Une crise qui n’en finit pas
Les
Bourses ont encore plongé hier, parce que les spéculateurs savent bien que,
malgré les discours lénifiants des politiciens, la crise est loin d’être
finie. Et notamment pas la crise financière. Alors que les banques empruntent
à 1% auprès de la BCE ,
l’Espagne emprunte maintenant à 6%. Et la population de ce pays paye le
prix fort de cette saignée : 24% de chômage, 50% chez les jeunes, un
droit du travail taillé en pièces, des coupes claires dans les budgets de
l’éducation et de la santé, au niveau central et maintenant dans les
régions. En Italie, la TVA ,
l’impôt sur le revenu et les taxes sur l’essence, le gaz et l’électricité sont
augmentés, tout comme les tarifs des transports et des hôpitaux ; le
pouvoir d’achat s’effondre ; l’âge légal de départ à la retraite est
reporté à 67 ans, etc. Et c’est encore pire en Grèce. En tout, il y a officiellement
24,5 millions de chômeurs dans l’Union européenne. Partout, les mêmes multinationales
jettent des travailleurs à la rue.
Ce qui se passe de l’autre côté des Alpes
ou des Pyrénées, c’est ce qui se prépare en France. Alors, au-delà des
élections, si nous ne voulons que les capitalistes nous fassent payer
encore plus durement la crise de leur système, il faut que, nous, les travailleurs,
nous nous préparions à nous défendre et à rendre enfin les coups.
Nathalie
Arthaud, mercredi 11 avril
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