mercredi 22 mai 2013

AB-Habitat : vente du part de Montigny : loin des intérêts des principaux intéressés


La vente de l’ensemble des logements appartenant à l’office AB-habitat est en passe d’être finalisée. On en est à la désignation de l’acheteur.
    Mais entre les élus des communes concernées, les relations ne sont pas au beau fixe sur celle-ci. Il y aurait deux poulains en lice. Et les trois maires, finalement d’accord pour la vente ne sont pas d’accord sur le choix final.
    C’est l’objet d’un conseil municipal à Montigny-les-Cormeilles demain jeudi à 20 heures 45 dont c’est le seul point à l’ordre du jour.
     Comme on est loin de l’intérêt des locataires directement concernés. Des locataires dont les conditions ne peuvent que se dégrader dans cette opération sur laquelle on ne leur a surtout pas demandé leur avis.

Jean Moulin, M. Valls : comme de Napoléon 1er à N.3



Jean Moulin, un « homme d’Etat »… de la bourgeoisie

Une statue à la mémoire de Jean-Moulin sera dévoilée à Argenteuil samedi. Ce dévoilement se produit à l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil national de la résistance.
     Jean Moulin fut de ces hauts fonctionnaires prêts à servir jusqu’au bout l’Etat de leur classe, l’Etat bourgeois. Il le paya de sa vie après avoir été torturé.
     De Gaulle l’envoya réunifier la résistance intérieure. Il y réussit.
      Pour l’essentiel, cette réunification permit à De Gaulle d’intégrer sous sa direction la force principale de cette résistance intérieure, celle du PCF. Celui-ci allait contribuer pendant des années à faire que le pays passe de la guerre à l’après-guerre sans risque de révolution.
     Aujourd’hui, il est de bon ton parmi un certain nombre de militants de la « gauche de la gauche » de se revendiquer du programme du CNR. Mais pour l’essentiel, nous y reviendrons, les aspects principaux de celui-ci (sécurité sociale plus ou moins généralisée, comités d’entreprises, un certain nombre de nationalisations,…), loin de remettre en question la propriété capitaliste, étaient nécessaires à la reconstruction. Elles n’allaient pas au-delà de ce que De Gaulle pouvait accepter.
     Au-delà du courage des hommes, ce n’est pas des choses que les travailleurs, que les communistes ont à célébrer.

CNR en septembre 1944

 Quant à M. Valls...

Le ministre de l’intérieur, M. Valls est annoncé pour ce dévoilement. Ce sera l’occasion de revenir en des lieux où il ne réussit guère, naguère. C’est lui qui, en 1997 faisait campagne pour espérer « ratisser large » sur le thème « trop de social tue le social ». Il obtint alors un des plus mauvais scores de candidat PS de ces dernières décennies !
     Ministre, il a mis ses pas dans celui de Sarkozy, aux dépens des personnes sans papiers ou des Roms.
      Jean Moulin pour des révolutionnaires n’est pas à célébrer.
      Quant à célébrer M. Valls…

Comme de bien entendu, les élus Lutte Ouvrière d’Argenteuil ne participeront pas à ces célébrations.

Expulsions d'un camp de Roms, mai 2013

Safran-Snecma : quelques échos du dernier bulletin Lutte Ouvrière du 22.05.13.


Mois de mai, joli mois de mai
De nombreux patrons se sont plaints de ce mois de mai, et de tous ces jours fériés. À la Snecma, ils sont en plus cumulés aux ponts puisque nous avons tous les ponts payés.
     Il faut rappeler que c’est une grève en 1996 sur la Convention d’Entreprise, qui nous a permis de les avoir, ainsi que le lundi de Pentecôte payé suite à 3 semaines de  grève en 2008.
     Un rappel important pour dire que la direction n’y est pour rien dans ces acquis. 

De l'air
Aux Forges, à l’atelier Macro, les pompiers sont intervenus suite à des émanations d’acide, et ce n’est pas nouveau.
     Nous on préfèrerait travailler sans la visite des pompiers avec une bonne ventilation et sans la pression « atmosphérique » de la hiérarchie.

Mesquin
Pour le salon du Bourget, la direction a des oursins dans les poches. Pour chacun, ce sera une seule entrée gratuite, et encore faut-il en faire la demande. Par contre les directeurs et autres responsables se servent en journées gratuites pour les professionnelles. Même sur ce coup là, la direction nous montre qu’il y a les rameurs et les barreurs.

