mercredi 11 avril 2012

Crise : un communiqué de Nathalie Arthaud



Une crise qui n’en finit pas

Les Bourses ont encore plongé hier, parce que les spé­cu­la­teurs savent bien que, malgré les dis­cours léni­fiants des poli­ti­ciens, la crise est loin d’être finie. Et notam­ment pas la crise finan­cière. Alors que les ban­ques emprun­tent à 1% auprès de la BCE, l’Espagne emprunte main­te­nant à 6%. Et la popu­la­tion de ce pays paye le prix fort de cette sai­gnée : 24% de chô­mage, 50% chez les jeunes, un droit du tra­vail taillé en pièces, des coupes clai­res dans les bud­gets de l’éducation et de la santé, au niveau cen­tral et main­te­nant dans les régions. En Italie, la TVA, l’impôt sur le revenu et les taxes sur l’essence, le gaz et l’électricité sont aug­men­tés, tout comme les tarifs des trans­ports et des hôpi­taux ; le pou­voir d’achat s’effon­dre ; l’âge légal de départ à la retraite est reporté à 67 ans, etc. Et c’est encore pire en Grèce. En tout, il y a offi­ciel­le­ment 24,5 mil­lions de chô­meurs dans l’Union euro­péenne. Partout, les mêmes mul­ti­na­tio­na­les jet­tent des tra­vailleurs à la rue.
     Ce qui se passe de l’autre côté des Alpes ou des Pyrénées, c’est ce qui se pré­pare en France. Alors, au-delà des élections, si nous ne vou­lons que les capi­ta­lis­tes nous fas­sent payer encore plus dure­ment la crise de leur sys­tème, il faut que, nous, les tra­vailleurs, nous nous pré­pa­rions à nous défen­dre et à rendre enfin les coups.

                                  Nathalie Arthaud, mercredi 11 avril

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