mardi 15 avril 2014

Territoriaux de la Ville d'Argenteuil et de l'Agglomération d'Argenteuil-Bezons : extraits du bulletin Lutte Ouvrière de cette semaine


Promesses
À la veille des élections, le candidat de droite qui l’a finalement emporté affirmait à destination du personnel de la Ville, que seules les « compétences des uns et des autres seront prises en compte, sans préférence, politique, syndicale,  philosophique, ou religieuse ».
Pourtant, des agents n’ont pas attendu longtemps pour se voir déplacés. Mais peut-être n’était-il question ni de préférence, politique, syndicale, philosophique ou religieuse. Sans doute, de purs hasards.

Allô, le contre-espionnage ?
Un vent de paranoïa semble souffler au 3ème. Les murs ne seraient-ils pas équipés de systèmes d’écoute ? Des systèmes de brouillage n’auraient-ils pas été installés ? Cet étage ne serait-il pas hanté par l’ombre du prédécesseur ?
Sherlock Holmes est sur les rangs.

Imbroglio
L’ancien maire vient de récupérer l’Agglo, le nouveau la Ville d’Argenteuil. Le mystère est total sur la façon dont tout cela va fonctionner.
Une hydre à deux têtes, cela arrive. Mais savent-elles ces deux têtes que derrière leur querelle, il y a des milliers d’agents ?

Rugby
La municipalité à l’UMP. L’Agglomération au PS. AB-Habitat au PCF.
Mêlée.
Au milieu, les personnels.
Pas question pour nous de faire le ballon ovale.

Bonjour l’ambiance
Drôle de climat à l’hôtel de ville. Chacun s’interroge sur l’avenir de son service, et sur le sien.
Le mieux est de s’interroger tous ensemble. Plus question de crainte quand l’union fait la force.

Seulement la chasse aux infos ?
La nouvelle municipalité mène l’enquête dans les services : qui fait quoi, pourquoi ?
Comme si chacun de nos emplois ne correspondait à un travail précis.
Mais pourquoi cette impression de suspicion ?

Une crainte salutaire
Quand un maire arrive, il a toujours l’impression que les organisations syndicales ont été gentilles avec son prédécesseur et qu’elles s’apprêtent, uniquement à lui seul, à lui bondir dessus.
C’est vrai que le nouveau et ses amis ont toujours brillé par leur absence et leur intérêt lors des mouvements du personnel ces six dernières années.
Alors quoi, pour se mettre à jour, il leur faut des archives ?

Maux
À l’espace Mandéla, à l’entrée, l’ancien système d’annonce des réunions utilisait un feutre et un tableau blanc. Il a été remplacé par un tableau très sophistiqué utilisant des lettres amovibles.
Le nouveau système est d’une manipulation longue et délicate, et il n’y a pas assez de lettres.
On imagine le tableau.

Rythme lent
Après près de deux ans de palabres, l’application de la réforme dite des « rythmes scolaires » sur la commune n’est toujours pas véritablement sur les rails. Au moins pour les personnels de la ville.
Elle doit être appliquée en septembre prochain. L’ancien « collègue » devenu premier ministre du nouveau maire l’a confirmé.
Moins de cinq mois d’ici septembre !
Savent-ils que cela concerne des centaines et des centaines d’agents communaux.
     
Les fonctionnaires avant les autres
Parmi les restrictions budgétaires prévues par Valls, il y a le gel du salaire des fonctionnaires.
Instaurée en 2011 sous Sarkozy, reconduite par Ayrault, cette mesure pourrait désormais s'appliquer jusqu'en 2015, et peut-être au-delà.
Cela ne concerne que les fonctionnaires, diront ceux qui ne le sont pas. Erreur : quand le gouvernement attaque le pouvoir d'achat d'une catégorie de travailleurs, il encourage l'ensemble du patronat à bloquer les salaires, voire à les diminuer comme cela arrive parfois.
Quand une catégorie de travailleurs est attaquée, tous sont visés.

...

lundi 14 avril 2014

AB-Habitat nouveau : plus de transparence ? Plus de « justice » ? Plus de préoccupations à l’égard des personnels ?

