lundi 19 mai 2014

AB-Habitat : des militants pugnaces appellent à poursuivre la mobilisation



Face à la situation de blocage sur les revendications (salariales en particulier) avec la direction d’AB-Habitat, la CGT de l’Office appelle les travailleurs à une journée d’action mercredi 28 mai prochain. Cette journée est intitulée « Office fermé ».
         En passant, elle nous indique que, conséquence de l’absence de commission d’attribution depuis mars, 200 logements sont en instance d’être occupés. Que de temps perdu. C’est intolérable à un moment où de très nombreux demandeurs attendent ces logements.
         Les salariés d’AB-Habitat ne baissent pas les bras et ils informent. Ils ont raison.

Indemnisation des élus : le mieux serait de mettre cartes sur table



A propos des finances municipales, la nouvelle municipalité se targue qu’un de ses premiers gestes a été de diminuer de 20% les indemnités des élus. Le mieux serait qu’elle nous dise maintenant ce que « gagne » le maire, les adjoints-au-maire et les conseillers municipaux délégués. Pour ces derniers, si nos comptes sont exacts, 1328 euros réduits de 20% font 1064, pas loin d’un smic net. Mais pour les autres ?
         C’est le mouvement ouvrier qui à la fin du XIXème milita pour que les ouvriers, députés en particulier, obligés de quitter leur métier puissent assurer leur mandat tout en subvenant à leurs besoins et ceux de leur famille.
Le principe était : pour compenser le manque à gagner une indemnité, sinon rien. Ce principe reste le nôtre.
         Aujourd’hui, l’indemnisation des élus a complètement dérivé vers des rentes de situation tout à fait substantielles pour de nombreux élus, à l’exception du grand nombre de maires de petites communes qui, pour une fonction à plein ou à mi-temps et une charge de travail très importante, reçoivent une indemnité dérisoire.
         Ce n’est un secret pour personne, mais le nouveau maire est retraité. Il perçoit une retraite professionnelle… et une retraite d’élu. A-t-il besoin d’une indemnité comme maire actuel de la Commune ? On suppose qu’il occupe cette fonction par engagement, alors… ?
         Quant à son premier adjoint, M Péricat, on nous dit dans le dernier Mag qu’ « il travaille au sein de la direction de la Comptabilité d’une grande entreprise automobile française ». Il y travaille toujours ? Et son poste de Conseiller général ?
         Puisqu’il est nécessaire de se faire une idée des finances actuelles de la commune, ces questions sont tout à fait légitimes. Il paraît que leur collègue M. Métézeau (qui est dans le même cas) est un lecteur régulier de ce présent blog. J’espère qu’il aura à cœur de poser la question pour que tous les habitants en sachent davantage sur le coût de l’indemnisation des élus, et pour que, à partir de cette brève, nous ne soyons pas accusés d’être d’affreux calomniateurs. DM

dimanche 18 mai 2014

Aux européennes : le 25 mai, votez Lutte Ouvrière !

Aux élections européennes, Lutte Ouvrière présente des listes dans toutes les circonscriptions. Dans les territoires et départements d'outre-mer éparpillés sur tous les continents et qui constituent la huitième circonscription, Lutte Ouvrière présente une liste commune avec les militants de Combat Ouvrier qui défendent le même programme révolutionnaire  aux Antilles.
  Comme lors des élections municipales, il s'agit de saisir une occasion de faire entendre le camp des travailleurs. Si ces élections européennes peuvent servir à quelque chose, c'est à exprimer le refus de subir en silence les attaques du gouvernement. Beaucoup de travailleurs, écœurés par la politique de Hollande et de Valls, pensent s'abstenir pour montrer leur mécontentement. Mais, on l'a vu avec les élections municipales, cette abstention a finalement favorisé les partis de droite et d'extrême droite qui y ont gagné des municipalités et se vantent d'un succès qu'ils doivent surtout à la démoralisation créée par le Parti socialiste au pouvoir.
  Voter pour un de ces partis, c'est voter pour une politique au service de la bourgeoisie, contre son propre camp. C'est évident quand on entend Copé et ses amis politiques réclamer davantage de sacrifices aux travailleurs, en renchérissant sur les mesures de Valls. Cela l'est tout autant quand on voit le Front national diviser les travailleurs par une propagande raciste et nationaliste, pour permettre au patronat de les exploiter davantage.
  Le vote ne change pas la vie mais voter Lutte Ouvrière ce sera montrer qu'il existe une opposition ouvrière à la politique du Parti socialiste, sans cautionner ni la droite ni l'extrême droite. Ce sera affirmer qu'on se situe clairement dans le camp des travailleurs, seuls capables, quand ils retrouveront le chemin des luttes, de s'opposer à un système qui écrase la population. Nous publions ci-après la profession de foi qui sera envoyée à tous les électeurs, dans les sept circonscriptions métropolitaines.
  L'Europe, avec sa partie occidentale riche et développée, berceau du capitalisme, qui a accumulé des richesses pillées sur toute la planète, ne parvient pas à sortir de la crise d'un système économique dément.
  Partout, le chômage augmente, les salaires reculent, le patronat généralise la flexibilité et intensifie le rythme de travail.
  Partout, une part croissante de l'argent public est consacrée à payer des intérêts aux banques en engraissant les financiers. Pour ce faire, les États suppriment des emplois indispensables dans les services publics, dans les hôpitaux, dans l'éducation. Ils procèdent à des coupes claires dans les dépenses sociales.
  Partout, le patronat des grandes entreprises capitalistes trouve des instruments obéissants dans les gouvernements, de droite comme de gauche, qui imposent des politiques d'austérité à la majorité de la population.
  Les 28 pays de l'Union européenne sont unis avant tout par l'intensification de la guerre de classe que mène la grande bourgeoisie contre les classes populaires.
  La même question se pose partout : comment la classe ouvrière peut-elle enrayer le recul de ses conditions d'existence matérielle et empêcher la décomposition de sa vie sociale ? Comment s'opposer aux deux maux qui résument la folie de l'économie capitaliste, le chômage et le recul incessant du pouvoir d'achat ?
  Lutte Ouvrière se présente pour dénoncer le système économique qui a conduit à la situation actuelle et pour proposer une politique correspondant aux intérêts collectifs des travailleurs face à la crise de l'économie capitaliste
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Des objectifs de lutte pour la classe ouvrière

