lundi 10 décembre 2012

Editorial du 10 décembre des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière




Dénoncer les attaques concertées du patronat et du gouvernement pour les combattre

Après avoir brandi la menace de la nationalisation de Florange, le gouvernement a fini par s’aplatir face au roi de l’acier. Il ne pouvait y avoir de capitulation plus honteuse. Mais le gouvernement n’avait pas encore bu le calice jusqu’à la lie ! Alors qu’Ayrault s’est échiné tout au long de la semaine à faire passer la pilule, le PDG d’ArcelorMittal lui a infligé un camouflet en annonçant qu’il renonçait à porter le dossier Ulcos devant l’Union européenne. Un communiqué de Mittal aura suffi à mettre par terre toutes les belles paroles du gouvernement sur l’avenir de la sidérurgie à Florange !
     Le gouvernement est prêt à tout avaler de la part du grand patronat, il est prêt à mentir pour justifier ses attaques. Car il n’y a rien dans l’accord avec Mittal. Le sauvetage des emplois est un mensonge : si les travailleurs des hauts fourneaux sont mis en retraite ou reclassés, les 629 emplois disparaissent bel et bien, et avec eux les emplois de centaines d’intérimaires et de sous-traitants.
     Quant à l’engagement de Mittal « d’investir » 180 millions sur cinq ans, c’est de l’enfumage. Sur ces 180 millions, seuls 53 millions seront utilisés pour l’investissement, le reste devant servir à la maintenance. Mittal ne s’est donc engagé à « investir » que 10 millions par an, et quand on sait qu’il touchera au moins 10 millions chaque année grâce au crédit d’impôt compétitivité, il ne sortira pas un centime sa poche. Dans cet accord, ce n’est pas Mittal qui s’est engagé à investir, c’est l’État !
     Preuve, s’il en fallait encore, que tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, sont vendus corps et âme à la bourgeoisie, et pas seulement à Mittal mais aussi à Peugeot, Arnault, Michelin, Bettencourt… Et c’est sans état d’âme que le gouvernement renie les promesses du candidat Hollande pour plaire à ces messieurs-dames les capitalistes.
     Depuis la rentrée, le gouvernement a mis sur pied un cycle de négociations entre patronat et syndicats qui devrait se conclure à la fin du mois. Cela fait donc trois mois que les dirigeants syndicaux enchaînent réunion sur réunion avec le patronat alors que tout ce que cherche le gouvernement, c’est de faire cautionner sa politique anti-ouvrière par les chefs syndicaux. Le gouvernement prétend être l’arbitre entre les travailleurs et le patronat, et il leur demande de « négocier », de « signer un compromis historique » mais ce n’est qu’hypocrisie et jeu de dupes.
     On l’a vu avec l’accord passé avec Mittal : pour le gouvernement, un « bon accord » est un accord qui convient d’abord et avant tout au patronat et qui préserve ses intérêts, quitte à s’asseoir sur les revendications ouvrières. C’est le type d’accord qui satisferait le patronat et le gouvernement, mais les travailleurs n’ont rien à y gagner.
     Qu’y a-t-il à négocier avec le patronat ? Dans cette période de crise, les travailleurs sont bien placés pour savoir que le patronat ne fera pas de cadeaux. Dans toutes les entreprises, les patrons cherchent à revenir en arrière sur les jours de repos, sur les primes, sur les horaires. Partout il s’agit de faire travailler plus les salariés en les payant moins.
     Chez Peugeot, c’est la suppression de 8 000 emplois et la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois. Chez Renault, c’est un projet de mobilité forcée qui obligerait un ouvrier à faire jusqu’à 100 ou 150 km par jour, aller-retour, pour rejoindre l’usine où il y aurait besoin de bras. Chez Toyota, c’est la baisse, voire la suppression de la prime d’intéressement.
     Tout ce que le patronat veut « négocier », c’est encore plus de flexibilité, encore plus de précarité, moins de droits pour les travailleurs. Ces négociations, si elles débouchaient, ne pourraient se conclure que sur une régression historique. Dans ces conditions, signer un accord avec le patronat serait une véritable trahison.
     Le gouvernement incite les organisations syndicales à négocier avec le patronat le poids des chaînes auxquelles les travailleurs sont attachés, en sachant que les syndicats n’obtiendront même pas que les chaînes soient plus légères !
     Il n’y a aucune raison pour les travailleurs d’entrer dans ce jeu là. Car s’il est difficile de trouver le chemin des luttes massives pour contrer les attaques concertées du patronat et du gouvernement, on peut et l’on doit les dénoncer dès aujourd’hui, pour préparer les indispensables luttes de demain.


Education nationale : une Copé qui mérite une sale note

Peillon vient de lancer une grande campagne d'inscription aux concours d'enseignants. Comme le métier a perdu de son attrait,  il proclame, dans le même temps, son intention d'entreprendre une négociation pour la revalorisation des salaires des enseignants.
     Ce n'est pas la première fois que l'on en parle. Mais la déclaration de Peillon a suffi pour que le Copé "somme" Ayrault de le rappeler à l'ordre.
     Tout un petit jeu qui laisse les salaires des enseignants régresser comme ceux des autres travailleurs.

