vendredi 28 septembre 2012

CIMB : un article dans le Parisien-95

Ils disent tous cela

La lecture de cet article est à conseiller. On peut trouver Le Parisien à Argenteuil dans les bonnes librairies, telles La Librairie des écoles, boulevard Léon Feix près de Monoprix, ou encore Le Presse-papier, avenue Gabriel Péri.
     Selon l'article, le directeur du site aurait déclaré : "Nous sommes dans l'impossibilité de répercuter des augmentations de salaires sur nos prix de ventes et nous ne pouvons pas baisser nos marges déjà très basses".
     Ils disent tous la même chose dans ce genre de situation. Mais, en attendant, il nous apprend qu'il y a donc des marges. Aux travailleurs d'exiger, par ailleurs, de connaître l'ensemble des données, en mettant à leur connaissance l'ensemble des comptes de l'entreprise ! On verrait alors que satisfaire les revendications des grévistes est possible.

Manifestation en soutien aux travailleurs menacés de licenciement


À l'appel de l'Union départementale CGT de la Seine-Saint-Denis, manifestation en soutien aux travailleurs menacés de licenciement à PSA, Air France, Roto 93 et dans bien d'autres entreprises.
Samedi 29 septembre à 14 heures
Cité des 3 000 -- place Jupiter (place du marché) à Aulnay-sous-Bois
Soyons nombreux.

De nombreux salariés de ces entreprises habitent Argenteuil. Nous leur apporterons notre soutien. Un rendez-vous de co-voiturage est prévu demain à 13 heures devant le « café des 2 gares, sortie Orgemont, de la gare d’Argenteuil-centre ».

CIMB : du petit sous-traitant à la grosse entreprise, une seule classe ouvrière !


A propos de notre article sur ce blog concernant la grève à la CIMB d’Argenteuil, nous avons reçu un commentaire de remerciement, dont nous extrayons le passage suivant : « Il est bien pour une fois que lorsqu'on parle de grève, on parle des PME qui travaillent pour le compte de multinationales en industrie aéronautique !! ».
     Je surenchérirai sur ce terrain : pour nous, si les travailleurs appartiennent à des entreprises bien séparées, il n’y a qu’une classe ouvrière. Si l’on creuse un peu, le combat des uns est lié à la situation des autres. Cela l’est d’autant plus dans la longue chaîne de sous-traitance, où les travailleurs sont techniquement divisés, mais où ils contribuent à la réalisation du seul même produit.
     Cela est particulièrement clair dans l’aéronautique comme dans l’automobile.
     La lutte d’un des éléments de la chaîne, si petit soit-il doit être celle de tous les travailleurs de cette chaîne.
     Vive la lutte des travailleurs de CIMB ! La victoire de travailleurs de cette PME sera celle de tous !

Espagne : manifestations contre l’austérité


Ces deux derniers jours, des milliers de personnes ont manifesté à proximité du Parlement à Madrid, pour protester contre la politique d’austérité, se heurtant violemment à la police qui a chargé et tiré des balles en caoutchouc.
     Malgré la répression, les manifestants ont occupé la rue. Les manifestations qui se succèdent à Madrid et dans d’autres villes d’Espagne montrent que la population laborieuse, les jeunes, ne sont pas prêts à accepter l’austérité qu’on essaye de leur imposer.

Seine-Saint-Denis : déjà des classes sans instits : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière N°2304 (en vente lors de nos permanences sur Argenteuil et à la Librairie des écoles, bd Léon Feix)


