mercredi 11 avril 2012

Ecole maternelle Dolto : pas de fermeture de classe


     Une classe de cette école maternelle des Côteaux d’Argenteuil est menacée de fermeture à la rentrée prochaine.
     Les parents d’élèves ne l’entendent pas de cette oreille, et ils ont bien raison.
     Il faut empêcher la hausse des effectifs, en maternelle comme dans les autres niveaux.
     Un plan d’embauche immédiat de professeurs des écoles, de collèges et de lycées, doit être  engagé le plus rapidement possible pour que la rentrée de septembre ne soit pas catastrophique.

Crise : un communiqué de Nathalie Arthaud



Une crise qui n’en finit pas

Les Bourses ont encore plongé hier, parce que les spé­cu­la­teurs savent bien que, malgré les dis­cours léni­fiants des poli­ti­ciens, la crise est loin d’être finie. Et notam­ment pas la crise finan­cière. Alors que les ban­ques emprun­tent à 1% auprès de la BCE, l’Espagne emprunte main­te­nant à 6%. Et la popu­la­tion de ce pays paye le prix fort de cette sai­gnée : 24% de chô­mage, 50% chez les jeunes, un droit du tra­vail taillé en pièces, des coupes clai­res dans les bud­gets de l’éducation et de la santé, au niveau cen­tral et main­te­nant dans les régions. En Italie, la TVA, l’impôt sur le revenu et les taxes sur l’essence, le gaz et l’électricité sont aug­men­tés, tout comme les tarifs des trans­ports et des hôpi­taux ; le pou­voir d’achat s’effon­dre ; l’âge légal de départ à la retraite est reporté à 67 ans, etc. Et c’est encore pire en Grèce. En tout, il y a offi­ciel­le­ment 24,5 mil­lions de chô­meurs dans l’Union euro­péenne. Partout, les mêmes mul­ti­na­tio­na­les jet­tent des tra­vailleurs à la rue.
     Ce qui se passe de l’autre côté des Alpes ou des Pyrénées, c’est ce qui se pré­pare en France. Alors, au-delà des élections, si nous ne vou­lons que les capi­ta­lis­tes nous fas­sent payer encore plus dure­ment la crise de leur sys­tème, il faut que, nous, les tra­vailleurs, nous nous pré­pa­rions à nous défen­dre et à rendre enfin les coups.

                                  Nathalie Arthaud, mercredi 11 avril

mardi 10 avril 2012

Education : l'histoire à dormir debout du ministre

Le ministère de l'Education prévoit un Brevet des collèges renforcé à partir de la session de 2013. Il prévoit plus de dictée, plus de mathématiques, plus d'histoire et de géographie...
   Mais comment apprendre davantage avec moins d'effectifs allégés, moins d'enseignants, moins de personnels de toutes natures dans les écoles ?
     Mystère.

Aux États-Unis comme ici, la richesse à un pôle, la misère de l’autre


D’après le bureau des statistiques du département américain du Travail, plus de 7 % des salariés américains étaient sous le seuil de pauvreté en 2010. Même avec un emploi, près de 11 millions de travailleurs n’arrivent pas à s’en sortir. C’est encore pire pour les demandeurs d’emploi dont 35 % vivent sous le seuil de pauvreté.
    Et pourtant ce n’est pas l’argent qui manque, là-bas comme ici. Les grandes banques américaines ont à elles seules généré près de 120 milliards de profits en 2011, soit une hausse de 40 % par rapport à 2010.
     Prendre sur les profits des patrons, il n’y a pas d’autre choix pour que les travailleurs ne sombrent pas dans la misère !

Tunisie : prison et répression contre les jeunes et les manifestants


Deux jeunes tunisiens ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour avoir publié sur Facebook des caricatures de Mahomet. Leur crime ? Etre athées et vouloir l’exprimer. Ces derniers jours, la police a violemment réprimé deux manifestations : de jeunes chômeurs diplômés descendus dans les rues de Tunis pour réclamer des emplois et, deux jours après, des opposants aux islamistes qui entendaient « défendre les libertés ».
     Ce gouvernement, qui met en prison les libres penseurs et dont la police charge les chômeurs, fait la démonstration qu’il fait la chasse aux mêmes idées que l’ancien dictateur Ben Ali. Pour une vie digne et libre, pour obtenir du travail avec un salaire décent, les classes populaires doivent continuer à se battre pour leurs revendications propres.


lundi 9 avril 2012

Editorial de ce lundi des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière

