mardi 17 septembre 2013

Municipales 2014 : une réunion publique de Lutte Ouvrière

VENDREDI 4 OCTOBRE

REUNION PUBLIQUE
Avec débat

A 20 HEURES 15

Avec

Patrice CRUNIL et Dominique MARIETTE
Conseillers municipaux d’Argenteuil

« Quelle politique LUTTE OUVRIERE défendra dans les élections municipales de mars 2014 »

ESPACE NELSON MANDELA

82 bd Leclerc

A Argenteuil

-entrée libre-



Education : de la réalité sur place aux déclarations d’intention, un monde ! Les parents de Ronceray ont raison de se mobiliser

Les parents d’élèves FCPE appellent à un rassemblement ce soir à 17 heures devant le lycée Ronceray de Bezons. Ils protestent contre le fait que rien n’a été prévu pour accueillir les élèves de ce lycée qui ont échoué au bac à la session de juin dernier : ni redoublement dans le lycée ni nouvelle affectation dans un autre de la région.
     C’est dommage que la connaissance de cette situation scandaleuse n’ait pu être portée en direct hier à M. Sapin, le ministre du Travail venu faire des photos à l’école de la « deuxième chance » d’Argenteuil.
     Ces gens-là pérorent sur l’échec scolaire et sur la nécessité ô combien justifiée de donner une « seconde chance » aux jeunes en échec. Mais ces jeunes de Bezons qui ne sont pas sortis du système scolaire, quelle perspective immédiate va-t-on leur donner ?

     Il y a urgence.

Education : le baratin de Peillon

A propos de la visite du ministre de l’Education nationale à Marseille, le journal Le Parisien titre : « Peillon veut rassurer les profs de ZEP », rapportant ses paroles : « Les efforts doivent porter là où il y en a le plus besoin ».
      Belle idée, mais sur le terrain, on en est bien loin.
      Et pour cela, pas la peine d’aller si loin.
     Au lycée Georges Braque d’Argenteuil, un lycée classé ZEP où il y aurait tellement besoin de moyens supplémentaire, la dégradation vient de franchir une nouvelle étape : 32 élèves dans les classes de seconde.
     Face au pipeau du ministre, faire gronder le tambour de la révolte.


La Poste : être affranchi, c’est dire « non » lorsque cela devient intolérable !

Les postiers de la région en ont ras le bol. Dégradation des conditions de travail, manque d’effectifs, allongement de la charge de travail par l’allongement des tournées, des réorganisations qui pèsent sur chacun… Une musique sombre qui se ne cesse pas.
     A partir d’aujourd’hui, ils sont appelés à faire grève à Eaubonne, Saint-Gratien et Ermont.
     Ras-le-bol de cette dégradation qui pèse également sur la qualité du service public.

PSA : la CGT-Aulnay nous informe : introduction de sa lettre d’information n°19


Les attaques en rafale de la direction de PSA

Après la suppression des 11 200 emplois sur le groupe dont la fermeture d'Aulnay, la direction poursuit son offensive. L’accord dit de « compétitivité » prévoit la mobilité forcée des salariés d’un site à l’autre, un chômage partiel moins bien indemnisé, et une série de mesures contre les salaires (Voir Lettre d’information n° 18 pour le détail). La direction devait préciser une série d’autres attaques concernant la flexibilité des horaires, notamment sur les heures supplémentaires non payées annoncées le jour même (overtime) et le vol d'une partie des RTT. 

     La direction pensait qu’après la grève des travailleurs d’Aulnay elle avait les mains libres pour attaquer les travailleurs de l’ensemble du groupe. Mais elle doit maintenant déchanter face au début de mobilisation des travailleurs du groupe contre ces nouvelles attaques.
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Débrayages à Mulhouse - le directeur de Sochaux conspué

Mercredi 11 septembre, à l'appel de la CGT, de la CFDT et de la CFTC, près de 900 salariés ont débrayé dans la journée, du jamais vu depuis 1989. 
     Dans le même temps, à Sochaux, la direction de l'usine avait loué le Zénith de Montbéliard pour impressionner les ouvriers. Sous prétexte de leur présenter la nouvelle 308, l'objectif était de faire accepter les baisses de salaire. Pour cela, 4000 travailleurs du matin étaient rassemblés dans la salle de concert. Même chose pour l'équipe du soir.