Sonnez à la loge
Prochainement, la direction veut mettre en place une conciergerie.
     On pourrait, d’après elle, y laisser ses chaussures pour le cordonnier, sa chemise pour le pressing.
     Mais la réparation ou le nettoyage n’est pas gratuit, faut pas pousser tout de même.

...
L'usine de Gennevilliers


mardi 21 mai 2013

PSA-Aulnay : dans Libération, un interview de Jean-pierre Mercier, délégué syndical CGT, du 17.05.13.

A PSA Aulnay, «on termine debout, la tête haute»

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INTERVIEW Pour Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT, la grève prend fin après quatre mois de lutte, mais le combat continue. La caisse de solidarité a récolté 900 000 euros, signe d'un « énorme soutien populaire ».
Par CHRISTIAN LOSSON
 
Jean-Pierre Mercier est le délégué syndical CGT du site PSA Aulnay. Il revient, pour Libération, sur la «suspension» de la grève, après quatre mois de lutte, décidée ce mardi. La direction de PSA et la CGT ont en effet signé vendredi un accord mettant un terme au conflit, émaillé d'incidents, qui avait démarré mi-janvier. Le travail doit reprendre dès mardi matin.
 
« On était 600 grévistes au début du combat, on a quand terminé à plus de 200, avec un fort soutien des non-grévistes », dit-il. « Ce conflit ne concernait plus que 130 grévistes sur 2 500 salariés », assure de son côté la direction.
 
Avez-vous le sentiment d’abdiquer la mort dans l’âme ou d’en sortir vainqueur, par le haut ?
 
Ni l’un ni l’autre. On a la conviction d’être fiers d’avoir mené quatre mois de lutte face une direction dont l’actionnaire principal, la famille Peugeot, est l’une des familles les plus puissantes et les plus riches de France. On n’a pas eu la force nécessaire pour mettre Peugeot à genoux, mais on l’a mis en échec pendant quatre mois et on termine debout, la tête haute. Les seuls combats que l’on ne gagne pas sont ceux que l’on ne mène pas.
 
Quelles concessions avez-vous obtenu de la direction ?
 
Pas mal de choses. Pour les salariés concernés par le plan social, on a obtenu un rallongement de la prime de licenciement supra-légale de 6 à 12 mois, une prime de mutation de 5 000 euros non imposables, un départ anticipé pour les travailleurs âgés passé de 30 à 36 mois. Pour les grévistes, on s’est battu et on arraché la réintégration de 4 salariés scandaleusement licenciés; l’annulation des procédures de licenciement et des poursuites pénales et disciplinaires. On a obtenu des garanties écrites pour les mutations et une indemnité forfaitaire pour ceux qui souhaiteraient quitter l’entreprise avant le 31 mai.
 
Qu’est ce qui vous a manqué comme soutien interne ou externe ?
 
Que la grève ne s’élargisse pas à l’ensemble du groupe et de la filière automobile. Faire reculer Peugeot sur une fermeture d’usine était très difficile, même si vital. Cette fermeture reste injustifiable et le combat ne s’arrête pas; on reste encore plus regonflés après avoir appris à se battre pendant 4 mois, ce qui est rare et énorme. On a eu un soutien populaire large auprès du monde du travail. La caisse de grève a récolté près de 900 000 euros ! Ce qui a permis que la grève tienne et d’amortir les pertes financières. On a gagné le paiement des journées de chômage, des congés payés, la prime de 13e mois.
 
Vous avez pourtant multiplié les actions au delà du site pour tenter de polléniser la lutte...
 
On a saisi toute les occasions : on a été accueilli chaleureusement par les Renault Flins, les sous-traitants Geodis ou Faurecia. On a sensibilisé les automobilistes dans des barrières de péages. On a fait plusieurs actions en direction du pouvoir politique, notamment au PS, pour dénoncer sa complicité active : depuis le début de la grève, le gouvernement a tenté de mettre des batons dans les roues de notre mobilisation. Il a tenté de casser la dynamique en convoquant des militants dans des commissariats. On a été traités comme des délinquants alors que notre combat est le combat contre le chômage et pour l’emploi...
 
C’est la fin d’un chapitre ou de l’histoire dans la lutte à Aulnay ?
 