Avec la Communauté d’agglomération, c’est le conseil d’administration d’AB-Habitat qui vient de passer sous le nez du maire UMP d’Argenteuil. Celui de Bezons, Dominique Lesparre, PCF, en devient le président, Philippe Doucet, étant nommé vice-président. Quant à Chantal Colin, ex-1ère adjointe au maire d’Argenteuil, elle dirigera les deux commissions «attribution des logements » et « commerce ».
Ils vont avoir fort à faire. Assurer ce davantage de transparence et de « justice » dans les attributions dont Dominique Lesparre se réclamait il y a quelques mois. Ramener de la sérénité à l’égard des personnels confrontés à de nombreuses difficultés dans les cités. Faire face également aux légitimes revendications salariales de ces personnels confrontés comme tous les travailleurs à la baisse de leur pouvoir d’achat.
A suivre donc. DM

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de ce lundi 14 avril 2014

Valls, allié favori du patronat et ennemi juré des travailleurs

« Volontaire », « courageux », « efficace », les médias ne tarissent pas d’éloges sur le nouveau Premier ministre. Sur la foi d’un sondage indiquant que 58 % des Français sont « satisfaits » de sa politique, ils brodent sur la « popularité » de Valls comparée à celle de Hollande. Que le sondage, réalisé quinze jours après sa nomination soit complètement bidon, ne les gêne pas.
En revanche, c’est certain, Valls a la cote auprès du patronat. Reçus en fin de semaine à Matignon, les représentant du Medef, des PME et des artisans sont, paraît-il, tombés sous le charme. « Je lui donne une note très supérieure à celle de son prédécesseur », aurait lancé un participant.
Et pour cause ! Tous les cadeaux promis dans le pacte de responsabilité d’Ayrault seront au rendez-vous, avec en prime, un cadeau bonus : « zéro charge sur le smic ».
« Zéro charge » est la revendication du Medef et de la droite depuis fort longtemps. Depuis tout aussi longtemps, tous les Premiers ministres annoncent des baisses ou des exonérations de certaines cotisations. Eh bien, Valls fait plus vite et plus fort : sur le smic, il les supprime toutes ! C’est un cadeau de 2000 euros par an et par salarié et un encouragement à payer les travailleurs au Smic.
À ce cadeau bonus, s’ajoutent la diminution des cotisations familiales sur les salaires jusqu’à 3,5 fois le smic, la suppression d’une contribution payée par les entreprises d’un montant de 6 milliards, la baisse de l’impôt sur les sociétés et les 20 milliards du crédit d’impôt compétitivité emploi. Au total, le gouvernement offre 38 milliards au patronat.
Mais, nous dit-on, Valls a aussi pensé aux salariés les plus mal payés : le smic net augmentera au 1er janvier 2015.
C’est une escroquerie. Outre que le gain pour les smicards – 1,36 euro par jour – est dérisoire, il s’agit d’un tour de passe-passe car l’augmentation du salaire net sera obtenue en baissant les cotisations salariales. Autrement dit, le salarié gagnera d’une main ce qu’il perdra de l’autre, car ce sera autant d’argent en moins qui financera les prestations maladie, chômage, famille ou logement.
Comment ces prestations seront-elles payées demain si l’argent des cotisations patronales et salariales ne rentre plus dans les caisses ? Le gouvernement ne le dit pas.
Mais il n’y a pas besoin d’être expert économique pour comprendre que, tôt ou tard, on nous dira que la Sécurité sociale n’a plus d’argent et qu’elle ne peut plus verser ce qu’elle payait auparavant.
C’est ce qui vient de se produire avec l’accord sur l’indemnisation chômage conclu entre le Medef, la CFDT, FO et la CFTC. Sous prétexte qu’il y a déficit de la caisse de chômage, les droits des chômeurs vont être rognés de 800 millions d’euros. Même les chômeurs âgés ne seront pas épargnés !
Demain, Valls nous fera le coup sur l’assurance maladie, les prestations logement, famille, les aides au transport, les retraites – encore. Et ce d’autant plus qu’il s’est engagé à faire 50 milliards de baisses dans les dépenses publiques.
Sur la lancée d’Ayrault, Valls s’apprête à mettre en œuvre les mesures les plus rétrogrades, les plus régressives que l’on ait vues depuis bien longtemps.
Comme la droite, les socialistes justifieront leurs attaques contre la Sécurité sociale en expliquant qu’ils veulent la sauver. Ils demanderont des sacrifices pour la compétitivité, pour combler les déficits, en jurant qu’après cela ira mieux pour tout le monde.
On nous joue cette musique depuis des années, pour le résultat que l’on connaît : chômage, bas salaires, exploitation pour les classes populaires, profits et sinécures pour une minorité.
Les grandes familles capitalistes, pourtant responsables de la situation catastrophique dans laquelle nous sommes plongés, ont été confortées par la crise. Aujourd’hui, elles jouent à nouveau leurs fortunes au casino de la spéculation. Il y a peu, Bouygues mettait 15 milliards sur la table pour racheter SFR.
Alors, quand les politiciens expliquent qu’il faut faire des efforts parce que le grand patronat ne peut plus payer les cotisations et qu’il est forcé de licencier, ils mentent et se rendent complices de la guerre sociale qui consiste à appauvrir la grande majorité pour enrichir une toute petite minorité.