     Au moment de parler devant les 4 000 ouvriers, le directeur s'est fait siffler et huer. Il n'a pas pu finir son show ! Les travailleurs venaient de dire en direct ce qu'ils pensaient des sacrifices que la direction voulait leur imposer.
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lundi 16 septembre 2013

Interview de Hollande : un communiqué de Nathalie Arthaud

Le président des patrons a parlé !

Débarqué dans l’affaire syrienne par les Américains et les Russes, Hollande s’est rabattu, dimanche soir, sur une interview de Claire Chazal. Il a ainsi pu faire, longuement, son auto promotion de chef de guerre. Outre que l’accord signé entre les Etats-Unis et la Russie ne met pas fin à l’atrocité de la guerre en Syrie, il montre que le zèle belliqueux de Hollande n’était que pitoyable gesticulation destinée à le placer sur la scène internationale.
     Pour le reste, Hollande n’a fait que radoter les mensonges patronaux. A la journaliste qui rappelait que 500 000 emplois ont été détruits en un an et qui demandait comment changer les choses, Hollande a répondu : compétitivité ! A la question de savoir comment renouer avec la croissance, Hollande a répondu : compétitivité ! Au problème de la fiscalité qui pèse de plus en plus sur les travailleurs et les plus modestes, Hollande a répondu : compétitivité !
Hollande n’a parlé ni des salaires, ni des retraites, tant les problèmes des travailleurs ne sont pas les siens. Mais s’il en avait parlé, il y a fort à parier qu’il aurait répondu :compétitivité !
     Mais pour les salariés, la compétitivité c’est travailler plus et gagner moins, pour le patronat c’est plus de profits. Alors oui, Hollande est bien le président des patrons !


                                                                         Nathalie Arthaud, le 16.09.13

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de ce lundi 16 septembre

Le président des patrons a parlé !

