samedi 11 octobre 2014

Autoroutes : toucher aux sociétés concessionnaires ? Loin de la coupe aux lèvres




Devant la grogne des transporteurs routiers, le gouvernement renonce à la taxation des poids lourds, sous la forme prévue par sa ministre de l’Écologie. Cette taxe devait remplacer l’écotaxe, votée à la quasi-unanimité par la droite et la gauche en 2007, et suspendue par le gouvernement Ayrault. Indépendamment du reste, cette décision va coûter des centaines de millions pour dédommager les capitalistes qui ont investi dans la société Écomouv.
Ségolène Royal bavarde sur la perspective de faire payer l’entretien du réseau routier par les groupes Vinci, Eiffage et autres qui gèrent les autoroutes et dont un récent rapport officiel soulignait « la rentabilité exceptionnelle des sociétés concessionnaires... assimilable à une rente ». C’est loin d’être fait. D’ailleurs le ministre de l’Économie a déjà annoncé son veto à une telle mesure.
Par contre, ce qui est certain, c’est que le gouvernement fera payer les automobilistes... en augmentant le prix du gasoil !

vendredi 10 octobre 2014

Nouvelles d'Argenteuil et de la région



Lutte Ouvrière, demain,  à la rencontre des habitants

Les militants de Lutte Ouvrière viendront à votre rencontre demain dans le centre-Ville, au marché Joliot-Curie et devant Simply au Val-sud, en particulier.
         Venez les y rencontrer. Il y a de quoi discuter.


Un salon de l’emploi et de la formation, des emplois et des formations, guère !

Le salon de l’emploi et de la formation qui s’est tenu hier salle Jean Vilar à Argenteuil était bien tristounet.
         Ce sont des centaines et des centaines de demandeurs d’emplois qui s’y sont rendus pourtant, essentiellement des jeunes.
         Bien peu de postes y étaient finalement proposés, sans surprise. Bien peu de moyennes et de grandes entreprises ou de grandes administrations y étaient présentes.
         Il faut répartir le travail entre tous, la seule façon d’embaucher ces jeunes et moins jeunes en quête d’un emploi.


Répression syndicale à Goussainville

Les syndicats CGT de la métallurgie du Val d’Oise appellent les salariés et les militants à venir soutenir une de leurs militantes dans l’entreprise ASTS (service ascenseur) à Goussainville !
         La direction de cette entreprise s’attaque à Christine MEDOUR, élue du personnel et déléguée syndicale. Elle n’accepte pas que la CGT soit sortie majoritaire lors des dernières élections professionnelles. Elle ne supporte pas qu’après une lutte et une mobilisation de 6 jours, les salariés ont arraché 200 € d’augmentation de salaire. Elle ne supporte pas que les salarié(e)s adhérent à la CGT.
Cette militantes, actuellement en mise à pied conservatoire, est convoquée ce soir à 17 heures à un entretien préalable en vue de son licenciement.
Elle ne doit pas être seule. Ce mauvais coup ne doit pas passer.

Le « recours », loin des problèmes de la population

Le perdant PS des élections municipales à Argenteuil de mars dernier avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour, selon lui, diverses irrégularités.
L’affaire passait hier devant cette juridiction. Celle-ci propose le rejet de ce recours.
Loin des résultats de ce « recours », la population d’Argenteuil sait qu’elle n’a rien de bon à attendre ni du maire actuel, ni de son prédécesseur, qui, respectivement comme maire ou comme député, prennent depuis des mois des décisions contre le monde du travail.



Maroc : la répression contre des militants ouvriers



Maroc : des militants ouvriers lourdement condamnés

Le 30 septembre, le tribunal d'appel de Marrakech a condamné Hamid Majdi et Nasri Bouslham, deux responsables locaux de la CDT (Confédération démocratique du travail), à six mois de prison ferme. Il s'agit d'un procès politique. Ces militants ont en effet été impliqués dans les grèves menées en 2011 par les mineurs de Bou Azzer, une mine de cobalt exploitée par une filiale de la holding royale SNI et dans celles des travailleurs des complexes touristiques et des taxis de Ouarzazate.
Suite à ces grèves, la répression politique s'était déjà abattue sur plusieurs ouvriers grévistes et sur des militants de la CDT. Cinq ouvriers syndiqués avaient été condamnés à six mois de prison ferme. Deux responsables locaux de la CDT, dont Nasri Bouslham, avaient écopé de la même peine, Hamid Majdi avait été condamné à un an. Ce procès étant entaché d'irrégularités - le jugement avait été prononcé en l'absence des inculpés - leurs avocats avaient fait appel. Le procès en appel de fin septembre a donc confirmé la condamnation de Hamid Majdi et Nasri Bouslham. Les autres condamnés seront rejugés en appel dans les semaines qui viennent.
Ce procès est le dixième procès politique pour Hamid Majdi, un militant qui, depuis les luttes de 2011, a été muté arbitrairement par les autorités dans la région de Marrakech, pour l'éloigner de Ouarzazate. Alors qu'il était conseiller municipal de cette ville pour le PSU ( Parti socialiste unifié), il avait dénoncé les pratiques douteuses de l'ancienne équipe de la mairie. De tous les combats de la classe ouvrière dans la région depuis vingt ans, il est aussi à l'origine de la création d'une section de la CDT dans les mines de Bou Azzer, qui a mené la lutte pour y faire appliquer le code du travail.
Malgré les beaux discours de Mohamed VI sur la démocratie, le régime marocain cherche toujours à faire taire les militants syndicaux et politiques qui luttent pour améliorer la condition ouvrière et dénoncent la corruption et les détournements de biens publics.
                                                                           Valérie FONTAINE