Un vote de travailleurs conscients de leurs intérêts politiques
 
À moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, il apparaît à peu près certain que la présidence de la République se jouera au deuxième tour entre Sarkozy et Hollande.
    Sarkozy a amplement démontré pendant ces cinq ans de présidence qu’il était le président des riches, du grand patronat et des banquiers, et un ennemi ouvert des travailleurs. Hollande, de son côté, n’a rien fait ni même rien dit pour mériter la confiance des travailleurs.
     Au deuxième tour, il ne nous reste donc qu’un faux choix. Quel que soit le président, nous pouvons être certains qu’il ne protègera en rien les salariés, les classes populaires, des coups redoublés auxquels la poursuite de la crise amènera le grand patronat. Du point de vue des exploités, l’élection se résume à ceci : pile, ils gagnent, face, nous perdons.
     C’est ce constat qui a amené une fraction croissante de l’électorat ouvrier à se détourner des élections et à s’abstenir. Les sondages annoncent cette fois-ci un record d’abstentions pour une élection présidentielle.
     Mais si s’abstenir peut être le signe qu’on ne se fait pas d’illusions, c’est quand même choisir de se taire. Au premier tour, les électeurs ont un choix, ils peuvent au moins s’exprimer. Refuser de choisir entre des candidats qui, au-delà de la variété de leur langage, restent tous sur le terrain du capitalisme, de ses lois économiques et institutionnelles, se comprend. Mais cela n’a pas la même signification que de voter pour une politique fondée sur les intérêts de la classe ouvrière.
      Lutte Ouvrière présente la candidature de Nathalie Arthaud au nom d’une telle politique. Une candidature de témoignage, disent avec mépris bien des commentateurs. En dehors des deux vedettes préfabriquées qui seront présentes au deuxième tour, tous les autres candidats seront des candidats de témoignage ! Mais de quoi témoignent-ils ?
Voter pour Nathalie Arthaud, c’est montrer qu’on en a assez des alternances entre deux grands partis, l’un clairement de droite, l’autre se disant de gauche, qui ne changent rien à la politique menée. Mais pas seulement !
     Ce vote montre aussi que la contestation vient des travailleurs, de ces femmes et de ces hommes qui font tourner l’industrie et le commerce, qui font rouler les trains, construisent, soignent, enseignent, qui font fonctionner toute l’économie mais n’ont en contrepartie que, au mieux, un salaire dérisoire et, au pire, la queue devant Pôle Emploi.
      Voter pour Nathalie Arthaud, c’est une façon d’affirmer qu’on ne s’oppose pas seulement à l’homme qui occupe l’Élysée mais à tout le système qu’il sert et qui est dominé par l’argent, par les grandes dynasties bourgeoises qui ont le véritable pouvoir, celui de disposer de l’emploi et de la vie de leurs travailleurs en fermant une entreprise, celui de peser sur les salaires.
    Voter pour Nathalie Arthaud, c’est affirmer que l’on ne croit plus aux programmes électoraux bidon et aux rares promesses jamais tenues, mais que l’on sait que, si les travailleurs veulent obtenir quelque chose, il faut qu’ils luttent et que leur lutte soit assez puissante pour changer le rapport des forces avec la classe capitaliste et son gouvernement.
     Voter pour Nathalie Arthaud, c’est aussi se prononcer pour un programme de lutte dont l’exécution ne dépend pas de l’homme installé à l’Élysée mais de l’action collective, consciente, de toute la classe ouvrière.
     Voter pour Nathalie Arthaud, c’est affirmer qu’on est d’accord avec ce programme qu’elle a répété tout au long de sa campagne :
-  l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire et la création d’emplois utiles en nombre suffisant dans les services publics ;
-  l’augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations, et leur indexation automatique sur les hausses de prix ;
-  imposer aux entreprises le contrôle des travailleurs, des consommateurs et de la population, afin que les patrons soient obligés de rendre des comptes, dire ce qui dans leurs profits va aux actionnaires et à la spéculation, et dévoiler leurs plans de licenciements à l’avance afin que les travailleurs concernés et la population puissent réagir à temps.
     C’est à ce programme de lutte et à sa nécessité que sera consacré le meeting de Nathalie Arthaud, le dimanche 15 avril à 15 heures, au Zénith – porte de Pantin à PARIS. VENEZ NOMBREUX (entrée libre) !
              LE 22 AVRIL, VOTEZ ET FAITES VOTER POUR NATHALIE ARTHAUD.

 

 

dimanche 8 avril 2012

G. Mothron : deux faces toutes les deux pas jolies à voir

Comme Conseiller général du 95, avec ses amis, G. Mothron supprime la subvention à la Maison pour tous du Val-Nord, et la met en difficulté.
    Grand seigneur, GM promet le versement de dizaines de milliers d'euros sur sa "réserve parlementaire" en guise de compensation.
   C'est ainsi, les encore-députés disposent d'une telle réserve. Fonds presque secrets ? Clientélisme ?
     Le contrôle de la population, ce n'est pas seulement le contrôle des comptes des entreprises, ceux de toutes les collectivités, mais également le contrôle voire la suppression totale de ce genre de "réserve".

Sécurité sociale-Argenteuil : non à la suppression de l'antenne du Val Nord

Le dernier conseil d'administration de la la CPAM-95 a voté majoritairement dernièrement la liquidation de l'antenne de Sécurité sociale du Val-Nord à Argenteuil qui reçoit pourtant une centaine d'allocataires chaque jour.
     Cette antenne sera fermée en 2013... à moins que la mobilisation des habitants ne fasse changer d'avis la direction de la CPAM.
     Donc mobilisation ! Lutte Ouvrière peut aider à celle-ci.