Débarqué dans l’affaire syrienne par les Américains et les Russes, Hollande s’est rabattu, dimanche soir, sur une interview de Claire Chazal. Il a ainsi pu faire, longuement, son auto-promotion de chef de guerre. Outre que l’accord signé entre les États-Unis et la Russie ne met pas fin à l’atrocité de la guerre en Syrie, il montre que le zèle belliqueux de Hollande n’était que pitoyable gesticulation destinée à le placer sur la scène internationale.
     Pour le reste, Hollande n’a fait que radoter les mensonges patronaux. À la journaliste qui rappelait que 500 000 emplois ont été détruits en un an et qui demandait comment changer les choses, Hollande a répondu : compétitivité !
     À la question de savoir comment renouer avec la croissance, Hollande a répondu : compétitivité ! Au problème de la fiscalité qui pèse de plus en plus sur les travailleurs et les plus modestes, Hollande a répondu : compétitivité !
     Hollande n’a parlé ni des salaires, ni des retraites, tant les problèmes des travailleurs ne sont pas les siens. Mais s’il en avait parlé, il y a fort à parier qu’il aurait répondu : compétitivité !
      Oui, Hollande est bien le président des patrons !
     Dans les entreprises, les patrons ne disent rien d’autre. Au moment même où le PDG du groupe Peugeot-Citroën expliquait « le pire est derrière nous », il annonçait un plan de compétitivité avec suppression de primes, baisse de majoration, gel des salaires, mobilités forcées et… nouvelles suppressions d’emplois ! La direction dit vouloir faire 100 millions d’économies. Cela veut dire prendre au moins 1000 € par salarié et par an !
     Alors, « le pire est peut-être passé » pour les grands actionnaires, pour le grand patronat, pour le gouvernement, mais pour les travailleurs, il est à venir, s’ils se laissent faire.
     Hollande table sur un redémarrage de l’économie, mais cela ne l’empêche pas de faire les poches des travailleurs avec l’augmentation de la TVA au 1er janvier prochain, avec l’augmentation des impôts pour les salariés et retraités modestes, avec la suppression d’avantages sociaux.
     Cela ne l’empêche pas d’attaquer les retraites, de remettre en cause le droit élémentaire des travailleurs à profiter un peu de la vie après des années de travail dans des conditions de plus en plus dures. Cela ne l’empêche pas de prévoir des coupes drastiques pour les hôpitaux et autres services publics.
     Alors, nous sommes prévenus, si reprise il y a, elle sera pour la compétitivité, c’est-à-dire pour les affaires, pour les profits et pour les plus riches.
     Le grand patronat a profité de la crise pour aggraver l’exploitation. Avec la complicité du gouvernement et au nom de la compétitivité, il a fait reculer les salaires et les droits des travailleurs des années en arrière, les transformant en main-d’œuvre malléable et corvéable. Avec la crise, le grand patronat a pris l’avantage, il ne le lâchera qu’à condition que les travailleurs se battent pour leur dû.
     Aujourd’hui, revendiquer un CDI, une retraite pleine et entière, à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation, un salaire digne de ce nom est taxé d’utopie. Ce qui existait il y a 20 ans est devenu… utopique. Voilà le bilan de l’économie capitaliste et de la compétitivité ! Alors non, la compétitivité n’est pas l’avenir, c’est le passé, c’est l’exploitation, le travail à la tâche, les salaires de misère !
     La concurrence économique, la baisse du coût du travail, la défense des marges patronales, sont les raisons d’être des capitalistes, leur façon de fonctionner, c’est la base de leur enrichissement. Que le gouvernement socialiste les reprenne à son compte ne doit pas nous étonner, il est dévoué corps et âme aux capitalistes. Mais les travailleurs n’ont rien à gagner à marcher dans ce système.
     Les travailleurs doivent faire entendre leur propre voix, leurs intérêts d’exploités. La priorité et l’urgence pour les travailleurs, c’est la fin des licenciements, l’embauche partout où le personnel manque, partout où la cadence de travail et les horaires sont devenus insoutenables. La priorité des travailleurs, c’est l’augmentation des salaires et la sauvegarde de leur pouvoir d’achat !
     Gouvernement et patronat diront, la main sur le cœur, qu’ils ne peuvent pas, que ce n’est pas encore l’heure, qu’il y a encore bien des difficultés et qu’il faut être compétitif.

     Eh bien, s’ils ne sont pas capables d’assurer le minimum vital aux travailleurs, qu’ils laissent la place ! Si le système capitaliste n’est pas en mesure de garantir aux exploités leur droit élémentaire à avoir un emploi et à vivre, il faut le renverser ! Comme disait Marx, dans la société capitaliste, les travailleurs n’ont à perdre que leurs chaînes !

Quartier les Musiciens : poser toutes les questions qui tiennent à cœur et qui inquiètent.

Avec l’affaire Conjugue, une certaine tension existe entre la municipalité et des habitants sans doute nombreux du quartier des Musiciens. Les militants de Lutte Ouvrière sont d’autant plus préoccupés que ces quartiers sont ceux de notre classe.
     Ainsi vendredi dernier, nous avons pu aussi mesurer l’inquiétude ce ces habitants sur le devenir de leur école de quartier, le groupe scolaire Romain Rolland. Pour eux, on a déjà fusionné les deux groupes qui existaient jusqu’alors. Pour eux, ce groupe scolaire est le seul qui n’ait pas bénéficié de travaux d’envergure comme les trois autres du Val-Nord. Pour eux, c’est étonnant que lors de l’inauguration du nouveau groupe Anatole France, Romain Rolland n’ait pas été évoqué dans le discours du maire. Ils sont inquiets.

      J’ai entendu dire que des femmes du quartier devaient prochainement rencontrer le maire. C’est vraiment une question parmi d’autres à lui poser, en toute simplicité.