mercredi 22 avril 2015

Femmes : la Maison des femmes à Argenteuil, le combat pour son rétablissement. Un article du Parisien-95.



A l’occasion de la journée du 9 avril, le Collectif pour une Vraie Maison des Femmes avait rencontré une journaliste du Parisien-édition du 95. Cet article est paru hier dans la quotidien :




Ce collectif veut sauver la maison des femmes d’Argenteuil
Maïram Guissé | 20 Avril 2015, 19h28 | MAJ : 20 Avril 2015, 19h28


C’est un lieu créé pour elles. Celui de la Maison des femmes (Mdf). Initialement installée rue du 8 mai 45 au cœur du centre-ville d’Argenteuil, la Mdf, lancée en 2011 par l’ancien maire PS Philippe Doucet, a récemment déménagé rue Joly, dans des locaux plus petits.



Ses missions ont été revues. La Mdf recentre son activité sur les femmes victimes de violences. En 2014, Argenteuil en comptait 309 (lire l’encadré). « Nous avons décidé d’en faire une priorité, insiste Philippe Métézeau, adjoint (UDI), en charge notamment de l’action sociale. Je ne dis pas que le reste n’est pas important, mais ce n’est pas l’urgence…» Cette position inquiète le collectif de soutien à la Mdf, récemment créé. Ce dernier -composé de femmes qui la fréquentent et de membres de l’opposition- a déjà été reçu par l’élu. « Nous voulons une vraie Maison des femmes », insiste le groupe qui fait circuler une pétition.
Si la Mdf est un lieu d’écoute et d’accompagnement pour les femmes en difficulté, il doit aussi remplir un autre rôle, pour les défenseurs de la Mdf. « Comme avant, ça doit aussi être un endroit de rencontre et d’animations, les femmes ne sont pas que des victimes », insiste Marie-José Cayzac, élue (MDP) de l’opposition. Un point de vue partagé par Zaïra, 58 ans. Cette habitante du Val avait l’habitude de s’y rendre, notamment pour des ateliers bien-être. « C’était surtout un moment de détente, qui permettait de couper avec le quotidien. Avec les autres participantes, c’était un instant de partage, de discussion, sourit-elle. Maintenant, ce n’est plus possible. L’activité a disparu. » Tout comme l’aspect pédagogique. Martine Leroy est professeur de français au lycée Jean-Jaurès. Pendant près de trois ans, cette enseignante, emmenait ses élèves à la Maison des femmes. « Nous avons travaillé sur l’égalité entre les sexes, sur l’Histoire des femmes, comme l’obtention du droit de vote…, détaille-t-elle. Aujourd’hui ce n’est plus possibleet c’est fort regrettable. »
L’emplacement pose problème
« Il est nécessaire d’avoir des priorités, sinon on ne fait rien, se défend Philippe Métézeau. Et, puis des actions sont maintenues. Par exemple, le planning familial intervient quatre fois dans l’année pour réaliser des manifestations publiques. » Mais ce n’est pas assez pour le collectif. « C’est un lieu qui doit traiter la femme dans toute sa globalité ».
Autre point de discorde : l’emplacement de la Mdf. « C’est devenu un simple bureau au fond d’un couloir, coincé près de la ludothèque. C’est n’importe quoi. On ne se sent plus les bienvenues », insiste Zaïra. Entre 2011 et 2014, « 2 000 passages ont été comptabilisés à la Mdf », précise Chantal Colin, élue (PS) de l’opposition. Depuis son déménagement, en octobre 2014, « 43 consultations individuelles ont été réalisées », indique Philippe Métézeau. Pas étonnant pour le collectif, pour qui la Mdf « n’est plus visible ». « Le choix de la rue Joly n’était pas judicieux, concède Philippe Métézeau. Mais, la maison va déménager près du centre municipal de santé en centre-ville. Il y aura plus de place et d’intimité, c’est important pour les femmes en difficulté. »
Malika* : «on a besoin d’un vrai lieu»
Elle a le regard grave, les traits tirés. Il faut dire que Malika* est encore traumatisée par une histoire douloureuse. « Mon ex-mari me battait », balbutie-t-elle, presque gênée. C’est cette situation qui l’a conduite à pousser les portes de la Maison des femmes (Mdf) d’Argenteuil, un jour de mars 2013. « On m’a conseillé d’aller là-bas. Quand je suis arrivée, j’étais incapable de parler. J’écoutais les autres », se souvient-elle. Malgré son mutisme, Malika, 38 ans, y retourne. « Quelque part je m’y sentais bien, j’étais en sécurité. Au bout de plusieurs mois, j’ai commencé par dessiner ce que je vivais, puis ma parole s’est libérée un peu », détaille-t-elle. Malika finit par quitter son mari. « J’étais suivie alors je l’ai fait. C’était aussi pour ma fille. On vivait dans la peur, ce n’était plus possible. Aujourd’hui, elle voit un psychologue. »
La Mdf, c’est pour Malika un lieu fondamental. « J’y passais beaucoup de temps avant, je participais même à des activités, indique-t-elle. Aujourd’hui, c’est difficile. Quand j’y vais il y a juste un bureau. Je n’ose plus parler, il n’y a pas assez d’intimité.Et pour voir un psy, il faut attendre 15 jours. Si Malika se mobilise pour la Mdf « c’est aussi pour les autres femmes victimesde violences ». Elle le sait, la Mdf n’est pas menacée dans son existence. « Mais avec cette nouvelle organisation, je suis retombée dans le noir. On a besoin d’un vrai lieu », insiste-t-elle.
*Le prénom a été modifié

