n’en tirer aucune conclusion. Il n’y aurait aucun lien de causalité entre les décisions de la municipalité et ces départs, simples coïncidences, en somme ! Pour soutenir un tel point de vue, il nous semble qu’il faut vraiment se positionner à une très grande distance des problèmes !...
Au programme de notre dernière matinée d’occupation de l’année scolaire, « Café Ferrix », stand de tir « parents-pigeons », et «  chamboule tout sans concertation  » !



         Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes, rappelons-le, les parents d’élèves ne demandent pas la lune, ils souhaitent simplement :
- le maintien d'une ATSEM par classe, comme cela a toujours été le cas dans les maternelles d’Argenteuil
- la mise en place de T.A.P sur le temps du midi avec les 1,09 Million d'euros versés à Argenteuil par l'Etat pour appliquer la réforme des rythmes scolaires
Nous ne savons toujours pas à quoi sera employé le « fond d’amorçage » perçu par la ville et d ès la rentrée de septembre, il n’y aura plus dans les maternelles d’Argenteuil que 2 ATSEM sur 3.
Il est évident que la logique qui a conduit à cette décision n’est pas celle du bien-être de nos enfants.
NOUS NE POUVONS PAS COMPRENDRE QU’IL Y AIT PLUS D’ÉLÈVES ET MOINS D’ADULTES DANS NOS ÉCOLES
Il n’est pas acceptable que la ville diminue les moyens des écoles, a fortiori lorsqu’elles sont classées par l’Education Nationale comme relevant de l’Education Prioritaire.
NOS ENFANTS Ne SONT PAS responsables DES PROBLÈMES DE LA VILLE : ILS N’ONT PAS A EN PAYER LE PRIX

Les Conseils Locaux de parents élus FCPE Jules Ferry
jules.ferrix@gmail.com

lundi 29 juin 2015

Editorial des bulletins Lutte Ouvrière d'entreprise de ce lundi 29 juin 2015


Les étrangleurs du peuple grec


Il a suffi que Tsipras annonce la tenue d’un referendum permettant aux Grecs de s’exprimer sur les sacrifices exigés en échange d’argent frais pour que les créanciers considèrent les négociations terminées. « Puisque le gouvernement grec ne veut pas signer, l’Europe ne prêtera plus un euro à la Grèce », ont-ils expliqué.

Cette décision est déjà lourde de conséquences : vent de panique bancaire en Grèce, qui a forcé le gouvernement à fermer les banques toute la semaine ; places boursières dans le rouge ; risques d’emballement spéculatif et d’un nouveau chaos financier. Mais si les créanciers ne reviennent pas sur leur décision dans les heures qui viennent, ce sera pire.

La Grèce, qui doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin au soir, sera poussée à la faillite. Rapidement, elle sera aussi incapable de payer les salaires des fonctionnaires, les retraites et de faire face à ses dépenses intérieures… sauf à créer sa propre monnaie et à sortir de la zone euro.

Les dirigeants européens disent ne pas souhaiter une telle issue. Et tous de jurer qu’ils cherchent un compromis. Mais ils continuent de mettre le couteau sous la gorge du peuple grec.

Et tout cela pourquoi ? Pour payer une dette à laquelle le peuple grec est étranger ! Pour payer une dette qui n’est rien d’autre que le fruit du délire de la finance internationale !

En Grèce, l’endettement s’est envolé avec la crise de 2008, pour les mêmes raisons que dans tous les autres pays : parce qu’il a fallu sauver les banquiers de leurs propres agissements.

         Même si la Grèce était l’un des États les plus fragiles de la zone euro, les banques se sont jetées sur les obligations d’État grecques. Mais plus elles doutaient de sa solvabilité, plus elles lui imposaient des taux d’intérêt usuraires, faisant plonger le pays dans la spirale infernale de l’endettement.

C’est un piège bien connu des ménages surendettés ou des collectivités saignées par des prêts toxiques. Au départ, on s’endette pour une petite somme. Comme elle s’avère impossible à payer dans les temps, on réemprunte pour la rembourser à des taux d’intérêt plus élevés et on se retrouve pris dans une spirale infernale où, pour avoir emprunté 10, il faut rembourser 50 ou 100.

        Les dirigeants européens rejettent l’échec des négociations sur Tsipras. Michel Sapin, le ministre de l’Économie s’en est pris à la Grèce « qui voudrait de l’argent sans s’engager à réformer » !

Mais combien de plans d’austérité les Grecs ont-ils subis pour que le pays, ruiné par les financiers, soit mis sous perfusion de l’Europe ? Combien de licenciements et de souffrances les travailleurs ont-ils endurés pour payer leur dîme aux financiers ?

Et comme si, dans ces négociations, Tsipras n’avait pas fait son lot de concessions ! Contre ses engagements électoraux, Tsipras avait concédé de nouvelles privatisations, des reculs des droits à la retraite et l’augmentation de la TVA. Quelles concessions ont fait les créanciers ? Aucune.

Ceux-ci expliquent avoir fait une « une offre exceptionnellement généreuse de 15 milliards ». Mais ces 15 milliards seront immédiatement engloutis dans les remboursements, avec intérêts, des prêts du FMI puis de la BCE. La Grèce n’en verra pas un seul euro, mais le jeu d’écriture alourdira la dette grecque de 15 milliards. Et ils appellent ça « aider la Grèce ».

Quant à la façon dont tous les grands démocrates ont assimilé le recours au referendum à un coup de force, elle est édifiante. Dès que le vote permet à la population de s’exprimer sur ce qui l’intéresse concrètement au premier chef, ces Messieurs crient à la provocation. Ce serait pourtant cela la vraie démocratie, et pas ce cirque électoral auquel on nous invite régulièrement et qui consiste à voter pour des gens qui marcheront sur leurs promesses aussitôt élus.

La Grèce n’est pas poussée à la faillite pour 1,6 milliard, ni même pour 5 ou 10. Jamais la Grèce ne pourra payer sa dette, tous les créanciers le savent, mais c’est pour eux une question politique.

À travers la Grèce, les représentants de la bourgeoisie signifient à tous les peuples qu’ils doivent accepter de se saigner pour les financiers. Ils signifient que le paiement des intérêts est au-dessus de tout, au-dessus même de la nécessité de se nourrir, se loger et se soigner.

Au-delà de la Grèce, ces événements montrent qu’il est vain de chercher à raisonner ou à implorer ceux qui sont les chiens de garde du capital. Ils ne cherchent pas à négocier avec les peuples, ils exigent leur soumission totale à la loi du capital. Sauf à les renverser, il n’y aura pas d’issue pour les exploités.