La fin d’une étape. On est allé au plus loin pour arracher le maximum à la direction, même si on n’a pas pu faire reculer PSA sur la fermeture de l’usine ou obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite à 55 ans. Le protocole de fin de grève signé avec la direction ne règle aucun problème sur l’emploi et les indemnités financières. Le combat continue et la direction le sait bien : en 4 mois, elle a perdu 40 000 véhicules et elle sait qu’on restera mobilisés. 
Source: 
Date de publication: 
17/05/2013

Algérie : grève des enseignants dans le sud algériens


A Colomb-Béchar, au sud-ouest de l’Algérie, les enseignants des collèges et des lycées sont en grève depuis plusieurs mois. Ils revendiquent, entre autres, la prime du grand sud. Ils ont gelé les examens, au point que l’on se demande là-bas si l’année scolaire de cette année ne sera pas une année blanche.  Il y a eu une grève de soutien de deux jours dans le nord. 

Travailleurs du monde, une seule classe ouvrière


Afrique du Sud : les mineurs de nouveau dans le viseur

Le numéro un mondial du platine, Amplats (Anglo-American Platinum), vient d’annoncer la suppression de 6 000 emplois dans ses mines d’Afrique du Sud. Le cours du platine est en baisse, son exploitation serait devenue moins rentable – et il n’aurait donc plus besoin d’autant de bras. Comme si les actionnaires d’Anglo-American, qui se sont enrichis sur les dos des mineurs sud-africains depuis des décennies, en particulier sous l’Apartheid, n’avaient pas les moyens de continuer à verser leurs (maigres) payes à la totalité de leurs salariés !
     Un dirigeant de la grève de 2012 à Marikana a été assassiné il y a quelques jours, comme pour décourager toute révolte ouvrière face au plan de licenciements. L’ANC, au pouvoir depuis la fin de l’Apartheid, appelle les forces de l’ordre à être sur leurs gardes pour empêcher la région de se transformer en « bastion de hors-la-loi ». Mais il en faudra plus pour empêcher les mineurs, forts de l’expérience acquise l’an passé, de se défendre.

Grève en Allemagne contre les bas salaires d’Amazon

Mardi dernier, la grève lancée par Verdi, fédération syndicale des services, a été largement suivie sur deux sites d’Amazon en Allemagne. Le syndicat réclame que la multinationale américaine Amazon de la vente en ligne affilie ses employés à la convention collective du commerce. Amazon Allemagne a en effet utilisé jusqu’à maintenant une combine plus profitable consistant à employer ses 9 000 salariés selon la convention de la logistique. Elle les paye ainsi 9,83 euros de l’heure au lieu de 12,20, ce qui lui permet d’économiser 9 000 euros par an sur chaque travailleur !
     C’était compter sans la réaction des travailleurs, qui sur un des sites ont voté à 97 % pour la grève contre cette entourloupe.

