mercredi 28 novembre 2012

Bezons : un débat sur la classe ouvrière. Bien sûr, à Lutte Ouvrière, nous connaissons la réponse, mais ce débat qu'un de nos lecteurs nous informe mérite d'être signalé


Le L.A.B, le « Laboratoire d’action pour Bezons" est une association proche de la municipalité PCF de Bezons. 

Ce soir,  jeudi 29 novembre, il invite à une rencontre sur le thème: « La classe ouvrière existe t-elle encore ?, à l’espace Aragon, rue Francis de Pressensé, avec la projection du fim de Christine Thépenier et Jean François Priester: « Disparaissez les ouvriers ».
Rencontre animée par Dominique Lesparre, Maire de Bezons, Conseiller Général et Jean-pierre MERCIER, du Syndicat C.G.T de P.S.A Aulnay

Programme de cette soirée

 19h: Collation
19h30: Projection du Film: Disparaissez les ouvriers
 Durant plus de 140 jours, lesouvriers de Legré-Mante ont occupé « leur » usine, leader sur le marché mondial d’acides tartriques pour dénoncer une liquidation frauduleuse, manifester leur colère et réclamer justice...
Ils n’ont rien obtenu de ce qu’ils demandaient et ont perdu aussi le procès en appel de la décision du tribunal de commerce qui avait prononcé la liquidation judiciaire.
Pourtant quand on voit l’état d’abandon des bâtiments et des ateliers, pas besoin de beaucoup d’explications pour comprendre dans quelles conditions travaillaient les ouvriers de Legré-Mante. Pas besoin non plus de beaucoup de preuves pour penser que cette fermeture était planifiée depuis longtemps et cela pour des questions de profit à court terme : en l’occurrence la vente du terrain idéalement situé face à la mer au pied du futur parc des calanques à Marseille.
21H: Rencontre avec Jean-Pierre MERCIER, responsable C.G.T de P.S.A, en lutte contre la fermeture de l'usine Citroen à Aulnay qui évoquera la lutte des salariés.

mardi 27 novembre 2012

CGT : "peser" dans les négociations c'est développer un rapport des forces en faveur de notre camp


CGT : un constat que l’on ne peut que partager…

Des « négociations» patronat-gouvernement-organisations syndicales ont lieu actuellement sur les retraites complémentaires et sur la « sécurisation des parcours professionnels ».
     La Cgt vient de se retirer des premières. On peut la croire lorsqu’elle indique que pour le patronat : « une grande partie de l’effort doit porter sur les prestations », c’est-à-dire la diminution nette de ce qui sera versé aux retraités.
     De la même façon, la Cgt résume bien la volonté du patronat à propos de ladite « sécurisation des parcours professionnels » : « Modifier la durée du travail, la masse salariale et le maintien des effectifs en fonction de la conjoncture en accord avec les représentants des salariés ; limiter les recours en cas de plans sociaux ; plafonner les dommages et intérêts versés par les tribunaux aux personnes licenciées ».


…mais des perspectives qui ne sont pas, pour "peser" à la hauteur 
« Pour peser sur les négociations, faire entendre notre voix, les syndicats Cgt du Val d’Oise organisent un rassemblement et une conférence de presse le 13 décembre 2012 devant le Médef Val d’Oise. (7 avenue de la Palette Cergy).
     Pour témoigner de nos craintes de salariés ou de retraités que ces négociations ne se terminent que par un nouveau recul pour la situation des uns et des autres, et pour dire au moins que nous ne sommes pas d'accord, on peut se retrouver à ce rassemblement.
     Mais espérer par là « peser » serait se faire bien des illusions. Pour peser sur ces gens-là, il faut la mobilisation des travailleurs, la vraie. Le seul langage que patronat et Médef connaissent : la crainte que le rapport des forces leur échappe.

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière du 26.11.12.


