mardi 9 avril 2013

Conseil municipal d'Argenteuil du 8.04.13. : les interventions de Lutte Ouvrière


Point 7. Modification de l’appellation du Conseil des Cultes dans la perspective de l’intégration d’organisations laïques

Monsieur le Maire, vous revenez vers nous pour modifier les dénominations du « conseil des cultes » et de la « journée de la spiritualité » dont, pour notre part, nous avions rejeté la mise en place lors du Conseil municipal de décembre dernier. Il s’agirait de les remplacer respectivement par un « Conseil du vivre ensemble »  et une « Journée porte-ouverte du Vivre ensemble ». La raison en serait que des organisations dites « laïques » auraient décidé de rejoindre ce conseil. S’il s’agit d’organisations de la franc-maçonnerie, qui par bien des côtés, ont copié les Eglises des religions dites « révélées », cela ne ferait qu’ajouter d’autres Eglises aux précédentes.
      Ce samedi, j’ai récupéré le fascicule « Journées du vivre ensemble » qui figurait par ailleurs sur le site internet de la ville. Avant que nous la votions, il semble que la création de cette journée soit déjà actée. Et que voyons-nous, dans ce fascicule ? Sept pages d’indications sur l’essentiel des différents cultes argenteuillais, photos et horaires à l’appui ? Nulle trace même des associations laïques que vous dîtes avoir sollicité. Bref, ça ne porte plus l’étiquette d’un « conseil des cultes », mais c’est bien d’un « conseil des cultes » maintenu qu’il s’agit.
     Comme nous l’avons fait lors du premier passage de la délibération sur le sujet, nous voterons à nouveau contre cette délibération.
     Aux cultes de faire ce qu’ils ont à faire. Mais ce n’est pas le rôle d’une municipalité de les y aider.
     Il y a des militants communistes, matérialistes et athées qui maintiennent la tradition du mouvement révolutionnaire et ouvrier d’éveil des consciences contre tous les « opiums du peuple ».
      En tout cas, loin de ces initiatives qui, de plus, ont l’hypocrisie de cacher leur caractère religieux, ces militants, dans leurs entreprises et leurs quartiers savent construire le « vivre ensemble » avec les autres membres du monde du travail, qu’ils soient croyants ou pas, mais en n’ayant pas peur d’affirmer leurs convictions matérialistes, laïques si vous voulez.

8. Equipement municipal de la Bérionne – Ouverture et préfiguration de développement

Derrière cette délibération quelque peu mystérieuse et incolore concernant le futur équipement de la Bérionne, au Val-Nord,  il y a le litige opposant le projet de la municipalité et celui d’une importante et ancienne association du Val-Nord, Conjugue. Dans le cadre de la convention Anru de 2005, cet équipement devait être, une fois réalisé, dédié à cette association. Vous voulez annuler cet engagement en faisant de cet équipement un centre social de quartier municipal.
     Ce n’est pas moi qui me réclamerai de cette convention de 2005 qui engageait, dans le silence quasi-général de tous les partis politiques et des associations argenteuillaises, la démolition de la cité Joliot-Curie. Heureusement que ce qui avait été décidé et signé alors a pu être défait.
      On peut reprocher à l’association Conjugue, au-delà de ses moyens limités, ce que l’on comprend, d’avoir une vision réduite à un quartier et un quartier bien délimité, alors qu’il s’agirait d’unir, d’élargir, d’ouvrir vers la solidarité entre tous ceux qui appartiennent aux classes populaires, sans frontières de toutes sortes, à commencer par le Val-Nord, sans parler de l’ensemble d’Argenteuil.
     Mais si cela n’a pas été fait, cette situation a été acceptée de longue date, par toutes les municipalités successives, qui comptaient sur ce genre d’association pour assurer la paix du quartier. Et je regrette que, si l’on avait quelque chose à reprocher à Conjugue, cela n’ait pas été discuté depuis des années par la municipalité actuelle, comme cela l’a été pour d’autres, comme l’ASCVA, avec dans ce cas, des effets bénéfiques semble-t-il. On ne peut régler maintenant à chaud, aux forceps, cette situation regrettable.
     Aussi, si je comprends les objectifs de la municipalité, je veux affirmer à cette occasion que Conjugue ne doit pas disparaître,  que les subventions prévues doivent, jusqu’à nouvel ordre, lui être versées, et que des discussions sérieuses doivent être engagées par la municipalité avec cette association. 
     Nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Point 10. Modification du régime indemnitaire des agents de catégorie C