Notre programme n'est pas électoral. C'est un programme de lutte pour les combats futurs de la classe ouvrière.
  Voter Lutte Ouvrière, c'est approuver la politique nécessaire à la classe ouvrière pour résister à l'offensive de la grande bourgeoisie.
  Pour résorber le chômage, il faut commencer par interdire les licenciements. Le travail ne manque pas. Mais les patrons font produire plus avec moins de salariés, en licenciant et en fermant des usines. Il faut répartir le travail entre tous sans diminution de salaire.
  Il faut augmenter les salaires et les retraites pour leur assurer un niveau décent. Pour garantir leur pouvoir d'achat, il faut les augmenter chaque mois en fonction de la hausse des prix. Il faut l'échelle mobile des salaires, des pensions et des allocations.
  C'est aux entreprises capitalistes et à leurs propriétaires de financer toutes ces mesures. S'ils prétendent que c'est impossible, qu'ils ouvrent donc leurs comptes ! La population pourra alors constater qu'ils gaspillent l'argent, tiré de l'exploitation, en dépenses de luxe et, pire encore, dans la spéculation financière.
  Il faut supprimer le secret des affaires derrière lequel se dissimulent les mille et une manières utilisées par les grandes entreprises, la grande distribution et les banques, pour aggraver l'exploitation de leurs salariés, arnaquer les petits producteurs, les consommateurs et les usagers, et pour dégrader la nature.

L'Union européenne comme les États nationaux, instruments du grand capital

Les institutions européennes, tout autant que les États, servent d'armes de combat contre les classes populaires. Présenter l'État national comme une protection pour les masses exploitées est un mensonge aussi grossier que d'affirmer que le salut viendra d'une intégration européenne plus poussée.
  Toutes les décisions politiques prises par les institutions européennes le sont en accord avec les États et leurs dirigeants.
  Les faux débats sur le choix entre plus ou moins d'Europe dissimulent l'évidence : les institutions européennes comme les États imposent la politique du grand capital.
  Leur Europe n'est ni vraiment une union ni complètement européenne. Le marché commun et les institutions communautaires n'ont pas supprimé les affrontements entre groupes capitalistes rivaux. Ils leur ont seulement fourni une arène plus vaste. Les banques et les multinationales des puissances impérialistes sont en compétition pour dominer et dépecer la partie orientale et pauvre de l'Europe. La monnaie unique a supprimé la spéculation sur les taux de change dans la zone euro. Mais elle y a substitué d'autres formes de spéculation, encore plus désastreuses, porteuses de nouvelles crises monétaires.
  Les capitaux et les marchandises circulent librement. Mais la libre circulation et l'installation des personnes se heurtent à de multiples obstacles. Les législations sociales ne sont pas harmonisées par le haut et les salaires le sont encore moins. Les droits et libertés démocratiques, notamment ceux des femmes, ne sont pas alignés par le haut, mais tirés vers le bas. L'interruption volontaire de grossesse est toujours interdite dans plusieurs États sans que l'Union y trouve à redire. Et même un État comme l'Espagne, qui avait reconnu ce droit élémentaire, cherche à le remettre en cause.
  L'Union européenne continue à exclure la majeure partie du continent, de la Russie à la Turquie en passant par l'Ukraine et une partie des Balkans. Les barbelés qui l'entourent séparent des peuples et verrouillent l'Europe pour la couper de ses prolongements naturels d'Afrique et d'Asie.
  Le Parlement européen n'a pas plus de pouvoir que les parlements nationaux. Sa composition n'aura pas d'influence : les décisions sont prises par l'exécutif européen, c'est-à-dire, derrière la Commission de Bruxelles, par les chefs des États les plus puissants de l'Union, directement sous l'influence des grandes firmes industrielles et financières. Le seul vote utile pour la classe ouvrière, c'est d'exprimer ses exigences et ses perspectives politiques.
  Après deux ans de gouvernement Hollande-Ayrault, ces élections auront une signification en politique intérieure. Voter Lutte Ouvrière signifiera un désaveu, venant clairement du camp des travailleurs, de ce gouvernement qui se dit socialiste mais qui se comporte en serviteur du grand patronat et des banquiers. Il signifiera le refus de choisir entre partis, rivaux pour gouverner mais qui respectent tous l'ordre capitaliste et qui, par là même, sont dans le camp de ceux qui nous exploitent et nous oppriment.