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du lundi 20 mai 2013


La folie de l’économie capitaliste

La guerre menée par le patronat et le gouvernement contre les travailleurs n’a pas encore la brutalité de celle menée en Grèce, en Espagne, au Portugal. La France part de plus haut, c’est un pays économiquement plus puissant, qui a accumulé au fil du temps plus de richesses, notamment en pillant et en colonisant une grande partie de l’Afrique.
     La bourgeoisie a donc pu, dans le passé, concéder aux exploités toute une série de droits. Ils sont en train d’être démolis. Regardons vingt ans en arrière : quand on était embauché, sauf accident ou choix personnel, c’était pour la vie. Aujourd’hui, quel jeune imagine décrocher un CDI ? Le CDI est devenu un privilège, la norme maintenant c’est le travail à la commande, le travail à la tâche comme au 19ème siècle !
     Il reste encore des amortisseurs sociaux, comme ils disent, mais jusqu’à quand ? Alors que tout le monde, à droite comme à gauche, s’est toujours gargarisé du modèle français de protection sociale avec la Sécurité sociale, voilà que de plus en plus de voix se font entendre pour la remettre complètement en cause.
     Quant aux droits à la retraite, ils reculent depuis trente ans. Ça continue avec Hollande. Avec la loi sur la flexibilité, le gouvernement en a déjà fait plus pour aggraver les conditions de travail qu’en dix ans de droite. Du nord au sud de l’Europe, ce sont les mêmes reculs, les mêmes sacrifices imposés aux travailleurs, que le gouvernement soit de droite ou de gauche. Par les temps qui courent, le gouvernement ne peut qu’être le bras armé de la bourgeoisie contre les exploités.
     La défense des intérêts des travailleurs n’est pas une question d’élections, mais de rapport de forces entre la grande bourgeoisie et les travailleurs. La lutte de classe, ce n’est pas du passé, elle est là, féroce, et surtout elle est à sens unique. Car il n’y a que la bourgeoisie qui donne des coups. C’est cela qu’il faut changer.
     Pour inverser le rapport de forces, les travailleurs ne pourront faire l’économie d’une lutte massive, qui fasse peur à la bourgeoisie, comme elle a eu peur en juin 1936 avec les occupations d’usines, comme elle a eu peur en mai 1968.
     Si les luttes ne se décrètent pas, elles se préparent dans les têtes et dans les consciences. Dévoiler la politique de la bourgeoisie, dénoncer le jeu de ses serviteurs politiques, dire la vérité aux travailleurs, les armer politiquement, moralement, c’est ce que les directions syndicales pourraient et devraient faire.
     Au lieu de cela, les dirigeants syndicaux –les directions centrales des appareils syndicaux, pas les militants de base- passent leur temps en conciliabules avec le gouvernement et le patronat. L’encre des accords sur la flexibilité n’est pas encore sèche que le gouvernement et le patronat ouvrent déjà un nouveau cycle de conférences sociales sur les retraites. Alors que tout le monde a compris que le patronat n’est pas disposé à faire de cadeaux et qu’il ne veut négocier que des reculs pour les travailleurs, pourquoi cautionner ces négociations bidon ? Et pire encore : présenter les reculs comme des avancées ?
     Gouvernement et patronat nous disent qu’il faut être compétitif, flexible, mais tout cela pourquoi ? Ils restructurent, ils nous demandent d’accepter le chômage, mais pourquoi tous ces sacrifices ? A quoi servent les milliards retirés des services publics ? Si, encore, cela améliorait la situation économique, mais c’est tout le contraire ! C’est toujours et encore la finance, qui prospère, et la spéculation.
     La finance tue la croissance, le paiement de la dette tue toute perspective de relance économique. Ce sont les mêmes bourgeois qui sont tiraillés entre ces objectifs contradictoires. Bouygues ou Peugeot n’ont rien contre la relance, ils sont pour ! Mais ils ont aussi des intérêts financiers, et c’est d’ailleurs leur capital placé dans la finance qui leur rapporte le plus.
     Le capitalisme est un système perclus de contradictions. À commencer par celle qui pousse chaque capitaliste individuel à aggraver l’exploitation, à baisser les salaires, alors que c’est précisément cela qui limite, voire fait reculer la consommation des classes exploitées, et donc le marché.
     La crise est due à ce que le système est capable de trop produire par rapport à la consommation solvable. C’est l’abondance qui crée la misère. Il n’y aucune raison de se résigner à cette folie. Il faut supprimer la domination de la bourgeoisie sur l’économie, c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production.

Fête de Lutte Ouvrière 2013 : merci, merci, merci


Merci à tous ceux qui ont bravé la pluie et le gris des nuages pour venir à Presles. Merci à tous ceux qui ont préparé la fête, monté les stands et qui les démonteront. Merci à ceux pour qui acheter la carte d’entrée, qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas, est un signe de sympathie à notre égard, de soutien et d’encouragement.
     Avec une bonne capuche, dimanche et surtout lundi, on pouvait circuler sans problème. De nombreuses animations couvertes permettaient que chacun trouve une activité et… un abri.
     Cette année, la soupe aux choux, le petit salé, le chili con des camarades américains ont damné le pion aux grands héros des années ensoleillées, tels les fraises ou les glaces. Mais les uns et les autres sont sports. La revanche, à n’en pas douter, est pour l’an prochain.
     Il y aura dans les mois qui viennent bien de quoi réfléchir et entendre ce que les militants communistes révolutionnaires et internationalistes (ces deux adjectifs sont des pléonasmes) ont à dire et à proposer au monde du travail, notre classe.
     Question festivité, il y aura aussi, sur la localité, la prochaine, au milieu de l’hiver, le 26 janvier, le banquet de Lutte Ouvrière à Argenteuil. Qu’on se le dise.
     Merci encore à tous pour cette édition 2013.
     Et comme le dit le chant révolutionnaire La jeune garde : « Après la pluie, le temps est beau, prenez garde, prenez garde,… »