Un protocole a été signé entre le maire d’Argenteuil et le secrétaire général du syndicat CGT des territoriaux d’Argenteuil. Il concerne le régime indemnitaire des personnels de catégorie C, c'est-à-dire le personnel le moins payé, dont un certain nombre d’indemnités viennent augmenter le faible salaire de base.
     Cet accord vise à la « transparence », à la « lisibilité », et à « réduire les inégalités ».
     On ne peut qu’approuver ces principes, et ce protocole qui va permettre à de nombreux agents de catégorie C de bénéficier d’une augmentation sur la fiche de paie.
     C’est aussi l’occasion de rappeler qu’une bonne partie de la précarité des personnels territoriaux a été éradiquée à Argenteuil ces dernières années, alors que la municipalité UMP précédente avait développé ce fléau.
      Certains agents vont donc gagner 50, voire 80 euros brut supplémentaires, ce n’est pas rien certes. Mais c’est encore très loin des augmentations nécessaires, non seulement pour faire face à la hausse des prix, mais au recul du niveau de vie de tous les travailleurs ces dernières années. Pour contrer cela, et pas seulement pour les catégories C, mais pour tous les travailleurs, ce sont des centaines d’euros supplémentaires qu’il leur faudra obtenir.

lundi 8 avril 2013

Municipalité -Association Conjugue : une lettre de mars à Conjugue des élus Lutte Ouvrière


 
Le point 8 de l’ordre du jour du conseil municipal de ce soir concerne la façon dont la municipalité entend l’avenir du nouvel équipement de la Bérionne. Dans ce cadre, le point sous-tend une opposition entre le projet indiqué dans la délibération et celui de l’association Conjugue, une importante association du Val-Nord, plus précisément d’un élément de celui-ci, ledit « quartier des musiciens ».
    Début mars, pour notre part, nous découvrions largement le problème de l’avenir de cet équipement dit de la Bérionne. Suite au courrier reçu de l’association Conjugue, nous leur faisions parvenir la réponse ci-dessous, que nous mettons aujourd’hui à la connaissance de nos lecteurs.


Dominique MARIETTE
2 Rue Rouquès
95100 Argenteuil
06.99.49.98.64.

MDommarie@aol.com                                                       Argenteuil, le 12.03.13.

Mesdames, Messieurs, actrices et acteurs de l’Association Conjugue,
C’est incidemment si je puis dire que les deux élus Lutte Ouvrière d’Argenteuil ont appris le différend et l’aggravation de celui-ci entre la direction de la municipalité d’Argenteuil et votre association Conjugue. Mais c’est bien volontiers que nous répondons dès maintenant à votre courrier du 11 mars qui engage ces deux élus de LO puisqu’il s’adresse à l’ensemble du conseil municipal d’Argenteuil.
     Nous n’entrerons pas dans le détail des points abordés par celui-ci, nous nous en tiendrons aujourd’hui à trois aspects.
     Le premier : s’il y a des désaccords, ils auraient dû être débattus, de longue date, par tous les acteurs, dont modestement à notre niveau avec nous-mêmes. Ce qui n’est pas discuté pourrit.
     Le deuxième, c’est qu’effectivement, on ne peut pas  mettre en difficulté de cette façon, toute une activité et des acteurs engagés de longue date.
     Le troisième, pour reprendre ce que vous évoquez :  "...le Centre Social Conjugue, au son nom de son conseil d’administration de ses équipes bénévoles ou salariées et de ses adhérents reste ouvert au dialogue et demeure toujours dans l’attente d’un rendez-vous avec la municipalité, dans l’espoir que le bon sens et la raison finiront par triompher...",  nous sommes favorables à ce que ce rendez-vous ait lieu dans les meilleurs délais entre l’Association Conjugue et la municipalité.
                                                           Les élus Lutte Ouvrière,
                                              Patrice CRUNIL , Dominique MARIETTE

P.S.Copie à M. le Maire d’Argenteuil

      


Editorial des bulletins d'entreprises Lutte Ouvrière du 7.04.13.