Pour une Europe débarrassée de la dictature des financiers

Voter Lutte Ouvrière, c'est affirmer que ce n'est ni l'unification européenne ni l'euro que les travailleurs ont à combattre, mais la dictature des financiers. La perspective dans laquelle se situe le combat des communistes révolutionnaires est la suppression des frontières, l'unification du continent dans le respect de tous les peuples et de toutes les nationalités, les États-Unis socialistes d'Europe ouverts sur les autres continents.
 Voter Lutte Ouvrière, c'est dénoncer toutes les restrictions à la liberté de circuler, la chasse aux immigrés, les expulsions, l'oppression des minorités. C'est exprimer son opposition à « l'Europe forteresse » qui se ferme aux peuples qui ne font pas partie de l'Union, mais qui mène des aventures militaires en Afrique ou ailleurs.
 Voter Lutte Ouvrière, qui se revendique du communisme, c'est prendre la position la plus radicale contre les organisations d'extrême droite qui constituent une menace pour la classe ouvrière. C'est s'élever contre les préjugés réactionnaires xénophobes et racistes poussant sur le fumier d'une société capitaliste en crise. Voter Lutte Ouvrière, c'est opposer l'internationalisme à toutes les formes de démagogie nationaliste.
 Voter Lutte Ouvrière, c'est affirmer que le prolétariat d'Europe, avec ses composantes originaires de tous les continents, constitue une seule et même classe sociale, par-delà les frontières. Tous ceux qui cherchent à la diviser sont ses ennemis.
 Voter Lutte Ouvrière, c'est exprimer non seulement le rejet des partis bourgeois mais aussi de l'organisation capitaliste de l'économie et de la société.
 Voter Lutte Ouvrière, c'est affirmer la nécessité d'une société débarrassée de l'exploitation, que seule pourra réaliser l'action collective consciente de la classe ouvrière de tous les pays.

                                                   (journal Lutte Ouvrière de cette semaine)


samedi 17 mai 2014

Turquie : catastrophe de la mine de Soma, un communiqué de nos camarades turques regroupés autour du journal "Sinif Mücadelesi" (Union Communiste Internationaliste)


Sinif Mücadelesi (UCI)

La catastrophe de la mine de Soma en Turquie : « Les ouvriers meurent, le capital profite »

L’abaissement du prix de revient de la tonne de charbon de 130/140 dollars pour l’Etat à 23,8 dollars, avec les « méthodes de travail du secteur privé » tant vantées par Soma Holding et son patron Alp Gürkan, vient de causer la mort de plus de 280 ouvriers, et ce nombre va encore augmenter.
     Comme tous les patrons, il ment. Même alors que l’on mène les corps des mineurs au cimetière, il continue de mentir. Il a menti en parlant de l’explosion d’un transformateur, menti en disant qu’il n’y avait dans la mine que 200 à 300 travailleurs, il ment en déclarant que toutes les mesures de sécurité avaient été prises. Avec lui, des prétendus spécialistes jusqu’aux politiques, tous ceux qui soutiennent ce système de profits mentent et continuent de mentir.
     C’est aussi un mensonge de dire que la mine appartient au secteur privé. Avant tout, sous le nom de redevance se cache un système de sous-traitance. Cela aussi est une invention des patrons. Ceux-ci, pour augmenter la production en s’asseyant sur les droits ouvriers, les font travailler sous un grand nombre de statuts différents. Après quoi, avec l’appui des responsables politiques, ils adaptent les lois à la situation. Les patrons conseillent les politiques, les gouvernements, les représentants de l’Etat, font pression pour les plier à leurs demandes. Et ils trouvent encore de nombreuses complicités.
Voilà pourquoi le premier ministre fait son possible pour brouiller les cartes, prenant l’exemple des accidents du siècle dernier pour jeter un voile sur les responsabilités des patrons et pour les protéger.
     Voilà dans quel système les profits produits par les ouvriers au prix de leur vie permettent à Alp Gürkan de faire construire sous le nom de Spiner un gratte-ciel à Maslak, un des quartiers de luxe d’Istanbul.
     Le système du profit capitaliste broie la classe ouvrière. Nous ressentons profondément l’émotion des travailleurs de la mine de Soma et nous la partageons.
                                                                          