Pour les Hollande et Valls comme pour les Sarkozy et Le Pen, les travailleurs ont le sort qu’ils méritent. Mais tôt ou tard, les galériens de l’économie, les travailleurs, les ouvriers, les employés, les petites mains, sans qui rien ne pourrait tourner dans cette société, se lèveront, et ils revendiqueront leur dû.

dimanche 13 avril 2014

Gouvernement et gestionnaires de la santé préparent le démantèlement de la santé publique

La Fédération hospitalière de France (FHF), qui réunit les représentants des directions de la plupart des établissements publics de santé, a rendu publiques ses propositions pour réaliser plusieurs milliards d’économies.
Prétendant s’opposer à la politique dite « du rabot » qui répartit « aveuglément les coupes budgétaires », la FHF propose de faire reposer une grande partie des sacrifices sur les personnels des hôpitaux : « maîtrise de la masse salariale », renégociations des accords RTT, auxquelless s’ajouteraient des suppressions d’emplois. Curieuse façon de contribuer à l’amélioration de la « qualité des soins » que ces gens-là prétendent défendre…
Ministres et gestionnaires de la santé publique sont engagés dans des négociations pour mettre l’hôpital public à la diète. Quelles que soient les mesures retenues, personnels et patients vont en faire les frais. Il ne faut pas les laisser faire !


samedi 12 avril 2014

Amiante : Fillon et Bertrand mis en cause

La CGT a déposé une plainte visant François Fillon et Xavier Bertrand auprès de la Cour de justice de la République (CJR) pour « mise en danger d’autrui » en raison du délai de mise en œuvre d’un décret qu’ils avaient signé en 2012 sur la protection des travailleurs exposés à l’amiante.
Ce décret prévoyait la diminution de la limite d’exposition à l’amiante mais repoussait l’entrée en vigueur de cette norme au 1er juillet 2015. « Cela revient à dire : c’est dangereux, mais on ne vous protège pas », soulignait à juste titre la représentante de la CGT. Et combien de travailleurs se retrouvent exposés à l’amiante, risquant ainsi leur vie à cause de ce délai donné aux entreprises ?
D’après les estimations, l’amiante pourrait provoquer le décès de plus de 100 000 personnes d’ici 2025. Victimes des patrons qui, pour des raisons financières, ont continué d’utiliser ce matériau alors qu’on en connaissait la dangerosité… et de dirigeants politiques vraiment pas pressés de mettre le holà.


vendredi 11 avril 2014

Santé : économies drastiques annoncées



Sur les 50 milliards d’économies annoncés, le Premier ministre, Manuel Valls, a précisé, mercredi 9 avril, que plus de 20 milliards incomberaient à la Sécurité sociale.
Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de nouvelles réductions des dépenses maladie, augmentant la part payée par les patients pour se soigner. Il prévoit également de réduire encore les budgets des hôpitaux.
Une politique criminelle, au plein sens du terme.

Après la défaite du candidat PS aux élections d'Argenteuil : lettre à ceux qui veulent comprendre




Après la défaite de P. Doucet aux élections municipales, un certain nombre de ses partisans ont reporté la responsabilité de celle-ci à ceux qui, à « gauche » n’avaient pas appelé à voter pour lui avant le second tour, et à nous en particulier. C’est à ceux d’entre eux de bonne foi que j’écris le message suivant :