En raison de la journée de grèves et de manifestation auxquels nous appelons les travailleurs à participer, la sortie des bulletins Lutte Ouvrière étant avancée, leur éditorial l'est également. Le voici :

Gouverner, c’est toujours mentir aux exploités
L’aveu de Cahuzac a déclenché une crise politique, dont on ne peut pas savoir quand ni comment elle finira. Pour révoltante qu’elle soit, la fraude n’en est pas moins banale, et il y a sûrement du côté de la bourgeoisie des fraudeurs qui le font avec des sommes autrement plus élevées.
     Mais Cahuzac était, il y a moins d’un mois encore, ministre du Budget, censé combattre les fraudeurs, et ce monsieur, qui prônait l’austérité, ne se l’appliquait pas à lui-même. Quant à Hollande et Ayrault, qui avaient fait de la probité et du désintéressement leur marque de fabrique, les voilà ayant choisi pour ministre du Budget un ripou qui a mangé à tous les râteliers, de la fraude fiscale au conflit d’intérêts !
La droite et l’extrême droite n’ont pas manqué de s’engouffrer dans la brèche, les uns demandant la démission du gouvernement, les autres la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais au fil des révélations, on apprend que l’homme de gauche Cahuzac a sauvé la mise à l’homme de droite Woerth à propos de la vente de l’hippodrome de Compiègne. On apprend que l’intermédiaire qui a ouvert un compte en Suisse pour Cahuzac est un avocat spécialisé dans les montages fiscaux, proche de Marine Le Pen !
     Cahuzac est loin d’être un cas isolé. Les dirigeants de l’État sont à l’image de la société capitaliste : pourris par l’argent. L’individualisme et l’enrichissement sont les valeurs suprêmes de la bourgeoisie, qui dirige la société. L’exploitation, le vol du travail salarié, en sont ses fondements légaux. Frauder le fisc n’est qu’un à-côté qui va de soi, une seconde nature pour tout bourgeois qui se respecte !
     Une telle société ne peut qu’engendrer des politiciens aussi cupides que dénués de scrupules. Et les mesurettes de Hollande n’y changeront rien, les indignations et les appels à la moralisation de la vie politique non plus, et changer le numéro de la République, passer de la 5ème à la 6ème, pas plus.
     Ceux des classes populaires qui ont voté pour Hollande n’ont pas attendu le coup de théâtre de Cahuzac pour se sentir trahis. La déconsidération profonde du gouvernement est le fruit de sa politique et de ses propres mensonges.
     Hollande s’est fait élire en promettant de s’en prendre aux licenciements : mensonge ! Il s’est fait élire en s’engageant à ne pas augmenter la TVA : mensonge ! Il a dénoncé la réforme des retraites de Sarkozy, laissant croire qu’il reviendrait dessus : mensonge !
     En ce moment, le gouvernement veut faire approuver par le parlement la loi dont il dit qu’elle sécurisera l’emploi : mensonge encore ! Cette loi va flexibiliser et précariser encore plus la situation des travailleurs car elle donne la possibilité au patronat de licencier plus vite, moins cher. Le patronat pourra diminuer le temps de travail, il pourra baisser les salaires en fonction de ses affaires. Il pourra imposer la mobilité forcée.
     Le gouvernement et le patronat prétendent que cette flexibilité accrue sauvera des emplois. Mais la flexibilité s’est imposée depuis longtemps dans toutes les entreprises, en quoi a-t-elle empêché les suppressions d’emplois ?
     Cette loi ne permettra pas de lutter contre le chômage mais elle aggravera l’exploitation, elle donnera plus d’armes légales au chantage patronal. Voilà ce que le gouvernement, le patronat et les confédérations syndicales signataires de ces accords compétitivité vantent comme « un résultat historique du dialogue social » !
     Eh bien, les travailleurs qui refusent ces reculs n’ont pas à se sentir liés par les signatures des dirigeants syndicaux ! Mardi 9 avril, une manifestation est appelée par la CGT, FO, SUD et la FSU pour dénoncer ce projet de loi, il faut en être.
     Pour faire reculer le gouvernement, il faudrait plus que cela. Il faudrait une réaction massive du monde du travail, capable de bloquer l’appareil productif, mais un tel rapport de forces doit se préparer.
     Pour cela, il faudrait que les confédérations syndicales en défendent la nécessité et la perspective. Qu’elles se montrent fermes et déterminées elles-mêmes, avec un plan d’action. Au lieu de cela, il n’y a que des journées isolées et mal préparées.
     Il est d’autant plus important que ceux qui ne se résignent pas à encaisser les coups patronaux le disent. Il faut dire, aussi bien au gouvernement qu’aux directions syndicales, que les reculs sociaux ne se feront pas avec l’accord de tous les travailleurs, qu’il y a ne serait-ce qu’une minorité qui n’accepte pas de baisser les bras.
La crise économique, sociale et politique rend d’autant plus nécessaire et urgente la mobilisation des travailleurs pour leurs intérêts.


