samedi 4 octobre 2014

Monde du travail : dégradation et mauvais coup




Augmentation de la « précarité énergétique » pour les plus démunis

Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), plus de 11 millions de personnes, soit 20 % de la population en France, ont des difficultés à payer leurs factures pour se chauffer et à s’éclairer.
Le gouvernement affirme vouloir lutter contre cette « précarité énergétique » en envisageant, dans son projet de loi sur la transition énergétique actuellement discuté à l’Assemblée nationale, de créer un « chèque énergie » pour les ménages les plus démunis.
Mais, cette « précarité », énergétique mais pas seulement, c’est ce gouvernement qui en est responsable en avalisant toutes les hausses de gaz et d’électricité et en augmentant les taxes. Encore un tour de passe-passe.

Une lettre, ça devient du luxe...

La Poste a annoncé une hausse de 7 % en moyenne de ses tarifs au premier janvier 2015. Cette augmentation, la plus importante de toute son histoire, frappera particulièrement la lettre prioritaire, celle qui garantit un acheminement en 24 heures, avec une hausse en une seule fois de 15,2 % du prix du timbre qui passera de 0,66 à 0,76 euros.
D’après la direction de la Poste, ce qui avait longtemps été présenté comme un service de base ne pourrait plus l’être... à cause du progrès des technologies de communication ! Drôle de logique !
 En réalité, la seule logique là-dedans, c’est celle de la course à la rentabilité.


vendredi 3 octobre 2014

Taxe d'habitation qui explose, préavis de grève, réunion sur la Palestine. Quelques nouvelles d'Argenteuil




Non à la hausse drastique de la taxe d’habitation

Les avis pour la « taxe d’habitation » commencent à arriver. Cette imposition locale est marquée cette année à Argenteuil par une hausse très importante qui peut se traduire par 40% voire davantage de plus à payer et des centaines d’euros supplémentaires à débourser. C’est même loin des 22% annoncés ces derniers jours.
         L’ancien maire, P. Doucet, et le nouveau, G. Mothron, vont se  renvoyer la responsabilité de cette hausse drastique des impôts locaux. La vérité est que le précédent maire a donné la possibilité au suivant d’augmenter ces impôts et  qu’il a utilisée sans sourciller. Cette augmentation est un véritable racket dans la poche des habitants.
C’est d’autant plus intenable que, dans le même temps, les habitants subissent les conséquences d’une réduction drastique des services rendus par la commune à ses administrés et la hausse des tarifs municipaux.
Ces augmentations ne sont pas acceptables. La protestation doit se développer.


Préavis de grève dans les Ecoles d’Argenteuil le mercredi 15 octobre

L’éducation nationale a décidé d’organiser une matinée « banalisée » pour ses personnels la matinée du mercredi 15 octobre prochain.
         Elle a mis devant le fait accompli les maires, c’est un fait. Certains maires ont choisi de fermer les écoles purement et simplement ce matin-là. Ce n’est pas le cas à Argenteuil où la municipalité, pour les maintenir ouvertes, en appelle au personnel municipal des Ecoles, personnels des centres de loisirs, Atsems, gardiens et gardiennes, pour jouer ce jour-là les « bouche-trous ».
         Que cette fermeture des écoles pose des soucis à des parents est une réalité. Mais il y avait bien d’autres moyens pour y faire face.
         Les personnels des Ecoles, déjà totalement malmenés par les nouveaux horaires scolaires encore « expérimentaux » depuis la rentrée, ne l’entendent pas de cette oreille.
         Pour eux, la CGT des Territoriaux d’Argenteuil, vient de déposer un préavis de grève qui permettra à ceux qui le souhaitent (ils risquent d’être très nombreux) de se mettre en grève ce matin-là.

Le comité Palestine d’Argenteuil organise ce soir à partir de 19 heures une soirée-débat sur la situation en Palestine, à Gaza, au Proche-Orient. A Gaza, cet été l’intervention militaire israélienne a fait plus de 2000 victimes et détruit les infrastructures d’un « Etat » déjà exsangue.
 19 h. Salle Pierre Dux du complexe Jean Vilar.

Moyen-Orient : une nouvelle guerre impérialiste. Un article de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine. Lisez Lutte Ouvrière !



Moyen-Orient : la coalition contre l'« État islamique », une nouvelle guerre impérialiste !