« Camarades,
Après la défaite de Philippe Doucet face à Georges Mothron par 187 voix d’écart, un certain nombre, partisans du maire sortant, ont interpellé avec rudesse, ou ignoré, voire encore insulté des militants et des sympathisants de Lutte Ouvrière de la localité. Pour résumer et en reprenant ce que m’a déclaré le 24 mars une ex-adjointe de Philippe Doucet, nous avions offert la ville à la droite, nous qui n’avions pas donné de consigne de vote  pour le deuxième tour de l’élection à nos 827 électeurs du premier.
Si Philippe Doucet n’a pas été réélu, c’est donc la faute à d’autres et en l’occurrence à Lutte Ouvrière, une affirmation bien commode pour ne pas avoir à s’interroger sur le nombre élevé des abstentionnistes, principale cause de leur défaite. Dans notre ville de 105 000 habitants, seulement 31 000 électeurs ont voté au deuxième tour. Beaucoup d’électeurs de gauche écœurés par la politique que mène le gouvernement ont voté avec leurs pieds, choisissant de ne pas se rendre aux urnes. Et partout nous avons assisté à un même scénario, signe que pour beaucoup d’électeurs donner sa voix à un candidat socialiste, surtout s’il était un membre influent de ce parti, équivalait à soutenir la politique du gouvernement, ce qu’ils se sont refusé à faire.
Toute proportion gardée, la situation d’aujourd’hui rappelle celle du printemps 2002 lorsqu’au soir du premier tour de la Présidentielle Jospin fut sévèrement battu, au point de ne pas pouvoir figurer au second. Le Parti socialiste ne s’était alors pas interrogé sur les raisons qui avaient conduit à l’élimination de son candidat. En revanche, il s’en était pris à ses alliés du moment qui, à ses yeux, avaient eu l’outrecuidance de présenter leurs propres candidats. A Lutte Ouvrière il nous fallut également résister aux pressions, voire aux insultes proférées par ceux qui nous reprochaient de ne pas les suivre dans leur honteux soutien à Chirac ; une opération qui allait contribuer à la montée des idées réactionnaires, ne serait-ce que parce qu’elle mettait en selle un certain… Sarkozy. 
Aux élections municipales qui viennent d’avoir lieu, la plupart des électeurs ont donc tenu à porter un jugement sur ce qui leur semblait déterminant, à savoir sur la politique du gouvernement. Nous le savions par avance d’où notre choix de ne pas mener une campagne dite locale mais au contraire une campagne qui porterait sur l’essentiel, défendre les intérêts des travailleurs, le camp des travailleurs avons-nous dit.
C’est très précisément cela qui s’est exprimé dans ces élections, y compris par l’abstention. Philippe Doucet le reconnaissait d’ailleurs lui-même le soir des élections quand il déclara : “le faible sursaut des quartiers populaires n’a pas permis de compenser la forte participation des quartiers pavillonnaires, mobilisés avant tout sur des enjeux nationaux”. Il oubliait seulement de préciser que les « enjeux nationaux » ont également pesé sur les choix des quartiers populaires. En témoigne entre autres les forts taux d’abstention.
         Dans ces élections, nous voulions à tout prix nous positionner contre la politique du gouvernement, dans le camp des travailleurs donc, et rien que dans ce camp. Nos détracteurs le savaient déjà en 2012. Il ne leur avait pas échappé que nous n’avions ni appelé à voter Hollande au deuxième tour de la Présidentielle ni appelé, dans la circonscription d’Argenteuil-Bezons, à voter pour son candidat au deuxième tour de la législative qui suivit. Il ne leur avait pas échappé que nulle part nous n’avons pratiqué une politique d’alliance  lors des dernières municipales comme nous l’avions fait en 2008, que partout nous nous sommes présentés sous nos propres couleurs, avec notre propre programme.
Face à un gouvernement hostile au monde du travail, face à la montée des idées réactionnaires, il faut qu’une autre voix se fasse entendre qui ne se mêle pas à d’autres, hostiles aux intérêts vitaux des travailleurs. Et notre utilité militante est justement de porter cette politique sans qu’elle soit altérée par une quelconque tactique qui nous rendrait complice de la politique menée par l’actuel gouvernement. 
Comme vous, l’élection d’un G. Mothron ne nous réjouit pas, comme ne nous réjouit pas la volonté de Hollande de maintenir son cap qui a été rejeté aux municipales, comme ne nous réjouit pas non plus la constitution d’un gouvernement de combat… contre les travailleurs.
Contre les uns et les autres, contre les mesures du gouvernement Hollande-Valls qui auront des répercussions locales, et contre celles que voudra imposer G. Mothron, il nous restera toujours la possibilité de nous y opposer collectivement.
Mais si nous nous opposons à la politique du gouvernement, nous savons faire la différence entre les militants socialistes qui la portent et ceux qui la subissent. Avec ces derniers je suis sûr que nous nous retrouverons dans toutes les mobilisations à venir.
                                  Avec mes salutations militantes et communistes,
                                                                                       Dominique Mariette »

AB-Habitat : solidaires avec le gardien agressé



Une très bonne réaction a eu lieu hier midi devant la mairie de quartier du Val-Notre-Dame. Il s’agissait de protester contre l’agression physique dont un gardien a été victime dans une résidence, proche, d’AB-Habitat. Le rassemblement de protestation a été un succès.
         D’un côté, des gardiens qui jouent un rôle très important dans les cités dont ils ont la charge et les quartiers.
De l’autre, la question d’une petite fraction de la population et de la jeunesse sans guère de point de repère social.
         Un aspect crucial de la crise de la société.

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