1936, par la grève, les travailleurs montraient la force de la classe ouvrière


Collège A. Camus d’Argenteuil : des premiers succès qui se dessinent. Le combat n’y est pas Etranger


Suite à leur mobilisation, les parents et les personnels du collège Albert Camus viennent d’obtenir de la par de la direction académique d’Osny la nomination d’un poste de principal-adjoint et d’un autre de conseiller principal d’éducation.
     Ce collège d’Argenteuil fait partie de ces nombreux collèges où les manques d’effectifs de l’encadrement adulte des élèves est catastrophique. Ils engendrent la montée de la violence. Ils rendent très difficile l’instruction des élèves.
     Cette situation exigeait depuis la rentrée de septembre les postes qui viennent d’être débloqués. Il aura fallu l’engagement et la détermination des parents et des personnels pour résoudre une situation évidente.
     Les grandes déclarations peillonnesques sur l’Ecole, c’est pour la galerie. Honte ! Mais en tout cas, le collège porte bien son nom, celui de l’Homme révolté. Une belle leçon pour la jeunesse.



Argenteuil : ce soir : conseil municipal


Lundi 8 avril 2013
Conseil municipal

20 heures 30


A l’ordre du jour, plus particulièrement :


-modification plan local d’urbanisme ;

-changement de nom du « Conseil des cultes » et de la "journée de la spiritualité" !

-équipement municipal de la Bérionne à la future affectation controversée ;

-régime indemnitaire des agents de catégorie C.

Patrice sera absent ce soir. Je le représenterai. Venez me soutenir !

dimanche 7 avril 2013

L'agenda du militant communiste


mardi 9 avril 2013
 Contre le projet de loi « ANI »
MANIFESTONS !
Lutte Ouvrière appelle à participer aux grèves et manifestations du mardi 9 avril contre le projet de loi aggravant la flexibilité et la précarité du travail.

Pour l’Île-de-France, la manifestation appelée par les syndicats CGT-FO-FSU et Solidaires est prévue à 14h à Montparnasse, pour aller en direction de l’Assemblée nationale.

Le point fixe de Lutte Ouvrière est situé au métro Saint-Placide, à partir de 13h, avant de se joindre à la manifestation.




 Vendredi 12 avril 2013 - 20h30
Cercle Léon Trotsky
Il aura pour sujet :
La gestion capitaliste de l’eau, irresponsabilité et racket
Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10
Participation aux frais : 3 euros

Départ collectif : 19 heures, café «  aux  2 gares », gare d’Argenteuil

Antoine Frérot, PDG de Veolia.
Il s'appelle Frérot ce PDG qui s'occupe d'"environnement" mais également d'eau. Mais ni frère pour les travailleurs ni pour les consommateurs.


Samedi 16 avril

Journée de présence militante sur la ville. Venez nous rencontrer devant Simply au Val-sud le matin, et le matin et l’après-midi au carrefour G. Péri-PV Couturier. On vous y attend.


Prochain Groupe d’Etude-Lutte Ouvrière :
Le vendredi 3 mai 2013
2ème partie de l’exposé-débat sur l’Algérie
A 20 heures 15
Salle de l’Espace Mandela
82, bd Leclerc
A Argenteuil
« l’Algérie, de la Guerre d’indépendance à l’Algérie d’aujourd’hui »

Un exposé- un temps de libre débat

 

Entrée libre

Loi de flexibilité et de précarité du travail : un article dans le numéro de cette semaine de Lutte Ouvrière

Loi de flexibilité et de précarité du travail : Medef et gouvernement PS complices contre le monde du travail

Depuis le 2 avril, le projet de loi visant à généraliser la flexibilité et la précarité du travail pour les 23 millions de travailleurs du privé est en cours d'examen par les députés.