Prix du Gaz : sur le Batho, gare aux mutineries

D'un côté, la pauvreté qui ne cesse d'augmenter, mois après mois. Selon les chiffres officiels : 8,6 millions de personnes actuellement. De l'autre côté, les produits de luxe ne se sont jamais aussi bien vendus.
     Salaires, indemnités, pensions, les revenus réels du monde du travail régressent, rongés par la hausse des prix qui les ronge.
      On vient d'apprendre le montant de la future nouvelle hausse du prix du gaz : 2,4 % au 1er janvier, sur l'air de la ministre Batho : "vous vous en sortez bien, cela aurait pu être bien pire !". 
     Le mépris s'ajoutant aux coups, c'est cela qui finit par faire les révolutions.




dimanche 9 décembre 2012

Argenteuil-agenda militant



Nathalie Arthaud dans les médias

lundi 10 décembre
    07h45 - LCI - L’invité de Christophe Barbier
    Nathalie Arthaud sera l’invitée de l’émission

mardi 11 décembre
    07h50 - France 2 - Les 4 Vérités
    Nathalie Arthaud sera l’invitée de l’émission

Jeudi 13 décembre
    23h30 - LCP - PolitiqueS
    Nathalie Arthaud sera l’invitée de l’émission.
    Rediffusions vendredi à 14h15, samedi à 19h30 et dimanche à 13h
Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté

Rassemblements
Mercredi 12 décembre après-midi

Rassemblement devant le Ministère de la santé

A Paris

Pour déposer les milliers de pétitions exigeant le maintien du service de radiothérapie de l’hôpital d’Argenteuil

Jeudi 13 décembre 2012 entre 12 h. et 14 h.

Rassemblement départemental de la CGT :

devant le MEDEF à ARGENTEUIL – 84 Boulevard Héloïse.
Il s’agit de faire pression sur le grand patronat dans les négociations sur les retraites complémentaires et sur la « sécurisation des parcours professionnels ». Pas question de remettre en cause le niveau des retraites complémentaires ! Sécurisation des parcours professionnels, c’est pour nous « zéro licenciement ». Pour « peser », il faudra la lutte. Mais pour discuter sur comment l’organiser, la préparer, on peut le faire en se retrouvant devant le siège du grand patronat départemental à Argenteuil.

Samedi 12 janvier

Journée de présence militante importante de Lutte Ouvrière sur Argenteuil

Dimanche 17 février 2013, en journée

Repas à 13 heures 30

Grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière

D’Argenteuil et de la région

Dès à présent, on peut réserver : 13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants

(chèques à l’ordre de Dominique Mariette)

Côte d’Ivoire, Licorne : des assassins commandés par des lâches




Quatre militaires français ont été  jugés  pour le meurtre d’un Ivoirien, commis en 2005. Ils expliquent que l’ordre d’assassiner est venu d’en haut et qu’ils n’ont fait qu’obéir.
     Mais « en haut », le général responsable de l’armée française en Côte-d’Ivoire nie    avoir donné cet ordre.
    L’armée française se comporte en armée d’occupation, mais ce général n’a pas le courage d’assumer les ordres qu’il a donnés.
   Les inculpés ont soit été acquittés soit condamnés à des peines avec sursis.
   C’est ce que l’armée appelle peut-être la gloire et l’honneur militaires

De Wendel : du rififi chez de Wendel



La femme de l’ex-ministre chargé des PME sous Chirac, Renaud Dutreil, elle-même haut cadre de la société d’investissements Wendel, porte plainte contre plusieurs dirigeants et la banque Morgan. Elle les accuse d’avoir monté une opération financière lui ayant fait perdre de l’argent. Ces cadres auraient acheté des actions Wendel avec interdiction de les vendre. Mais certains les auraient revendues avant la chute du cours de cette action... Au passage, ces mêmes financiers sont accusés d’avoir fraudé le fisc sur cette même opération financière.
    C’est presque mieux que les tontons flingueurs, sauf que ce sont des gens comme ceux-là qui sont aux commandes de l’économie !

samedi 8 décembre 2012

Lutte Ouvrière à Argenteuil : un évènement incontournable : le banquet


Dimanche 17 février 2013, en journée
12 heures
Repas à 13 heures 30

Grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière
D’Argenteuil et de la région
Dès à présent, on peut, il faut réserver.
13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants
(chèques à l’ordre de Dominique Mariette)

Ecole : "Les communistes et l'Ecole", l'importance d'une bonne soirée de discussion

Un sujet vaste au programme du Groupe d'Etude Ouvrière que nous avons organisé hier au soir à Argenteuil : "Les communistes et l'Ecole". En tout cas, les 35 participants ont non seulement été attentifs à l'exposé de départ, mais ont largement participé à la discussion. Des témoignages sur la détérioration actuelle de cette Ecole, du lycée professionnel comme de la maternelle, ont complété l'exposé. Un travailleur de l'automobile a tenu à insister sur la nécessité de se battre, là comme dans les entreprises ; qu'il en allait de l'avenir des enfants de travailleurs, et qu'il fallait relever la tête.