Pendant que les guignols s’agitent, patronat et gouvernement sont à l’offensive

Revotera, revotera pas ? Implosera, implosera pas ? Voilà où en est l’UMP après huit jours de guerre fratricide entre Copé et Fillon. Suspense, haines, argent, pouvoir, il y a là tous les ingrédients d’un feuilleton qui peut tenir le petit monde politico-médiatique en haleine encore longtemps. Mais, à moins d’être amateur de séries à la Dallas, le spectacle est d’un intérêt très limité.
     La crise de l’UMP ne recouvre pas de réelles divergences politiques. Copé est présenté comme le tenant de la droite dure, Fillon est censé incarner une droite plus modérée. Mais Fillon, Premier ministre de Sarkozy, a apporté son soutien à la politique de Hortefeux et de Guéant et il n’a rien trouvé à redire au débat nauséabond sur l’identité nationale. Sur le fond, rien ne les sépare, si ce n’est leur égo et leur ambition personnelle.
     On pourrait en rire et bien en rire. Mais pendant que la droite amuse la galerie, le patronat et le gouvernement prennent des décisions lourdes de conséquences pour les travailleurs.
     Licenciements, augmentation des cadences, petits boulots et salaires de misère : le patronat poursuit ses attaques contre les travailleurs avec la bénédiction du gouvernement. Augmentation de la TVA, taxe sur les retraites, sur le tabac, sur l’alcool, restrictions sur les services publics, blocage des salaires dans la fonction publique : le gouvernement attaque les classes populaires avec les félicitations du Medef.
     Hollande promettait le changement ? Il est dans la continuité de Sarkozy. Et non content de se plier aux quatre volontés du patronat, le gouvernement reprend sa politique mot pour mot. Alors que la compétitivité a toujours fait partie du chantage patronal pour baisser les salaires et imposer des sacrifices aux travailleurs, elle est désormais le nouveau cheval de bataille du gouvernement.
     Hollande en campagne électorale avait déclaré : « Je considère la hausse de la TVA inopportune, injuste, infondée et improvisée, (…) la compétitivité n’est qu’un faux prétexte. Ce n’est pas en baissant les cotisations patronales de quelques points qu’il y aura quelque progrès que ce soit dans notre commerce extérieur ». Le reniement ne pouvait être plus grossier car c’est bien au nom de cette compétitivité que Hollande vient de faire cadeau de 20 milliards au patronat et d’augmenter la TVA.
     Le gouvernement ne veut rien refuser au patronat. Celui-ci demandait depuis des années la remise à plat du marché du travail, le voilà servi avec l’organisation de la conférence sociale où patronat et syndicats sont censés discuter droit du travail, salaire, durée du temps de travail, flexibilité. Si le patronat et les syndicats ne parviennent pas au « compromis historique » que Hollande appelle de ses vœux, il prendra ses « responsabilités » et nul doute qu’il fera ce que le Medef demandera.
     Confrontés à la crise, les capitalistes aggravent l’exploitation et licencient pour préserver leurs profits sans que le PS au pouvoir ne trouve rien à redire. Le gouvernement a d’ailleurs programmé l’augmentation du chômage pendant encore un an ! Et comment pourrait-il en être autrement puisqu’il n’est pas question d’interdire les licenciements ?
     Pressé par la date du 1er décembre pour trouver un repreneur pour Florange et dans le bras de fer qui l’oppose à Mittal, Montebourg vient de brandir la menace de la nationalisation. Eh bien, qu’il fasse donc ! Car pour l’instant ce ne sont que des mots.
     Mais pourquoi faudrait-il racheter le site à Mittal ? Les actionnaires d’ArcelorMittal en ont tiré des profits colossaux pendant des années, eh bien cela devrait suffire ! Racheter le site reviendrait une fois de plus à arroser de centaines de millions un licencieur.
      La nationalisation n’a d’intérêt pour les travailleurs et pour la population de la région que si elle se fait avec la garantie de maintenir les emplois menacés et s’il s’agit de nationaliser sans indemnité ni rachat. Mais ce n’est pas à ce genre de nationalisation que pense Montebourg.
     Il y a dans le pays des centaines de sites comme Florange où les travailleurs sont menacés d’être jetés à la rue. La seule façon pour les travailleurs de se protéger de cette catastrophe est d’obtenir l’interdiction des licenciements. Cela exige une lutte déterminée et ample mais les travailleurs ne peuvent compter sur rien d’autre.
     Pour défendre leur emploi, leur salaire et leurs conditions de travail, les travailleurs vont avoir à se battre non seulement contre le patronat, mais aussi contre le gouvernement.

lundi 26 novembre 2012

ArcelorMittal : un communiqué de Nathalie Arthaud du 26.11.12.


ArcelorMittal : nationalisation sans indemnité ni rachat et avec le maintien de tous les emplois !