Le gouvernement, pressé de faire adopter son mauvais coup, a engagé une procédure parlementaire accélérée, comportant une seule lecture par assemblée, pour faire adopter sa loi : une semaine de discussion à l'Assemblée nationale, de même au Sénat à partir du 17 avril.
     Le gouvernement compte faire passer la loi avant la fin du mois d'avril. Ainsi, début mai, il pourra livrer au patronat de nouvelles dispositions, modifiant le code du travail, lui permettant de licencier légalement des salariés qui refuseraient des mutations géographiques même très éloignées, d'imposer des baisses de salaire, des augmentations des heures de travail ou des modifications d'horaires. Cette loi, en plus, simplifiera et accélérera les procédures de licenciements collectifs. On comprend pourquoi la direction de la CFDT, signataire de cet accord pourri avec le Medef, a annoncé son refus d'un défilé unitaire le 1er mai.
     Michel Sapin, le ministre du Travail, chargé de défendre au nom du gouvernement les volontés du Medef dans cette nouvelle loi, prétend accélérer la procédure parlementaire parce que cette loi « sera un accélérateur à la création d'emplois ».
En réalité, s'il veut bâcler son adoption par sa majorité godillot PS et par une partie de la droite, ce n'est pas par crainte des milliers d'amendements déposés par les députés et sénateurs Front de gauche, mais par crainte des réactions ouvrières. Car derrière l'intitulé mensonger « Sur la sécurisation de l'emploi », de nombreux travailleurs, de nombreux militants syndicaux de tout bord découvrent seulement maintenant les réalités de cette loi, qui veut remettre en cause des droits fondamentaux du monde du travail.
     Pour présenter ses mesures antisociales, dont le patronat et l'UMP rêvaient depuis des années, le gouvernement Hollande a utilisé la complicité d'une partie des directions syndicales avec le Medef et les réactions timorées des autres. Car même si les directions syndicales CGT et FO ne sont pas signataires de cet accord avec le Medef, elles se sont prêtées au jeu des négociations sans se déclarer opposées d'emblée, et aujourd'hui elles se contentent d'espérer quelques amendements. Or il est évident que seule une puissante mobilisation des travailleurs, par la grève et les manifestations, pourrait faire reculer le gouvernement et le Medef, et il faut le dire clairement et le préparer.
     Le 5 mars, une première journée de manifestations a rassemblé quelques dizaines de milliers de participants. Mardi 9 avril, jour du vote à l'Assemblée nationale, les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires appellent à une nouvelle journée de grèves et de manifestations. Soyons nombreux à crier que nous ne voulons pas, nous n'acceptons pas cette loi, votée ou non !
                                                                                                 Louis BASTILLE

En Île-de-France, la manifestation régionale partira à 14 h de Montparnasse (place du 18-Juin-1940) en direction de l'Assemblée nationale. Lutte Ouvrière appelle à y participer

samedi 6 avril 2013

« Journée du culte » ! « Journée du vivre ensemble » ! Non et non ! Laissons au domaine privé ce qui ne relève que du domaine privé !


Sous le patronage de la municipalité et de son maire, on apprend que des portes ouvertes des lieux de cultes argenteuillais sont organisées les 13 et 14 avril. Cela s’appelle les « journées du vivre-ensemble ». Une brochure de présentation de ces lieux est diffusée.
     Bien évidemment, les élus Lutte Ouvrière réprouvent cette initiative qui n’a pas été discutée par ailleurs.
     Il y a bien un point sur la question à l’ordre du jour du conseil municipal, lequel a lieu… lundi prochain, et n’a donc… pas été voté, et que nous ne voterons pas.
     Les militants communistes, matérialistes et athées n’ont pas besoin d’initiatives intempestives comme celles-ci pour « vivre ensemble » avec leurs frères de classe sociale, les travailleurs, croyants ou pas.