                                                         Sinif Mücadelesi (UCI)


Des manifestants se sont heurtés à la police vendredi dans la ville minière de Soma.
Manifestation dans la ville de Soma




Argenteuil : les travailleurs contractuels en ligne de mire à la Ville. Leur maintien, une affaire de tous.


Les attaques se sont précisées ces dernières semaines contre les personnels de la Ville d’Argenteuil.
         Les salariés contractuels sont en particulier en ligne de mire. Règlements de compte, volonté de réduire drastiquement les effectifs en réduisant d’autant le service public municipal, on ne sait, mais des travailleurs sont en train de perdre leur emploi. Tout cela est fait y compris en dépit du respect des procédures légales, ce qui est dénoncé par les syndicats.
         Mais l’essentiel n’est pas là. On ne peut accepter que la vie de travailleurs soit touchée au vif par le risque de se retrouver à Pôle Emploi.
                C’est l’affaire des Argenteuillais.

            Le prochain conseil municipal doit avoir lieu lundi 26 mai. La nouvelle municipalité, si l’on juge à partir de l’ambiance du dernier, est satisfaite que la population elle-même, des tribunes-gradins, s’exprime. Le prochain conseil est peut-être l’occasion d’exprimer que l’intérêt de tous est de voir les travailleurs contractuels non seulement maintenus dans leur emploi mais destinés à être le plus rapidement possible   titularisés.

Ecole : pour la défense de l'Ecole, des parents d'élèves mobilisés à la Croix-Duny, groupe scolaire d'Argenteuil

Les parents d’élèves de l’école de la Croix-Duny du quartier populaire du Val-Sud n’acceptent pas que grandissent les difficultés de cette école. Ils ont commencé à s’organiser pour mettre un frein à cette situation. Ils viennent de démontrer, avec l’aide de la fédération FCPE de parents d’élèves, qu’il est possible, malgré toutes les difficultés, de mobiliser les parents.
         Peu d’enfants sont entrés dans cette école hier matin. De nombreux parents avaient répondu à l’appel du comité qui s’est mis en place de ne pas les envoyer en classe. Il faut savoir ne pas aller en classe un jour pour avoir, à l’avenir, des jours de classes nombreux et de qualité. Il faut savoir faire grève pour vivre mieux demain.
         Un beau rassemblement a donc eu lieu à 8 heures 30 devant l’école. Puis ce fut plus d’une cinquantaine de parents accompagnés de leurs enfants qui ont rejoint en manifestation la sous-préfecture d’Argenteuil. Les slogans réclamaient les moyens nécessaires pour cette école, le maintien du poste d’aide, des classes moins nombreuses, des animateurs formés,... Les nombreuses banderoles affirmaient la volonté de voir la solution des problèmes.
         Une délégation a été reçue par le secrétaire de la sous-préfecture qui a « enregistré » les doléances.
         La solution n’est pas encore là. Mais cette journée de mobilisation est une démonstration. La démonstration qu’il est possible de se retrouver tous ensemble. Il reste à faire grandir le mouvement.
         Les parents d’élèves de la Croix-Duny sont bien décidés à continuer à y œuvrer.

         De nouvelles initiatives seront décidées pour les semaines qui viennent.

vendredi 16 mai 2014

Meeting ce soir avec Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, rassemblement ce matin à l'école Croix-Duny : agenda militant

Ce vendredi 16 mai :

8 heures
Initiative devant l'école des parents d’élèves en colère de l’école Croix-Duny à Argenteuil qui combattent des conditions inacceptables pour l’instruction de leurs enfants.

Le soir
Grande Réunion de la liste
« Lutte Ouvrière faire entendre le camp des travailleurs »
candidate aux élections européennes en Ile de France
Palais de la Mutualité,
à Paris
20h30
avec Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER
qui conduisent la liste,
départ d’Argenteuil : 18h45 au café des « 2 gares », sortie Orgemont de la gare d’Argenteuil. Joindre Dominique M.