À l’approche de la date butoir du 1er décembre afin de trouver un repreneur pour le site de Florange, ArcelorMittal refuse d’envisager la vente de l’ensemble du site.
     Arnaud Montebourg brandit la menace d’une « nationalisation à titre transitoire ». Mais qu’il le fasse donc ! Pour le moment, il ne fait qu’en parler.
    Les jours prochains diront s’il y aura une suite même à cet innocent projet de « nationaliser temporairement » ou s’il ne s’agit que d’un coup de bluff politique.
     Mais le mot « nationalisation » n’a d’intérêt pour les travailleurs et pour la population de la région que s’il va avec la garantie de maintenir tous les emplois menacés à Florange et s’il ne s’agit pas de « nationaliser » avec rachat, c’est-à-dire de subventionner en fait un licencieur.
     Mittal a déjà beaucoup gagné avec cette usine, directement par l’exploitation de ses ouvriers, indirectement par l’argent qu’il a touché du côté de l’État.
      Nationalisation sans indemnité ni rachat avec le maintien de tous les emplois, voilà la seule attitude juste vis-à-vis de ce patron richissime.
Nathalie Arthaud

Proche-Orient : comprendre la situation des Palestiniens depuis 1948

Un comité Palestine local regroupant un certain nombre de militants d'Argenteuil appelle à se retrouver ce jeudi soir 29 novembre à 18 heures 30 "devant la mairie d’Argenteuil pour sensibiliser les citoyens" sur la situation actuelle à Gaza et "demande d’être reçu par le député maire" à cette occasion.
     Sensibiliser la population à la situation au Proche-orient est une bonne chose, et je serai en conséquence à ce rendez-vous.

Pour tous ceux qui veulent davantage connaître plus de soixante ans d'une histoire dramatique, je conseille le livre que je viens de lire : "Les matins de Jenine, de Susan Abulhawa, Pocket, un peu plus de 7 euros.

Un commentaire reçu que je partage :
"Cette terre pour deux peuples, il faudra bien la partager à moins de lui préférer le cimetière pour tous. Il n'est jamais trop tard pour ouvrir les yeux, ici et là bas."

Agenda


Lundi 3décembre à 20 heures
Prochain Conseil municipal d'Argenteuil

Vendredi 7 décembre à 20 heures 15
Prochain Groupe d'Etude ouvrière organisé par Lutte Ouvrière ouvert à tous
"Les communistes et l'Ecole"
Un exposé suivi d’un libre débat

Mercredi 12 décembre
Rassemblement devant le Ministère de la santé
A Paris
Pour déposer les milliers de pétitions exigeant le maintien du service de radiothérapie de l’hôpital d’Argenteuil
(7500 signatures à la date du 19.11)

Dimanche 17 février 2013, en journée
Repas à 13 heures 30
Grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière
D’Argenteuil et de la région
Dès à présent, on peut réserver : 13 euros pour les adultes et 6 pour les enfants
(chèques à l’ordre de Dominique Mariette)

Florange : les ouvriers n’ont rien à attendre de Montebourg


Arnaud Montebourg, qui laisse le trust français Peugeot fermer son usine d’Aulnay, n’est pas avare de rodomontades contre le groupe anglo-indien Mittal qui supprime les hauts-fourneaux de Florange. Il vient de déclarer au journal Les Échos : « nous ne voulons plus de Mittal en France » car, ajoute-t-il, « il n’a pas respecté la France », en plaçant la question sur le terrain patriotique. Le sort des ouvriers sidérurgistes n’est pas sa préoccupation.
     Montebourg évoque plus ou moins l’idée de nationaliser ArcelorMittal. Mais ajoute qu’il s’agirait d’une mesure transitoire ; que cela se ferait avec un « partenaire industriel », c’est-à-dire au profit d’un autre groupe capitaliste ; et que cela se ferait contre indemnité, c’est-à-dire en donnant de l’argent à Mittal en échange de hauts-fourneaux dont il ne veut même plus, et qu’il n’avait pas payé bien cher. Si l’opération se réalisait, ce serait tout bénéf pour Mittal, qui, parions-le, ne dirait même pas merci.



dimanche 25 novembre 2012

Morts de Dacca, de Bhopal,..pour les profits d'ailleurs et d'ici

110 ouvriers sont mortes dans un incendie dans une usine près de Dacca au Bangladesh.

      Selon l'AFP, "Plus de 1.000 employés, qui travaillaient pour des firmes occidentales telles que le groupe néerlandais C&A, le français Carrefour et le suédois Ikea, ont été piégés par les flammes.
     Les 110 victimes, dont de nombreuses femmes, sont mortes par asphyxie et intoxication ou en sautant dans le vide. Une centaine de personnes ont en outre été blessées."
     Derrière la production capitaliste il y a toujours l'exploitation des travailleurs. Dans un certain nombre de contrées du monde, la soif de profits pour quelques-uns se transforme en horreur pour nos frères de classe. Les propriétaires des entreprises sous-traitantes ont une responsabilité directe. Mais, Carrefour ? Ikéa ? Une responsabilité indirecte également !
   Des milliers d'ouvriers de l'industrie textile manifestaient lundi pour réclamer de meilleures conditions de sécurité. Même de loin, de très loin, nous sommes à leur côté, en colère.