mardi 21 avril 2015

Territoriaux d'Argenteuil et de l'Agglomération : bulletin du 21.04.15.



Impôts locaux : à Argenteuil comme ailleurs, jamais clair



Ni vu ni connu, je t’…

La municipalité titre son dernier communiqué sur l’avis de la Chambre Régionale des Comptes de la façon suivante : "Pas d’augmentation des impôts ! La Chambre régionale des comptes valide le plan de redressement de la municipalité".
         Nous reviendrons sur cette « validation » une fois que la municipalité rendra publique, comme nous l'espérons,  l’appréciation de la CRC.
         Arrêtons-nous seulement sur le « Pas d’augmentation des impôts ». C’est tout de même bien la moindre des choses alors que la droite a déjà entériné l’an passé la suppression de l’abattement général de 20 % décidé par le maire précédent, en contradiction avec ses engagements de... diminuer les impôts.
         Les impôts locaux ont donc connu une augmentation importante en 2014. On peut seulement dire que cette augmentation est maintenue pour 2015 dorénavant au titre de la municipalité actuelle. On cherche cette réalité vainement dans le communiqué municipal.


Pas de la naïveté tout de même ?

         Il est un mot qui revient fréquemment dans la « communication » de la municipalité actuelle : le mot « découverte ». On le retrouve dans le communiqué dont nous parlons ci-dessus. On le retrouver aussi par exemple dans la lettre annonçant la suppression des aides municipales aux voyages scolaires dans les collèges et les lycées : «  La ville doit revoir l’ensemble de ses dépenses et politiques publiques après la découverte d’un déficit budgétaire abyssal hérité de l’ancienne municipalité… ».
         La droite ne s’était doutée de rien avant mars 2014 ? Elle qui avait dirigé la Ville précédemment n’avait alors aucun point de repère ? Elle ne voyait rien ? Elle n’a mis en garde à propos de rien ? Elle manquait de lumières ?
         Tant de candeur abyssale...

Dans les profondeurs abyssales marines : un manque important voire total de "lumière"

La fête de Lutte Ouvrière à Presles : d'Argenteuil c'est si près



La Fête de Lutte Ouvrière

La Fête de Lutte Ouvrière se tiendra les 23, 24 et 25 mai prochains dans le parc boisé du Château de Bellevue à Presles. C’est une fête populaire, placée sous le signe de la fraternité, de la culture, de l’internationalisme et des idées communistes.
Les cartes d’entrée, valables trois jours, sont disponibles. La carte est vendue actuellement 15 euros, et 20 euros si vous la prenez sur place.
L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés.
Des bons d’achat – d’un pouvoir d’achat de cinq euros, mais vendus quatre euros avant la Fête – sont également disponibles. Vous pouvez vous procurer cartes et bons d’achat en laissant un message au 06.99.49.98.64. ou sur MDommarie@aol.com
Indiquez dans votre message le nombre de cartes et de bons d’achat demandés et un numéro de téléphone. 






A Argenteuil, nous avons un petit privilège. Celui de disposer d’un car gratuit pour se rendre à la fête. Il part le dimanche 24 mai à 9 heures de la cité Joliot-Curie, place Chauvelot. Il a ensuite deux arrêts : l’un à 9 heures 15 devant l’Hôtel de Ville boulevard Léon Feix, et le dernier, à 9 heures 25 au carrefour Utrillo-Leclerc au Val-Sud, à côté du magasin Simply.

Pour le retour, le départ est à 19 heures précisément à l’espace de départ des cars à la sortie de la fête.

Il faut bien entendu s’inscrire à nos coordonnées habituelles.