Les dirigeants impérialistes, États-Unis en tête, ont engagé une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Après le début des bombardements, le 8 août en Irak, puis le 22 septembre en Syrie, Obama est parvenu à rassembler près d'une cinquantaine d'États dans une coalition militaire contre l'avancée des bandes armées du prétendu « État islamique ».
   Revenant sur ses promesses de retrait d'Irak et d'Afghanistan, Obama présente maintenant les USA comme « le leader mondial dans la lutte pour affaiblir et finalement détruire le groupe terroriste connu sous le nom d'EI ». Pour sceller les participants à cette nouvelle version de la croisade contre le « terrorisme », Washington a fait voter par le Conseil de sécurité une résolution les engageant à lutter contre l'encouragement et le financement du « djihad ». Car les dirigeants américains savent parfaitement que nombre d'États, en Orient comme en Occident, n'ont cessé de fournir armes et dollars à des milices combattant un ami de leur ennemi du moment, jusqu'à ce que celles-ci échappent à tout contrôle.
   Derrière les dirigeants des États-Unis, de la France, et de treize autres États occidentaux, dont la Grande-Bretagne, se sont finalement regroupés ceux de six dictatures arabes : l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, aux dires du Pentagone, auraient bombardé des raffineries contrôlées par EI. Il s'y ajoute Bahrein, la Jordanie, le Qatar et le Koweit qui auraient ouvert leurs bases aux avions US ou auraient prévu de faciliter les opérations militaires américaines.
Non seulement les puissances impérialistes ont jeté les bases explosives des conflits qui ont dressé les uns contre les autres les peuples du Moyen-Orient, mais ils ont encouragé, formé les groupes armés dont ils espéraient se servir dans leur jeu politique régional. Ils sont au premier chef responsables de l'éclatement de l'Irak et de sa désagrégation en territoires dominés par de multiples bandes armées rivales, dont certaines ont renforcé l'EI. Les grands brigands s'appuient sur de plus petits, comme l'Arabie saoudite et le Qatar, qui sont de notoriété publique parmi les pourvoyeurs financiers des groupes armés « djihadistes ».
   L'objectif avancé est de lutter contre les méthodes barbares de l'EI. Mais il suffit de se rappeler la façon dont les droits des femmes, des ouvriers immigrés, des opposants sont bafoués par ces régimes, comment en Arabie saoudite on procède aux décapitations publiques au sabre, pour savoir que les « djihadistes » n'ont rien inventé.
   Nouvellement ralliée à la croisade, la Turquie s'est jointe au concert des hypocrites, après la libération, le 20 septembre, des otages turcs détenus pendant trois mois à Mossoul par un groupe de l'EI. Selon le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, la Turquie ne peut « rester en dehors de la coalition » et ouvrira sans doute aux coalisés l'usage de sa base militaire d'Incirlik, en échange d'une aide à la prise en charge du million et demi de réfugiés syriens déjà établis dans le sud est du pays, et dont l'afflux continue.
   Erdogan et son gouvernement affichent un ralliement qui couvre bien des calculs. Le pouvoir turc a hébergé et fait transiter sur son sol nombre de candidats au « djihad » en route vers la Syrie, où ils pouvaient déstabiliser le régime de son rival Assad. Mais maintenant il se trouve face à un renforcement des positions des Kurdes d'Irak et de Syrie, les seuls à affronter militairement sur le terrain les « djihadistes » de l'EI. Son souci, au moins autant que de combattre l'EI comme les États-Unis le lui demandent, est d'empêcher le pouvoir kurde autonome de prendre trop de poids.
   Voilà donc quelle coalition s'est constituée autour des États-Unis. Son objectif affiché est de combattre le pouvoir de l'EI en Irak et en Syrie, et sa barbarie. Mais ce pouvoir de l'EI est lui-même le produit - barbarie comprise - de la politique des grandes puissances et de leurs alliés locaux. Dans la nouvelle alliance constituée, aucun de ceux-ci n'abandonnera son double ou son triple jeu. L'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar poursuivent leurs propres objectifs contre le pouvoir d'Assad en Syrie, contre l'Iran et contre l'Irak, tandis que les États-Unis et leurs alliés occidentaux ne cherchent qu'à se servir d'eux pour tenter de rétablir un équilibre permettant au moins de garantir l'exploitation des ressources pétrolières. Si demain l'EI est vaincu, qui peut dire quel nouveau pouvoir émergera à sa place, encouragé et financé par quelles puissances, et avec quel degré de barbarie ?
     Les peuples d'Irak, de Syrie et de tout le Moyen-Orient n'ont pas fini de payer les conséquences du chaos dans lequel les interventions des puissances impérialistes ont plongé la région.
                                                                          Viviane LAFONT


Vendredi  14 novembre
Salle de la Mutualité à Paris
Un cercle Léon Trotsky
Sera organisé sur la situation au Moyen-Orient