Seine-Saint-Denis : déjà des classes sans instits

Le nouveau directeur départemental des services de l'Éducation nationale de Seine-Saint-Denis, anciennement appelé inspecteur académique, s'est félicité de connaître une rentrée scolaire « exemplaire ».
     Évoquant les effectifs des enseignants dans le primaire, il déclarait : « Nous avons plus de personnel, avec une centaine de postes créés. Nous avons 23 professeurs supplémentaires dans le premier degré et 6 postes de conseiller principal d'éducation. » On ne sait pas si ce responsable départemental s'est laissé emporter par le nouveau titre ronflant de sa fonction ou si l'arithmétique du nouveau ministre de l'Éducation nationale - qui a feint d'oublier que cette année encore 13 000 postes avaient été supprimés - l'a convaincu, mais la réalité est moins rassurante : il manque près de 285 postes de professeurs dans le département pour assurer un fonctionnement normal.
     Dès la rentrée, les instituteurs remplaçants avaient été nommés sur les postes vacants, tant et si bien qu'il n'existe plus aucun volant de remplaçants sur le département. À tel point que les inspecteurs ont lancé un cri d'alarme et écrit à Peillon pour l'alerter sur la situation. Car le nombre de remplaçants s'avère déjà insuffisant, et des classes se retrouvent sans enseignant. Et la situation ne peut que s'aggraver, comme le dénonce un inspecteur sur une circonscription du département. Il est en effet prévu que trente personnes partent en congé maternité sous peu, et l'inspecteur ne dispose sur cette même circonscription que de vingt remplaçants, qui sont déjà en poste !
     Les parents d'élèves se mobilisent. Dans une école d'Aulnay-sous-Bois, une maman proteste puisque, dix-huit jours après la rentrée, son enfant n'a eu que deux jours d'école ! À Robert-Doisneau à Saint-Denis, qui compte 300 élèves, il n'y a pas de directrice depuis la rentrée. Il manque deux enseignants en maternelle à Bagnolet.
     Tout cela était prévisible. La Seine-Saint-Denis, qui connaît une montée démographique, a vu le nombre de ses enseignants diminuer d'année en année. Et, contrairement à ce que déclarait le directeur académique, ce sont bien treize postes de maîtres et 38 postes de Rased (des instituteurs qui viennent aider les élèves en difficulté) qui ont été supprimés sur le département, alors qu'il y a 22 000 élèves en plus. Dans ce département qui cumule les difficultés sociales, on devrait au contraire allouer des moyens supplémentaires en effectifs, donc en moyens financiers.
     Les syndicats enseignants appellent à faire grève le 11 octobre. On peut regretter qu'ils ne se joignent pas à la manifestation du 9 octobre, tant les problèmes du monde du travail sont aujourd'hui étroitement liés. Mais, dans tous les cas, il faut exiger le recrutement d'enseignants. C'est urgent !
                                                                                                   Aline URBAIN

jeudi 27 septembre 2012

Montebourg : faire du bruit pour faire oublier les licenciements à Peugeot


Ces derniers jours, le ministre du « Redressement productif », Arnaud Montebourg, s’est livré à des dénonciations des constructeurs coréens et de leurs méthodes de   «dumping social", annonçant qu’en visitant le Mondial de l’automobile, il ne s’arrêterait pas devant leurs stands. Hyundai et autres doivent en trembler d’effroi !
     Ces déclarations sur le « patriotisme économique » servent à faire oublier que le gouvernement ne fera rien pour s’opposer aux milliers de licenciements programmés par le groupe Peugeot, pourtant bien de chez nous !

CIMB : en grève totale depuis trois jours

Après quinze jours de débrayage sans résultat, les salariés de "Chaudronnerie industrielle moderne de Bezons" sont en grève totale depuis mardi. Leur atelier de la zone industrielle du Val-Nord est à l'arrêt.Les grévistes réclament une augmentation de 1,75 euro de salaire horaire, et un 13ème mois. Il y a cinq ans qu'ils n'ont pas été augmentés.
    Cette entreprise est devenue un des maillons d'un groupe qui travaillent pour les grandes multinationales de l'industrie aéronautique.
     Bref, cette question de "coût de la vie" pour ces travailleurs peut être réglée sans problème, à la mesure de l'argent qui circule dans ce secteur.

Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle : jusqu'où va la sous-traitance (un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière n°2304)


Si, dans la zone de Roissy aéroport bien des activités sont sous-traitées, dans la location de voiture, c'est scandaleux !
    De grandes sociétés comme Hertz ou Sixt ont sous-traité des activités comme le nettoyage de leurs véhicules à Autobella, un petit patron qui fait lui-même appel pour une partie de son activité à TSP... lequel ferait la même chose en faisant appel à un recruteur !
Il est habituel à Roissy de voir la sous-traitance s'insinuer partout, afin d'obtenir des coûts inférieurs et d'imposer au personnel des conditions de travail dégradées et des salaires plus bas. Mais dans ce cas, il faut avouer que cela dépasse tout. Cette situation est connue depuis l'été et à la mi-septembre, un rassemblement s'est tenu au parking du terminal 2 F à l'appel de la CGT, devant les loueurs Hertz et Sixt.
      Des travailleurs ont témoigné devant la presse, en protestant contre le travail dissimulé et le fait que des salariés travaillent sans contrat ni fiche de paie, avec des horaires élastiques allant jusqu'à 16 h dans la journée, des payes en liquide, etc.
Ces patrons de la sous-traitance sont visés par une enquête de l'Inspection du travail. Mais cela ne les empêche pas de faire pression sur certains salariés qui ont témoigné contre eux (menaces, déplacements...)
     Les loueurs ayant pignon sur rue comme Sixt ou Hertz qui eux, respectent les lois en apparence, jouent les innocents. Mais si la presse parle parfois de « patrons voyous », on le voit, en fait, ils sont tous à mettre dans le même sac !

                                                                                             Correspondant LO